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Ecoutons un livre

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Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

6 mai 2021 4 06 /05 /mai /2021 12:32

Audiolib 2020 (Albin Michel) - 6 h 59 - lu par Stéphane Boucher 

Elwood Curtis est un jeune noir qui vit avec sa grand-mère dans la Floride ségrégationniste des années 60. Elève très brillant, il s'apprête à intégrer l'université quand il est victime d'une erreur judiciaire. On le transfère à la Nickel Academy, présentée comme une institution destinée à mettre sur le droit chemin les jeunes qu'on lui confie.

Elwood va vite constater que la Nickel Academy est une prison qui ne dit pas son nom et que les pires sévices peuvent y être infligés aux pensionnaires. Elwood a un mental d'acier, ce qui lui permet de ne pas sombrer dans la désespérance. Il se lie d'amitié avec Turner, un garçon très débrouillard qui lui donne quelques tuyaux pour survivre dans ce lieu sordide. Mais Elwood ne peut se contenter de courber l'échine indéfiniment...

J'avais pour projet de lire Nickel Boys, après avoir lu et beaucoup aimé "Underground railroad". Je me suis réjouie de le trouver en lice pour le Prix Audiolib 2021. J'avais toutefois une certaine appréhension, espérant que les épisodes violents n'occuperaient pas une trop grande place dans le roman. Je ne vous cacherai pas que certaines scènes sont insoutenables et je frémis d'horreur en sachant que ce roman est inspiré de faits réels. Fort heureusement, l'auteur a su équilibrer son roman. Nickel boys ne fait pas l'impasse sur les scènes de violence mais c'est un ouvrage qui comporte d'autres facettes (roman d'apprentissage, d'aventures...).

D'un point de vue littéraire, l'ouvrage est une parfaite réussite. La construction est maitrisée et la lecture très fluide. La fin, magistrale, m'a scotchée. J'ai éprouvé le besoin de relire les dernières pages afin d'être certaine d'avoir bien compris ce que je venais de lire tant j'étais secouée. 

Rien n'a dire sur l'interprétation de Stéphane Boucher, qui a su trouver le ton juste pour nous embarquer dès le départ dans cette histoire dont les principaux personnages sont des adolescents. J'insiste sur "dès départ" car j'ai parfois besoin d'un petit temps d'adaptation pour superposer le texte avec la voix. 

Stéphane Boucher ne m'est pas inconnu. Je l'avais découvert et déjà beaucoup apprécié avec son interprétation du livre audio "Le jour d'avant".

Une réussite.

Colson Whitehead n'a pas volé son deuxième Prix Pulitzer.

 

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2021

 

 

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1 mai 2021 6 01 /05 /mai /2021 13:48

Faubourg Marigny - mars 2021 - 524 pages

Traduit de l'américain par Typhaine Ducellier

Lilly a quitté Blackwood Manor de force quand elle était enfant, Julia de son plein gré à l'adolescence. Nous sommes en 1930 quand commence l'histoire et 1950 quand elle se termine. Deux histoires, deux décennies  et un lieu commun :  une propriété dans l'état de New York appelée "Blackwood Manor". Quel est le lien entre les deux histoires ? C'est ce que nous découvrons au fil du roman, sachant qu'un secret de famille nous est dévoilé à la toute fin.

Une grande partie du roman se déroule dans milieu du cirque. Ellen Marie Wiseman nous décrit un univers où la violence envers des animaux est monnaie courante. C'est aussi l'époque où l'on exhibe ceux qui ont le malheur d'être nés différents. Le cirque achète parfois à des parents peu scrupuleux des enfants qu'ils exploitent comme bêtes de cirque. Lilly n'est pas comme les autres enfants. Vous devinez son destin.

