Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Chers visiteurs, bonjour !

Vous êtes sur le blog d'une lectrice passionnée qui aime partager ses lectures. N'hésitez pas à laisser un commentaire, que vous soyez vous-même blogueur ou pas. Vous pouvez aussi me contacter : sylir@orange.fr  ou aller faire un tour sur ma page Facebook : ici

 

Blogoclub

Le blogoclub a changé de mains mais pas d'adresse mail

lecturecommune@yahoo.f

 

 

2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 09:12
Janvier 2016 - 96 pages
Janvier 2016 - 96 pages

Un soir d'hiver à Venise, devant la basilique de la Place Saint Marc, la romancière se trouve face à un tas de chiffons qui gêne l'entrée. L'effroi la gagne quand elle réalise qu'il s'agit d'un être humain. "A moins de vingt mètres de votre main, on protège les mosaïques avec des tapis, pendant que vous restez à même le sol par moins cinq degrés".

Ce genre d’effroi, nous l'avons tous eu. Notre conscience nous a titillés un moment mais nous avons continué notre chemin, impuissants et honteux. Au mieux, nous avons donné quelques pièces avant de tourner la tête dans une autre direction.

Je ne vis pas dans un lieu ou je suis confrontée au quotidien à cette misère. Mes enfants n'ont pas côtoyé des "pauvres" en allant à l'école chaque matin. La narratrice, en revanche, doit passer devant des mendiants chaque jour. Elle tremble à l'idée que bientôt, il s'habituera comme nous tous à ce triste spectacle.

"Le chemin de l'école redevient une cour des miracles que pas un enfant ne devrait traverser. Pour grandir, il lui faudra d'abord regarder le malheur dans les yeux. Tout comme ses parents, il s'y habituera vite, et arrivera le moment où la misère le dépassera.

Elle est où l'humanité ?"

Pour la dame de Venise, pour son enfant, pour nous tous, Isabelle Desesquelle a rédigé ce petit texte poétique, comme une bouteille à la mer. Cette bouteille je l'ai ouverte mais que vais-je faire du message que j'y ai trouvé ? Le faire suivre, le cœur lourd, en vous encourageant à faire de même. Ce n'est que par une prise de conscience collective qu'un jour, peut-être, les choses bougeront.

Une centaine de pages qui en disent long sur l'inhumanité de notre monde. Un récit lucide mais non moralisateur, à mettre dans toutes les mains.

D'autres messagers : Le petit carré jaune - Mirontaine - Valérie

Merci aux Editions Belfond

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Mimi 03/05/2016 18:24

Fin de lecture. Terrible bilan d'inaction. Je suis comme la narratrice : que faire ? En parler, bien sûr, en espérant que les mots puissent apaiser certains maux. En tout cas, merci de ce partage que je vais m'empresser de partager à mon tour.

sylire 07/05/2016 12:42

@Mimi : en dehors de partager, c'est vrai qu'on ne voit pas trop ce que l'on peut faire individuellement.

gambadou 12/04/2016 19:09

et moi qui revient de Venise ...

Géraldine 12/04/2016 15:07

Pas envie de lire sur l'inhumanité des gens en ce moment, trop bien consciente de cela déjà...

Une ribambelle 10/04/2016 09:29

Ce serait bien que les personnes qui peuvent changer les choses soient aussi touchées ;-)

sylire 07/05/2016 12:43

@Ribambelle : ce serait bien oui mais si c'était le cas, on n'en serait pas là...

Violette 05/04/2016 14:27

tu en parles si bien que c'est drôlement tentant!

sylire 07/04/2016 13:28

Merci Violette, j'espère avoir été convaincante, c'était mon objectif.