Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Chers visiteurs, bonjour !

Vous êtes sur le blog d'une lectrice passionnée qui aime partager ses lectures. N'hésitez pas à laisser un commentaire, que vous soyez vous-même blogueur ou pas. Vous pouvez aussi me contacter : sylir@orange.fr  ou aller faire un tour sur ma page Facebook : ici

 

Blogoclub

Le blogoclub a changé de mains mais pas d'adresse mail

lecturecommune@yahoo.f

 

 

30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 00:32

null

Editions Gallimard 2009 - 316 pages


  

Un extrait :

Au vrai, elle ne regretterait rien, immergée toute entière dans la réalité d'un présent atroce mais qu'elle pouvait se représenter avec clarté, auquel elle appliquait une réflexion pleine à la fois de pragmatisme et d'orgueil (elle n'éprouverait jamais de vaine honte, elle n'oublierait jamais la valeur de l'être humain qu'elle était, Khady Demba, honnête et vaillante) et que, surtout, elle imaginait transitoire, persuadée que ce temps de souffrance aurait une fin et qu'elle n'en serait certainement pas récompensée (elle ne pouvait penser qu'on lui devait quoi que ce fût pour avoir souffert) mais qu'elle passerait simplement à autre chose qu'elle ignorait encore mais qu'elle avait la curiosité de connaître.

 

Marie Ndiaye nous offre trois portraits de femmes absolument saisissants.  En toile de fond, le Sénégal….

 

A la demande de son père, Norah se rend au Sénégal, laissant en France sa fille et son compagnon. En arrivant sur place, elle ne retrouve pas le père qu’elle a connu. Il a perdu son arrogance dautrefois. Très vite elle comprend que la maison ne tourne pas rond. La découverte de ce qui s’est passé est une épreuve à laquelle elle ne s’attendait pas

 

Dans La seconde histoire, c’est à travers son compagnon, Rudy, que nous abordons Fanta, jeune sénégalaise. Le couple vivait en Afrique où ils enseignaient tous deux. Par la faute de Rudy, ils ont dû quitter l’Afrique avec leur enfant. Rudy n'a trouvé qu'un travail alimentaire et Fanta ne peut plus exercer son métier. Peu à peu nous découvrons les failles de la personnalité de Rudy qui ont amené le couple dans cette situation.

 

Le troisième portait est celui d’une jeune femme chassée du domicile de sa belle-famille après le décès de son mari. Contrainte à l’exil, la jeune Khady connaît une série de galères absolument terrifiantes, sans jamais se plaindre ni perdre confiance en elle… Elle ne parviendra pas à rejoindre la France. Cette dernière histoire est particulièrement poignante.

 

Les trois parties n’ont pas de lien entre elles mais on trouve dans chaque partie une femme dans une situation difficile qui se bat contre l’adversité et garde la tête haute. Les hommes n’ont pas la part belle : lâches, faibles ou malhonnêtes. Les trois histoires sont construites de façon à créer un suspense qui tient le lecteur en haleine. L’écriture est envoûtante, poétique, avec une touche de fantastique suffisamment légère pour ne pas mettre en péril la crédibilité des histoires. Un contrepoint réconfortant vient conclure chaque histoire, offrant un peu d’espoir et d’humanité là où on n’en voyait guère. J’ai beaucoup aimé cette façon originale de rebondir sur une note réconfortante.

 

Une très belle plume 

Les avis de :    Lily - Papillon -  Cathulu -

Lu dans le cadre du Goncourt des Lycéens
Challenge du 1% littéraire 2009

 




6/7 (j'approche du but...)

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Bénédicte 25/02/2010 16:20


comme toi, j'ai bien apprécié ce roman je trouve qu'il est écrit avec finesse et précision et que l'histoire de Fanta, la dernière est particulièrement poignante Mais je te laisse découvrir mon
avis sur ce livre et je te remercie de tes commentaires


sylire 25/02/2010 19:24


@Bénédicte : oui la dernière est la plus percutante, celle que l'on n'oubliera pas de sitôt...


sylvie 23/01/2010 12:22


J'avais été très impressionnée par le style très particulier de l'auteur avec "Mon coeur à l'étroit".
Celui-ci m'a beaucoup touchée, mais essentiellement avec la dernière partie.
La première m'a plu aussi, avec cette manière très originale de nous parler de ce père "luminescent", perché sur son arbre...
J'ai peiné avec la seconde partie...


sylire 23/01/2010 23:06


@Sylvie : nous avons eu la même lecture je crois. Je ne comprends pas que l'éditeur (ou une personne autre)  ne lui ait pas conseillé de condenser le deuxième
chapitre.


estelle 18/01/2010 15:06


bonjour je découvre votre blog et je remercie telerama pour ce coup de pouce.Je viens de terminer 'trois femmes puissantes'j'ai été ravie de déguster (dévorer ne conviendrait pas ici) l'aisance
avec laquelle l'auteur manipule le français :des phrases interminables mais délicieusement tournées, des mots justement choisis et assemblés une reine de l'écriture .Son pouvoir de convaincre
rendent suffisantes ces trois petites histoires aux couleurs café mais dont l'amplitude créée par un maniement parfait de notre langue nous laisse pantois!


sylire 18/01/2010 22:05


@Estelle : merci de votre visite (et merci aussi à Télérama).
Oui, sa maitrise de la langue est admirable, nous sommes d'accord. Et pour cela elle méritait le Goncourt.


constance de la 1ère L 18/12/2009 15:26


peut-être Marie N'Diaye a une très belle écriture mais son roman n'a pas plu à la lycéenne que je suis : c'est dur à lire, et les intrigues (sauf la 3e) ne sont pas très intéressantes.


sylire 18/12/2009 22:24


@Constance : c'est effectivement une lecture très difficile, que j'ai apprécié principalement pour l'écriture, très belle. La 3ème histoire est effectivement la plus captivante.


Soie 10/11/2009 13:04


Je le note car le sujet m'intéresse et que J'ai lu peu de livres à propos de l'Afrique. Mais l'écriture à l'air un peu dense :)  (les phrases ont l'air très longues) ... mais soignée.


sylire 10/11/2009 22:05


@Soie : l'écriture est particulière, sophistiquée et soignée, tu as raison. Je m'y suis vite habituée et j'ai beaucoup aimé.