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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 22:28
Âme graphique - aile (14)

Cette semaine, "Le petit carré jaune" nous a proposé d'illustrer le mot "Aile". J'ai tout de suite pensé à cette photo prise l'été dernier. On y voit un Goéland qui s’apprête à me voler un dessous de plat en liège que j'avais laissé traîner sur la table de jardin. Il s'est probablement imaginé que c'était un reste du repas. Il nous observait depuis un moment et je me doutais bien qu'il mijotait quelque chose.

Le Goéland est un oiseau très présent (certains diront de trop) sur les côtes bretonnes.Ils ne sont pas sauvages et peuvent même être assez culottés, vous pouvez le constater.

Pour le fun, voici une autre photo de Goéland. Celui-ci attendait sa part de pique-nique.

Âme graphique - aile (14)

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Âme graphique - aile (14)

Je suis impatiente de voir les photos de mes petits camarades de l'atelier "Âme graphique."..

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 22:40
Stock - mars 2015 - 427 pages
Stock - mars 2015 - 427 pages

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Baronne Blixen - Dominique de Saint Pern

De Karen Blixen, je connaissais le roman le plus connu "la ferme africaine". Je me souvenais également de son adaptation à l'écran par Sydney Pollac "'Out of Africa", avec, dans le rôle principal, la merveilleuse Meryl Streep. Quand, dans la rentrée de janvier, j'ai repéré "Baronne Blixen", ce titre a attiré mon attention pour deux raisons. La biographie est un genre littéraire que j'apprécie et j'étais curieuse d'en savoir plus sur cet écrivain dont le roman fait partie des rares à avoir survécus à mes déménagements successifs.

"Baronne Blixen" n'est pas une biographie linéaire. Dominique de Saint Pern donne la parole à Clara Selborn, la secrétaire particulière de Karen Blixen. Clara a accompagné l'écrivaine pendant plus de vingt ans, se dévouant entièrement à une femme dont elle admirait la plume et la personnalité. Après quelques propos introductifs, nous sommes au Kenya en compagnie de Meryl Streep, qui a souhaité rencontrer Clara Selborn, bien que cette dernière n'ait pas connu la période africaine de l'écrivaine. C'est donc dans la peau d'un observateur de Karen Blixen que s'est glissée Dominique de Saint Pern, ce qui m'a un peu déconcertée dans un premier temps. Clara Selborn aurait-elle aimé que l'on emprunte sa voix ? Aurait-elle été en phase avec ce portrait de l'écrivaine ? Nul ne le sait. Mais devant la réussite de l'exercice, j'ai oublié cette interrogation.

"Baronne Blixen" est une biographie dans laquelle on voyage. En Afrique, avec Meryl Streep et Clara Selborn, puis avec Karen Blixen de 1914 à 1930. Nous découvrons une femme assez marginale, qui aime chasser dans la brousse et sait se servir d'un fusil pour tuer un animal. Elle s'entend mieux avec les africains qu'avec les expatriés. Peu épanouie dans son mariage (de raison plus que d'amour), Karen tombe amoureuse d'un homme qui perdra la vie dans un accident d'avion. En 1931, après la faillite de sa ferme, nous la retrouvons au Danemark, brisée, mais encore combative en dépit de la maladie qui la ronge. C'est une autre facette de Karen Blixen que nous découvrons alors. Tyrannique et manipulatrice, l'écrivaine est toutefois dotée d'un charme auquel on ne peut que succomber.

J'ai beaucoup aimé le portrait subtil et nuancé de cette femme qui détonnait avec son époque. Je ne suis pas certaine d'aimer les œuvres de Blixen (en dehors de la ferme africaine) car il s'agit principalement d'écrits flirtant avec le fantastique mais je tenterai tout de même de lire quelques-unes de ses nouvelles, par curiosité.

Une biographie qui m'a captivée !