Sur l'univers du cirque, j'avais lu et beaucoup aimé, il y a quelques années "De l'eau pour les éléphants" de Sara Gruen. Je ne suis pas aussi enthousiaste sur "La vie qu'on m'a choisie". Les pages de ce pavé se tournent toutes seules mais j'attends plus d'un roman. Quand on lit beaucoup, on devient exigeant tant sur le fond que sur la forme. La construction est très classique. Un chapitre est consacré à l'une des filles, le suivant à l'autre. L'écriture est assez plate et le secret de famille se devine assez vite. Je suis sans doute un peu trop sévère avec ce roman qui a de très bonnes critiques sur Babelio. Il a visiblement trouvé son public. 

Vous trouverez d'autres avis sur ce livre ici

Lu dans le cadre d'une opération "Masse Critique" organisé par Babelio".

 

 

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27 avril 2021 2 27 /04 /avril /2021 23:38
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24 avril 2021 6 24 /04 /avril /2021 12:46

Arléa - 1999 - 84 pages

"La neige est un poème. Un poème d'une blancheur éclatante.
Elle recouvre en janvier la moitié du nord du Japon.
Là où vivait Yuko, la neige était la poésie de l'hiver."

En cherchant une lecture pour mois japonais, mon choix s'est porté ce titre que j'ai trouvé voilà plusieurs années dans un vide-greniers.

Nous sommes à la fin du 19ème siècle. Yuko est un jeune homme qui, contre l'avis de sa famille, décide de consacrer sa vie à l'art du haiku, qu'il pratique de façon originale. En effet, il se concentre sur un thème unique, celui de la neige. Poussé par son père, il accepte de se rendre dans le sud du pays afin d'y rencontrer Soseki, grand maître dans l'art du haiku. Yoko prend la route et traverse les Alpes japonaises, un enchantement pour le jeune homme qui se délecte des paysages enneigés. Sur son chemin, une découverte inattendue va le rapprocher de Soseki.

Neige est une parenthèse poétique et dépaysante qui m'a permis de découvrir une plume que je croise sur les blogs depuis longtemps. J'ai bien aimé voyager auprès de Yuko puis le voir évoluer dans son art comme dans sa vie. Les deux sont intimement mêlés, comme le montre le roman. L'histoire de Yuko, que l'on pourrait qualifier de fable poétique, nous ramène à ce qui est essentiel dans une existence.

"Un matin, on se réveille. Il est temps de se retirer du monde pour mieux s'en étonner.
Un matin, on prend le temps de se regarder vivre."

"Car l'amour est bien le plus difficile des arts. Et écrire, danser, peindre, c'est la même chose qu'aimer. C'est du funambulisme. Le plus difficile, c'est d'avancer sans tomber."

Je ne cache pas qu'il m'a toutefois manqué un petit quelque chose pour faire de cette lecture un "moment de grâce" (expression que j'ai lue dans une critique évoquant ce roman). Peut-être me faut-il un peu plus de temps pour me glisser dans un univers aussi éloigné du mien ? L'ouvrage se lit vraiment très vite. Autre hypothèse, je n'ai pas choisi le bon moment. Lire ce roman devant un paysage enneigé est certainement une mise en condition plus favorable. 

A lire, en choisissant son moment.

 

Lu dans le cadre du mois japonais chez Hilde et Lou

Et je participe également au challenge objectif Pal d'Antigone pour le mois d'avril

 

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18 avril 2021 7 18 /04 /avril /2021 13:25

Audiolib 2021 (Grasset) lu par l'autrice - 8 h 24

Ziad, 10 ans, découvre que son père trompe sa mère avec la voisine du dessus. Le jeune garçon décide d'avoir une discussion avec la jeune femme, Muriel, qu'il ne connait pas. Troublée par la démarche de Ziad, Muriel fait le choix de rompre. Nous quittons la famille de Ziad pour découvrir l'histoire de Muriel, qui travaille dans le cinéma. Cette partie du roman est l'occasion pour Isabelle Carré d'évoquer les dérives d'un milieu qu'elle connait bien. Il est question d'abus sexuel à l'encontre d'une jeune actrice. Nous revenons ensuite à l'histoire de Ziad et de sa famille qui prend un nouveau tournant : le papa de Ziad est victime d'un AVC...

