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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 23:09
Phlippe Rey - sept 2016 - 472 pages - traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Isabelle D. Phlilippe
Phlippe Rey - sept 2016 - 472 pages - traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Isabelle D. Phlilippe

Joyce Maynard est l'un des auteurs étrangers dont je guette avec gourmandise les parutions. J'ai lu quasiment tous ses romans publiés en France avec une préférence pour son autobiographie "Et devant moi le monde", que j'ai dévorée. Son thème de prédilection est l'adolescence, qu'elle ne se lasse pas d'explorer sous différents angles.

Dans "Les règles d'usage", la romancière a choisi comme personnage principal une adolescente qui vit à New York dans une famille recomposée. La jeune Wendy mène une existence plutôt heureuse, si ce n'est qu'elle aimerait voir plus souvent son père, qui vit en Californie. Le 11 septembre 2001, la mère de l'adolescente se trouve dans une des tours du Word Trade Center. La romancière raconte la terrible attente de la famille, qui durera plusieurs semaines car le corps de la mère de Wendy ne sera jamais retrouvé.

La seconde partie du livre raconte la reconstruction de la jeune fille, qui vit désormais en Califormie. Grâce à la grande liberté de mouvements que lui laisse son père, la jeune fille fait toutes sortes de rencontres qui vont la sortir peu à peu de son chagrin. Cette seconde partie s'apparente à un roman initiatique. Joyce Maynard nous présente une galerie de personnages secondaires aux destinées tortueuses. Le choix sera laissé à Wendy de retourner à New York avec son beau-père et son petit frère ou de rester en Californie avec son père. C'est le petit suspense du roman.

L'objectif de Joyce Maynard n'était pas d'offrir à ses lecteurs un roman palpitant mais de se mettre dans la peau d'une adolescente qui perdu un être cher dans des conditions traumatisantes. Le résultat est concluant, j'ai aimé cette immersion dans une famille recomposée mais je dois avouer que j'ai déploré quelques longueurs, notamment quand la jeune fille se remémore les moments passés en compagnie de sa mère .Ces digressions ont leur importance mais traînent un peu en longueur et ralentissent le rythme du récit.

Quoi qu'il en soit, c'est une lecture que les inconditionnels de Joyce Maynard apprécieront. On y retrouve tous les ingrédients des romans précédents. A quand le prochain ?

L'avis de Laure

Je remercie l'Agence Anne et Arnaud.

Lu dans le cadre du mois américain (Lecture commune autour de Joyce Maynard)
Lu dans le cadre du mois américain (Lecture commune autour de Joyce Maynard)

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challenge de la rentrée (4/18)
challenge de la rentrée (4/18)

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 23:10
1 h 49 minutes - Audiolib (Grasset) - Lu par Sandrine Kiberlain
1 h 49 minutes - Audiolib (Grasset) - Lu par Sandrine Kiberlain

Il y a deux ans, j'ai demandé à Marie, la femme d'Henri: "Maintenant que la vie se termine, tu penses qu'on a bien fait de revenir des camps ?" Elle m'a répondu: "Je crois que non, on n'aurait pas dû revenir. Et toi qu'est-ce que tu en penses ? " Je n'ai pas pu lui donner tort ou raison, j'ai juste dit: "Je ne suis pas loin de penser comme toi." Mais j'espère que si la question m'est posée à mon tour juste avant que je ne m'en aille , je saurai dire oui, ça valait le coup".

"Et tu n'es pas revenu" est une longue lettre adressée à son père par Marceline Loridan-Ivens, rescapée du camp de Birkenau. Déportée en 1944 avec son père, ils n'auront pas le même destin. Après avoir montré à sa fille, au péril de sa vie, tout l'amour qu'il lui portait, le père de Marcelline finira, comme tant d'autres, par être exterminé .

Aidée dans son travail d'écriture par Judith Perrignon, Marceline Loridan-Ivens témoigne de ce qu'elle a vécu à Birkehau. Elle évoque également la période, ô combien difficile, qui a suivi le retour des camps. Comment raconter l’indicible à des gens qui de surcroît ne veulent pas entendre ? Comment se réinsérer dans une vie "normale" et vaincre la culpabilité d'être vivante alors que d'autres n'ont pas eu cette chance ?