Lu dans le cadre du Prix Relay des Voyageurs
Lu dans le cadre du Prix Relay des Voyageurs

Les avis enthousiates de Culturelle

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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 22:20
Audiolib 2015 (Métaillé 92) - Lu par Féodor Atkine - 3 h 21
Audiolib 2015 (Métaillé 92) - Lu par Féodor Atkine - 3 h 21

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Dans un village d'Amazonie, on vient de trouver, dans une pirogue, le corps d'un homme blanc. Immédiatement, les soupçons se portent sur la tribu indienne des "Shuars". A la tête des accusateurs se trouve le maire de la ville, qu'on ne va pas tarder à détester. Fort heureusement, Antonio José Bolivar Proano traîne dans les parages. Sa connaissance de la faune amazonienne lui permet de déterminer, après une rapide inspection du corps, que la mort a été causée par une attaque de Félin. Vexé d'être contredit, le maire de la ville doit toutefois se rendre à l'évidence. Quelques jours plus tard, un autre homme est victime de l'animal. Le maire organise une battue et convie Antonio José, qui s'en serait bien passé, à y participer. Le vieil homme aurait préféré rester lire tranquillement dans sa cabane mais il ne peut pas s'offrir le luxe de désobéir au maire.

Avouons-le, j'ai été un peu déconcertée par le début du roman, attendant avec impatience l'entrée en scène des romans d'amour. Bien vite pourtant, je me suis prise d'affection pour le vieil homme, écoutant, captivée, le récit de sa vie. Un séjour chez les Shuars, après le décès de sa femme, a donné à Antonio José les clés de la sagesse. De son ex-femme, on ne sait pas grand-chose, sinon qu'elle n'a pas pu avoir d'enfants et qu'elle est morte assez jeune de la Malaria. Désormais très âgé, la lecture de romans d'amour, une passion découverte sur le tard, adoucit les vieux jours d'Antonio José.

J'ai écouté deux fois ce court roman pour l'apprécier à sa juste valeur. La deuxième écoute a été un vrai bonheur. Connaissant déjà les personnages, je me suis laissé porter par la beauté du texte, tout en admirant son habile construction. J'ai particulièrement aimé les pages consacrées à la lecture mais également les passages humoristiques concernant les interventions du dentiste dans le village. La scène finale, magistrale, m'a tenue en haleine.

La lecteur, Féodor Atkine, est tout à fait à la hauteur du texte. J'ai croisé plusieurs fois ce comédien dans mon parcours d'auditrice de livres audio et à chaque fois j'ai apprécié son interprétation. Dans le quatrième mur, de Sorj Chalandon, sa prestation est remarquable.

Roman écologique porté vers la nature et ode à la lecture, "le vieux qui lisait des romans d'amour" fait partie des incontournables.

Le vieux qui lisait des romans d'amour - Luis Sepulveda (Audio)

Une lecture commune avec Leiloona

Les avis de mes camarades du jury : Laure, Bladelor, Sandrine, Saxaoul,Aproposdelivres, Enna

Le vieux qui lisait des romans d'amour - Luis Sepulveda (Audio)

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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 12:04
Ecoutons un livre au mois de mai 2015

Le thème de mai est le suivant : "un auteur dont on a particulièrement apprécié l'interprétation". Mais comme d'habitude, rien n'est imposé.

Le lecteur contribue très largement à la réussite d'un livre audio. Un texte mal interprété peut gâcher une écoute. A l'inverse un texte qui ne nous aurait pas séduit en version papier peut devenir captivant s'il est bien lu.

Participent cette fois :

Sandrine : Trois mille chevaux vapeurs - Antonin Varenne (lu par Philippe Allard)

Enna : trois mille chevaux vapeurs - Antonin Varennes (lu par Philippe Allard)

Laure : trois mille chevaux vapeurs - Antonin Varennes (lu par Philippe Allard)

Sylire : Le vieux qui lisait des romans d'amour - Luis Sepulveda (lu par Féodor Atkine)

Papillon : Monsieur Hiblot - Eric Reinhardt (lu par l'auteur) - extrait "des nouvelles de la banlieue"/ Editions Textuel / Ivre d'images

Valérie : l'île du point Némo - Jean-Marie Blas de Roblès

Enna : Yeruldelgger - Ian Manook (lu par Martin Spinhayer)

Enna : L'île du Point Némo - Jean-Marie Blas de Roblès (Lu par Thibault de Montalembert)

Manika : sous le vent de Neptune - Fred Vargas (lu par François Berléand)

Géraldine : le voyage dans le passé - Stéphan Zweig (Lu par Thibault de Montalembert)

Pour mois de juin, je vous propose le thème suivant : "un livre écrit dans la langue anglaise". Cela peut-être un livre en VO, ou traduit de l'anglais (voire de l'américain). Mon idée est de permettre à ceux (ou plutôt celles - il n'y a pas encore d'homme à participer à ce challenge) qui le souhaitent de participer au mois anglais, sans être trop limitatif pour les autres.