"Du côté des indiens" ne m'a pas séduite pour différentes raisons parmi lesquelles je citerai tout d'abord l'interprétation. Isabelle Carré est une actrice que j'aime beaucoup au cinéma mais je n'ai pas apprécié sa prestation audio. J'aurais voulu qu'elle module davantage sa voix en fonction des situations et de la personnalité des différents personnages, afin de rendre le récit plus vivant. J'avoue que je me m'endormais en écoutant ce livre audio.

L'écriture et l'histoire ne m'ont pas davantage emballée. Trop de thèmes sont abordés et l'histoire part dans tous les sens. J'ai eu l'impression que l'autrice avait voulu réunir, dans un même roman, tous les sujets qui lui tiennent à cœur. Une construction adroite aurait peut-être permis de créer un ensemble cohérent mais ce n'est pas le cas.  Aux trois quarts du roman, j'en ai eu assez et j'ai écouté les derniers chapitres en diagonale. Je suis d'autant plus déçue par cette lecture que j'avais aimé "les rêveurs", le premier roman de l'autrice.

Un rendez-vous manqué.

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2021

Challenge Ecoutons un livre

 

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10 avril 2021 6 10 /04 /avril /2021 12:57

L'iconoclaste - 258 pages - avril 2021

Le fil conducteur des histoires qui composent cet ouvrage est la station service dans laquelle se croisent les témoins d'un "drame" (je ne sais pas si le mot est bien choisi) :

 "23 h 12. Ils sont quinze à se croiser, si on compte le cheval et le cadavre planqué à l'arrière d'un gros Hummer noir"

Avant cela, nous remontons le temps et retrouvons chaque témoin dans son quotidien. Les personnages sont très différents les uns des autres et les univers dans lesquels ils évoluent le sont tout autant. Certains parcours sont crédibles, d'autres totalement improbables mais peu importe, nous sommes "à fond dedans", et tout de suite.

"Kérozène" est assez éloigné de mes lectures habituelles. Je ne suis pas une adepte des histoires loufoques, qui, en général, me lassent vite. Cela n'a pas été le cas avec cet ouvrage, que j'ai lu avec une certaine jubilation. Adeline Dieudonné a une imagination débordante et le sens de l'humour. 

Je m'attendais à lire un roman, il s'agit plutôt d'un recueil de nouvelles. J'ai pris le temps d'apprécier chaque histoire sans chercher à les enchainer. Après en avoir lu une ou deux, je posais l'ouvrage pour le retrouver avec joie le lendemain. Plutôt que de vous résumer les différentes histoires, je préfère vous livrer deux extraits qui donnent le ton :

"Roger pétait. Dans son pantalon en toile beige qu’il portait haut, la ceinture juste sous les côtes. Marie et Olivier faisaient mine de ne pas le remarquer mais il pétait, avec le naturel et la décontraction d’un enfant de deux ans. Merde. Ces choses là peuvent arriver mais on s’excuse. On rougit un peu, on se tortille, on invoque des problèmes intestinaux, je sais pas. Et la complicité des deux autres. Ce silence. J’avais fini par penser que c’était une conspiration contre moi. Une forme de coalition compacte entre père, mère et fils."

Autre, extrait, autre histoire :

"Sébastien pris Mauricio par la manche et l'emmena dans le salon, qui donnait sur la rue. Une grande truie rose et glabre se prélassait sur toute la longueur du canapé. 

Juliette dit : Elle s'appelle Estelle. Tu peux la caresser.

La truie regarda Mauricio avec curiosité, elle remua son groin humide dans sa direction et le laissa toucher sa tête."

Je n'ai pas lu le premier roman de l'autrice "la vraie vie" mais j'y compte bien. Je me suis bien amusée avec celui-ci et je vous le conseille si vous n'êtes pas totalement hermétique aux univers déjantés.

Une parenthèse agréable dans mes lectures habituelles.

Je participe avec le mois belge d'Anne et Mina dans la catégorie "Les Impressions nouvelles" : Un roman édité depuis le dernier mois belge.