Marceline Loridan-Ivens ne se pardonnera jamais d'avoir oublié les derniers mots de son père, consignés sur une lettre qu'elle a perdu au camp. Ce livre est une forme de réparation mais aussi, peut-être, le témoignage qui lui permettra de dire, aux derniers jours de sa vie, qu'elle a bien fait de rentrer des camps, ne serait-ce que pour raconter ce qui s'y est passé.

J'a eu un petit temps d'adaptation avant d'associer la voix de Sandrine Kiberlain (que j'aime beaucoup au cinéma) à une lecture audio mais j'ai trouvé au final son interprétation très juste.

Un témoignage de plus sur l'holocauste me direz-vous ?

Certes, mais chaque histoire est singulière et mérite d'être connue.

Et tu n'es pas revenu - Marceline Loridan-Ivens (audio)

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Lu dans le cadre de "Ecoutons un livre". Ce mois-ci, nous avons écouté "un livre ancré dans la réalité"

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 20:25
Ecoutons un livre - septembre 2016

Le thème (suggéré - non imposé) du mois est : "une histoire ancré dans la réalité".

Les participants sont :

Dans le thème :

Enna : courir - Jean Echenoz

Sylire : Et tu n'es pas revenu - Marceline Loridan-Ivens

Malika : Moi Malala - Malala Yoysafzai

Malika : Dans les forêts de Sibérie - Sylvain Tesson

Hors thème :

Sandrine : la carrière du Mal - Robert Galbraith :

Enna : la magie du rangement - Marie kondo

Pour le mois d'octobre nous écouterons "un policier" !

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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 23:04
Belfond août 2016 - 576 pages - traduit de l'américain par Nathalie Peronny
Belfond août 2016 - 576 pages - traduit de l'américain par Nathalie Peronny

Pete Snow est un assistant social qui intervient dans la "Yaak Valley", une vallée sauvage du Montana. L'homme tente de sauver des familles alors que la sienne part à vau-l’eau. Le frère de Pete est recherché par la police, son ex-femme est alcoolique et sa fille traverse une mauvaise passe. Pete a du mal à faire face à sa désastreuse situation familiale et se réfugie un peu trop souvent dans l'alcool. Mais quand sa fille disparaît subitement, Pete met tout en oeuvre pour la rechercher, sans lâcher le suivi des familles dont il s'occupe.

Une de ces familles va l'entraîner dans une aventure sociale et humaine hors du commun. Le père, Jérémiah Pearl, est un fondamentaliste chrétien qui vit en marge de la société. Un jour, affamé et en guenilles, le fils de Pearl fait irruption à l'école du village. Appelé à la rescousse, Pete tente d'apprivoiser l'enfant, qui finit par le conduire jusqu'à son père. Avec une infinie patience et beaucoup de psychologie, l'assistant social parvient à établir le contact avec Jérémiah Pearl. Il s'agira ensuite de raisonner l'homme, ce qui n'est pas une mince affaire.

"Yaak Valley, Montana" est un bon gros pavé américain qui ne manque ni d'originalité ni de souffle. L'auteur pointe du doigt une Amérique qui tourne le dos sans vergogne aux plus défavorisés. Les instances locales sont corrompues et les habitants plus ou moins résignés. Le travail de Pete est d'autant plus remarquable qu'il doit se battre sans appui.

Le contexte est assez glauque mais il se dégage de ce roman beaucoup d'humanité. Les descriptions de la nature environnante, d'une beauté à couper le souffle, apportent au lecteur de belles bouffées d'oxygène. L'écriture est poétique et la traduction sans fausse note. J'ai été littéralement emportée par l'histoire.

Yaak Valley, Montana - Smith Henderson (rentrée littéraire 08/16)

Sorte de "Western social" intelligent et addictif, ce premier roman est assez époustouflant.

Clara est moins enthousiaste que moi mais Léa tout autant (sinon plus !).

