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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 22:17
Audiolib 2015 (Zulma 2014) - 12 h 36 - lu par Thibault De Montalembert
Audiolib 2015 (Zulma 2014) - 12 h 36 - lu par Thibault De Montalembert

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Une fois n'est pas coutume, (vous allez comprendre pourquoi), je vous livre la quatrième de couverture :

"Martial Canterel, richissime opiomane, se laisse interrompre dans sa reconstitution de la fameuse bataille de Gaugamèles par son vieil ami Holmes (John Shylock). Un fabuleux diamant, l’Anankè, a été dérobé à Lady MacRae. Voilà donc Holmes et l’aristocratique dandy embarqués dans la poursuite du dangereux criminel. Par une mise en abyme jubilatoire, cette poursuite vient s’entrecroiser avec les aléas d’une fabrique de cigares du Périgord où, comme aux Caraïbes, se perpétue la tradition de la lecture, à voix haute, des aventures de Jean Valjean ou de Monte-Cristo. Mais la fabrique est bientôt reprise par le fondateur de B@bil Books, une usine de liseuses électroniques…

Cette folle équipée romanesque est aussi une réflexion sur l’art littéraire, doublée d’une critique radicale de la gouvernance anonyme qui nous aliène jusque dans nos bonheurs les plus intimes."

Mon humble avis :

Je vais être honnête avec vous, je n'ai pas compris grand-chose à cette histoire au point qu'il m'est difficile de la résumer. J'ai tenté de m'accrocher jusqu'à la moitié de l'écoute, luttant pour empêcher mon esprit de vagabonder, mais sans succès. Je crois que je n'ai jamais eu d'écoute aussi laborieuse. Je ne vous dirai pas que je n'ai pas réussi à me concentrer de temps en temps mais à la moindre digression, mon esprit s'échappait pour voguer vers d'autres aventures.

En échangeant avec d'autres blogueuses qui participent à ce prix, je me suis rendu compte que je n'étais pas la seule dans ce cas, ce qui m'a un peu consolée. C'est très perturbant d'être hermétique à un texte à ce point. Par curiosité, j'ai écouté les deux derniers chapitres, qui m'ont éclairée sur le lien entre les deux histoires du livre à savoir une enquête autour de la perte d'un diamant et l'histoire d'une fabrique de cigares où on lit à voix haute, aux ouvriers, des œuvres littéraires. Cette deuxième histoire aurait pu me captiver mais quand je commençais à me concentrer sur cette histoire, il était temps de passer à la seconde.

J'ai tout de même réussi à rire un peu durant mon écoute, ceux qui ont lu le livre me comprendront, il s'agit des moments où Madame Dieumerci tente de trouver des solutions à l'impuissance de son mari. Vous allez me dire : mais quel est le lien entre l'histoire de ce couple et les deux autres histoires ? On ne le saisi qu'à la fin du roman...

Je tiens à préciser que le lecteur Thibault De Montalembert n'y ait pour rien, sa prestation est parfaite, comme d'habitude.

Mon billet est un peu décousu ? Oui, sans doute, mais bien moins que ma lecture, je vous assure !

L'avis de Papillon sur la version papier qui me fait rager de ne pas avoir pu entrer dans ce livre :

"Un roman brillantissime et vertigineux que se doit de lire tout amoureux des livres".

Keisha a beaucoup aimé aussi la version papier

Lu dans le cadre du prix audiolib 2015
Lu dans le cadre du prix audiolib 2015

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Challenge rentrée littéraire 2014 (18ème)
Challenge rentrée littéraire 2014 (18ème)

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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 22:30

Cela faisait longtemps qu'il n'y avait pas eu le musique sur ce blog.

Je ne suis pas une adepte du slam mais je trouve ce texte magnifique.

On y va ?

A suivre, les paroles.

Après la nuit,

Avant le jour,

Et à travers les roselières

Après la nuit,

Avant le jour,

J'irais chercher, les hautes lumières.

Aux innocents les mains pleines,

J't'emmène lancer des médailles dans l'eau bleue des fontaines

Et cueillir à nouveau ces visions qu'on s'offrait autrefois,

Comme des couronnes.

