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10 août 2018 5 10 /08 /août /2018 17:16

Noir sur Blanc 2017 - 190 pages

Nous sommes en Bretagne après la fin de la seconde guerre mondiale. Anne vit avec son second mari pharmacien et leurs deux filles, dans l'appartement au dessus de l'officine. Son fils Louis, issu d'un premier mariage, a choisi de quitter la maison, pour ne pas dire fuguer. Il s'est embarqué sur le premier bateau venu, vers une destination inconnue de sa famille. Anne ne se remet pas de l'absence de son fils. Elle s'en veut d'avoir fermé les yeux quand le pharmacien se montrait dur envers son beau-fils. Louis parti, Anne n'a plus le goût de vivre. Commence alors pour la mère de famille une longue attente à laquelle elle va désormais vouer son existence.

Gaëlle Josse est une auteure dont je suis avec impatience les parutions. J'aime son écriture délicate et son style poétique. Je me suis donc plongée avec délectation dans une "Une longue impatience". Je me suis mise dans la peau de cette femme rongée par la culpabilité et le manque de son fils. Les passages sur la maternité sont particulièrement justes et beaux, toutes les mères s'y retrouveront. Voici un extrait qui m'a particulièrement marquée :  

"Car toujours les mères courent, courent et s'inquiètent, de tout, d'un front chaud, d'un toussotement, d'une pâleur, d'une chute, d'un sommeil agité, d'une fatigue, d'un pleur, d'une plainte, d'un chagrin. Elles s'inquiètent dans leur coeur pendant qu'elles accomplissent tout ce que le quotidien réclame, exige, et ne cèdent jamais. Elles se hâtent et se démultiplient, présentes à tout, à tous, tandis qu'une voix intérieure qu'elles tentent de tenir à distance, de museler, leur souffle que jamais elles ne cesseront de se tourmenter pour l'enfant un jour sorti de leur flanc."

Oserais-je toutefois avouer que le  rythme très lent du roman a freiné par moments mon enthousiasme ? La fin magnifique et bouleversante a compensé en grande partie ce ressenti mais ce n'est pas le coup de coeur attendu.

Une plume délicate et sensible.

L'avis de Gambadou (proche du mien).

Le très beau billet de Noukette.

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commentaires

Alex-Mot-à-Mots 17/08/2018 12:22

Une lecture que j'avais beaucoup aimé. Je n'avais pas senti ce rythme lent qui t'a gêné.

sylire 19/08/2018 10:28

@Alex : tant mieux.

Valérie 16/08/2018 20:21

J'ai exactement le même avis que toi (de mémoire). C'est la fin qui a emporté mon adhésion mais ça n'est pas un coup de cœur.

sylire 19/08/2018 10:28

@Valérie : la langueur de Anne m'a semblé pesante par moments.

Géraldine 15/08/2018 13:28

J'ai tellement de retard dans les parutions de Gaëlle Josse et pourtant, j'ai beaucoup aimé tout ce que j'ai lu d'elle.

sylire 19/08/2018 10:26

@Géraldine : il a quelques pépites à ne pas manquer comme "l'ombre de nos nuits".

zazy 13/08/2018 21:58

Je me laisse porter par la plume de l'auteure et... le plaisir est là

sylire 19/08/2018 09:55

@Zazy : les romans de l'auteure que je préfère sont ceux où elle évoque un peintre.

Itzamna 11/08/2018 22:28

J'aime l'écriture de Gaëlle Josse, la langue, le rythme, la poésie... le récit, l'histoire de cette longue attente... et bien sûr son évocation de la Bretagne ! Un magnifique portrait de femme qui rend un bel hommage à toutes ces pleureuses bretonnes.

sylire 12/08/2018 15:59

@Itzamna : oui, c'est un beau portrait de femme mais comme je l'ai dit dans mon billet, le rythme du roman m'a semblé particulièrement lent.