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Chers visiteurs, bonjour !

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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 23:18

Audiolib 2019 (Gallmeister 2017) - traduit de l'américain par Josette Chicheportiche

Lu par Maia Baran - 10 h 02

"Dans la forêt" fait partie de ces livres que je repère à leur sortie grâce aux avis élogieux dont ils bénéficient. Je ne les lis pas forcément immédiatement mais ils restent dans un coin de ma tête. Et un jour, au détour d'une boite à livres, d'un vide grenier ou de la sortie audio, le titre se présente à moi. 

Je me réjouis d'avoir découvert "Dans la forêt" par la version audio. En effet, la lectrice, Maia Baran, incarne de façon très convaincante les protagonistes, deux soeurs nommées Nell et Eva. Les adolescentes se retrouvent seules après la mort de leur père et doivent faire face à une pénurie qui paralyse la ville, située en Californie du Nord. Il n'y a plus d'essence, ni d'électricité et les magasins sont vides.

Les deux filles, isolées de tout, doivent survivre avec de moins en moins de ressources. Chacune tente de conserver ce qui la motive. La danse est la passion d'Eva. Elle y consacre tout son temps. De son côté Nell garde en tête son rêve d'intégrer Harvard et étudie sans relâche l'encyclopédie familiale. Les deux soeurs, différentes mais complémentaires, parviennent le plus souvent à se mettre d'accord sur la conduite à tenir mais pas toujours. Leur entente fusionnelle se fissure régulièrement, parfois dangereusement.

L'évolution des relations entre les sœurs est un élément fort du roman mais le thème essentiel est l'épuisement des ressources naturelles. L'auteur démontre que notre dépendance aux nouvelles technologies nous éloigne de la nature. Nous oublions ses lois fondamentales et gaspillons ses trésors de façon déraisonnable. "Dans la forêt" est un roman engagé et percutant qui donne à réfléchir.

Comme les copines des bibliomaniacs (dont j'ai ré-écouté l'émission à la fin de ma lecture) la fin ne m'a pas totalement convaincue par son côté extrême et dérangeant. Mais cette fin, par son côté provocateur, nous incite à réfléchir. Sans tomber dans l'extrême, il existe certainement une voie alternative, raisonnable et raisonnée de consommer. 

J'ai pris beaucoup de plaisir à cette écoute. "Dans la forêt" réunit beaucoup de qualités. Bien rythmé dans sa narration, c'est un livre à la fois intelligent et distrayant. Je ne suis pas une scientifique et les romans qui évoquent la vie des animaux ou le fonctionnement de la nature me barbent très vite. mais je ne me suis pas ennuyée une seule fois en écoutant ce roman, bien au contraire. 

La narratrice a une voix très jeune qui correspond bien à l'idée que je me fais de la narratrice. J'ai beaucoup aimé l'interprétation.

Voici un roman que je vous conseille les yeux fermés (mais vous pouvez aussi le découvrir avec vos yeux si vous êtes hermétique à la lecture audio).

L'avis de Titine 

Le mois américain, c'est chez titine (cliquez sur le logo)

 

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31 août 2019 6 31 /08 /août /2019 23:01

Je participe (souvent de façon modeste) aux mois thématiques sur les blogs. Quand ma participation est minime, je ne fais pas de billet de présentation. Mais cette année, j'ai lu américain pendant l'été, ce qui me permet d'avoir plusieurs billets programmés pour le mois de septembre. La littérature américaine regorge de pépites et j'ai fait quelques belles découvertes.

Voici mon programme :

3/09 (thème préconisé : nature / environnement) : Dans la forêt de Jean Hegland

14/09 (Lecture commune avec avec Enna) : La saison des feux de Celeste 

22/09 (thème préconisé : les minorités) : Mille femmes blanches de Jim Fergus

25/09 : Monstres - Emil Ferris (BD)

26/09 (Lecture commune avec avec Enna) : Le couple d'à côté

30/09 (un roman féministe ou écrit par une femme) : un monde flamboyant - Siri Husvedt

Dates non définies :

- Un autre tambour - William Melvin Kelley

- Américanah - Chimamanda Ngozi Adichie

- la dernière fugitive - Tracy Chevalier

Il est possible de d'autres titres viennent compléter cette sélection en fonction des opportunités, envies et temps libre.