Ces visions qu'on s'échangeait pour se dire, pour se rappeler,

Je suis veilleur, tu es musée.

Je veux sentir les feuilles de menthe craquer sous nos dents

Avec la chlorophylle qui s'échappe.

Et t'faire écouter le son de carillons qu'fait le claquement des drisses de pavillon

Contre les mâts, avec en fond le grand fracas de la mer qui rapporte,

Et au dessus la procession de cargo des nuages bas et blancs.

Je voudrais te faire rencontrer les femmes cyprines et les bolqueens

Qu'elles nous habillent de robes et de diadèmes au croisement d'Amsterdam,

Et d'la 80ème pendant que moi je te mettrais au poignet des bracelets de tissu

Qui deviendront des bracelets de fleurs, puis des rubans, puis des violons.

Je porte le blason d'mon clan,

J'l'ai désormais gravé sur la face visible de mon cœur,

Mais ça ne fait pas mal rassure toi au contraire,

J'ai fait broder nos souvenirs étincelant sur des manteaux de nuit

Qu'mon offert des frères tisserands drapiers de canut

J'ai à la main mes aussières, je suis prêt.

Après la nuit,

Avant le jour,

Et à travers les roselières

Après la nuit,

Avant le jour,

Je t'offrirai les hautes lumières.

Aux innocents les mains pleines je t’emmène plonger dans la Seine

Et nager dans les courants fort de Beauchamp,

Nager dans les rivières, remonter les ruisseaux,

Puis prendre un bain brûlant, où je laverais ta peau

Au lait d’ânesse, avant de sécher ton corps moi même

Comme avant, quand on était adolescent.

Je veux faire l'amour dans les champs, dans les clairières, dans les taxis,

Je veux faire l'amour partout, même sur les toits de Paris.

Je veux résider au creux de ton cou, et dans tes draps parfumés aux lilas,

Tandis qu'une madré enveloppé d'un châle rouge bénit nos fronts

En silence avec des croix de baume au camphre.

Je te montrerai comment décrocher les boules blanches des symphorines

Pour les éclater sous nos pieds et entre nos doigts,

Avant d'aller regarder la lumière d'un lampadaire qui rougeoie

Et qui vacille sur les berges du fleuve endormi,

Dont les risées de vent emplissent la surface.

Je veux offrir cette cigarette à ma mère,

Cette cigarette d'après la guerre et son odeur vanillé,

Je t’emmène voir le granit rose de ses îles qu'on ne peut pas déplacer

Mais c'est pour nous protéger,

Je t'emmène tout rejouer, peut être tout perdre,

Mais peut être aussi tout rafler, tout braquer, tout gagner

Après la nuit,

Avant le jour,

Et à travers les roselières

Après la nuit,

Avant le jour,

Je t'offrirai les hautes lumières.

Aux innocents les mains pleines je t'emmène voir

Taulet, Cavour, Sienne et Navone,

Toucher la faïence des rues de Lisbonne,

Et le marbre blanc, lisse et brillant des palais.

Je veux entendre les Salam des chauffeurs,

Et qui nous crie, les enfants je vous emmène à Orléans si ça vous plait.

Je veux t'offrir le tintement des couverts d'argent contre le cristal

Et les mots précieux des miens.

Je veux écouter les histoires des anciens encore et encore,

Ces histoires millénaires qui renaissent,

On s'est connu y a trois mille ans, on se retrouve maintenant,

Et nos enfants feront de même.

Je t'emmène loin des griffes de la colère, loin des regrets, loin des nausées,

Je t'emmène loin de la barbarie et des odeurs de kérosène brûlé,

Je t'emmène courir après des filles, après des garçons, après des rêves,

Et contempler les vivants, ces gens qu'on croise parfois

Et qui nous font tomber amoureux pour deux, pour trois.

On doit encore parcourir la terre,

On doit trouver cent mille sœurs et cent mille frères,

Pour plus jamais être seul dans les cimetières,

Alors sur la colline du Palatin, par dessus les dômes byzantins

Bientôt nous serons postés, nous armerons nos flèches de diamants,

Pour devenir sagittaires et décrocher, les hautes lumières

Après la nuit,

Avant le jour,

Et à travers les roselières

Après la nuit,

Avant le jour,

Je t'offrirai les hautes lumières.

