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Chers visiteurs, bonjour !

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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

13 janvier 2021 3 13 /01 /janvier /2021 00:58

La boite à bulles - 133 pages - Sept 2020

Hyppolyte, acteur fauché d'une troupe de théâtre, tombe amoureux d'une jeune fille appartenant à une ethnie voisine. Cette dernière lui demande une somme astronomique en échange de sa main. Elle ne le prend absolument pas au sérieux.

Rien n'arrête le jeune homme, qui a sept jours pour relever le défi. Il fait preuve d'imagination et fait fonctionner ses réseaux pour tenter de réunir la somme. Une de ses astuces est d'ouvrir un lieu de vie qu'il va nommer le Ting Tang Sap Sap. Il s'agira ensuite de le faire vivre et fructifier...

 

L'auteure (Anaële Hermans) fait la part belle au conte, par l'intermédiaire d'une "histoire dans l'histoire" particulièrement truculente (une des premières astuces d'Hyppolyte pour gagner de l'argent).

J'ai particulièrement apprécié l'humour qui se dégage de l'album. Il est fait référence, notamment, à une particularité africaine dont j'avais déjà entendu parler : "les parents à plaisanterie". La coutume veut qu'on se balance des noms d'oiseaux si l'on est "parents à plaisanterie". Ce véritable "sport national" ne manque pas de piquant.

Le lieu est fort bien restitué par des planches colorées qui décrivent avec moultes détails les décors. Nous sommes plongés dans l'ambiance d'un village africain dont les habitants, un peu nonchalants, sont toujours prêts à se rendre service. Les mœurs et le rythme de ce village sont si différents de ce que nous connaissons chez nous, que le dépaysement est complet.

Une lecture anti-morosité !

Lu dans le cadre d'une opération "Masse Critique" de Babelio

La bd de la semaine, c'est chez Noukette

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29 décembre 2020 2 29 /12 /décembre /2020 21:14

Voici le récapitulatif du challenge "écoutons un livre" du mois de décembre.

Enna :

L'ombre de la baleine" - Camilla Grebe

Victime 2117 (T8) : Jussi Adler Olsen

Géraldine :

Vivre vite - Philippe Besson

 Sang Famille - Michel Bussi

Rendez-vous le 28 janvier pour les lectures de janvier.

Si vous souhaitez participer au challenge, il n'y a pas à s'inscrire mais seulement laisser un lien vers votre billet : ici. Je fais un billet récapitulatif chaque mois.

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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 21:28

Editions la Martinière - 296 pages - 2020

Bertille, une jeune femme qui mène une existence sans fantaisie, se trouve par hasard en possession de quelques feuillets sur lesquels sont consignés une confession bien mystérieuse. Ces feuillets sont précieux pour son propriétaire, un vieil homme dont elle fait la connaissance. Une amitié se lie entre Bertille et son nouvel ami. Victor lui confie son histoire et l'encourage à se rendre dans les Vosges pour enquêter sur l'affaire qui l'a conduit en prison, accusé du meurtre d'un jeune enfant.

Voici donc Bertille dans les Vosges, au moment de noël, dans un hôtel quasiment vide mais tenu par une femme avec laquelle elle va sympathiser. Elle se fait passer pour une journaliste de la télévision et les habitants du village acceptent de lui confier ce qu'ils savent de cette triste histoire, qui, bien que lointaine, est restée dans les mémoires. En 73, un enfant de dix ans a été retrouvé noyé dans un lac à proximité du village. La thèse du meurtre a été retenue et Victor, l'instituteur, a été accusé d'avoir commis cette atrocité.

Aux côtés de Bertille, tout en prenant connaissance des feuillets de Victor, nous remontons le passé et tentons de démêler les fils de cette histoire complexe, qui met en scène plusieurs personnages. Nous apprenons à connaitre Bertille et les profondes blessures qui sont gravées dans son corps et dans son âme. Ce n'est pas pour rien qu'elle s'est intéressée à cette histoire, nous le découvrons au fil du roman.

J'ai bien aimé l'ambiance de ce roman bien que le sujet soit loin d'être léger. Le temps a fait son effet et permet de mettre à distance les faits qui nous sont contés. Ce livre ne me restera sans doute pas très longtemps en mémoire mais il m'a permis de passer un agréable moment et c'est déjà bien. Le personnage de Bertille est attachant et je l'ai quitté à regret.

Une lecture agréable.

