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3 septembre 2008 3 03 /09 /septembre /2008 21:09

Les allusifs 2001 – 10/18 - 125 pages

 

Extrait : "Personne ne comprend que des fois j'ai le goût d'assassiner tout le monde, que j'ai souvent besoin de cracher sur tout ce qui bouge, d'être plus cruel que jamais, je veux dire quand je sens que je suis fait comme un rat, que la gueule du loup se referme sur une nuit fatale et que je ne peux plus supporter la vie des autres, ces inconscients tout boursouflés par l'espérance de vie qui est la mesure du possible – mais c'est rien, c'est rien, c'est juste les aigreurs du moribond qui me remontent du fond des tripes avec ma mauvaise foi."

 

Frédéric a 16 ans et se meurt d'un cancer des os à l'hôpital. Dans un long monologue intérieur, il lance un cri de révolte qui fait mal, sans toutefois faire pleurer. Ironique, parfois cynique,  il réfléchit à l'absurdité de sa situation : mourir avant d'avoir vécu. Pas de chapitres, pas de respiration. Il faut tout dire dans le temps qui reste. De temps à autre il s'accorde des envolées lyriques ou livre ses poèmes désespérés. Il s'est surnommé "le poète métastase" avec l'humour noir dont il capable. Il rejette violemment  la religion qui ne peut selon lui que convaincre les naïfs. Il accepte la visite de la psy parce qu'elle est jolie, mais se moque en douce de ses théories à deux balles. Sa lucidité est assez effrayante.

Quelques petites bouffées d'oxygène toutefois quand il ne va pas trop mal et qu'il peut côtoyer ses camarades de galère, atteint de maladies plus ou moins graves. Il sait se montrer doux et attendrissant quand il évoque sa famille qu'il veut épargner autant que faire se peut, considérant que la situation est suffisamment difficile à vivre sans qu'il soit nécessaire de les accabler davantage avec ses états d'âme, qu'il garde donc pour lui.

 

L'auteur n'épargne pas le lecteur, sans tomber dans le pathos. C'est une lecture coup de poing, sur un sujet auquel on préfère ne pas trop penser, c'est si douloureux et injuste de mourir ainsi à 16 ans.

 

Merci à Malice pour ce prêt. 
L'avis de 
biblioblog - Yvon - Katell 

Sylvain Trudel est né à Montréal où il vit encore aujourd'hui. Ce livre a obtenu le Prix des libraires québécois en 2002

 

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commentaires

Joelle 08/09/2008 09:36

Je l'avais déjà noté car comme toi, même si le sujet fait peur, je ne peux pas m'empêcher de découvrir comment les autres le perçoivent ! Mais je conserve ce titre pour un autre moment !

sylire 09/09/2008 18:18


@Joelle : je comprends...


Yv 05/09/2008 15:17

Je note d'autant plus qu'un ami m'a déjà parlé de Trudel, d'un autre livre, en bien.

sylire 05/09/2008 15:42


@Yv : je pense que son écriture te plaira.


soie 05/09/2008 10:13

Je note l'auteur mais je préfère essayer un des autres titres qui a été proposé.Néanmoins tu en as fait une très belle présentation.Bonne journée.

sylire 05/09/2008 15:42


@Soie : je te remercie :-)


Flo 04/09/2008 22:14

Je passe sur celui-là. Trop lourd à porter pour moi.

sylire 05/09/2008 15:41


@Flo : je peux comprendre, vu le thème.


antigone 04/09/2008 21:44

Etrangement, il me tente. Je le note Sylire. Les auteurs québecquois regorgent de talent !!!

sylire 05/09/2008 15:40


@Antigone : je sais que tu es sensible à l'écriture autant qu'au fond. Je pense donc que ce livre devrait te plaire.