Après la nuit,

Avant le jour,

Et à travers les roselières

Après la nuit,

Avant le jour,

Je t'offrirai les hautes lumières.

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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 22:37
Âme graphique - Délicatesse (11)

Pour ce nouvel épisode de l'atelier "Âme graphique", c'est le mot "délicatesse" qu'il convient d'illustrer. J'aime ce mot, au sens propre comme au sens figuré.

En regardant autour de moi dans la maison, à la recherche d'une idée, mes yeux se sont posés sur cette orchidée : la délicatesse de la fleur, du geste de la personne qui me l'a offerte et, en arrière-plan, celle de la porcelaine ancienne dans le buffet.

Ma photo de la semaine n'est pas très originale. Peut-être bien que mes camarades auront fait preuve de plus de créativité...Allons faire un tour chez le petit carré jaune.

Âme graphique - Délicatesse (11)

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 22:30
Allary Editions 2015 - 159 pages
Allary Editions 2015 - 159 pages

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L'arabe du futur - Riad Sattouf (BD)

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Le sous-titre de ce livre, "Une jeunesse au Moyen-Orient 1978 - 1984" résume le thème de cet ouvrage. L'auteur nous plonge dans son enfance, entre la Libye et la Syrie, pays dans lesquels il a vécu enfant. Nous découvrons deux pays sous le joug de dictateurs, c'est le règne de Kadhafi en Libye et celui d'Hafez-El-Assad en Syrie. La mère de l'auteur est française, son père syrien. Le petit Riad est blond aux yeux bleus, autant dire qu' il ne passe pas inaperçu en Moyen-Orient.

L'auteur nous propose un portrait assez désastreux de ces pays et leurs habitants : pauvreté, saleté, violence, obscurantisme... Le moins que l'on puisse dire c'est que ses yeux d'enfants n'ont pas capté grand-chose de positif de ces années-là. L'auteur n'offre pas non plus de ses parents une image très positive : une mère effacée, un père sans doute cultivé et lettré mais qui surprend par son manque d'esprit critique. Quant au petit Riad, sa couleur de cheveux ne lui facilite pas l'existence. Quand il revient en France pour les vacances, chez sa grand-mère bretonne, il ne serait pas fâché d'y déposer définitivement ses valises. Mais il faut repartir en Syrie ou l'attend l'école, censée faire de lui "un arabe du futur".

J'ai bien aimé découvrir cet album autobiographique bien qu'il verse un peu, me semble-t'il, dans la caricature. Les souvenirs de Riad ont peut-être été revisités par l'adulte qu'il est devenu et qui porte un regard sans concession sur le Moyen-Orient qu'il a connu ? Les syriens et les libyens en prennent plein la tête. Je ne suis pas en mesure de savoir si c'est exagéré ou non. Même les enfants sont présentés, pour la plupart, comme violents et cruels. En revanche le petit Riad est attachant et nous le suivons bien volontiers dans sa vie quotidienne et ses jeux d'enfant.

L'arabe du futur - Riad Sattouf (BD)

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Un regard assez dérangeant sur le Moyen Orient des années 80.

Lu dans le cadre de "La BD fait son festival" organisé par Price Minister à l'occasion du 42ème festival d'angoulême, où "L'arabe du futur" a obtenu le Prix du meilleur Album.

Note attribuée : 14/20

L'arabe du futur - Riad Sattouf (BD)

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Cette semaine, c'est chez Stephie
Cette semaine, c'est chez Stephie

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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 22:21
Audiolib 2015(Buchet/Chastel août 2014) - 3 heures d'écoute - Lu par Marie-Christine Barrault
Audiolib 2015(Buchet/Chastel août 2014) - 3 heures d'écoute - Lu par Marie-Christine Barrault

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"Dans les fermes où on se fait la guerre entre vieux et jeunes, c'est dur pour l'ouvrier qui se trouve sans savoir de quel côté se tourner quand l'un a dit blanc, l'autre noir. Joseph en a séparé des pères et des fils, ou des frères, ça s'empoignait au fond de l'étable ou à la grange juste à côté de la trappe ouverte sur un escalier bien raide, il a reçu des coups perdus et ensuite on l'a regardé de travers parce qu'il avait vu ce qui doit rester caché dans le secret des familles".