Merci à Babelio pour cette opération Masse critique

 

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30 novembre 2020 1 30 /11 /novembre /2020 20:48

Avec un peu de retard, voici le récapitulatif du challenge écoutons un livre du mois de novembre.

Enna :

L'ossobawin - Daniel Poliquin

Blood orange

La déesse des mouches à feu - Geneviève Pettersen

Sylire :

Rien n'est noir - Claire Berest

L'ossobawin - Daniel Poliquin

Géraldine :

Des chauves souris des singes et des hommes, de Paule Constant

Voici venir les rêveurs, d'Imbolo Mbue

 

Rendez-vous le 28 décembre pour les lectures de décembre.

Si vous souhaitez participer au challenge, il n'y a pas à s'inscrire mais seulement laisser un lien vers votre billet : ici. Je fais un billet récapitulatif chaque mois.

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12 novembre 2020 4 12 /11 /novembre /2020 00:13

Editions de la Bagnole - récit théatral - 2014 - 96 pages

Une femme est au chevet de sa mère mourante. Cette dernière veut revoir son fils qu'elle n'a pas vu depuis vingt ans mais le fils refuse de se déplacer. La fille n'a pas le courage de dire vérité à sa mère et tente de convaincre son frère avant qu'il ne soit trop tard.

Comment un fils peut-il refuser cette dernière faveur à sa mère et surtout pourquoi ? Nous le découvrons, la gorge serrée, au fur et à mesure que l'histoire nous est contée. En tant que mère, je n'ai pas eu de mal à me glisser dans la peau de cette femme qui ne mérite pas cette dernière épreuve de la vie.

Le récit, très court, se lit d'une traite, ce qui renforce l'émotion ressentie. La délivrance est la troisième partie d'une trilogie. Je ne le savais pas en commençant ma lecture mais cela ne m'a nullement dérangée car l'histoire se tient par elle-même. En commençant ma lecture, j'ai eu peur d'être perturbée par le style mais cela n'a pas été du tout le cas, bien au contraire. La litanie de cette mère m'a atteinte droit au cœur tout comme la douleur de sa fille. Il est question de domination masculine et de violence familiale. Une violence banalisée mais non moins révoltante.

Un extrait, pour vous donner une idée du style :

"Si tu ne viens pas au chevet de maman ce sera comme si elle mourait seule.

Elle ne dira pas je meurs en tenant les mains de mes filles.

Elle dira.

Elle dira je meurs sans mon fils.

Et ce sera comme si nous n’existions pas."

Un très beau texte.

Une lecture commune avec Enna, pour le mois québécois.

Lu dans le cadre de Québec en novembre, organisé par Karine et Yueyin

 

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9 novembre 2020 1 09 /11 /novembre /2020 19:44
Finitude - Octobre 2020 - 220 pages

Pierre vient de perdre un poste haut placé dans un grand groupe d'édition, après avoir refusé de faire un "rapport" sur une personne accusée de malversations et qu'il croit innocente. Désormais au chômage, Pierre accepte un poste de VRP qui lui fait parcourir la France pour faire la promotion de livres et d'encyclopédies. Il visite essentiellement les libraires et les bibliothèques. Ce poste est moins passionnant que le précédent mais lui fait voir du pays et rencontrer des gens. Le temps passé en voiture lui permet de réfléchir à l'évolution du monde du livre avec la disparition des petites maisons d'éditions, avalées peu à peu (à son grand regret) par des grands groupes.

Pierre Lombard est un personnage attachant. Il ne manque pas d'humour, se lie facilement et pratique l'autodérision. J'ai pris plaisir à le suivre le long des routes de France, partageant ses réflexions. Je n'ai pas réussi à replacer le roman dans le temps. Il me semble que cela fait belle lurette qu'on ne vend plus d'encyclopédies papier.

La description du monde du livre est assez pessimiste et désabusée. Aux côtés de quelques passionnés de littérature, nous découvrons des gestionnaires peu soucieux de la qualité des ouvrages qu'ils proposent.  Plus généralement, il est question du rapport de l'homme au travail. J'ai trouvé certaines réflexions très justes, comme celle-ci, par exemple, qui peut s'appliquer à n'importe quel métier :

"Patience devant les clients énervés, Patience devant les responsables de rayons surmenés. Patience devant les décontenancés, patience devant les pleutres, les séducteurs, les indifférents, les vulgaires, les arrogants. S'il se laisse à les mépriser, il méprisera sa relation à la vente. S'il méprise son travail, il se méprisera. Se méprisant, il vivra tout cela avec dégoût. Alors, il ne lui restera que ses yeux pour pleurer".