Bon mois américain à tous et à toutes ! Merci Titine !

 

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 23:23

J'ai trois mois à rattraper alors ce sera un peu plus long que d'habitude 

Sur juin :

Les rencontres de Moguériec :

Parmi les moments sympathiques du mois de juin, je citerai le premier opus des rencontres de Mogueriec, un festival littéraire à taille humaine. Je n'ai pas participé à toutes les tables rondes, rencontres.. proposées mais j'ai apprécié d'échanger avec Emmanuelle Favier, d'écouter Wilfried N'Sondé et Marc Wiltz et un peu moins Hubert Haddad que j'ai beaucoup de mal à suivre dans ses élucubrations littéraires !

Emmanuelle Favier

 

Le port de Mogueriec

Le cadre est sublime... Malheureusement, le temps était trop perturbé pour que les rencontres puissent se tenir à l'extérieur.

Juillet :

En juillet, j'étais en vacances. La première semaine, je me suis occupée de mon petit-fils, qui grandit bien !

Puis, je suis allée dans le Sud de l'Espagne, pour une semaine de farniente dans un village plutôt préservé du tourisme de masse (c'est rare dans ce coin de l'Espagne).

Il s'agit de la ville de Nerja.

Le balcon de l'Europe - Nerja
La dégustation de poulpe (un régal !)
Le coucher du soleil sur Nerja
Photo prise de Frigiliana (à une dizaine de kilomètres de Nerja)

 

Parmi les autres moments agréables du mois, je citerai la rencontre avec Laurence ( pseudo de blog : Yueyin) qui était de passage dans mon village. Nous n'avons pas pensé prendre de photos pour immortaliser la rencontre.

Août : 

Parmi mes moments forts du mois d'août,  deux mariages (dont un célébré sur la plage à l'occasion d'une célébration laïque), des rencontres avec des copines d'enfance que je retrouve l'été...

J'ai repris le travail et profité des week-ends pour me baigner, me balader et parfois prendre l’apéritif sur la plage.

 

Côté lectures, j'ai préparé le mois américain à venir chez Titine et fait de belles découvertes. Les billets seront en ligne au mois de septembre. J'ai lu également quelques titres de la rentrée (deux déjà publiés sur août).

Bonne rentrée à tous (sans oublier ceux pour qui la reprise est de déjà de l'histoire ancienne. J'en fais partie). !

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28 août 2019 3 28 /08 /août /2019 14:20

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25 août 2019 7 25 /08 /août /2019 23:05

Belfond - août 2019 - 221 pages

"C'est tellement facile de blesser un enfant. Un petit, on peut le bousiller, juste pour voir, et en être impuni."

Isabelle Desesquelles est une autrice que je suis depuis quelques années. Les thèmes qu'elle aborde sont tristes, graves et dérangeants. Étonnamment, ses romans sont toutefois lumineux grâce à une écriture sublime et la petite lueur d'espoir qui anime ses personnages au terme d'une épreuve apportée par la vie.

UnPur n'est pas une lecture facile, je le pressentais avant d'en lire la première phrase. L'épreuve dont il est question ici est l'enlèvement d'un enfant par un pédophile, un sujet scabreux et difficile à traiter. Pour résumer cette histoire, sans trahir le ton et les ellipses voulues par la romancière, il me faudrait le style et le talent qui sont les siens. Ne possédant pas ces qualités littéraires, je me contenterai d'un résumé très succinct.

Les jumeaux Benjamin et Julien, huit ans, forment avec leur maman un trio fusionnel. Quand un inconnu enlève l'un des garçons, c'est le chaos. Quarante ans plus tard, nous retrouvons, sur le banc des accusés, le jumeau disparu. Comment est-il passé de victime à accusé ? Quel a été son calvaire et comment a t'il vécu sa vie d'adulte ? Nous découvrons les réponses à ces questions au fil de l'ouvrage. Isabelle Desesquelles, sans épargner le lecteur, lui offre une expérience de lecture originale et éprouvante.. 

"Je suis le fantôme d'un pauvre enfant. Quelle sorte d'homme cela fait ?"

