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Chers visiteurs, bonjour !

Vous êtes sur le blog d'une lectrice passionnée qui aime partager ses lectures. N'hésitez pas à laisser un commentaire, que vous soyez vous-même blogueur ou pas. Vous pouvez aussi me contacter : sylir@orange.fr 

 

"Nous sommes dispersés sur le globe mais la littérature nous tisse des liens. Gens de même lecture, gens de même questionnement, gens de même sensibilité au monde, gens de même révolte, gens de même quête. Par le livre, on se trouve des dénominateurs communs et on se reconnaît, au delà des petits tiroirs identitaires". Citation de Fatou Diome dans "le vieil homme sur la barque"

 

Pour connaître un peu mieux la lectrice que je suis : Ici ou  

Mardi 16 septembre 2014 2 16 /09 /Sep /2014 00:46

 

Audiolib 2013 (version papier : Sonatine)

 Lu par Odile Cohen et Julien Châtelet - 18 heures d'écoute 

Nick et Amy forment un couple apparemment uni. Le jour du cinquième anniversaire de leur mariage, Amy disparaît de façon inquiétante. Assez vite, Nick est considéré par la police comme le principal suspect. Manifestant assez peu d'inquiétude, il adopte un comportement assez désinvolte. Tour à tour Nick et Amy prennent la parole pour parler de leur histoire. Les langues se délient, les masques tombent et les vrais visages de Nick et d'Amy apparaissent peu à peu au lecteur. 

"Les apparences" est un thriller plein de surprises et de rebondissements. L'humour (noir) est principalement incarné par le personnage de Nick. L'intrigue est diabolique. Le couple se trouve embarqué dans une sorte de poker menteur, sous les yeux d'une police incompétente et d'une opinion publique manipulée par les médias (ce qui ne nous surprend pas vraiment : nous sommes aux Etats-Unis).  

Sous une apparente légèreté, ce roman analyse le processus de la relation toxique. Connait-on vraiment la personne que l'on épouse ? Pourquoi avons nous choisi ce type de personne et peut-on fuir avant qu'il ne soit trop tard ?

Comme souvent dans les thrillers, la crédibilité laisse un peu à désirer. L'incompétence de la police est assez incompréhensible, par exemple. Mis à part ce petit bémol, c'est un livre audio que j'ai adoré retrouver chaque jour dans ma voiture pour aller travailler, ou à tout autre moment de la journée, dès que j'avais cinq minutes devant moi. Les lecteurs sont excellents et l'alternance des voix féminine et masculine est particulièrement appréciable dans ce type de construction.

Sur la version audio, les avis de : Enna - Sandrine

free-road-trip-games-audio-bookLu dans le cadre de "écoutons un livre" chez Valérie (lien à suivre)


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 Ce livre rentre également dans le cadre du mois américain organisé par Titine.

 

 

 

 

 

Et dans mon challenge 'j'ai rêvé New York" car une partie de l'histoire se passe à NY.


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Lundi 15 septembre 2014 1 15 /09 /Sep /2014 00:40

Babel - Lemeac (1995) - 286 pages

Voilà bien longtemps que je voulais découvrir Michel Tremblay, l'un des auteurs québécois les plus connus en France. J'ai choisi ce titre parmi d'autres car il est le premier tome d'un cycle : "Les Chroniques du Plateau Mont-Royal", dont j'avais entendu parler à de nombreuses reprises, notamment par nos amies blogueuses québécoises.

"La grosse femme d'à côté" nous entraîne dans un quartier populaire de Montréal, la journée du 2 mai 1942. Nous suivons les habitants du Plateau Mont-Royal dans leur quotidien. Une famille se place au centre de cette chronique, celle de la vieille Victoire qui, bien que quasi-impotente, a toujours le dernier mot dans la maison. Autour d'elle, ses enfants et petits-enfants. Cette famille habite un quartier haut en couleur avec ses querelles de voisinages et ses petites histoires, ancrées dans la grande histoire. Nous sommes en 1942, en pleine guerre mondiale. Une guerre suivie de loin par un pays qui subit les évènements sans se sentir vraiment concerné.

Les dialogues sont relatés en langue orale, ce qui permet, en quelque sorte, de lire "avec l'accent". Une petite idée de ce que cela peut donner : « Vous parlez tu-seule, à c't'heure ? » Rose se tenait dans la porte, la bouilloire à la main. « J'ai toujours parlé tu-seule parce que j'ai jamais rencontré parsonne d'assez intéressant pour y parler vraiment. » Mais l'effort de déchiffrage freine un peu la lecture, ce sera mon bémol. Un demi bémol toutefois car le texte perdrait une partie de son charme sans ces dialogues.