On peut lire, sur la quatrième de couverture, que Christian Estèbe a été libraire puis représentant en librairie et qu'il est aujourd'hui bouquiniste à Marseille. Son personnage principal, Pierre Lombard, a un parcours assez proche. L'auteur semble bien connaitre son sujet. Amoureux des livres et des mots il partage avec nous sa passion.

"Passer de l'écrit vain, à l'écrit vrai, lever le voile des mots d'usage, des mots d'usure. Comment gratter les mots. Ecrire pour retrouver en soi ce qui parle à soi, donc à tous. Etroite est la passerelle, et il faut être un peu funambule pour tirer l'or de cette vieille matière corrompue que sont les mots." 

Voilà un roman intelligent, à l'écriture soignée et non dénué d'humour. Bien qu'il n'y ait pas de réelle intrigue (juste un petit rebondissement à la fin), l'histoire est assez prenante.

Une belle découverte !

 

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6 novembre 2020 5 06 /11 /novembre /2020 00:36

Lu par Richard Léger - publié en 1987 -Prise de parole - 164 pages

L'histoire se passe en dans un petit village de l'Ontario, Sioux Junction. Thomas Obomsawin, un peintre métis connu dans le monde entier, attend son procès. Il est accusé d'incendie criminel. Le narrateur, son troisième biographe, nous raconte son étonnante histoire, en la remplaçant dans dans le contexte de Sioux Junction, le village natal du peintre. Le narrateur nous présente l'histoire du village en remontant à ses origines. Nous assistons également au procès pour le moins "folklorique".

Résumer ce livre est très réducteur car l'histoire, foisonnante, est peuplée de personnages tous aussi truculents les uns que les autres, à commencer par Thomas, que l'on apprend à connaitre au fil du roman. Quel curieux personnage et quelle vie étonnante ! La ville de Sioux Juction, moribonde quand commence le procès, revient à la vie avec l'arrivée sur place du juge, des avocats et des témoins, sans parler des curieux. Cela fait l'affaire de l'hôtel (miteux) de la ville, théâtre de soirées mémorables. Le dénouement, qui nous offre quelques surprises, est particulièrement réussi.

J'ai passé un excellent moment avec ce roman plein de fantaisie et plus profond qu'on pourrait le croire. L'auteur aborde la question de l'identité et des relations entre blancs amérindiens. Il nous offre également une réflexion sur la langue (je devrais dire les langues) mais aussi de l'art. Le lecteur est formidable et interprète les dialogues pittoresques avec une langue qui l'est tout autant (surtout pour les non-initiés). Ce coin du canada francophone utilise un français agrémenté d'expressions typiques très imagées. Je me suis régalée.

Une très belle découverte !

Une lecture commune avec Enna

Lecture audio téléchargée sur le site Radio-canada

Lu dans le cadre de Québec en novembre, organisé par Karine et Yueyin

(rubrique : Balade à Toronto – Jean Leloup Un livre d’un auteur canadien, mais pas québécois)

 

Ecoutons un livre - 2020

 

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1 novembre 2020 7 01 /11 /novembre /2020 15:03

Québec en novembre est un rendez-vous que j'aime beaucoup et auquel je participe depuis plusieurs années.

Pour tout savoir de ce challenge animé par Karine et Yueyin,  rendez-vous sur leurs blogs respectifs.

Vous pouvez aussi écouter Karine (vidéo ci-dessous) et son irrésistible accent québécois !

 

Yueyin et Karine nous proposent 15 titres de chansons québécoises qui seront à associer aux titres de nos livres. 

Voici mon programme (à date) et les dates prévisionnelles des billets :

06/11  "L'Obomsawin" - Daniel Poliquin (Ecoute commune avec Enna)

12/11 : "La délivrance" de Jennifer Tremblay

17/11 : Anne... La maison aux pignons verts - Lucy Maud Montgomery

22/11 : Le Fleuve - Sylvie Drapeau

Il n'est pas impossible que je parvienne à lire d'autres titres. 

Si vous peinez à trouver des titres québécois et que vous aimez lire audio, sachez que des titres gratuits sont à disposition sur le site Radio-Canada. J'en ai lu plusieurs et le choix est bon et varié.

Bon mois québécois à toutes et à tous !

