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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 00:56

                                       Liana Levi - 200 pages - traduit de l'italien


Nous sommes dans un campement tzigane où vivent, dans une grande précarité, des gens d’origines diverses. Un homme vient de mourir, tué à l’arme blanche. Dans une sorte de flottement précédent son départ vers d’autres cieux,  il se remémore son arrivée au campement, un soir, avec son camion et dix cartons auxquels il tient particulièrement. Il n’a pas été accueilli les bras ouverts. On l’a regardé avec méfiance, surtout quand il a dévoilé le contenu de ses cartons : ce qu’il reste d’un cirque… Bien vite il a sympathisé avec les enfants du camp, s’est mis à leur raconter l’histoire de sa famille, indissociable de celle des précieux cartons.

 

On ne peut pas parler de ce livre sans évoquer son écriture, très particulière puisque s’insèrent dans le texte des phrases et des mots d’autres langues (hongroises, roumaines, albanaises). Des mots que nous ne connaissons pas mais qui ne gênent en rien la compréhension du texte et lui donnent une musicalité particulière.

 

Comme les enfants, le lecteur est suspendu aux lèvres du conteur qui relate peu à peu la l’histoire de la famille, déportée dans un camp de concentration durant la seconde guerre mondiale. Il y a beaucoup d’allers et retours entre le passé et le présent et ce n’est que peu à peu que nous reconstituons l’histoire de Branko et ce qui l’a amené à fuir son pays d’origine. Entre temps, nous découvrons la vie du camp, ou plutôt la survie car la misère et la pauvreté sont criantes. C’est une histoire triste mais pas désespérée. Branko n'a pas trahi les siens, il a fait ce qu'il considérait de son devoir et quitte ce monde apaisé. La fin nous montre que le cirque n'est pas mort avec lui... 

 

Un beau conte des temps modernes sur la mémoire et la transmission.

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Fait partie de la sélection du Prix inter-ce 2010

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commentaires

cagire 01/03/2010 21:37


Contente de voir que tu classes ce livre là au rayon des "beaucoup aimés", il est très beau, marquant (pour moi). Je l'ai lu une première fois très vite, puis dès que terminé, je l'ai repris
autrement, je crois que j'ai eu beaucoup de mal à me défaire de certains personages, comme de la petite Senija... Bonne soirée à toi.


sylire 02/03/2010 22:38


@Cagire : c'est un livre qui me restera en mémoire longtemps je pense;


Hambre 16/02/2010 21:46


Celui ci me plaît aussi !!!


Nanne 10/02/2010 22:12


J'allais écrire que ce roman intéresserait Mirontaine, mais j'ai vu qu'elle avait laissé un commentaire court, mais clair et net ! Ce roman me rappelle un peu ma lecture de "Petite, Allume un feu
..." avec des mots de la langue tzigane, pris au roumain, au hongrois, au tchèque. Dans les deux cas, de belles histoires qui ont le privilège de rester positives, malgré le malheur !


sylire 13/02/2010 22:29



@Nanne : je vais lire aussi "petite allume un feu" car il se trouve dans le prix des lecteurs Inter CE, j'en suis ravie. Je me souviens de ton billet.



saxaoul 07/02/2010 11:06


Après la lecture de "Sukkwan Island", j'ai envie de choses beaucoup plus légères en ce moment. Et puis, toutes les histoires que je lis sur les tziganes sont tristes à en mourir. ça correspons sans
doute à une réalité mais j'en ai un peu marre à force.


sylire 07/02/2010 21:50


@Saxaoul : je comprends, il faut que lire reste un plaisir !


antigone 06/02/2010 18:58


J'ai bien envie de le noter, un je ne sais quoi qui me plait dans ton billet...peut-être cette histoire de cartons !! ;o))


sylire 06/02/2010 22:21


@Antigone : il devrait te plaire, le mystère de ces cartons m'a captivée je dois dire.