 

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10 avril 2021 6 10 /04 /avril /2021 11:54

Audiolib 2021 (La martinière) - 4h 43 - lu par Ariade Ascaride

« Ma rue raconte l'histoire du monde avec une odeur de poubelles. Elle s'appelle rue Léon, un nom de bon Français avec que des métèques et des visages bruns dedans ».

Abad est un jeune adolescent qui vit avec ses parents dans le quartier de la goutte d'or, à Paris. Dans ce quartier cosmopolite et populaire, le jeune garçon d'origine libanaise passe pour un maghrébin. Abad n'est pas un mauvais garçon. Il est intelligent et essaye de ne pas faire trop de bêtises mais ses camarades de jeux le tirent vers le bas. Abad nous raconte son quotidien et nous présente son petit monde (une prostituée attachante, une dame âgée qui le prend sous son aile, la petite voisine d'en face...). Ses souvenirs le ramènent parfois au Liban, qu'il a quitté avec ses parents dans l'espoir d'une vie meilleure. La famille tente de s'intégrer mais ce n'est pas facile tous les jours.

"Dans ma rue t’as pas le droit d’être un faible, les faibles ça finit sur un trottoir comme les putes de Porte de Clichy et les crackers de Porte de la Chapelle."

"Rhapsodie des oubliés" nous offre une belle galerie de portraits. Les personnages qui gravitent autour du garçon sont représentatifs de la population de Barbès (enfin, j'imagine..). La langue, vivante et colorée, fait appel à tous nos sens et la voix chaude et expressive d'Ariane Ascaride est un excellent choix. 

Adossé à la cheminée, je regarde les grosses lettres qui clignotent…Tati…Tati…Le magasin préféré des daronnes et des blédards, notre tour Eiffel à nous. Un truc que le monde entier nous envie et qui est connu au fin fond de l’Afrique et de la Papouasie."

Je trouve des qualités à ce livre audio mais je ne suis pas totalement séduite par l'histoire. Abad est attachant mais un peu "lourd" avec ses obsessions d'adolescent. L'intrigue, assez mince, est un prétexte pour nous faire visiter un quartier de Paris. Bien que je me sois un peu ennuyée par moment,  je ne voudrais pas être trop sévère avec ce roman qui vaut malgré tout le détour.

Quelques bémols mais une écoute agréable.

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2021

L'avis de Enna

Challenge Ecoutons un livre

 

 

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4 avril 2021 7 04 /04 /avril /2021 14:15

Editions Héloise D'ormesson - fevrier 2021 -  269 pages

Théophraste Sentiero vit avec sa femme, ses enfants et son horrible belle-mère dans l'appartement de cette dernière. L'homme s'ennuie dans ce foyer dans lequel il se sent, d'une certaine façon, "le maillon faible". Un 25 décembre, ses jambes se mettent à bouger sans qu'il ne parvienne à les maîtriser. La maladie qu'on lui diagnostique quelques jours plus tard lui donne l'occasion de rompre la monotonie de son quotidien. En effet, seule la marche lui rend la maîtrise de ses membres inférieurs. Il se met à arpenter son quartier puis s'aventure de plus en plus loin. Ses déambulations lui permettent de faire la connaissance de quelques marginaux mais aussi d'un libraire qui le prend sous son aile.

Quand Babelio m'a proposé cette lecture dans le cadre d'un "Masse critique" privilégié, j'ai accepté sans trop d'hésitations, ayant lu et aimé plusieurs ouvrages de Jean-Paul Delfino (Zumbi et Samba triste notamment). J'ai eu un petit doute en lisant le résumé, l'histoire paraissant assez éloignée de ce qu'écrit habituellement Delfino, mais je suis passé outre ma légère inquiétude. J'aurais dû écouter ma petite voix intérieure car j'ai eu du mal à finir ce roman, qui ne m'a pas vraiment passionnée.

