Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Chers visiteurs, bonjour !

Vous êtes sur le blog d'une lectrice passionnée qui aime partager ses lectures. N'hésitez pas à laisser un commentaire, que vous soyez vous-même blogueur ou pas. Vous pouvez aussi me contacter : sylir@orange.fr  ou aller faire un tour sur ma page Facebook : ici

 

Blogoclub

Le blogoclub a changé de mains mais pas d'adresse mail

lecturecommune@yahoo.f

 

 

30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 23:07




Nella Bielski est née en Russie. Elle vit à Paris depuis le début des années 60. Au vu de son parcours personnel, je me réjouissais de faire sa connaissance, me disant qu’elle ne pouvait être que passionnante à écouter. Nella Bielski est une personne intéressante et très cultivée, mais la rencontre a été particulière, je me demande si la romancière avait vraiment envie de parler de son livre...

 

Quand on lui a suggéré de résumer son roman préalablement à l’échange, elle a décliné l’invitation. La présentation a donc été faite par l’une des deux animatrices de la rencontre. Aux questions posées par la suite, elle a parfois répondu un peu à côté, s'embarquant dans des digressions (et nous perdant avec !).  De quoi avait-elle envie de parler ? De politique par exemple. Anti-américaniste convaincue, elle nous a présenté sa vision du monde.

 

Nous avons tout de même parlé du livre qui nous réunissait « l’an 42 ». Elle nous a expliqué que le roman lui avait demandé une dizaine d’années de recherches historiques sur cette époque, mais que l’écriture s’était faite relativement vite. Elle déplore que l’on oublie trop souvent de rappeler que des russes ont énormément souffert, eux aussi, de la barbarie nazie (les juifs notamment). Elle regrette aussi que la résistance allemande ait été plus ou moins passée sous silence.  Ce livre met à la lumière deux résistants allemands et une jeune femme russe qui a subi au niveau familial, et l'horreur du goulag et celui du massacre de Babi Yar.
 

Pour ceux qui n’ont pas lu mon billet, mon ressenti sur ce roman est un peu mitigé. J’ai trouvé les personnages et le sujet intéressants, mais la construction peu harmonieuse. Nella Bielski a fait allusion à ce dernier point, nous expliquant que ce reproche lui avait été fait par les éditeurs français, mais pas du tout par ceux des pays ango-saxons, ces derniers ayant même qualifié de « géniale» cette construction. Cette différence de perception me laisse perplexe. Je me suis permise également de lui glisser, à la fin de la rencontre, qu’à titre personnel j’aurais préféré une trilogie, que les personnages méritaient un développement plus important.

 

Un mot sur l’épilogue du livre : Une personne de l’assistance lui a fait remarqué que l’épilogue était un peu étonnant, résumant en quelques pages le reste de l’existence des personnages, alors que le livre ne couvrait qu’une année de leur vie. Elle nous a répondu que cet épilogue avait été ajouté à la demande de l’éditeur, mais que pour finir, il lui convenait bien.


Nella Bielsky adore la littérature française et aime écrire dans notre langue, bien cela constitue pour elle une difficulté supplémentaire. Elle a lu et annoté de nombreux écrivains français.

A la fin de la rencontre, il lui a été suggéré de lire un extrait de l'un de ses livres. Elle a préféré nous lire le passage d’un livre de Christian Bobin, sans relation avec « l’été 42 », mais en rapport avec sa propre personne, la femme évoquée dans l’extrait n’étant autre qu’elle-même.

Une rencontre un peu étrange, mais je ne regrette pas le déplacement, les échanges avec les auteurs me passionnent et les « en-cas » étaient excellents !

Cette rencontre a eu lieu dans le cadre du Prix-Tnter-Ce (Cézam), à la médiathèque de Morlaix.

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Hambre 03/04/2009 07:48

Un peu contradictoire, non? mais bon.....c'est quand même sympa d'avoir pu la rencontrer.

sylire 03/04/2009 22:56


@Hambre : oui, c'est une personne qui a des tas de choses à raconter, mais ce qu'elle veut, quand elle veut, il me semble...


Florinette 02/04/2009 11:10

J'aime également beaucoup ce genre de rencontres, dommage qu'il y en ait que trop rarement à ma bibliothèque.

sylire 02/04/2009 22:02


@Florinette : en fait les rencontres pour le prix Cézam se font dans les blibliothèques de la région, ce qui est chouette pour nous qui n'habitons pas une grande ville, les auteurs viennent
à nous.


Soie 02/04/2009 09:59

Oh ! "L'essentiel est que tu aies passé ...." et pas "ait" quelle horreur

sylire 02/04/2009 22:00



Soie : moins j'ai bien "aies" et non "ait " 



Soie 02/04/2009 09:57

Cette auteure a l'air un peu mystérieuse ;-).L'essentiel ait que tu aies passé un bon moment et eu un échange intéressant, même si ce n'était pas tout à fait ce que tu attendais.J'espère que tu as passé une bonne soirée hier.Bonne journée Sylire.

sylire 02/04/2009 21:58


@Soie : mystérieuse je ne sais pas mais un peu bizarre, ça oui...


Alex des Couassous 01/04/2009 09:35

Les "en-vas" rattrapent-ils le roman pas terrible ?...A +

sylire 02/04/2009 21:54


@Alex : oui tout à fait