Joseph est un ouvrier agricole "à la mode d'autrefois". Il vit chez ses patrons mais sait se montrer discret. Tout en étant gentil avec lui, les propriétaires de la ferme gardent leurs distances. Ce sont de bons patrons mais chacun reste à sa place. Marie-Hélène Lafon nous raconte la vie quotidienne de Joseph dans cette ferme de Cantal, ce qu'il voit et ce qu'il devine. Peu à peu se dresse le portrait un homme simple dont la vie intérieure est moins banale qu'il n'y parait. Joseph vit avec ses souvenirs d'enfance, avec ceux qui lui restent de Sylvie, la femme qu'il a aimée autrefois. Joseph pense aussi à sa mère, qui est partie vivre dans le sud de la France avec son frère aîné, l'abandonnant à son sort. Des blessures au cœur, il en a eu son compte, qu'il a tenté de noyer dans l'alcool, ce n'était pas une bonne idée. Désormais serein pour aborder la dernière ligne droite de sa vie, il profite des petits plaisirs qui s'offrent à lui et admire la campagne qu'il aime tant.

« les gens et les bêtes mouraient mais pas les prés, pas les terres, pas la rivière, tout se conservait et il avait beaucoup à penser. La Santoire, par exemple, il était né au bord, il avait vécu là, pas loin, dans sa vallée ou autour, il l’avait entendue souvent la nuit et connaissait toutes ses saisons, un peu comme si elle avait coulé à l’intérieur de lui. »

Vous l'aurez compris "Joseph" n'est pas un livre d'action. Certains trouveront qu'il ne se passe pas grand chose. Ce n'est pas mon cas. C'est un monde révolu que fait revivre Marie-Hélène Lafon et elle le fait fort bien, avec une écriture précise et travaillée. On sent que chaque mot est pesé et bien à sa place. Marie-Christine Barrault a le ton qui convient parfaitement à ce texte, son interprétation est irréprochable. A la fin du CD, Audiolib propose un entretien avec l'auteure, dans lequel nous apprenons que Marie-Hélène Lafon s'est inspirée de la nouvelle de Flaubert "Un coeur simple". J'avais effectivement fait le rapprochement entre les deux textes. Comme la "Félicité" de Flaubert, le "Joseph" de Marie-Hélène Lafon est une personne douce et attachante qui mérite largement un détour littéraire.

Un petit roman touchant et d'une grande pudeur.

Allons voir ce qu'en ont pensé Leiloona et Sophie avec qui je partage cette lecture. Vous verrez, deux avis bien différents.

Lu dans le cadre du Prix AUDIOLIB 2015

Joseph - Marie-Hélène Lafon (audio)

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Joseph - Marie-Hélène Lafon (audio)

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 22:25
19 h 05 - audioblib 2014 (Albin Michel 2014)
19 h 05 - audioblib 2014 (Albin Michel 2014)

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L'histoire commence en Birmanie durant la seconde guerre anglo-birmaine (1852). Le sergent Bowman, de la Compagnie des Indes Orientales, a choisi ses hommes pour une mission secrète qui va virer au cauchemar. Les anglais de son expédition vont être capturés et torturés. Seuls une dizaine de ces hommes, et parmi eux Bowman, auront la vie sauve. De retour à Londres, le sergent tente de survivre en s'étourdissant à coup d'opium et d'alcool. Un évènement va le sortir de son abrutissement : la découverte d'un corps mutilé dont il reconnait la signature : il s'agit de l'un de ses ex-compagnons en Birmanie. Il sait dès lors qu'il n'a d'autre solution que celle de partir à la recherche des neuf hommes qu'il a perdus de vue. Ses recherches débutent à Londres puis nous entrainent dans le nouveau monde.