Oscillant entre fiction et réel, le récit offre plusieurs possibles. L'enfant devenu adulte devra lutter contre les pulsions pédophiles qui le saisissent. Passera t'il à l'acte ou convoquera t'il ses fantasmes sans aller plus loin ? De l’Italie, lieu de son rapt, l'enfant devenu adolescent nous conduira au Mexique où il tentera de vivre avec ses démons, découvrant la beauté du monde.

"Je découvre les couchants qui sont une crête rousse aux vagues, lorsque sur la plage l’eau se retire, mon reflet à être mordoré me paraît moins noir.

Aucun jour ne se ressemble, c’est affaire de lumière, tenter d’en pénétrer le secret vous occupe un homme."

Il faut être patient quand on commence cette lecture car les réponses aux questions que l'on se pose n'arrivent que tard dans le roman. Il subsiste quelques doutes, que l'imagination de chacun peut combler.

"La vérité, on en fait ce que l’on veut, ce que l’on peut. On fait avec. Elle est une guimauve que l’on étire. On la tord, et elle prend toutes les formes, revêt l’apparence qu’on lui donne."

Un sujet délicat, très bien traité. Le jeu de mots contenu dans le titre donne le ton.

Une lecture commune avec ma complice Antigone, allons voir son avis.

2/6

 

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24 août 2019 6 24 /08 /août /2019 09:44

Audiolib 2019 (stock) - 10 h 24 - traduit de l'anglais par Rafaèle Moutier - 10 h 24

Indrid a vingt ans quand elle tombe amoureuse de son professeur de littérature, un homme séduisant et charismatique qui a le double de son âge. Faisant fi des mises en garde de sa co-locataire et de celles du meilleur ami du professeur, Ingrid s'installe avec Gil, dont la réputation de Don Juan ne lui fait pas peur, persuadée qu'elle saura mettre fin cette relation quand elle le souhaitera. Mais elle va tomber enceinte et devenir progressivement prisonnière de la maison de bord de mer où ils s'installent.

Gil se montre sous son véritable jour une fois Ingrid acquise. Égoïste, coureur de jupons, il la garde d'une certaine façon sous emprise, alternant les périodes où il s'occupe de sa famille et ceux où il la délaisse. Gil a perdu son travail de professeur et vit laborieusement de sa plume, donnant à Ingrid à peine de quoi nourrir les enfants. Bien plus tard, elle disparaîtra mystérieusement. Suicide, noyade, fuite, meurtre ? Nous pouvons tout supposer... 

Dès le début du roman, la disparition d'Ingrid est annoncée. Puis nous remontons le temps, au travers des lettres que la jeune femme a écrites puis cachées à l'intérieur des livres que son mari collectionne. Des livres qui envahissent la maison. Nous naviguons entre le passé et le présent. Ingrid a disparu depuis plus de dix ans. Gil est malade, ses deux filles sont à son chevet. Il ne s'est pas remis de la disparition de sa femme. Les filles, notamment la plus jeune, continuent à s'interroger sur la personne qu'était leur mère. 

Je n'ai pas réussi à ressentir la moindre empathie pour Gil. Je suppose qu'il aime sa femme, mais tellement mal que cela en est écœurant.  Indrid est la mère de ses enfants mais son bien-être ne semble pas le concerner. Prise au piège et en partie responsable de ce qui lui arrive (personne ne l'a obligée à suivre Gil), Ingrid devrait fuir mais la culpabilité la paralyse. Elle n'est pas une mère parfaite, du moins pas tout le temps (mais qui l'est ?). Elle aurait besoin d'être encouragée, rassurée et aidée mais elle est délaissée et totalement isolée

J'ai pris le parti d'Ingrid immédiatement, bouleversée par son mal-être et révoltée par le comportement de Gil, auquel je ne trouve aucune circonstance atténuante. Certes, il faut replacer l'histoire dans son époque, tout commence dans les années 90, les pères ne s'occupaient pas autant des enfants qu'aujourd'hui.

J'ai vécu cette lecture douloureusement, en total symbiose avec Ingrid. J'ai aimé l'ambiance de bord de mer et apprécié la construction du roman, très réussie, avec l'insertion dans le récit des lettres d'Ingrid, qui font office de journal intime. 