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 22:29
Préludes nov 2014 - 285 pages
Préludes nov 2014 - 285 pages

Un extrait :

"On quitte l'école pour la fac, la fac pour un boulot et l'ère des profs prend fin et le temps détricote ce qui a été cousu. Mais un jour, en vieillissant, on s'aperçoit qu'au fond, le canevas est intact, et on se demande quel professeur en est responsable, qui a le plus compté, qui a été décisif. Un piton émerge des limbes, un relief pointu où raccrocher son enfance, son parcours, sa vie. Pourtant, ce n'est pas un homme seul mais une équipe de saltimbanques, une vraie troupe de théâtre, à l'affiche pendant plusieurs années, qui fabrique un adolescent et, parfois, façonne un homme".

Comme Proust avec sa madeleine, il suffit d'une odeur, d'un bruit ou d'un geste pour que des souvenirs, en apparence insignifiants, en fassent resurgir d'autres des années plus tard. Pourquoi se sont-ils imprimés dans nos mémoires plutôt que d'autres ? C'est la magie de l'enfance.

En mettant bout à bout ses souvenirs, l'auteur reconstitue le puzzle de sa jeunesse. A chaque chapitre correspond un moment retrouvé, ému ou joyeux. L'auteur met en lumière une époque, les années 80, mais tout le monde peut s'y retrouver. Il est question du premier baiser, des professeurs qui ont comptés, des rapports entre frères et sœurs...

J'ai imaginé les lieux de vie de l'auteur, les membres de sa famille, son chien Raspoutine (il m'a fait pleurer, ce chien...). Certains souvenirs de l'auteur ont fait écho à mes propres souvenirs. Une douce nostalgie m'a accompagnée durant cette lecture, me faisant quitter à regret l'ambiance de ce premier roman, aussi attachant que réconfortant.

Une réussite !

D'autres avis (enthousiastes également) : Leiloona - Keisha - Clara - Gwenaëlle

Lu dans le cadre du Prix Relay 2015
Lu dans le cadre du Prix Relay 2015

Merci à Babelio

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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 22:51
Publié en mars 2015- 320 p
Publié en mars 2015- 320 p

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Voici donc un billet écrit par Valérie, blogueuse itinérante :

 

Barrett est, depuis l’âge de quinze ans, résolument incroyant, comme seul peut l’être un ex-catholique.

Barrett et Tyler sont frères et partagent le même appartement new-yorkais. Ils veillent aussi sur Beth, la compagne de Tyler, qui souffre d’un cancer. Un soir, alors qu’il traverse Central Park, Barrett voit une lumière. Il a beau lire les journaux dans les jours qui suivent, personne ne mentionne cette vision.

Il y a chez Michael Cunningham une atmosphère particulière qui fait que lire l’un de ses romans revient à entrer sur un territoire dont on connaît certaines caractéristiques mais qui évolue néanmoins avec le temps. J’ai apprécié de me retrouver dans cet univers particulier. L’auteur décrit toujours très bien les relations entre hommes, ce sont toujours des passages que j’aime particulièrement dans ses romans, que ce soit les relations fraternelles ou le désir d’un homme pour un autre. Ici, il réussit aussi à nous dresser le joli tableau d’une quinquagénaire qui vit des relations avec des jeunes hommes sans que cela ne la satisfasse vraiment. Barrett et Liz se ressemblent beaucoup mais alors que Liz sait que la beauté de ses amants ne se substitue pas à l’amour qu’elle ne parvient pas à éprouver, Barrett vit (et le lecteur avec lui) le moment où il se rend compte que la bêtise de celui sur lequel il fantasme a le pouvoir de faire fondre ce désir. C’est un roman sur les ambitions déçues , Tyler ayant raté sa carrière de musicien, Barrett n’ayant pas non plus tenu les espoirs qu’on fondait sur lui, sur l’addiction puisque Tyler est cocaïnomane, sur la rage que l’on transfère : ici, c’est Tyler qui s’en prend sans cesse à Bush alors que ce qu’il ne supporte pas, c’est l’idée qu’il puisse perdre sa femme. Il y a toujours de belles pages sensuelles dans les romans de Cunningham, et les plus belles mettent toujours en scène deux hommes. Et puis contrairement à d’autres romans de l’auteur, il n’y a pas de pages un peu trop bavardes sur l’art.

