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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 00:54

JBZ et Compagnie - Janvier 2011 - 286 pages   

Voilà un roman que j’ai eu un mal fou à ne pas lire d’une traite. Il ne s’agit pourtant pas d’un thriller, mais d’une histoire familiale presque banale. Suzanne, soixante dix ans, vient de mourir. Ses dernières heures sont racontées par l’une de ses filles, Gabrielle. Puis, nous remontons le temps pour faire la connaissance de la défunte. Avant qu’elle ne devienne une épouse puis très vite une mère, Suzanne a vécu une enfance tourmentée. Enfant non désirée d’une « fille-mère », elle a été recueillie par sa grand-mère et sa tante, auprès desquelles elle a vécu une petite enfance dorée. Mais hélas, cela n’a duré qu’un temps, elle a dû partir vivre chez sa mère. Les années qui ont suivi ont été pour Suzanne et son petit frère, né lui aussi « par erreur », un véritable cauchemar.

 

J’ai beaucoup de tendresse et de compassion pour Suzanne, malheureuse dans son couple et pourtant incapable de quitter un mari volage, tyrannique et égoïste. Elle était si fière d’avoir fondé une famille, contrairement à sa mère qui cumulait les amants et délaissait ses enfants, qu’elle ne peut mettre une croix sur cet idéal et partir vers l’inconnu avec ses deux filles. Le manque de confiance en elle, entretenu par son mari, la tétanise. Alors elle courbe le dos et vit par procuration, s’accrochant à ses filles en tentant de leur apporter toute la tendresse et la stabilité qu’elle n’a pas eues. Je dois aussi évoquer l’amour des filles pour leur mère, leur tristesse face à son sort peu enviable. On sent dans le récit de Gabrielle toute la tendresse qu'elle ressent pour sa mère et la tristesse face à sa disparition. A noter l'utilisation de la deuxième personne du singulier, qui donne au texte une intensité supplémentaire.



« … Courber l’échine. Supporter l’insupportable. Tu ne voulais pas briser ce fragile équilibre. Renoncer à ta cellule familiale. Mettre tes filles en péril. Et tu n’as jamais eu assez confiance en toi pour imaginer que tu serais capable de voler de tes propres ailes. Tu aurais dû t’enfuir, tu aurais dû… »

  

Fabienne Bertaud fait ici une analyse très fine de ces femmes qui ne quittent pas le foyer, en dépit de souffrances endurées pendant de longues années. C'est une histoire qui m'a remuée et particulièrement touchée. Suzanne est un personnage que je n'oublierai pas de sîtot.

   Les avis très enthousiastes de : Pimprenelle - Clara - Jostein

bz.jpgUn grand merci à  BOB et aux Editions JBZ et Compagnie

 

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commentaires

anjelica 08/02/2011 23:00



je l'ai déjà noté et la blogueuse avait eu aussi un coup de coeur !



sylire 09/02/2011 22:00



@Nous sommes plusieurs à avoir aimé ce livre. Je n'ai d'ailleurs lu aucune critique négative.



Marine Rose 25/01/2011 14:36



J'ai pris un bout de ton commentaire pour mon blog en mettant un lien vers ton avis complet...



sylire 25/01/2011 21:22



@Marine : pas problème :-)



Anne 23/01/2011 20:18



Je pense qu'il est difficile pour chaque femme, mère de famille de surcroît, de ne pas sensible à ce sujet. 



Malika 23/01/2011 18:53



Ce roman me fait très envie ...mais un peu peur car je sens que cette Suzanne doit avoir une vie bien triste et douloureuse .



antigone 23/01/2011 14:39



Ouh là là, ton billet me touche drôlement... je note !



sylire 23/01/2011 17:58



@Antigone : c'est donc que j'ai réussi à retranscrire ce que j'ai ressenti à la lecture de ce roman... J'en suis ravie.