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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 00:07

    certaines n'avaient jamais

          Phébus - traduit de l'anglais par Carine Chichereau -août 2012 - 142 pages

Voilà un petit livre dont on a déjà beaucoup parlé, je vais donc essayer de faire court pour le présenter. 

L'histoire est celle de jeunes japonaises qui ont quitté leur pays au début du XXième siècle (1919) pour se marier à des inconnus, aux Etats-Unis. Après un voyage éprouvant, elles ont découvert leurs maris : plus vieux, moins beaux et surtout moins riches que prévu. Fières et courageuses, elles se sont accrochées et ont donné le meilleur d'elles-mêmes en tant qu'épouses, mères et surtout travailleuses. C'est en effet par besoin de main d'oeuvre qu'on les a fait venir : (travaux agricoles, blanchisseries...).

Leurs efforts seront bien mal récompensés puisqu'elles seront victimes de racisme. Pire encore, leur maris seront considérés comme des traîtres quand la guerre éclatera....  

Ce qui fait la particularité de ce roman c'est son style, dont voici un extrait (trouvé ici)

Nous avons accouché sous un chêne, l'été, par quarante-cinq degrés. Nous avons accouché près d'un poêle à bois dans la pièce unique de notre cabane par la plus froide nuit de l'année. Nous avons accouché sur des îles venteuses du Delta, six mois après notre arrivée, nos bébés étaient minuscules, translucides, et ils sont morts au bout de trois jours. Nous avons accouché neuf mois après avoir débarqué, de bébés parfaits, à la tête couverte de cheveux noirs. (...). Nous avons accouché dans des fermes reculées d'Imperial Valley, avec la seule aide de nos maris, qui avaient tout appris dans Le Compagnon de la ménagère."  

L'utilisation de ce nous, de façon répétitive, est assez perturbant mais donne de la force au récit. Les femmes sont arrivées en groupe et leur sort, tragique, restera lié jusqu'au bout. Le texte, qui fait une bonne centaine de pages, permet au lecteur de se faire une idée de ce qu'aura été la vie de ces femmes, dont l'histoire est trop peu connue. 

 

Un roman très original, à découvrir (si ce n'est déjà fait...)  

L'avis de Stephie vous mènera vers des tas d'autres (car ce livre est beaucoup lu dans la blogosphère). 

 

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commentaires

dasola 24/02/2013 19:11


Bonsoir Sylire, c'est l'utilisation du "nous" qui m'a empêchée d'être touchée par ces histoires de femmes japonaises. Cela met trop de distance. Dommage. Bonne soirée.

sylire 24/02/2013 22:08



Bonsioir Dasola : ce nous met une distance, c'est vrai mais j'ai tout de même été touchée.



Choupynette 23/02/2013 18:29


Si tu fais référence à l'utilisation du pronom "nous", non. le style était "normal" de ce point de vue; Du moins dans mon souvenir;

sylire 23/02/2013 21:46



@Choupynette : oui, c'est à cela que je faisais référence. Merci pour la précision.



Choupynette 23/02/2013 13:42


j'avais beaucoup aimé son précédent roman Quand l'empereur était un dieu, sur aussi le sort des japonais aux Etats Unis pendant la seconde guerre mondiale. celui-ci est dans ma pal.

sylire 23/02/2013 14:54



@Choupynette : je note ce titre-là alors. Le style était particulier également ?



cathe 23/02/2013 11:27


J'ai moi aussi bien aimé ce livre original, et c'est peut-être son style particulier qui fait qu'on ne l'oubliera pas !

sylire 23/02/2013 14:53



@Cathe : tout à fait d'accord. Il me semble en y réfléchissant que c'est chez toi que j'ai repéré ce livre en premier, à la rentrée.



clara 22/02/2013 12:16


Le côté répétitif du nous a été négatif pour moi à force...

sylire 22/02/2013 13:26



@Clara : sur le moment, il a freiné mon rythme de lecture mais au final, je me demande si ce n'est pas un mal...