Moi qui n’aime ni La reine des neiges (le dessin animé), ni les histoires fantastiques, le titre et le résumé ont failli me faire passer à côté de ce roman qui ne conviendra pas à tout le monde, mais qui mérite d’être découvert.

Snow Queen - Michael Cunningham (avis de Valérie)

Merci à Babelio et à Belfond.

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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 22:49
Audiolib 2015 (Albin Michel) - 8 h 51 - lu par Olivier Cuvellier
Audiolib 2015 (Albin Michel) - 8 h 51 - lu par Olivier Cuvellier

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Henry est un auteur de Best-sellers. C'est du moins ce qui est écrit sur sa carte de visite. En réalité, c'est un usurpateur. C'est son épouse qui écrit les romans et cette dernière n'aime pas l'idée d'être célèbre. Si Henry a quelques sentiments pour son épouse, cela ne l’empêche pas de batifoler avec son éditrice. Lorsque cette dernière lui annonce sa grossesse, il craint que sa vie ne s'écroule comme un château de cartes. Il décide donc purement et simplement de supprimer la mère et le futur enfant. Mais son plan machiavélique foire totalement, et c'est peu dire...

Participer à un jury littéraire permet de varier ses lectures et de partir à l'aventure. Dans ce prix audiolib 2015, environ la moitié de la sélection est constituée de romans vers lesquels je ne serais pas allée spontanément. J'ai eu quelques bonnes surprises mais "la vérité et autres mensonges" n'en fait pas vraiment partie. L'histoire est bien trop rocambolesque à mon goût. Le personnage d'Henri est assez intéressant et bien campé mais l'histoire n'offre pas le suspens que j'attends de ce genre d'ouvrages. Un bon point toutefois pour le lecteur, qui a su adopter un ton désinvolte et machiavélique qui va parfaitement au personnage principal.

Une écoute plutôt agréable mais qui ne me restera pas longtemps en mémoire.

Allons voir ce qu'en pensent Stephie et Enna qui publient également leur avis aujourd'hui.

L'avis de Saxaoul et Clara

La Vérité et autres mensonges - Sascha Arango

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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 22:29
Âme graphique - Mousse (13)

Voici ma participation du jour sur le thème de "La mousse".

J'ai photographié de l'écume qui, selon le dictionnaire Larousse, est une "mousse blanchâtre formée à la surface de la mer par l'agitation des vagues ou par la rencontre de courants".

J'avais déjà utilisé de l'écume pour illustrer le mot "turbulence". Les deux photos ont été prises le même jour (au Diben, à Plougasnou), la photo présentée aujourd'hui est prise de plus près.

Cliquez sur la photo pour l'agrandir, on voit mieux le détail de la mousse !

Âme graphique - Mousse (13)

Et allons voir ce qui mousse chez les copains de l'atelier graphique, animé par "le petit carré jaune".

