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Ecoutons un livre

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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 23:43

  
Editions PLON 2008 - 408 pages                   

 

J'ai passé près de quinze jours sur ce livre. Je suis contente d'être allée au bout mais je dois avouer que si ce livre ne m'avait pas été offert par Babelio en échange d'une critique sur mon blog, j'aurais sans doute abandonné en cours de route.
L'histoire se passe en Europe, mais il est principalement question  de l'Afrique, jamais nommée, mais omniprésente. Les trois personnages sont noirs et chacun vit douloureusement ses origines et sa couleur.

Amok est né en Afrique dans un milieu aisé qu'il a fuit pour venir étudier en France. Après ses études il n'est pas retourné dans son pays, se contentant  en France d'un modeste travail. Il est révolté par la condition des noirs mais considérant tout combat perdu d'avance, il se réfugie dans la solitude et la médiocrité.

Shrapnel vient du même village qu' Amok, mais contrairement  à son ami il est issu d'un milieu très pauvre. Lui aussi est révolté, mais pas désespéré. Il rêve que chaque noir se mobilise pour qu'enfin une place leur soit faite sur terre. Il n'a pas de haine envers les blancs et apprécie particulièrement les femmes de couleur blanche, surtout quand elle sont blondes.

Amandla est le personnage le plus révolté des trois. Elle n'est pas née en Afrique mais rêve d'y vivre un jour. Elle milite dans un mouvement ultra-radical (le Kémitisme) qui attribue aux africains le passé glorieux d'héritiers des pharaons d'Egypte. Ce mouvement milite pour que justice soit rendue, tenant le Nord responsable du déclin du "peuple élu".


J'ai beaucoup de mal à faire une synthèse ce livre très ambitieux. Ce que j'en retire c'est la difficulté pour la diaspora africaine de trouver une place dans le monde. Vivre en Afrique est difficile pour eux en raison de la pauvreté qui y règne, de la corruption de beaucoup de régimes… mais vivre hors d'Afrique est tout aussi compliqué car les hommes de couleur peinent à s'intégrer, où qu'ils aillent. En outre, certains vivent mal ce qu'ils considèrent comme une fuite, rongés par la culpabilité de ne pas œuvrer pour leur continent.

Ce livre ne peut que nous questionner, nous blancs du Nord, sur notre responsabilité dans tout cela. N'est-ce pas nous qui avons appauvri l'Afrique ? Questionnements aussi sur le modèle que nous prônons. Est-il le seul possible ?
J'aurais préféré que l'histoire de nos trois personnages et de leur rencontre soit plus développée. La partie "essai" prend trop de place à mon goût. Les paragraphes sont longs, sans doute pour créer un malaise chez le lecteur afin qu'il soit en empathie avec les personnages. C'est réussi, mais le lecteur étouffe et s'essouffle. La musique occupe une certaine place dans le livre, mais je suis incapable d'en parler, ma culture musicale étant trop limitée pour cela.
 

Une lecture intéressante mais difficile. undefined





Un grand merci à Babelio pour cette initiative !

     L'avis de Lo - Cuné - et Clochette 
     Le site de l'auteur 

 

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commentaires

iz340q3iln 04/12/2019 02:03

Everton, it is on the “to do” list ???? .

yueyin 16/04/2008 23:56

Interessant mais peut êtr un peu trop ardu pour moi en ce moment... je vais faire un tour sur els autres critiques pour voir :-)

clochette 16/04/2008 11:31

Je n'avais pas vu ton com que je trouve super intéressant, merci de me l'avoir signalé. Je suis 100 % d'accord avec ton analyse, tout ce que tu dis : la difficulté de lire ce livre qui pourtant est un livre important et tès intéressant, le fait que les références musicales ne m'aient pas parlé, etc... etc... Pour info, un "noir" de mon établissement scolaire l'a lu et l'a trouvé génial, il se retrouve dans ce que dit Léonora Miano, la façon dont parfois les noirs se sentent perçus à cause de cette difficile hérédité. J'attends avec impatience le prochain programme "Masse critique". Je vais te rajouter en lien sur mon billet ce soir ou demain.

sylire 16/04/2008 19:10


@Clochette : Je suis ravie que mon article t'aie plu. Ce que tu dis concernant un "noir "de ton établissement rejoint ce que dit Lo dans son commentaire. Ce livre s'adresse peut-être
d'abord à eux.
Je suis ravie de partager ce livre avec les gens qui l'ont lu car il n'a laissé personne indifférent. Il a suscité chez les lecteurs des interrogations.
Moi aussi j'attends le prochain programme de masse critique. Apparemment c'est pour la fin du mois.


pom' 15/04/2008 15:58

j'ai lu "l'interieur de la nuit " et "contour d'un jour qui vient", j'ai beaucoup aimé ces ballades au coeur de l'Afrique, j'ai vu une emission avec l'auteur et j'ai trouvé qu'elle avait tendance à vouloir culpabiliser les blancs,si je ne connaissais pas ses ecrits, je ne l'aurai jamais lu après cette impression, peu etre fausse, qu'elle m'a donné.

sylire 15/04/2008 19:25


@Pom : dans le livre Léonora Miano s'exprime au travers de ses personnages mais il est vrai que l'on peut ressentir de la culpabilité.


sylvie 15/04/2008 11:28

moi aussi je passe, mais je te laisse juste un petit mot pour te dire que j'ai été surprise et contente de voir encore une nouvelle critique babelio.J'ai participé aussi à masse critique et je trouve cette initiative très séduisante.

sylire 15/04/2008 19:22


@Sylvie : Oui, c'est une très bonne initiative ! Et ils sont très cool dans le sens où ils sont clairs sur le fait qu'on a le droit de dire ce qu'on pense du livre, même si ce n'est
pas enthousiaste.