Lu grâce à une opération "Masse critique" de Babelio
Lu grâce à une opération "Masse critique" de Babelio

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Challenge de la rentrée (3/18 - catégorie "Touche à tout")
Challenge de la rentrée (3/18 - catégorie "Touche à tout")

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Et je fais progresser mon challenge" 50 romans, 50 états"
Et je fais progresser mon challenge" 50 romans, 50 états"

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 20:33
Des oreilles pour lire 2014 (Buchet-Chastel) - 2 heures 25 - Lu par Elodie Huber
Des oreilles pour lire 2014 (Buchet-Chastel) - 2 heures 25 - Lu par Elodie Huber

Mei est une jeune chinoise de 17 ans, vive, intelligente et romantique. Coupée de sa famille, l'adolescente travaille comme une quasi-esclave dans une usine de textile. Grâce aux automatismes acquis, elle laisse parfois vagabonder ses pensées. Ces petites bulles de liberté lui permettent de tenir le coup.

Quelques semaines avant noël, seule période de l'année ou chaque ouvrière retrouve sa famille, Mei se fait punir pour un geste de rébellion. Sa punition sera de passer seule les fêtes au dortoir. Ces quelques jours, qu'elle appréhende tant, ne se passeront pas comme prévu.

Il ne faut pas trop en dire pour préserver le suspense mais sachez que Mei va vivre une histoire d'amour aussi merveilleuse qu'éphémère. Le cœur serré, nous pressentons que le retour à la réalité sera terrible. Mei en est consciente également mais choisit de vivre l'intensité du moment et nous la comprenons.

"La fabrique du monde" dénonce l'exploitation des jeunes chinoises dans les industries textiles. C'est également une bouleversante histoire d'amour qui m'a fait penser au chef-d'oeuvre de l'écrivain japonais Yasushi Inoué "Le fusil de chasse". On y retrouve la même intensité dramatique.

Le format audio convient parfaitement bien à ce court roman fort bien interprété par Elodie Huber.

La fabrique du monde - Sophie Van der Linden (audio)

Je remercie Audible et Babelio pour cette écoute.

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 10:05
Les matchs de la rentrée littéraire c'est reparti, et je suis l'une des marraines ! # MRL16

Depuis plusieurs années, Priceminister propose aux blogueurs de recevoir un livre de la rentrée littéraire parmi une sélection choisie par des parrains et marraines. Cette année, j'ai la chance d'avoir été sélectionnée comme marraine. Je partage l'aventure avec Antigone, Moka, Plume de Cajou et Leiloona.

Au mois d'août, j'ai compulsé les catalogues des éditeurs, lu plusieurs livres en avant-première, pris connaissance des premiers billets et beaucoup échangé avec les autres marraines.

Au terme de cette passionnante recherche de pépites, j'ai jeté mon dévolu sur 3 livres : deux auteurs français (un homme et une femme) et un auteur étranger.

Voici ma sélection :

Un paquebot dans les arbres - Valentine GOBY - Actes Sud - 268 pages
Un paquebot dans les arbres - Valentine GOBY - Actes Sud - 268 pages

C'est le premier livre que j'ai choisi, un choix presque instinctif et un "pari". Je ne l'ai pas encore lu mais j'ai choisi de faire confiance à Valentine GOBY dont j'avais beaucoup aimé le précédent roman "Kinderzimmer". Les premiers billets m'ont rassurée, ce roman a de très belles critiques.

Yaak Valley, Montana - Smith Henderson - Belfond - 576 pages
Yaak Valley, Montana - Smith Henderson - Belfond - 576 pages

Pete, assistant social dans le Montana, est très impliqué dans son travail. Il tente de sauver des familles alors que la sienne part à vau-l’eau.

"Yaak Valley, Montana" est un bon gros pavé américain qui ne manque ni d'originalité ni de souffle. L'auteur pointe du doigt une Amérique qui tourne le dos sans vergogne aux plus défavorisés.

Sorte de "Western social", intelligent et addictif, ce premier roman est époustouflant. J'ai vraiment adoré !

Continuer - Laurent Mauvignier - Editions de Minuit - 239 pages
Continuer - Laurent Mauvignier - Editions de Minuit - 239 pages

Le troisième roman a été le plus compliqué à trouver. Je voulais à tout prix un second coup de cœur. Je l'ai déniché la veille de rendre ma copie et je l'ai lu quasiment d'une traite.