L'auteur met l'accent sur le regard que l'on portait à l'époque sur la maternité.  : "Et quand une femme « un peu trop enceinte » passait dans la rue Mont-Royal, les regards se détournaient comme si elle avait été un objet obscène, honteux, et il se trouvait toujours une grenouille de bénitier ou un mangeux de balustres pour lui dire : « Le dernier mois, d’habetude, les femmes restent chez eux… Cette année-là, à Montréal, de nombreuses femmes se trouvèrent enceinte. Certaines naissances étaient sans nul doute une stratégie mise en place par les couples pour éviter les départs à la guerre. L'héroine "malgré elle" de cette histoire est la belle-fille de Victoire, "la grosse dame". Elle fait partie de ces femmes honteuses d'être enceintes, et ce d'autant plus qu'elle a 42 ans, un âge déplacé à l'époque pour attendre un bébé.

J'ai bien apprécié l'ambiance de ce roman, avec son humour sous-jacent, sa petite touche de fantastique, ses personnages hauts en couleur et ses dialogues pittoresques. Mais je n'ai pas trouvé la lecture très aisée : de nombreux personnages, une histoire qui n'en est pas vraiment une, une lecture ralentie par les dialogues québecois... Une découverte intéressante mais je ne suis pas cetaine de lire les opus suivants.

Avez vous un autre livre de l'auteur à me conseiller en dehors de ce cycle ?

      Lu dans le cadre de "Québec en septembre"

Hélène a lu le même titre 



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Vendredi 12 septembre 2014 5 12 /09 /Sep /2014 00:13

Audiolib 2014 (Actes Sud 01/14) Lu par Chloé Lambert - 7 h 41 d'écoute

Pour ceux et celles qui n'auraient pas entendu parler de ce livre (on ne sait jamais), voici un bref résumé de cet "OVNI" qui n'est ni un roman, ni une biographie, ni un documentaire...

La petite communiste qui ne souriait jamais n'est autre que Nadia Comaneci, la célèbre gymnaste née au début des années 60 qui époustoufla les téléspectateurs du monde entier en réussissant un sans-faute mémorable aux olympiades de Montréal, en 1976. Souvenez-vous (ou découvrez- le si vous n'avez pas l'âge de l'avoir vu à la télévision à l'époque).

 

Lofa Lafon nous raconte comment cette jeune fille de 15 ans est parvenue à un tel exploit. Nous sommes alors en Roumanie, en plein régime communiste. Le sport est encouragé par les pouvoirs publics qui s'en servent comme vitrine aux yeux du monde. Nadia Comaneci est le produit d'un entraineur opiniâtre et prêt à tout pour conduire ses "élues" au podium. La jeune fille est consentante. Elle accepte les règles du jeu, les privations, l'abandon des plaisirs de son âge. Elle est ambitieuse et déterminée. La partie du livre concernant l'entrainement des jeunes filles et les compétitions sportives est celle qui m'a le plus intéressée. J'ai bien aimé également l'évocation du contexte de l'époque : le régime communiste, les Ceausescu, les relations de la Roumanie avec le reste du monde.

Ce qui m'a gênée, ce sont les parties où l'auteure imagine un dialogue entre elle-même et la gymnaste. Lola Lafon  précise clairement dans la préface que ces échanges sont fictifs mais le résultat est troublant. Par ailleurs, la Nadia Comanenci des conversations ne respire pas la sincérité. Elle entretient une certaine confusion dans le déroulement de sa vie. C'est voulu par l'auteure pour montrer qu'il subsiste des zones d'ombre au tableau, qu'il n'y a pas une seule et même interprétation de ce qui s'est passé en Roumanie à l'époque, mais je ne me suis pas sentie à l'aise avec ce procédé. Ces dialogues reflètent-ils l'état d'esprit de la gymnaste, ou pas du tout ? Je me suis demandé comment les dialogues étaient retranscrits dans la version papier. Peut-être apparaissent-ils en italique, marquant la frontière entre le réel et le supposé ? Avec la version audio, je n'ai pas suffisamment senti cette séparation.

En dépit de ces bémols, c'est une écoute globalement intéressante.

Une écoute commune avec Enna - Sandrine - Saxaoul - Liliba 

Je remercie la copine qui m'a prêté ce livre.

photo (15)


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Mercredi 10 septembre 2014 3 10 /09 /Sep /2014 00:04

Voilà un petit moment que je voulais découvrir cette série BD.

Le mois Québécois était l'occasion rêvée...

Quelques mots sur les auteurs :

En général, quand on trouve deux auteurs sur une quatrième de couverture de BD, l'un a fait les dessins, l'autre les textes. Ici, ce n'est pas les cas, les deux ont dessiné et écrit, formant une sorte d'auteur virtuel. Leur méthode de travail est expliquée au début de chaque tome.

 

Tome 1 : Marie

Dans le 1er opus, le décor est planté. Nous sommes dans un petit village de la campagne québécoise, dans les années 20. Le livre commence par la mort de Félix, le propriétaire du magasin général du village. Sa femme Marie se trouve seule à la tête du commerce. Félix, bien que mort, intervient de temps en temps "off" pour commenter, du ciel, les évènements du village. Ses interventions font souvent sourire. Nous découvrons, au fil du roman, les habitants du village et clients du magasin : le curé, les fermiers des alentours...