L'Idée de départ est intéressante mais le personnage de Théophraste ne m'a pas séduite. Je ne l'ai pas senti prendre son destin en main, même après la découverte de sa maladie.  Il continue à se laisser porter par les circonstances de la vie. Quant aux balades dans Paris, elles ne sont pas vraiment détaillées. J'aurais aimé sentir davantage l'ambiance des quartiers traversés. Quelques jours après avoir fini ce roman, je dois faire un effort pour souvenir de ce que contiennent les 270 pages, que j'ai parcourues sans déplaisir mais sans enthousiasme non plus. J'attendais qu'un évènement se produise, rendant la lecture plus addictive mais non, le rythme ne s'accélère pas. J'ai quitté Théophraste sans regret, presque soulagée de me glisser dans une autre histoire.

Un roman qui n'était sans doute pas fait pour moi.

Sur Babelio, vous trouverez d'autres avis, plus enthousiastes que le mien (Ici).

Lu dans le cadre d'une opération Masse critique de Babelio

 

 

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31 mars 2021 3 31 /03 /mars /2021 23:11

Audiolib 2021 (Grasset) - lu par Guila Clara Kessous - 3 h 53

"Très souvent, dans les cas d’abus sexuel ou d’abus de faiblesse, on retrouve un même déni de réalité : le refus de se considérer comme une victime. Et, en effet, comment admettre qu’on a été abusé, quand on ne peut nier avoir été consentant ? "

Vanessa Springora nous raconte la liaison qu'elle a eue, durant toute son adolescence, avec un écrivain de 50 ans qui l'a séduite alors qu'elle n'avait que treize ans. L'auteur, qui jouissait d'une certaine notoriété, était reçu sur les plateaux de télévision pour y présenter ses romans, dont certains faisaient l'apologie de la pédophilie. Dans ces années 70-80, l'opinion publique n'était pas encore sensibilisée aux abus subis par les mineurs. Une telle complaisance des médias vis à vis d'un écrivain serait aujourd'hui inimaginable.

Ce qui est intéressant, dans le récit de Vanessa Springora, c'est "comment" l'emprise s'est mise en place. Elle décrit l'approche du prédateur, qui a agi "au nez et à la barbe" de la mère de l'autrice. La technique de séduction, inscrite dans le temps, avait mis en confiance la jeune fille et sa mère.  Il faut dire que le "terreau" était fertile. La toute jeune fille était délaissée par son père et élevée par une mère qui vivait, à trente ans, la jeunesse qu'elle n'avait pas eue. L'univers dans lequel évoluaient la mère et la fille était un milieu intellectuel qui se voulait libéré et sans tabou.

Vanessa Springora revient sur l'impact très important de cette liaison sur son adolescence mais aussi sur sa vie de femme. Un rapport compliqué avec le corps, la difficulté d'avoir adulte une sexualité épanouie mais aussi l'énorme difficulté à construire sa propre identité, tant l'influence de l'écrivain était prégnante. Il lui a fallu des années pour se décider à mettre cette histoire sur la place publique. Ne cautionnant pas le déballage de la vie privée en littérature, elle a pris le temps de réfléchir à la portée de son projet.  Son approche, factuelle et non-voyeuriste, m'a convaincue, tout comme l'interprétation audio de Guila Clara Kessous, sobre et efficace. Je suis sortie de cette écoute avec l'impression d'avoir progressé dans ma compréhension du phénomène de l'emprise, notamment dans le rapport enfant-adulte.

Un récit autobiographique percutant. 

Ce roman est en lice pour le Prix Audiolib 2021

Challenge écoutons un livre

 

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28 mars 2021 7 28 /03 /mars /2021 00:04

 

Voici le récapitulatif du challenge "écoutons un livre" du mois de mars 2021

Enna :

Là où elle repose : Kimberly McCreight

Et toujours les forêts - Sandrine Collette

La Sentence - John Grisham

La mauvaise rencontre - Philippe Grimbert

Betty - Tiffany McDaniel

La soustraction des possibles - Joseph Incardoda

 

Sylire :

Betty - Tiffany McDaniel

 

Rendez-vous le 28 avril pour les lectures d'avril.

Si vous souhaitez participer,  vous pouvez déposez vos liens au fil du mois : ici.  

 

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