"Continuer" nous conduit jusqu'aux montagnes du Kirghizistan, aux côtés d'une mère et de son fils adolescent, pour un formidable voyage initiatique.

Quel beau roman que ce dernier Mauvignier ! Une langue superbe, une histoire originale et émouvante, une réflexion intéressante sur la peur de l'autre.

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Voici maintenant un aperçu de l'intégralité de la sélection, riche et variée.

Les matchs de la rentrée littéraire c'est reparti, et je suis l'une des marraines ! # MRL16

Allez vite rendre visite aux autres marraines pour en savoir plus sur leurs choix respectifs : Antigone - Moka - Plume de Cajou - Leiloona

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Et pour avoir tous les détails de l'opération, précipitez-vous sur le blog de Priceminister !

Les matchs de la rentrée littéraire c'est reparti, et je suis l'une des marraines ! # MRL16

Bonne chance pour le tirage au sort !

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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 23:15
Actes Sud 2003 - 457 pages - traduit de l'américain par Christine Le Boeuf
Actes Sud 2003 - 457 pages - traduit de l'américain par Christine Le Boeuf

Une histoire que nous nous racontons sur nous même ne peut être que racontée au passé. Elle se déroule à l'envers à partir du lieu où nous nous trouvons, non plus acteurs dans l'histoire mais spectateurs qui ont choisi de parler".

L'histoire est celle deux couples de voisins et amis qui vivent dans le milieu artistique new-yorkais des années 70. Désormais âgé, l'un d'eux, Léo, revient sur son passé et analyse sa vie.

De l'histoire en elle-même et des liens entre les couples, je ne vous dirai pas grand chose. Il est préférable de découvrir les faits au rythme choisi par le narrateur. Je vous dirai simplement que chacun des couples aura un garçon et que les deux enfants seront, chacun à leur manière, au centre de l'histoire.

Siri Hustvedt, comme a son habitude, fait de longues digressions sur des sujets qui la passionnent, nous offrant un roman très érudit. Elle se penche notamment sur le sujet de la l'illustration artistique de la violence. J'avoue que j'ai sauté quelques pages de temps en temps.

En dépit de ce petit bémol, j'ai beaucoup aimé cette histoire et la façon de la raconter. L'analyse des événements à posteriori est passionnante. Je me suis attachée à Léo. J'ai admiré son humilité, sa force de caractère et la philosophie de vie qu'il a fini par acquérir, au fil des épreuves.

Si vous vous laissez tenter par la lecture de "tout ce que j'aimais" (ce que j'espère), j'ai deux conseils à vous donner : méfiez-vous de la quatrième de couverture qui en dit beaucoup de trop et soyez patients car l'histoire met un peu de temps à démarrer

C'est un roman, assez exigeant mais bouleversant. Je conseille !

Tout ce que j'amais - Siri Hustvedt (blogoclub)

Lu dans le cadre blogoclub du mois de septembre, consacré à Siri Hustvedt.

Les lectures des blogoparticipants :

Les yeux bandés (Gambadou)

La femme qui tremble (Laure)

L’envoûtement de Lilly Dahl (Claudialucia)

Un été sans les hommes (Claire Jeanne)

Un été sans les hommes (Itzamna)

Tout ce que j'aimais (Florence)

Pour le premier décembre, le livre choisi aura pour thème "L'amitié".

En septembre c'est le mois américain  (liens chez Titine)
En septembre c'est le mois américain (liens chez Titine)

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Tout ce que j'amais - Siri Hustvedt (blogoclub)

Cette lecture me permet d'ajouter un état dans ma liste de "50 romans, 50 états"

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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 23:35
Mois américain, septembre 2016

Comme les années passées, je participerai en septembre au Mois américain organisé par Titine. Ce qui me donnera l'occasion de compléter un peu mon challenge "50 romans, 50 états" (qui n'avance pas vite).

Parmi les lectures que je présenterai, il y aura des livres de la rentrée et d'autres...

Le premier sera demain avec Siri Hustvedt.