Voilà un livre que je n'aurais jamais lu s'il ne s'était pas trouvé dans la sélection du prix Audiolib et j'ai bien failli déclarer forfait avant la fin de la première partie, beaucoup trop sanglante et violente à mon goût. La deuxième partie m'a intéressée davantage et notamment la description de Londres, en proie à l'épisode de "la grande puanteur", une période de l'histoire anglaise que je ne connaissais pas. C'est au cours de cette seconde partie, que la première femme du roman fait son apparition, humanisant le récit (et surtout Bowman). A partir de là, mon intérêt pour l'histoire est allée crescendo. La reconstruction de Bowman est intéressante à suivre et l'histoire ne manque pas de rebondissements.

Roman d'aventure, western, thriller, ce livre brasse tous les genres. Je dirais même qu'à la fin du roman, l'histoire a un petit quelque chose de "la petite maison dans la prairie". Je ne regrette donc pas de m'être accrochée car au final j'ai passé un bon moment. Si j'ai réussi à être patiente, c'est sans nul doute grâce au lecteur, vraiment excellent. J'ai écouté un certain nombre de livres audio et découvert de très bons lecteurs mais peut-être bien que Philippe Alard est le meilleur d'entre eux. Il m'a époustouflée en modulant sa voix pour interpréter les différents personnages, sans forcer le trait et en donnant l'illusion qu'il y a plusieurs lecteurs. 

Ce n'était pas gagné, mais j'ai aimé (avec un bémol pour le début) !

Je partage une lecture commune avec Saxaoul et Sophie

Trois mille chevaux vapeur - Antoine Varenne (audio)

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 22:00
Âme graphique - Epaule (10)

Voici ma participation à l'atelier "Âme graphique" du Petit Carré Jaune. Le mot à illustrer était "Épaule" et j'ai tout de suite eu l'idée de prendre cette photo. Il s'agit de mes trois trésors. Ils ne vivent plus sous le même toit mais sont ravis de se retrouver quand ils le peuvent. J'aime leur complicité et l'idée qu'ils pourront s'épauler tout au long de leur vie. Je l'espère...

vous pouvez cliquer sur la photo pour l'agrandir.

Allez jeter un œil sur les autres épaules chez "le petit carré jaune " !

Âme graphique - Epaule (10)

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 18:01

Le thème du mois d'avril est "le roman d'aventure" (aventure au sens large).

Voici les billets :

Géraldine : Les enfants de l'aube - Patrick Poivre d'Arvor

Saxaoul : trois mille chevaux vapeur - Antoine Varenne

Sylire : trois mille chevaux vapeur - Antoine Varenne

Enna : le vieux qui lisait des romans d'amour - Luis Sepuldeva

Sandrine : Constellation - Adrien Bosc

Manika : indigo - Catherine Cusset

A propos de livres : Yeruldelgger - Ian Manook

Valérie : trois mille chevaux vapeurs

Au mois de mai, je vous propose de présenter un livre dont vous avez trouvé le lecteur (ou la lectrice) particulièrement bon. Ce sera l'occasion de rendre hommage aux lecteurs, qui comptent pour beaucoup dans la réussite d'un livre audio.

Écoutons un livre au mois d'avril 2015

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 22:30
 Audiolib 2014 (Albin Michel)- 6 h 53 - lu par Gregori Baquet et Georgia Scalliet
Audiolib 2014 (Albin Michel)- 6 h 53 - lu par Gregori Baquet et Georgia Scalliet

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« Quand votre vie privée est foutue, quand votre famille s’est délitée et que votre vie sociale est en train de disparaître, vous savez que vous entrez dans le noir. L’indiscutable. Celui où on ne se retrouve plus. Alors, oui. Peut-être que ça a été le déclencheur »

Antoine, la quarantaine, est un expert en assurance chargé de détecter les fausses déclarations. Il est marié à Nathalie, avec laquelle il a eu deux enfants, Léon et Joséphine. Le roman commence par une longue lettre à Léon dans laquelle il raconte notamment son enfance, marquée par un drame qui a brisé sa famille. Mal dans sa peau, il est fragile psychologiquement. La suite des évènements nous montrera à quel point il est perturbé. Dans la seconde partie, nous sommes au Mexique,  Antoine a changé de vie, contraint et forcé. La troisième et dernière partie est constituée du journal de Joséphine (la fille d'Antoine). Elle tente de se reconstruire après le traumatisme qu'elle a subi.