Quelques mots sur la version audio : l’intonation de la lectrice (je devrais dire ses différentes intonations) est tout à fait en adéquation avec les états d'âmes d'Ingrid ou celles de ses filles, quand le projecteur est braqué sur elles. La justesse de l'interprétation permet au lecteur de s'immerger totalement dans le texte, de faire corps avec lui. Je n'aurai sans doute pas classé ce roman dans mes coups de coeur si je l'avais lu en version papier.

Un très bon roman sur la condition féminine. Je ne suis pas certaine toutefois que ce livre, très intimiste, puisse plaire à tout le monde. Je ne m'attendais pas à un coup de cœur en démarrant ma lecture, je n'avais pas entendu parler de ce roman lors de sa parution.

Challenge "Écoutons un livre" - rendez-vous sur mon blog tous les 28 du mois pour découvrir les lectures audio des participants au challenge. Pour participer, vous pouvez indiquer vos liens (ici)

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21 août 2019 3 21 /08 /août /2019 23:37

Les escales - 152 pages - août 2019

"La vie ressemble à une feuille de papier. Parfois, pour avoir moins mal, on voudrait en effacer les plis. Les souvenirs comme des origamis. Puis, on voudrait retrouver une surface vierge, prête à prendre une nouvelle forme. On a beau tenter de l’aplanir, il reste toujours les marques des pliures anciennes". 

Dans un Paris contemporain, Raphaëlle et Antoine font leurs premiers pas dans le monde adulte après une période d'insouciance et de fête qui correspond à leurs années étudiantes. Ils ne sont pas préparés à ce qui les attend : la difficulté de trouver un emploi pour l'un, la déception du premier travail pour l'autre.  Le couple amorce donc plutôt mal sa nouvelle vie. La nostalgie des années passées envahit son quotidien. Englués dans cette transition ratée, Raphaëlle et Antoine  s'éloignent l'un de l'autre...

"Mais, comme pour l’amour, nous avions rêvé d’un travail qui nous définirait, nous rendrait heureux. Profondément heureux. Dans lequel nous aurions pu pleinement nous réaliser. Mais cela, évidemment, n’était pas advenu. Nous étions en quête d’un absolu". 

"Après la fête" est un roman d'ambiance, qui retrace une époque. J'ai apprécié la plume de l'autrice, qui manie l'art de la métaphore, j'ai apprécié aussi les quelques passages qui évoquent la lecture et la passion des livres mais j'ai trouvé que l'histoire manquait de consistance. J'ai retrouvé, en quelque sorte, la sensation que j'éprouve en lisant Modiano : je suis consciente d'avoir entre les mains un ouvrage bien écrit mais je m'ennuie et tourne les pages sans enthousiasme. Il me faut en effet une intrigue consistante, une proximité avec les personnages ou un domaine à explorer en profondeur. Une jolie plume ne me suffit pas. Il est possible également que les préoccupations de ces personnages soient trop éloignées des miennes pour qu'elles puisse me toucher réellement.

Un avis mitigé sur ce roman de la rentrée, dont la très belle couverture avait attiré mon regard.

Pour Liligalipette, c'est un coup de coeur

Une lecture commune avec Antigone. Allons voir son avis.

 

C'est ma première lecture de la rentrée. Cette année, il y en aura sans doute moins sur mon blog mais je participe tout de même au challenge organisé par Hérisson. Il faut lire au minimum 6 ouvrages pour le 31/01/20. C'est jouable !

Pour s'inscrire, c'est ici et le formulaire pour donner les liens, c'est

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4 août 2019 7 04 /08 /août /2019 16:45

Ce blog est en pause estivale depuis mi-juillet et le sera jusqu'au 20 août environ. Je reprends le travail demain mais j'ai envie de rattraper mon retard dans l'écriture des billets avant remettre le blog en activité.

Cet été, je lis quelques ouvrages de la rentrée littéraire à venir mais surtout des romans de ma Pile à Lire en prévision du mois américain sur les blogs, en septembre.

Je vous souhaite un bel été (déjà bien entamé) à tous et à toutes ! Profitez bien du mois d'août ! 

