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Ecoutons un livre

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11 décembre 2018 2 11 /12 /décembre /2018 00:13

Editions Zinedi - 134 pages

Quand on a proposé de découvrir ce livre, je n'ai pas hésité longtemps car j'avais beaucoup aimé le roman précédent de l'auteure "L'enchanteur et illustrissime gâteau café-café d'Irina Sasson", un livre voyageur proposé par Moustafette, au temps préhistorique des blogs (2007).

J'ai mis un peu de temps à entrer dans "le sel des larmes est parfois doux" mais une fois immergée dans l'histoire j'ai apprécié ce voyage qui nous mène du Portugal, à l'archipel du Cap Vert. Les personnages centraux du roman sont le Padre Pinto, Ephraîm le simple d'esprit et la jeune métisse Artémisia.  Le destin de ces trois personnages va converger, au terme de différentes aventures et de leur cheminement intérieur.

Si ce livre nous offre un périple géographique assez atypique, il nous offre aussi un voyage dans l'histoire (avec un grand H). Nous sommes en 1896 et il est question des "Conversos", dont très honnêtement, je ne connaissais pas bien l'histoire. J'ai donc fait quelques recherches pour mieux appréhender l'évolution de ces juifs d'Espagne, qui ont dû se convertir au christianisme après les pogroms de la fin du XIVe siècle, tout en restant secrètement fidèles au judaïsme.

L'écriture de Joëlle Tiano est poétique et imagée. Comme dans son précédent ouvrage, elle met nos sens en éveil : "Maintenant, ici, il s'émerveillait de la vivacité et de la rondeur des jaunes, de la profusion et des vibrations des rouges orangés et des rouilles ; de la beauté parfaite des rouges clairs et des cramoisis, de l'éclat des vermillons, de l'épanouissement des rubis, de la sombre intensité des pourpres". 

Parmi les différents personnages, c'est Artémisia qui a ma préférence. J'ai admiré cette femme forte, libre et indépendante tout au long de sa vie mais aussi fidèle en amour : "Vaillante, ardente et fière, Artémésia l'avait toujours été. Au fil des années elle gagna la sagesse que le temps confère et fût, dans la seconde moitié de sa vie, comme la reine morale du village, sa figure tutélaire...". 

Un livre de cette rentrée qui n'a pas fait beaucoup de bruit mais mérite pourtant le détour.

Le billet de Moustafette

En toile de fond, un tableau de Gwenaëlle Peron, parfaitement assorti à la couverture du roman (une aquarelle d'Henrietta Mulder).

 

12 / 12 (j'ai donc lu 2 % des livres de la rentrée littéraire de septembre)

 

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commentaires

G
Ah oui, l'époque des livres voyageurs... L'âge de pierre de la blogo ! Mais de bons souvenirs.
Quant à ce livre, il me tente bien pour le voyage qu'il propose notamment !
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S
@Géraldine : j'ai parfois la nostalgie des débuts de la blogo. Je suis contente d'avoir vécu cela !
P
le titre est superbe en tout cas !
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S
@Pillisine : et la couverture aussi !
J
C'est toujours une bonne chose de mettre en lumière un titre de la rentrée passé sous les radars.
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S
@Jérôme : oui et en tant que blogueurs, c'est bien de sortir un peu des sentiers battus de temps en temps.
A
Tu te rappelles encore ce roman lu il y a plus de 10 ans, il devait être marquant.
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S
@Alex : oui je m'en rappelle. On en avait beaucoup parlé.
G
Oh oui, les livres voyageurs, tout une époque ! Je vais déjà noter le premier avant celui-ci
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S
@gambadou : apparemment, il est épuisé mais peut être dans un vide grenier.