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 22:46
Le diable Vauvert - 489 pages - nov 2014
Le diable Vauvert - 489 pages - nov 2014

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La quatrième de couverture résume parfaitement l'esprit du livre :

« Le désir peut-il être si sclérosé qu’il disparaît pour de bon ? Enfoui trop profondément pour être un jour de nouveau attisé ? Vous pensiez ne plus jamais vouloir coucher avec quelqu’un, que ce genre de vie était derrière vous. Vous aviez eu vos enfants. Le sexe avait rempli son rôle. Vous aviez l’impression d’être cassée, qu’il était trop difficile de vous réparer. Les adultes ne se réparent pas. Leur état empire. La vie les consume peu à peu et ils en portent les cicatrices jusqu’à la fin de leurs jours. En fait, elles durcissent, se calcifient. Mais vous vous sentez libérée. Par miracle. »"

Quand commence ce roman, nous sommes en Angleterre. Une femme d'une quarantaine d'années, d'origine australienne, s'ennuie à mourir dans son couple. Son rôle de mère de famille ne suffit plus à l'épanouir. Voilà bien longtemps qu'elle n'a plus aucun désir pour son conjoint. En a t'elle eut un jour, d'ailleurs ? Nous comprenons qu'elle s'est mariée plus ou moins par défaut, après une période de célibat assez longue. Son corps ne s'est jamais remis d'une rupture amoureuse vécue à l'adolescence, A. ce stade de sa vie, elle éprouve le besoin de retourner en Australie, avec comme prétexte de passer quelques temps avec son père. Ses enfants l'accompagnent. Une fois sur place, elle ne peut s'empêcher de mettre ses pas sur les traces de l'homme qui a bouleversé son adolescence.

Ce livre est clairement un roman érotique. Nous revivons, au travers des souvenirs de la jeune femme, l'initiation sexuelle qu'elle a reçue autrefois. La jeune fille était amoureuse mais elle n'a jamais su si cet amour était réciproque ou pas. Quoi qu'il en soit, l'homme faisait preuve d'une grande délicatesse vis-à-vis d'elle, respectant ses envies, la guidant vers le plaisir sans empressement. Leurs jeux érotiques allaient crescendo, tout semblait se passer pour le mieux et pourtant, sans aucune explication, l'homme a mis fin à la relation du jour ou lendemain, la laissant complètement anéantie. Plus de vingt ans plus tard, cette fin brutale la mine encore. Il lui faut percer ce mystère avant de retourner en Angleterre.

Ce roman, par son volet initiation, pourrait faire penser à "Cinquante nuances de Grey" mais il n'en rien. Le langage est parfois cru mais jamais vulgaire. La jeune fille n'a rien d'une nunuche et l'homme est un anti-Christian Grey. La sexualité féminine est abordée avec subtilité et intelligence. Le livre s'adresse principalement aux femmes, ce qui n'empêche pas les hommes de s'y intéresser bien au contraire. Il se peut qu'ils y trouvent quelques clés, bien utiles pour comprendre la sexualité féminine (on n'est jamais trop informé). La fin du roman est peut-être un peu convenue mais elle a le mérite de donner de l'espoir aux les femmes qui se sont un peu endormies de ce côté-là.

Vraiment bien !

Les avis de : blablamia - Valérie - Canel - Gwenaëlle

Merci à l'agence "Anne et Arnaud" pour la découverte.

Lu dans le cadre du challenge "le premier mardi,chez Stéphie, c'est permis"

Avec mon corps - Nikki Gemmell

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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 22:44
Sortie poche : Au revoir là-haut - Pierre Lemaître

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Sortie poche : Au revoir là-haut - Pierre Lemaître

Si vous ne l'avez pas encore lu, vous n'avez plus d'excuse, il vient de sortir en poche. C'est un livre passionnant, aux multiples rebondissements et ancré dans un contexte historique intéressant, celui de l'après-guerre 14-18.

Voici le début de mon billet (publié en juin 2014) :

"La guerre de 14 tire à sa fin mais tout peut encore arriver et ce n'est pas Albert Maillard et Edouard Péricourt qui soutiendront le contraire. Les deux ont failli mourir sur le champ de bataille en novembre 1918. Le premier s'en sortira sans séquelles, sinon psychologiques, alors que le second fera partie des "gueules cassées". Ces deux-là, d'origines sociales différentes, ne seraient jamais côtoyés sans la guerre. Les circonstances vont faire qu'Edouard sauvera la vie d'Albert qui, se sachant redevable à son nouvel ami, lui apportera à son tour un précieux soutien".

La suite du billet

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