L'opus précédent se termine par l'arrivée d'un dénommé Serge dans le village. En panne de moto, il trouve refuge chez Marie. Cette dernière, bien seule depuis la mort de son mari, voit d'un bon oeil l'arrivée dans sa vie de cet homme gentil, prévenant et serviable, bien que gardant les distances qui s'imposent dans la situation de son hôtesse. Serge parvient assez vite à se faire accepter dans le village. Seul le mort semble émettre des réserves sur le nouveau venu : "Ca fait qu'à c'heure, il est devenu indispensable". Paraît qu'on peut plus tuer un cochon sans lui.... Dans la vie j'ai peut-être pas appris grand-chose, mais je connais les hommes et je pense qu'avec ce grand escogriffe-là, vous êtes tous sur le bord de vus faire enfirouaper" Et, toi Marie, toi... tu as les yeux qui brillent..."

Dans le 3ème tome, la situation se renverse. Serge, qui s'était imposé dans le village par sa gentillesse, se trouve dans une très mauvaise posture (et son hôtesse avec). En effet, les hommes du village, absents au moment de l'arrivée de Serge au village (ils étaient en "campagne d'hiver" pour couper du bois dans la forêt), viennent de rentrer et voient d'un très mauvais oeil cet homme qui a su trouver sa place dans le village durant son absence... Par représailles envers Marie, qui le protège, ils boycottent le magasin général. Je ne vous en dis pas plus sinon que la fin réserve une petite surprise...

Conclusion :

Les dessins sont sympathiques et assez drôles (une mention spéciale pour le curé). Les dialogues sont savoureux, avec un bon dosage de parler québécois. Certaines expressions m'ont bien amusée comme les "ti-culs" pour parler des enfants par exemple. Ne pouvant en aucun cas laisser Serge, Marie et tous les autres continuer leurs aventures sans moi, il me faut maintenant lire la suite !

Une série BD qui met de bonne humeur !

Lu dans le cadre d'une lecture commune pour Québec en septembre


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Lundi 8 septembre 2014 1 08 /09 /Sep /2014 00:50

 

Edition de l'Olivier - 191 pages - mai 2014

Il m'est arrivé une chose étrange avec ce recueil de nouvelles... Les quatorze histoires qui le composent ont refusé de s'imprimer dans ma mémoire. Au fil de ma lecture, sitôt lues, Sitôt oubliées. J'ai fini hier soir les deux dernières nouvelles et ce sont les seules dont je me souvienne (et encore, en faisant un effort). La 4ème de couverture parle de nouvelles étourdissantes. D'une certaine façon, c'est le cas en ce qui me concerne !

En dehors du fait que je les ai oubliées au fur et à mesure, je n'ai rien à reprocher à ces nouvelles, lues avec plaisir (mais un poil d'agacement tout de même de les oublier si vite). Pour écrire ce billet j'ai relu certains passages en cherchant des points communs à ces histoires. Ce qui saute aux yeux, c'est qu'elles sont écrites à la première personne du singulier. Le narrateur raconte un épisode de sa vie où il a pris conscience de l'absurdité de son existence ou du "caillou dans la chaussure" qui le gênait pour avancer dans la vie. Certaines nouvelles sont à la limite du surnaturel, d'autres sont plus réalistes. Les narrateurs ont souvent un humour "pince sans rire". 

Un extrait de la dernière nouvelle, qui donne son titre au recueil et le ton des nouvelles :

"Et toi tu fais quoi dans la vie ?

- Je suis historienne.
- Ah, prof d'histoire? (Léger soupir désabusé dans la voix.)
- Non, enfin, j'enseigne, mais je fais surtout de la recherche. (L'interlocuteur bâille, il a envie de changer de conversation, peut-être va-t-il prétexter l'urgence d'aller remplir nos verres.) J'organise des colloques.
- Ah ouais, sur quoi?
- Sur la Shoah."
Et là, il se passait quelque chose. Quelque chose d'atroce. La tête que faisaient les gens quand je leur disais ça était un évènement en soi, une œuvre, un kaléidoscope. La grimace n'était pas toujours la même. Sa variété constituait une menace. Parfois je pensais à faire un catalogue. Irais-je jusqu'à l'exposition? me demandais-je. Je me promènerais alors avec un appareil photo et, au moment où je décocherais ma réponse, j'appuierais sur le déclencheur. L'exposition aurait pour titre : La tête que font les gens quand je leur dis que je travaille sur la Shoah.

Un recueil agréable à lire, une jolie plume mais pourquoi n'ai-je pas réussi à retenir ces histoires ? 

Les avis (très positifs) de Clara - Cathulu

Merci à entrée livre pour ce partenariat.

 


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