J'avais déjà lu ce livre en version papier avant d'apprendre qu'il serait dans la sélection du prix Audiolib. Je n'avais pas rédigé de billet, incapable de me déterminer sur cette histoire qui m'avait mis mal à l'aise plutôt qu'autre chose. Je me suis dit qu'une relecture audio me permettrait peut-être de mieux la cerner. Hélas, j'ai eu exactement le même ressenti que la première fois. 

J'ai trouvé le personnage principal geignard et pleurnichard et à aucun moment je n'ai eu de l'empathie pour lui. Je sais qu'on ne se remet pas toujours des blessures de l'enfance mais j'ai trouvé que l'auteur en rajoutait, entrainant ses lecteurs dans une histoire glauque et presque malsaine. J'ai bien aimé toutefois la relation entre Antoine et sa jeune soeur Anna, empreinte de douceur et de tendresse. 

Je n'ai pas apprécié le style de l'auteur et notamment les phrases courtes et hachées de la première partie. Une autre particularité du livre m'a agacée, le fait de scander des prix à longueur de récit : la valeur d'une vie, le prix d'une consultation chez le psy, celui d'un costume...  J'ai trouvé le procédé lourd et répétitif. Autre bémol, la fin de l'histoire, que j'ai trouvée irréaliste. Le retournement de situation est bien trop soudain pour être crédible

L'interprétation audio ne m'a pas fait apprécier davantage le roman que la version papier. La voix masculine m'a agacée, à l'image du texte. J'ai trouvé la voix féminine assez surprenante au départ, mais au final je trouve qu'elle sonne assez juste. C'est d'ailleurs la partie du roman que j'ai préférée.

"On ne voyait que le bonheur" est sans nul doute un texte percutant, qui a trouvé son public, mais je n'en fais pas partie.

 

Sur la version audio

les avis de Sandrine et Sophie (avec lesquelles je partage une lecture commune)

Ceux de Enna - Estelle - Bladelor - Laure

 

L'avis de Gambadou (version papier)

 

lu dans le cadre du Prix Audiolib

On ne voyait que le bonheur - Grégoire Delacourt (audio)

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On ne voyait que le bonheur - Grégoire Delacourt (audio)

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 22:43
Actes Sud 2015 - 250 pages
Actes Sud 2015 - 250 pages

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Nous sommes à Haïti quelques jours avant le tremblement de terre de 2010. Lucine vient d'arriver à Port Au Prince pour annoncer le décès de sa jeune soeur Nine, morte dans de mystérieuses circonstances après avoir été enlevée par un esprit. Nous sommes dans la culture vaudou, les esprits cohabitent avec les vivants. Le ton est donné, le surnaturel va s'inviter au détour des pages.

Lucine retrouve assez vite Saul, un jeune homme qu'elle avait côtoyé pendant ses études, quelques années auparavant. Saul militait avec elle et leur groupe d'amis, pour l'indépendance d'Haïti. D'autres personnages entrent en scène au fil de l'histoire comme cette jeune fille des quartiers riches, malade et condamnée ou ce chauffeur de taxi au passé douteux. Il y a aussi le vieux Tess, qui vit dans un ancien bordel où se regroupe une bande d'amis. Nous découvrons tour à tour ces personnages, jusqu'à ce que ta catastrophe ne les arrache à leur vie quotidienne. Certains s'en sortiront, d'autres non, mais la frontière entre les vivants et les mots restera floue jusqu'au bout...

"Danser les morts" n'est pas un roman dans lequel on entre aisément. Les personnages sont énigmatiques, la culture vaudou conditionne les comportements des vivants et donne aux morts une place de choix. J'ai accepté cet aspect du livre sans trop de difficultés mais la fin de l'histoire m'a déconcertée car le surnaturel prend complètement le dessus. J'aurais préféré une fin plus ancrée dans la réalité. Je reconnais toutefois des qualités à ce roman au charme envoûtant. L'écriture est irréprochable et j'ai apprécié la façon originale d'évoquer le tremblement de terre.

Un avis en demi-teinte, donc, en ce qui me concerne. 

L'avis de L'irrégulière - Mr Canel - Leiloona

Le dans le cadre du Prix Relay

Danser les ombres - Laurent Gaudé

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