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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 21:09

zweig

 Editions stock - 2009

De Stephan Zweig, j’avais lu avec fièvre il y a quelques années, « Vingt-quatre heures de la vie d’une femme ». J’ai retrouvé dans « Lettre d’une inconnue », écrit par l’auteur en 1927,  la même intensité de lecture. Il ne s’agit pas cette fois d’une passion fulgurante, mais tout son contraire puisque cette vénération, unilatérale, durera de longues années.  Le prolongement de cet amour est l’enfant que la jeune femme aura de l'homme, un écrivain, lors d’une nuit passée à ses côtés et dont il ne gardera même pas le souvenir.  Aimer à la folie et toute une vie un être qui ne vous accorde pas la moindre importance ne peut épanouir quiconque et pourtant, paradoxalement, cet amour comblera notre inconnue autant qu’il la fera souffrir.

 La lettre qu'elle écrit à l'écrivain et dans laquelle elle se dévoile, pour la première et dernière fois, commence ainsi : « Mon enfant est mort hier... ». 

C'est un texte déchirant qui se prête merveilleusement bien à être écouté. La lecture ne dure qu’une heure quarante et il préférable de ne pas avoir à l'interrompre pour ne pas perdre en intensité. J'ai fait une deuxième lecture par petits bouts, en vacant à quelques tâches quotidiennes qui n’occupent pas l’esprit. La langue est magnifique et Léa Drucker a le juste ton pour porter la voix de cette belle inconnue, à la bien triste destinée. 

Une très belle lecture que je dois à Géraldine, que je remercie. Elle a aussi beaucoup aimé ce texte.  

Anne a un tout autre ressenti, et je ne peux m'empêcher de la citer : "Je n'ai pas pu (ou pas su) être une lectrice empathique ou compatissante. Quelquefois même j'ai frôlé l'agacement. Comme une envie de la secouer, de lui ouvrir les yeux à cette amoureuse transie !" Je peux comprendre ton ressenti, Anne, mais moi j'ai plutôt eu pitié d'elle, la plaignant d'être à ce point prisonnière de ses sentiments ! 

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commentaires

Violaine 09/04/2011 09:22



J'ai beaucoup aimé ce récit : je me suis laissé emporter par la confession si touchante de cette femme... et alors que c'est un récit rétrospectif, je suis restée suspendue à ses lèvres dans
l'attente d'une révélation. Zweig a su donner beaucoup d'intensité à ce court texte. Par contre, je n'ai pas fait l'expérience d'une "lecture audio" mais je pense que ce serait alors plus
difficile de rester concentrée du début à la fin (alors que fixer les mots par le regard permet aussi de fixer l'attention et la concentration, du moins en ce qui me concerne)



gambadou 16/01/2011 20:42



une très belle histoire qui m'a beaucoup émue



clara 16/01/2011 09:59



Ah, merveilleux Zweig : lu ou écouté ....



Nina 15/01/2011 23:14



Moi aussi je l'ai lu et écouté aussi, j'ai vraiment trouvé cette histoire impressionnante, mais quand même je préfère les premiers romans que j'ai lu de cet auteur comme toi 24 heures de la vie
d'une femme, et puis aussi la confusion des sentiments, le joueur d'échecs.....



sylire 16/01/2011 09:50



@Nina : impressionnant est un juste qualificatif pour cette histoire. Il me semble avoir lu aussi "le joueur d'échec" il y a longtemps, mais pas la confusion des sentiments.



Valérie:) 15/01/2011 15:33



J'ai deux autres titres dans ma PAL, mais pas celui-là. Il faut pourtant que je continue à découvrir cet auteur car j'avais adoré Vingt-quatre heures de la vie d'une femme.



sylire 15/01/2011 22:52



@Valérie : dès que l'occasion se présente, je relis l'auteur. Et si possible je l'écoute, d'ailleurs !