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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 15:18

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     Edtions de Minuit - 2009 - 282 pages

 

J’ai choisi ce livre attirée par les critiques dithyrambiques des médias mais aussi parce que j’avais beaucoup aimé le précédent roman de Mauvignier (Dans la foule).

 

Nous sommes dans la salle des fêtes d’un village de province. Solange a invité des proches à fêter ses 60 ans. Son frère Bernard (surnommé Feu-de-bois), clochard et alcoolique depuis de nombreuses années, est invité lui aussi mais jette un froid dans l’assistance, offrant à sa sœur un bijou de grande valeur alors qu’il est fauché. Il finit par gâcher la fête, insultant gratuitement un homme d’origine algérienne puis se rendant à son domicile, agressant sa femme. Pour comprendre ce comportement, il faut remonter au passé de Bernard qui a fait partie des jeunes gens appelés en Algérie dans les années 60, lors des « évènements ». Son cousin Rabut, était en Algérie en même temps que lui. L’incident de la salle des fêtes le replonge dans un passé dont il garde lui aussi le traumatisme à jamais. Il raconte…

 

Les premières pages m’ont déconcertée en raison du style, très particulier : voici un exemple un peu extrême (tout le livre n’est pas écrit ainsi, heureusement) : "Attendez, si je confirme. Si je. Que je. Vous voulez que je. Moi, que je dise. Et que je confirme oui, ici, ce qui s’est passé ici. On ne va pas parler de ça, pas ici, c’est pas possible, on va pas…" Je butte toujours sur ce genre d’écriture, qui me fatigue. Je dois dire en outre que la première moitié du livre est un peu décourageante, trop longue à mon goût.

 

Mais je ne regrette pas d’avoir persévéré car la seconde moitié est captivante. Il est vrai que je me sens concernée par le sujet, mon père fait partie de ces jeunes qui ont gâché une partie de leur jeunesse, acteurs d’une guerre dont la cause les dépassait totalement. Ils ne défendaient pas leur pays, contrairement à leur aînés et se trouvaient confrontés à une violence dont ils n’avaient même pas idée auparavant (On connaît aujourd’hui les pratiques utilisées dans chacun des deux camps). Il faut ajouter à cela l’ennui de longues heures passées à tuer le temps. Quand ils rentraient en France, ces jeunes se sentaient incompris et préféraient se taire et tenter d’oublier. Ce texte de Mauvignier nous éclaire sur ce silence et les blessures qu’il cache. Il se met dans la peau de ces hommes de façon admirable.

 

Un livre vraiment intéressant mais un gros bémol pour le style.

   Stéphanie, de Landibiblog, nous explique ici son agacement (elle-aussi !) pour ce style particulier. 
  
   
Aurore a eu un gros coup de coeur.
     Challenge du 1% littéraire 2009                               





   5/7

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commentaires

denis 22/11/2009 18:56


le style "éditions de minuit" est parfois déconcertant (exemple Jacques Serena)
le thème avec l'Algérie en toile de fond me fait penser à Camus de fait
alors oui il faut que je le lise en espérant qu'il sera à la bibliothèque car avec les livres sur Camus qui arrivent le budget livres est exponentiel ces temps ci
bonne semaine
amitiés
Denis


sylire 23/11/2009 21:06


@Denis : il faut s'accrocher car la première partie est ardue mais vraiment cela vaut la peine.


dasola 21/11/2009 00:35


Bonsoir Sylire, je suis contente de ne pas avoir été toute seule à avoir été désarçonnée par le style. Comme je l'ai dit, j'ai abandonné. Il faudrait que je le reprenne à la page 120. Je ne sais
pas. Il faudrait que je recommence pour la troisième fois à lire le début. Bonne soirée.


Lapinoursinette 05/11/2009 21:03


J'ai relativement bien aimé Des hommes même si comme toi, le style ne m'a pas totalement convaincue. Plus que de me déplaire, j'ai trouvé qu'il manquait de souffle par moments alors qu'à
d'autres, ça fonctionne totalement.Mais le sujet me paraît tellement important que j'en ai oublié ces maladresses. Tellement plus important que les écrivains qui racontent leur garde à vue pour
sniffage de coke...


sylire 05/11/2009 22:43


@Lapinoursinette : tout à fait d'accord avec toi, notamment sur la dernière phrase


valérie 08/10/2009 15:25


je viens de le finir. Je l'aime beaucoup et moi, c'est surtout le style et particulièrement le début que j'adore. Je crois qu'il faut au moins essayer de le lire.


sylire 08/10/2009 18:57


@Valérie : c'est un style qui ne laisse pas indifférent, on aimé ou on déteste !


Annie 05/10/2009 08:56


Ce livre fait partie des quelques nouveaux titres de la rentrée pour lesquels j'ai craqué pour la même raison que toi...de bonnes critiques...j'espère ne pas être déçue...


sylire 05/10/2009 18:47


@Annie : ce que je peux te dire c'est qu'il ne faut pas se décourager, le début est laborieux (à mon sens) mais cela s'arrange après.
J'ai hâte d'avoir ton ressenti.