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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 23:07

mon vieux grenier en bretagne

 

                                                   Coop Breizh 2001 - 199 pages

 

C’est sur les conseils d’Yvon (LE spécialiste parmi les blogueurs, de la littérature bretonne), que j’ai eu envie de lire ce recueil. J’essaye, chaque année, lors du salon régional du livre de Carhaix, de découvrir au moins un auteur breton ou publié par une maison d’édition bretonne. Après Hervé Bellec, Hervé Jaouen, Laurent Ségalen et Marie Le Drian, j’ai fait connaissance avec la plume de Louis Pouliquen. L’ouvrage se présente comme une suite de récits évoquant l’enfance de l’auteur dans un petit village du Bas Léon, Saint-Thégonnec. Je connais ce coin du Nord Finistère, ma famille maternelle étant originaire du canton. Durant ma lecture, j’ai souvent pensé à mes grands-parents et à l’enfance de ma mère, dans des lieux géographiquement très proches.

 

La Bretagne a évolué et je comprends la nostalgie de l’auteur qui a quitté la région à l’âge adulte et aimerait, quand il revient au pays, retrouver les lieux tels qu’il les a laissés. Mais il n’en est point ainsi : les jolis chemins creux se sont couverts de goudron pour faciliter le passage des voitures, les agriculteurs ont dû s’adapter au monde moderne... Comme les autres régions de France, avec un peu de retard, la campagne bretonne a changé. C’était cela ou la désertification. Peut-être aurait-on pu faire cette évolution de façon différente, moins agressive pour la nature ? On peut le penser.

 

La Bretagne d’avant et après-guerre, je ne l’ai pas connue, mais je l’ai devinée au travers des conversations de mes parents et grands-parents. Louis Pouliquen, avec sa force d’évocation, me l'a rendue vivante, l’espace de quelques soirées. Charmée par sa plume, J’ai parcouru avec lui les chemins creux, assisté à des veillées animées par sa mère, je l’ai accompagné sur les bancs de la petite école rurale de Sainte Brigitte et j’ai traversé avec lui les années si particulières de la guerre, dont parlaient volontiers mes grands parents, très marqués par ces années-là. J’ai respiré une Bretagne qui n’est plus, mais qui fait partie de mes racines et de mon patrimoine.

 

Le billet de Yvon.

(Sur son second blog, entièrement consacré à la littérature bretonne).

 

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commentaires

Nina 29/11/2010 22:36



Ca me donne envie de le lire, je ne suis pas bretonne mais j'aime bien les contes et écouter les conteurs, de plus la Bretagne est connue pour ses contes....



sylire 30/11/2010 20:58



@Nina : ravie de t'avoir su te convaincre !



Eireann Yvon 17/10/2010 22:43



Il vaut mieux être un bon auteur du terroir qu'un mauvais auteur parisien !
Yvon
PS. Merci Gambadou!!!


 



sylire 17/10/2010 22:51



@Yvon : bien dit !



gambadou 17/10/2010 22:26



les choix d'Yvon sont souvent attachants



sylire 17/10/2010 22:51



@Gambadou : nous sommes d'accord.



Alex-Mot-à-Mots 17/10/2010 20:44



Une bien jolie région. Mais je ne suis pas trop fan des "auteurs terroirs".



sylire 17/10/2010 22:51



@Alex : moi non plus pour être sincère mais il y en a de très bons et un de temps en temps, j'aime assez. Cela permet de découvrir certains aspects de sa région que l'on ne connaît
pas.



Eireann Yvon 17/10/2010 15:15



 


Bonjour Sylire.
Un excellent livre et un homme charmant d'une grande courtoisie que j'ai toujours beaucoup de plaisir à rencontrer. Nicole a beaucoup aimé « Le temps des campanules » et « Le temps
des soutanes ». J'ai encore quelques titres de lui dans ma bibliothèque. J'ai également lu « Les marées d’équinoxe » et « Comme des larmes de sang ».
Bises et à bientôt.
Yvon


 



sylire 17/10/2010 22:49



@Yvon : charmant et courtois, c'est tout à fait ce que j'avais ressenti quand tu me l'avais présenté. Merci pour les suggestions et à très bientôt