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9 mars 2018 5 09 /03 /mars /2018 00:12

Grasset - mars 2018 - 159 pages

 "on écrit pour comprendre ce que l’on ne comprend pas. Quand j’écrivais Vie de ma voisine, mon héroïne me parlait de sa mère. Elle me racontait ses mots, elle évoquait ses gestes. L’amour d’une mère. Je mesurais mon ignorance dans ce domaine. Ma mère n'en savait ni les mots ni les gestes".

Ces quelques lignes, sur la quatrième de couverture, m'ont donné envie de découvrir "le chagrin d'aimer". J'avais dans l'idée de prolonger ma lecture de "Vie de ma voisine", lu précédemment. J'ai constaté assez vite qu'il il n'y avait pas vraiment de lien entre les deux ouvrages sinon qu'il est question, dans les deux récits, de l'amour filial et de la façon dont il se manifeste. Dans la famille de Geneviève Brisac, les gestes d'amour n'existent pas. L'auteure en a souffert : "Je suis traversée par la douleur de n'être pas aimante, une douleur cruelle et sans nom. j'aimerais savoir les gestes et faire les caresses...".

Excentrique, ne ressemblant en rien aux mères de ses copines, Geneviève Brisac avait souvent honte de sa mère, qu'elle aurait voulue plus conventionnelle. Elle l'aurait aimée aussi moins égoïste et moins tournée vers ses propres besoins. Au fil des courts chapitres, des fragments de récit, se dessine une femme très originale,  aux origines étrangères, qui a elle-même souffert de son enfance. De ce passé, elle parle peu, laissant sa fille sans réponse aux questions qu'elle se pose.  A la fin de sa vie, par obligation, Mélini laisse sa fille entrer dans sa sphère intime. Bien qu'elles partagent des moments conviviaux une certaine distance subsiste, une maladresse dans la façon d'être l'une avec l'autre.

Je n'ai lu pas lu beaucoup d'ouvrages de Geneviève Brisac mais d'après ce que j'ai pu lire ici ou là, l'auteure, hantée par sa famille, revisite sans cesse ce thème. Ce court récit autobiographique donne certainement quelques clés de compréhension de son œuvre. L'auteure suggère plus qu'elle ne dit. Il faut lire entre les lignes pour deviner l'amour qu'elle porte à sa mère. J'ai apprécié cette lecture mais je garde une préférence pour "Vie de ma voisine", que j'ai trouvé plus riche au niveau du contenu. 

Un récit intimiste sur une relation mère-fille

Merci à l'éditeur pour l'envoi.

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commentaires

Bonheur du Jour 12/03/2018 16:22

Je ne suis pas sûre que je le lirai (ce n'est pas le bon moment), mais j'aime généralement ce qu'écrit Geneviève Brisac. J'avais bien aimé La vie de ma voisine.

Jerome 12/03/2018 12:50

Pas sûr que ce soit pour moi mais je trouve le titre superbe.

gambadou 11/03/2018 20:12

Je vais donc commencer par l'autre

Valérie 09/03/2018 21:51

C'est difficile d'apprendre (et donc de transmettre) des gestes qu'on n'a pas appris de nos parents, j'en sais quelque chose. Mais on peut faire passer des sentiments avec autre chose que des gestes.

Sylire 11/03/2018 20:17

@Valérie : oui, tu as raison. C'est d'ailleurs le cas dans cette relation mère-fille. Mais il faut un peu de maturité pour le comprendre. C'est difficile de sentir que l'on a des parents différents de ceux des copains.

Alex-Mot-à-Mots 09/03/2018 09:52

Je re-note donc Vie de ma voisine.

Sylire 11/03/2018 20:15

@Alex : tu fais bien.