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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 15:19

 

L'éditeur - 184 pages - juin 2010

 

Le narrateur est coursier chez Gallimard dans les années 50. Le lundi 6 décembre 1954, la maison d’édition est en ébullition, le prix Goncourt est sur le point d’être décerné. Notre coursier en profite pour s’offrir une journée tranquille,  en s’acquittant du strict minimum (une course programmée chez l’écrivain Céline). Il commence par rendre visite à son meilleur ami, puis se promène dans Paris. Il rencontrera aussi un ami d'avant. Durant cette journée, il laisse vagabonder ses pensées. Son expérience chez Gallimard ne lui déplait pas, mais il ne s’épanouit pas complètement, souffrant d’être « le fils de » (son père occupe un poste important dans la célèbre maison d'édition). Il n’est pas très à l’aise non plus avec sa semi-juidéité. Au terme d’une journée passée à faire le point sur sa courte vie, il décidera de prendre son destin en main…

 

La découverte du milieu littéraire de l’époque m’a intéressée, tout comme le passage relatant la visite du jeune homme à l’écrivain Céline mais ce que j’ai apprécié le plus dans ce livre,  ce sont les très belles pages consacrées à l’adolescence du narrateur. Une adolescence perturbée par un statut de juif pendant la guerre, mais riche en sensations nouvelles, démultipliées par le contexte singulier de l’époque. J’ai trouvé particulièrement émouvant et bien écrit l’éveil de la sexualité du jeune homme. La balade colorée dans le Paris des années 50 est très agréable également. Un détail… si quelqu’un pouvait m’éclairer sur le sens du dernier mot du livre, que je ne sais trop comment interpreter…

 

L’auteur de ce beau roman initiatique, libraire, est le petit-fils d’un des créateurs de NRF. Son grand-père serait sûrement fier de lui…

 

L'avis de Mango

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commentaires

keisha 02/12/2010 09:10



Je viens de le terminer: écoute, ce Khan, c'est son père, aux yeux presque bridés de cavalier mongol prêt à déferler sur la steppe (première page du roman ), voir aussi page 159 ce que le
narrateur dit de lui m^me, Céline parle p 162 de Cohen le youpin chinois.


Pour moi, Gengis Khan et autres sont des références claires, non? Grâce au physique du père.


Qu'en penses tu?



sylire 02/12/2010 22:49



@Keisha : oui, c'est clair, j'aurais dû le lire plus attentivement



Géraldine 13/11/2010 23:00



C'est malin, tu me donnes bien envie là !



sylire 14/11/2010 22:33



@Géraldine : tant mieux :-)



DENIS 13/11/2010 19:53



belle découverte donc  je pense que l'atmosphère Gallimard me plairait



sylire 14/11/2010 22:33



@Denis : je pense effectivement que ce livre pourrait te plaire.



clara 13/11/2010 18:54



Je l'ai terminé ! Mon billet demain...Je suis revenue pour avoir l'explication du dernier mot également !


 



sylire 14/11/2010 22:32



@Clara : je vois que je ne suis pas la seule à avoir douté sur le sens du mot.



droopyvert 12/11/2010 19:55



Le réprouvé, est-ce bien Céline?


Lire quelque chose sur l'approche de cet homme est sûrement intéressant, à défaut de le lire directement, ce qui a tendance à me donner des boutons, tant il a un langage ordurier et provocant.


En somme, que trouvent-ils tous à Céline?



sylire 12/11/2010 23:54



@Droopyvert : oui, le réprouvé est Céline. Je dois avouer que je n'ai jamais lu d'oeuvre entière de Céline, des textes uniquement, au lycée. Et franchement, je n'ai absolument pas envie
de le lire. L'évocation de Céline est intéressante dans ce livre car elle situe l'auteur dans le contexte des années 50. Il vivait alors en réprouvé. Mais le roman n'est pas centré sur lui, même
si le titre l'est.