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20 janvier 2019 7 20 /01 /janvier /2019 00:15

 

Stéphane Marsan - octobre 2018 - 394 pages - traduit de l'anglais (USA) par Florence Moreau

Je ne sais pas si vous avez déjà entendu parler de Forough Farrokhzad. En ce qui me concerne, je ne connaissais rien de cette poétesse iranienne avant de dévorer "l'oiseau captif" de Jasmin Darznic.

Forough Farrokhzad.

Forrougn Farrokhazad est née en 1934 à Téhéran dans une famille où l'on ne plaisante pas avec la discipline.  Pour s'évader, elle écrit des poèmes et se cultive en cachette de son père. A seize ans, elle est contrainte de se marier après avoir flirté avec un jeune homme. Son mariage est un désastre. La jeune femme est trop avide de liberté pour se laisser enfermer dans une vie familiale classique. Pour gagner sa liberté, elle quitte son mari et doit laisser derrière elle son enfant. Ses poèmes, très osés pour l'époque, lui valent des tas d'ennuis dont un séjour musclé dans un hôpital psychiatrique. Grâce à sa détermination, elle parviendra toutefois à atteindre l'accomplissement personnel auquel elle aspire. Dans un pays où les femmes sont écrasées par le poids de la religion, Fourough va écrire, réaliser des documentaires... sans jamais plier sous la menace.

J'ai accueilli cette biographie romancée avec beaucoup d'enthousiasme. La lecture est fluide et bien rythmée. Jasmin Darznic s'est glissée dans la peau de la poétesse. Son style est tout à fait en phase avec la poésie de Forrough Farrokhazad, que nous découvrons au travers d'extraits, tout au long du roman.

Un aperçu du style de l'auteure :

-Dieu est partout, me dit un jour ma mère alors que je n’étais encore qu’une fillette.
Plissant des yeux , elle me cloua du regard et ajouta:
-Il est partout, il voit tout ce que tu fais.
Bien qu’elle ne fût pas voilée, sa vie serait toujours un tapis de prière devant l’autel de la peur.

Un aperçu de la poésie de Forrough Farrokhazad :

"Je suis l'oiseau, cet oiseau qui depuis longtemps 
Songe à prendre son envol
Mon chant s'est fait plainte dans ma poitrine serrée 
Et dans les désirs, ma vie a reflué

Viens, ouvre la porte, que je m'envole
Vers le ciel limpide du poème
Si tu me laisses m'envoler
Je me ferai rose à la roseraie du poème

Mais ô homme, homme égoïste
Ne dis pas c'est une honte, que mon poème est honteux 
Pour ceux dont le cœur est enfiévré, le sais-tu, 
L'espace de cette cage est étroite, si étroite ?"

 

Je me suis passionnée pour ce destin hors norme, impressionnée par la modernité et le courage de cette femme. En arrière-plan, le contexte historique joue bien-entendu un rôle important.  Le hasard (ou pas ?) fait que l'Iran revient régulièrement dans mes lectures en ce moment. Mes précédentes lectures couvraient la période allant de 1960 à nos jours alors que celui-ci commence en 1935 pour finir en 1960. Mes différentes lectures se complètent donc.

Un très beau roman et mon premier coup de cœur de l'année

14 ème roman (2% atteint)

 

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commentaires

Antigone 09/02/2019 22:10

Le genre de destin féminin qui me plait ! Merci pour ce coup de coeur. ;)

Emma 08/02/2019 05:55

Je n'aime pas trop la poésie, mais elle a l'air d'être une sacrée femme !

Géraldine 01/02/2019 13:48

Pourquoi pas, mais j'ai encore d'autres livres sur ce sujet dans ma PAL, qui sont donc prioritaires...

Aifelle 22/01/2019 07:01

Une femme qui n'a jamais baissé les bras, voilà qui m'intéresse. C'est noté.

Alex-Mot-à-Mots 21/01/2019 14:10

Biographie romancée, voilà qui change.

sylire 21/01/2019 22:41

@Alex : quand c'est réussi (et c'est le cas ici, c'est un vrai bonheur).