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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 16:31

Le livre de poche 310 pages (Zulma) - traduit du persan

Arezou est une femme d'affaire iranienne d'une quarantaine d'années "libérée", du moins en apparence car quand il s'agit de refaire sa vie (elle est divorcée), la réaction prévisible de son entourage freine sérieusement ses ardeurs…

 

Je suis toujours très motivée par la découverte d'autres cultures, d'autres mœurs. C'est donc avec intérêt que j'ai partagé l'espace de 300 pages le quotidien d'Arezou, femme attachante et courageuse qui subvient aux besoins financiers de sa mère et de sa fille tout en subissant de leur part une influence pesante sur sa propre vie. Elle est franchement méritante !

 

La relation entre Arezou et son "prétendant" m'a un peu surprise. Ils se comportent comme deux bons copains qui se téléphonent, dînent ensemble... mais sans plus. Au point que j'ai été surprise par leur projet de mariage !  Serait-ce par pudeur que Zoyâ Pirzâd n'évoque pas le moindre baiser, même furtif, ou parce qu'elle considère que le couple est trop âgé pour cela (la quarantaine, tout de même) ? Les plaisirs culinaires sont en revanche largement partagés, on passe beaucoup de temps à table, ce qui n'a pas été pour me déplaire.

 

J'ai lu ce livre avec plaisir même je m'attendais à une histoire plus originale. Par ailleurs, je trouve un peu dommage de n'avoir croisé que rapidement (dans le bus), des femmes  de conditions plus modestes. Arezou a le choix de gérer sa vie comme elle l'entend, même si pour cela elle doit affronter la réprobation de sa famille. Ce n'est probablement pas le cas de la plupart des femmes iraniennes.

 

En conclusion je dirai que c'est une lecture-détente qui présente la vie quotidienne d'une femme iranienne de milieu aisé.

Je remercie Le livre de poche pour cette découverte.

De nombreux autres avis :Tamara, Malice, Praline, Anne, Joelle, Saxaoul

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commentaires

sylire 23/07/2015 13:33

Votre commenta

sylire 23/07/2015 13:36

oups ! Je disais donc que votre commentaire est passionnant et donne à réfléchir sur les traductions et sur les "codes" que l'on ne connait pas toujours quand on lit de la littérature étrangère et qui peuvent fausser la perception que l'on a d'un livre.

Sarah 22/07/2015 11:34

Salut !
Je vois que cet article a été publié il y a longtemps mais je voulais juste ajouter que j'ai lu le livre dans les deux versions, en français et en Persan, et malheureusement, le livre est assez mal traduit, souvent on trouve des références bizarres et des phrases qui ne veulent rien dire ... donc certaines nuances en Persan (qui sont à se tordre de rire) ne se ressentent pas du tout en français, ce qui est dommage.
Ensuite, ce que vous dîtes tous sur cette étrange relation entre Zardjou et Arezou doit être replacé dans le contexte du livre. N'oublions pas que le livre a été publié dans les années 90 en Iran, République Islamique, donc avec une censure assez importante, ... Déjà à l'époque, il était impensable de parler de concubinage sans mariage dans la vie de tout les jours, alors dans un roman... Et c'est pour ça que la traduction française est mauvaise : lorsque Arezou et Shirine parlent d'Aspirine, Zoya Pirzad a joué des pirouettes pour éviter d'être censurée, le français ne donne pas tous les sous-entendus que l'on comprend dans la version originale. Si l'on ne lit rien à propos de baisers ou quoi que ce soit dans le genre c'est donc pour deux raisons : 1. Parler de baisers entre deux personnes en dehors du mariage, est contraire aux lois islamiques, donc passible de censure (ou du moins à l'époque...) 2. Lorsque l'on lit des livres qui ne sont pas écrits par les auteurs occidentaux, il est très important de ne pas le lire avec un masque d'occidentaux. En fait, quand on lit des livres d'Iraniens, il faut oublier tout ce qu'on sait, d'où l'on vient, tout ce qu'on a appris sur la littérature occidentale. Le risque étant sinon d'analyser un roman selon nos habitudes littéraires. Les cultures sont totalement différentes, autant ne pas l'oublier !

Sur ce, bon courage et bon travail !

sylire 23/07/2015 13:37

votre commentaire est passionnant et donne à réfléchir sur les traductions et sur les "codes" que l'on ne connait pas toujours quand on lit de la littérature étrangère et qui peuvent fausser la perception que l'on a d'un livre.

Lou 16/10/2008 15:04

Tu as raison de dire que ce qui nous choque est dû à notre culture. Je trouvais surtout dans le livre que certains aspects dérangeants auraient pu être atténués par la traduction, par exemple en limitant l'usage du tutoiement.Mais par exemple, un de mes meilleurs amis est thaïlandais et il me racontait tout un tas de situations dans lesquelles les employés sont au petit soin avec toi ; et une autre amie thailandaise m'a raconté une histoire  concernant le supermarché. L'amie en question a eu une altercation avec la caissière à son arrivée en France parce qu'elle attendait qu'on lui prépare ses sacs comme en Thaïlande, où le client paie pendant que des aides lui rangent ses courses. Evidemment, c'est un peu difficile d'aborder ces différences culturelles avec détachement mais c'est important de les garder à l'esprit.

sylire 17/10/2008 12:38


@Lou : je suis d'accord avec toi, notamment pour ce qui est de la traduction. C'est un peu embêtant quand on ne sait pas si ce qu'a voulu réellement faire passer l'auteur,
qu'on se demande si une traduction "littérale" ne fausse pas les choses. Très important la traduction...


Joelle 16/10/2008 11:17

La scène du bus nous a toutes frustrées ;) C'est comme si on entrebaillait une porte sur quelque chose d'intéressant et qu'on nous la claquait au nez pratiquement aussitot !

sylire 16/10/2008 12:56


@Joelle : c'est tout à fait cela !


liliba 15/10/2008 21:25

Les avis sont assez partagés, j'attends un peu avant de me précipiter...

sylire 16/10/2008 12:56


@Liliba : oui, tu as raison...