Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Chers visiteurs, bonjour !

Vous êtes sur le blog d'une lectrice passionnée qui aime partager ses lectures. N'hésitez pas à laisser un commentaire, que vous soyez vous-même blogueur ou pas. Vous pouvez aussi me contacter : sylir@orange.fr  ou aller faire un tour sur ma page Facebook : ici

 

Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

22 mars 2021 1 22 /03 /mars /2021 10:05

Audiolib 2021 (Gallmeister 2020) - 16 h 56 - lu par Audrey d'Hustère - traduit par François Happe

"Les seuls nombres que Landon Carpenter a en tête, c'est le nombre d'étoiles qu'il y avait dans le ciel la nuit où ses enfants sont nés. je ne sais pas ce que tu en penses, mais moi je dirais qu'un homme qui a dans la tête des cieux remplis des étoiles de ses enfants est un homme qui mérite leur amour."

Appelée par son père "la petite indienne", Betty Carpenter est née dans les années 50 d'une mère blanche et d'un père Cherokee. Nous la voyons grandir au sein d'une famille pauvre et dysfonctionnelle mais malgré tout aimante. Le pilier du foyer est Landon qui se révèle être un merveilleux papa, capable de magnifier le quotidien d'un coup de baguette magique. La mère de Betty a été brisée dans l'enfance et ne s'en est jamais remise. Incapable de prendre soin de ses enfants de manière constante, elle leur fait subir des accès de quasi-démence. 

"Ma mère était l'une de ces petites filles malheureuses, et elle a enduré le genre d'enfance que vous fuyez le plus possible. Sauf si vous n'avez nulle part où fuir."

Les enfants de la famille sont tous très différents les uns des autres. Certains sont attachants, d'autres beaucoup moins. Chacun a son histoire et sa personnalité. Les liens entre les membres de la fratrie sont complexes. Sous le même toit, la violence cohabite avec la complicité et l'entraide. Tous sont marqués par les malheurs qui s'enchainent dans le foyer. La nature est une grande consolation pour les enfants qui, grâce à leur père, en apprennent les secrets. Landon leur transmet ses connaissances en botanique et plus largement sur le monde qui les entoure.

"La nature nous parle. Nous devons simplement nous souvenir de l'écouter."

"Betty" est le second roman de Tiffany Daniel, qui s'est emparée de la vie de sa mère pour en faire un formidable roman. Bien que cette histoire soit empreinte de réalisme, l'écriture est poétique avec des touches d'onirisme et de fantastique. Le récit est chronologique mais certains faits ne sont pas révélés. Il nous faut attendre la fin pour avoir une vision d'ensemble de cette histoire familiale à la fois belle et dramatique. Le contexte historique et sociologique est intéressant. Nous découvrons l'Amérique rurale et pauvre des années 50/60. Dans ce village imaginaire de l'Ohio, les indiens (ou métisses) sont victimes de racisme. Betty, qui ressemble à son père, a du mal à se faire des amies à l'école alors que ces sœurs, à la peau claire comme leur mère, n'ont pas ce problème.

"Les cheveux de mon père étaient noirs. Sa peau était brune comme le beau lit de terre des rivières dans lesquelles il nageait. Des ombres se nichaient dans ses joues anguleuses. Ses yeux avaient la couleur de la poudre qu’il faisait avec les coquilles de noix. Il m’a donné ces caractéristiques. La terre a posé son sceau sur mon âme. Sur ma peau. Sur mes cheveux. Sur mes yeux. C’est lui qui m’a donné toutes ces choses.
- Parce que tu es une Cherokee, m’a dit Papa quand j’avais quatre ans et que j’étais assez grande pour demander pourquoi les gens m’appelaient moricaude."

Le récit audio est très vivant grâce à l'interprétation de la lectrice qui module sa voix en fonction du sexe, de l'âge et de la personnalité des différents personnages. Parmi les six enfants vivants du foyer (deux sont morts dans la petite enfance), j'ai eu un coup de cœur pour Betty mais aussi pour Lind et Trustin, les petits frères si attachants. Je n'oublierai pas la sage et douce Fraya qui a eu la malchance de naitre après l'affreux Leland. Je ne peux pas non plus passer sous silence Flossie, superficielle et autocentrée, pas la plus chouette des trois filles mais que Betty aimait malgré tout. Après plus de seize heures d'écoute, j'ai laissé à regret la famille Carpenter, triste de ne pas suivre Betty dans sa nouvelle vie mais heureuse de la sentir émancipée, fière de ses origines et bien dans la peau de jeune femme adulte.

"Nous avons trop d'ennemis dans la vie pour en faire nous-mêmes partie. Aussi, lorsque j'ai eu dix-sept ans, un âge qui vous autorise à allumer la flamme de passions nouvelles, j'ai décidé de refuser l'ambition de la haine."

Un gros coup de coeur !

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2021 (et peut-être mon number one ?)

L' avis de Enna

Ecoutons un livre

 

Partager cet article
Repost0

commentaires

eimelle 17/04/2021 10:50

il est dans ma PAL aussi, il ne faut pas que je le laisse trop longtemps!

sylire 18/04/2021 13:56

@Eimelle : on a tous les pépites dans nos PAL et curieusement, ce ne sont pas toujours celles qui sortent en premier.

PatiVore 15/04/2021 20:31

Je l'ai repéré à sa parution mais je pense le lire plus tard !

sylire 18/04/2021 13:58

@PatiVore : tu peux, pas des souci de péremption :-)

Antigone 14/04/2021 10:38

Il est toujours sur ma PAL. Il faut absolument que je le sorte en mai.

sylire 18/04/2021 14:04

@Antigone : j'espère que tu l'aimeras autant que moi !

Lilly 24/03/2021 09:41

Je n'arrive pas à me décider. Il a l'air trop (oui, ça veut dire quelque chose). Peut-être en audio, effectivement.

sylire 25/03/2021 13:21

@Lilly : je comprends très bien ton trop (et je craignais cela également) mais finalement non, je ne trouve pas. C'est bien dosé.

Anne 23/03/2021 20:14

Super ton résumé! Je viens juste de mettre mon avis...beaucoup moins étoffé que le tien ???? C'est bien, nous avons réussi à ne pas sélectionner les mêmes extraits ????

sylire 25/03/2021 13:22

@Anne : merci ! :-)