Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Chers visiteurs, bonjour !

Vous êtes sur le blog d'une lectrice passionnée qui aime partager ses lectures. N'hésitez pas à laisser un commentaire, que vous soyez vous-même blogueur ou pas. Vous pouvez aussi me contacter : sylir@orange.fr  ou aller faire un tour sur ma page Facebook : ici

 

Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 23:30
Allary Editions 2015 - 159 pages
Allary Editions 2015 - 159 pages

.

L'arabe du futur - Riad Sattouf (BD)

.

Le sous-titre de ce livre, "Une jeunesse au Moyen-Orient 1978 - 1984" résume le thème de cet ouvrage. L'auteur nous plonge dans son enfance, entre la Libye et la Syrie, pays dans lesquels il a vécu enfant. Nous découvrons deux pays sous le joug de dictateurs, c'est le règne de Kadhafi en Libye et celui d'Hafez-El-Assad en Syrie. La mère de l'auteur est française, son père syrien. Le petit Riad est blond aux yeux bleus, autant dire qu' il ne passe pas inaperçu en Moyen-Orient.

L'auteur nous propose un portrait assez désastreux de ces pays et leurs habitants : pauvreté, saleté, violence, obscurantisme... Le moins que l'on puisse dire c'est que ses yeux d'enfants n'ont pas capté grand-chose de positif de ces années-là. L'auteur n'offre pas non plus de ses parents une image très positive : une mère effacée, un père sans doute cultivé et lettré mais qui surprend par son manque d'esprit critique. Quant au petit Riad, sa couleur de cheveux ne lui facilite pas l'existence. Quand il revient en France pour les vacances, chez sa grand-mère bretonne, il ne serait pas fâché d'y déposer définitivement ses valises. Mais il faut repartir en Syrie ou l'attend l'école, censée faire de lui "un arabe du futur".

J'ai bien aimé découvrir cet album autobiographique bien qu'il verse un peu, me semble-t'il, dans la caricature. Les souvenirs de Riad ont peut-être été revisités par l'adulte qu'il est devenu et qui porte un regard sans concession sur le Moyen-Orient qu'il a connu ? Les syriens et les libyens en prennent plein la tête. Je ne suis pas en mesure de savoir si c'est exagéré ou non. Même les enfants sont présentés, pour la plupart, comme violents et cruels. En revanche le petit Riad est attachant et nous le suivons bien volontiers dans sa vie quotidienne et ses jeux d'enfant.

L'arabe du futur - Riad Sattouf (BD)

.

Un regard assez dérangeant sur le Moyen Orient des années 80.

Lu dans le cadre de "La BD fait son festival" organisé par Price Minister à l'occasion du 42ème festival d'angoulême, où "L'arabe du futur" a obtenu le Prix du meilleur Album.

Note attribuée : 14/20

L'arabe du futur - Riad Sattouf (BD)

.

Cette semaine, c'est chez Stephie
Cette semaine, c'est chez Stephie

.

Partager cet article
Repost0

commentaires

V
j'ai été bien plus généreuse dans la note attribuée! Je me suis vraiment prise de passion pour ce bouquin malgré les défauts que tu révèles. Je respecte le point de vue de l'auteur.
Répondre
S
Cet album fait manifestement débat, je ne vais me jeter dessus.
Répondre
L
elle m'intrigue cette BD, mais je sais pas, ça coince...
Répondre
S
@Lasardine : il faut que tu te fasses ta propre opinion !
C
Dérangeant, c'est le mot. Comme toi j'ai bien aimé (https://leslecturesdecaro.wordpress.com/2015/03/04/larabe-du-futur/) et je lirai la suite quand elle se présentera, mais j'ai été dérangée par les portraits violents et cruels que dresse l'auteur. Oui, c'est un livre qui divise, mais c'est ça aussi qui est intéressant dans les lectures des blogueurs !
Répondre
S
@Caro : oui, c'est intéressant quand un livre suscite un débat comme avec cette BD.
O
Ce sont tous ces contrastes dérangeant qui sont comme intéressant à lire. Je n'ai pas publié d'article sur mon blog, mais j'ai bien l'envie de lire la suite...
Répondre
S
@Oliv : je lirai la suite également si l'occasion se présente. Comme toi, j'aime bien les livres qui ne font pas l'unanimité.