Anse du Guerzit vu du sentier côtier - Plougasnou

 

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15 juillet 2019 1 15 /07 /juillet /2019 14:56

Les escales - 425 pages - avril 2019

L'histoire se passe dans un petit village de Tasmanie où tout le monde se connait et se méfie de l'étranger. Le dernier arrivé s'appelle Léon et c'est lui qui va faire changer la donne, apportant un vent de fraîcheur et d'humanité. Léon va tout faire pour s'intégrer à la communauté mais il n'est pas le bienvenu en raison de son métier de garde-forestier. De nombreux hommes gagnent leur vie en abattant des arbres, sans se soucier des dégâts écologiques. Ils voient donc d'un œil méfiant cet homme venu d'ailleurs et payé pour protéger les arbres et la forêt. 

L'autre personnage central du roman, c'est Miki, une jeune orpheline de 17 ans (bientôt 18), tenue de bien trop près par son frère Kurt. Ce dernier l'empêche de sortir du restaurant qu'ils tiennent à deux. Le garde-forestier et Miki vont toutefois réussir à se lier d'amitié. Ils ont une passion commune, la nature. Miki s'intéresse notamment aux diables de Tasmanie, une espèce en voie d'extinction (j'avoue que je ne connaissais pas cette espèce animale avant d'ouvrir le livre).

le diable de Tasmanie

Miki parvient à s'échapper de plus en plus régulièrement de chez elle, où son frère l'abandonne régulièrement. Elle sympathise avec plusieurs habitants du village parmi lesquels Géraldine, une dame qui lui prête des livres, qu'elle choisit minutieusement pour sa jeune amie. Mais un jour, Kurt découvre les escapades de sa sœur et tout bascule. L'histoire prend alors des allures de thriller...

Cet ouvrage est le premier de mes vacances 2019 et je n'en ai fait qu'une bouchée. C'est une histoire dépaysante et prenante, avec des personnages attachants. Les livres sont mis en avant pour leur pouvoir d'évasion et d'ouverture d'esprit. Nous ne sommes pas vraiment dans le registre du "feel-good" sauf peut-être quand arrive le dénouement, qui nous réserve une "happy-end". 

J'aime qu'un peu de difficulté pimente ma lecture mais je n'ai rien, de temps à autre,contre un ouvrage qui se lit tout seul, surtout en vacances. Ce roman a donc parfaitement rempli son contrat !

 

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8 juillet 2019 1 08 /07 /juillet /2019 18:50

Par amour - Valérie Tong Cuong - 9 h - JC Lattes 2017

Dans ce roman choral, nous suivons une famille élargie durant la guerre 39-45, au Havre. Tour à tour, chacun des membres relate le déroulement des faits, de l'évacuation de la ville en 1940 aux ultimes bombardements, en 1944. Entre les deux dates, nous vivons la maladie d'une jeune mère de famille, touchée par la tuberculose mais aussi le départ de ses enfants vers l'Algérie, le temps de sa guérison. Nous suivons le parcours d'un résistant de l'ombre, d'une jeune femme meurtrie par les épreuves de la guerre, d'enfants dont la vie quotidienne est totalement chamboulée...

Je savais que le Havre avait été particulièrement touché pendant la guerre mais je ne savais pas que la ville avait été doublement bombardée, par les par les allemands mais aussi par les alliés, en raison de sa position stratégique. Je ne savais pas non plus que des enfants avaient trouvé refuge en Algérie.

L'auteure, originaire du de la ville, a fait des recherches pour comprendre ce qu'avait pu être la vie de sa famille, durant cette époque noire de la France. C'est un roman bien documenté que nous propose Valérie Tong Cuong, sans pour autant que la petite histoire ne se trouve au second plan. J'ai bien aimé accompagner chaque personnage, enfant ou adulte, dans cet épisode marquant de l'histoire du Havre. L'auteure a su retranscrire l'époque de façon assez saisissante.

Quatre lecteurs se relayent pour nous conter cette histoire, la rendant particulièrement vivante. Je recommande donc la version audio.

Merci à l'amie qui m'a prêté ce livre.

Une réussite !

challenge "Écoutons un livre"

 

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