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31 octobre 2020 6 31 /10 /octobre /2020 10:44

Audiolib 2020 (Stock) - 5 h 51 - lu par l'autrice

Je ne connaissais pas grand chose de Frida Kahlo quand j'ai commencé cette écoute. Je savais qu'elle était mexicaine et peintre, je visualisais quelques uns de ses tableaux mais je n'avais jamais eu la curiosité de me documenter à son sujet. C'est donc avec beaucoup d'intérêt que j'ai écouté cette biographie, lue avec un  talent de conteuse par l'autrice. Claire Berest met en avant, d'après ce que j'ai retenu du livre, deux aspects de la vie de Frida : le combat contre la douleur d'un corps brisé et une passion dévorante pour le peintre Diego Riviera. 

A l'âge de six ans, Frida contracte la poliomyélite, qui lui laisse comme séquelle une jambe atrophiée. Comme si cela ne suffisait pas, elle est victime d'un grave accident d'autobus à l'âge de dix-huit ans. Polytraumatisée, elle reste de longs mois à l'hôpital et garde de nombreuses séquelles physiques. Une blessure à l'abdomen est la cause de plusieurs fausses couches. Elle ne parvient pas à mener une grossesse à terme, ce qui constitue un des drames de sa vie. De ses souffrances, Frida fait des tableaux, parfois allongée sur son lit d'hôpital. Elle a subi de multiples opérations.

La colonne brisée - 1940

" Son dos, son cou, ses orteils, un pied, une jambe, son sexe. Tout a mal. Tout crie. Chaque morceau d’elle réclame d’être considéré en priorité dans la souffrance, comme une portée d’enfants égocentriques piaille à qui mieux mieux pour voler l’attention de la mère." 

Il ne faudrait pas réduire Frida à sa douleur. C'est une femme passionnée qui aime la fête et se montre joyeuse. Elle se donne corps et âme à l'homme qu'elle aime. Leur relation n'est pas exclusive. Chacun a des aventures. Frieda en souffre mais Diego a été clair dès le départ. Leur relation est chaotique, Frieda est trop amoureuse pour accepter les frasques de son homme. Le peintre sait toutefois la soutenir quand elle en a besoin. Ce n'est pas un amour à sens unique même si Frieda attend de Diego plus qu'il n'a envie de donner.

"Tu sais pourquoi je pleure ? Parce que j'ai été victime de deux horribles accidents dans ma vie, Diego, le premier c'est le tramway. L'autre c'est quand je t'ai rencontré".

 

C'est un curieux couple quand on les regarde :

"Parce qu'il est laid, Diego, d'une laideur franche et amusée d'elle-même. Une laideur gustative qui ouvre l'appétit ; on a envie de mordre ce gros ventre, d'en avoir la gorge pleine, les dents sales, de lécher les doigts puissants, de passer la langue sur ses yeux trop prononcés, trop éloignés, sans couleur claire."

Les femmes ont beaucoup de mal à se faire une place dans le milieu artistique de l'époque mais Frieda ne souffre pas que son époux soit mis en avant. Son admiration pour lui n'a pas de limite. Tous deux voyagent à l'étranger, elle est "Madame Riviera". Ce n'est que plus tard dans sa vie qu'elle sera reconnue à sa juste valeur en tant que peintre.

"Elle ne peint pas pour être aimée. Elle est transparente, c'est-à-dire qu'elle ouvre grand la fenêtre vers l'intérieur".

Frieda a une personnalité très forte. Elle est dotée d'une grande originalité. Ses vêtements et bijoux reflètent son exubérance. Elle cultive son côté androgyne comme le montrent certains autoportraits, qui accentuent cette particularité. Frida est très coquette tout en ne s'épilant pas, par exemple.

Autoportrait au Collier d’Épines et Colibri, 1940

Découvrant Frida Kahlo, je ne saurai vous dire si cette biographie est fidèle et complète mais j'ai beaucoup aimé découvrir l'artiste et la femme, au travers de la plume de Claire Berest. J'ai trouvé de nombreux points communs entre "Rien n'est noir" et "Gabriële", que Claire Berest a écrit avec sa soeur Anne. Les deux ouvrages constituent de très beaux portraits de femme, dans un contexte artistique et historique fort bien reconstitué. 

La plume sensuelle et colorée de Claire Berest a su me séduire et me donner envie de lire d'autres ouvrages sur l'artiste.

Ecoutons un livre

 

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28 octobre 2020 3 28 /10 /octobre /2020 00:10

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