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 23:11

Parmi les moments sympas de juillet, une virée aux vieilles charrues et... les insus. Quel bonheur de voir pour la première fois le groupe de mon adolescence !

crédit photo : Ouest France
crédit photo : Ouest France

Autre bon moment de juillet une virée familiale en bateau qui nous a offert un moment magique : un ballet de dauphins...

(Merci à Vincent, qui a su immortaliser le moment. Moi, j'étais trop troublée)

Juillet et août 2016, des livres et quoi d'autre ?

Les trois premières semaines d'août j'étais en vacances. Nous avons commencé par sillonner la France : Le Loiret, la Lozère, Sète, Bordeaux, Nantes... Des rencontres amicales ou familiales, des moments de détente et de découverte.

En Lozère lors d'une mémorable randonnée (19 kilomètres et un pique-nique que je n'oublierai pas de si tôt)
En Lozère lors d'une mémorable randonnée (19 kilomètres et un pique-nique que je n'oublierai pas de si tôt)

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Bordeaux et son miroir d'eau
Bordeaux et son miroir d'eau

Nous avons passé les deux semaines suivantes en Bretagne : lecture, balades, baignades et un week-end prolongé à l'île de Batz.

L'île de Batz en fin de journée
L'île de Batz en fin de journée

Côté lectures, j'ai exploré la rentrée littéraire un peu plus tôt que d'habitude et j'ai fait de belles découvertes...

Mes lectures de juillet et août
Mes lectures de juillet et août

Voilà ! C'était un petit aperçu des bons moments de mon été 2016.

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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 23:03
Arléa - août 2016 - 307 pages
Arléa - août 2016 - 307 pages

"Il y a des histoires étranges dans les familles. Des secrets, des choses inavouables, inavouées, quelquefois terribles, sur lesquels les adultes se taisent, comme si le silence pouvait étouffer la réalité, et, qui sait, la faire disparaître. Mais il arrive que, malgré tout, des mots s'échappent, parviennent aux oreilles des enfants distraits, et même à demi, ils les entendent. Un jour, ces mots prennent sens et une histoire singulière se dessine".

Marie Sizun a écrit plusieurs histoires se déroulant durant la guerre 39-45, une période qui la fascine particulièrement. Dans "La gouvernante suédoise" la romancière change de contexte et d'époque en renouant avec ses ancêtres suédois du 19ème siècle.

Beaucoup de familles possèdent une histoire scandaleuse et non assumée qu'elles tentent de cacher aux générations suivantes. Etant enfant, Marie Sizun avait mis le doigt sur un secret de ce type mais ce n'est que bien plus tard qu'elle en saisira toutes les subtilités, grâce au journal intime de son arrière-grand-mère suédoise.

Cette arrière-grand-mère, Hulda, était morte à l'âge de 27 ans en France, laissant derrière elle quatre jeunes enfants. Son mari, Léonard Sézeneau, était bien plus âgé qu'elle. Ils s'étaient rencontrés en Suède où Léonard enseignait le français. Des enfants étaient arrivés très rapidement après leur mariage et Hulda s'était sentie dépassée par son rôle mère. Léonard avait donc embauché une gouvernante, Livia, pour soulager sa jeune épouse.

Qui était cette femme dont on parlait à demi-mots dans la famille de Marie Sizun et quelle était la nature de ses relations avec les différents membres de la famille Sézeneau ? Nous découvrons au fil des pages qu'elle n'était pas qu'une simple gouvernante.

Avec beaucoup de subtilité, Marie Sizun détricote l'histoire de sa famille suédoise. Il est question d'amour maternel, d'amitié féminine et de passion amoureuse. L'auteure a le don de restituer avec minutie les ambiances et les époques. J'ai aimé imaginer les hivers à Stockholm, dans le bel appartement bourgeois des Sézeneau avant de les retrouver à Medon, dans un tout autre décor.

"La gouvernante suédoise" est un beau roman intimiste qui séduira les amateurs du genre.

Merci Arléa et Marie Sizun :-)

La gouvernante suédoise est sorti en librairie le 25 août.

Challenge de la rentrée (2/18 - catégorie "Touche à tout") .
Challenge de la rentrée (2/18 - catégorie "Touche à tout") .

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