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Chers visiteurs, bonjour !

Vous êtes sur le blog d'une lectrice passionnée qui aime partager ses lectures. N'hésitez pas à laisser un commentaire, que vous soyez vous-même blogueur ou pas. Vous pouvez aussi me contacter : sylir@orange.fr  ou aller faire un tour sur ma page Facebook : ici

 

Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 19:32

                

                                                                              Mercure de France - 2012 - 200 pages

Marie est une jeune femme tout juste mariée à un médecin et confiante en l’avenir. Mais elle ne tarde pas à déchanter. Les enfants qu’elle met au monde sont loin d’être ceux auxquels elle rêvait et son mari n’a au final pas grande considération pour elle. Bref, sa vie « foire » complètement…. Pour autant elle ne se laisse pas abattre, cherchant refuge dans son imaginaire et sollicitant dieu pour lui porter secours…

Ce roman se lit facilement et je l’ai trouvé plutôt bien écrit. Pour autant, je ne dirai pas que j'ai aimé cette lecture. Le coté mystique de Marie m’a laissé perplexe et ses conversations  avec Emilie, la chatte, tout autant ! Le coté loufoque de l’histoire m’a agacée (le chat qui parle, le « miracle » de la fin du roman…). Quant à Marie, si je l’ai trouvée attachante au début du livre, elle m’a semblé assez vite un peu « dérangée ». Je n'ai pas aimé sa façon de gérer les nombreux problèmes qui se posent à elle. Quant au mari et aux enfants, ils sont tout sauf intéressants. Une bien curieuse famille...

 Je suppose qu’il ne faut pas se contenter du premier degré et voir dans ce texte une critique des valeurs de notre société (l’amour maternel comme une évidence, les médecines douces…).  Mais, je dois dire que je n’ai pas vraiment passé le cap du premier degré, décontenancée par les invraisemblances (voulues) qui se glissent dans le texte.

Vous l’aurez compris, ce livre n’était pas pour moi !    

Mais ne vous arrêtez pas à mon avis car je n'ai trouvé que des billets élogieux sur la blogosphère comme ceux de  Jostein ou Nadael    

Merci  à BABELIO et son opération "Masse Critique" ! 

                                                          

    

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 18:00

 

Car je suis très occupée par l'aménagement de mes nouveaux lieux de vie. J'ai des tas de livres à chroniquer mais la liste ne s'allongera pas beaucoup car je n'ai pas le temps de lire beaucoup non plus.  (un peu tout de même, je vous rassure).

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 23:41

 

            Le livre de poche - 636 pages - 2009 (publié chez Grasset et Fasquelle en 2004)

 

Voilà un bon moment que je voulais découvrir « l’ombre du vent», célèbre roman de Carlos Ruiz Zafon. Une lecture commune organisée par Théoma m’a donné l’occasion de sortir de ma PAL (pile à lire) la jolie version « coffret de Noël » éditée par le livre de poche en 2009.

Quand le père du jeune Daniel le conduit au « cimetière des livres oubliés », lieu mystérieux et uniquement fréquenté par les initiés, il ne sait pas encore que cette visite bouleversera la vie de son enfant. Parmi les milliers de livres rangés dans les rayons de cette étrange bibliothèque, l’enfant choisit « l’ombre du vent » de Julian Carax. Subjugué par l’histoire, le jeune Daniel se met en quête de l’auteur. Il ne tardera pas à se rendre compte que Carax est introuvable et que presque tous les exemplaires des oeuvres de l’auteur ont été détruits de façon mystérieuse. La recherche de Daniel s’avère compliquée. Elle durera des années, accompagnée de menaces qui vont crescendo au fur et à mesure qu’il approche du but…

L’histoire de Daniel s’entrecroise avec celle de l’auteur de « l’ombre du vent ».  Bien des tours et détours attendent le lecteur avant qu’il n’arrive au dénouement. J’ai bien aimé me perdre dans les méandres de l’histoire pour retrouver le fil du récit. La construction est habile, on ne s’y perd pas. Je pense toutefois qu’une centaine de pages en moins n’aurait pas nuit au récit. 

C’est un bon roman d’initiation, d’aventure et d’amour, avec un petit coté gothique assez sympathique. Les personnages sont attachants, notamment le bon et excentrique Fermin, employé de la librairie tenue par le papa de Daniel. Le contexte historique (l’après guerre d’Espagne) et géographique (la ville de Barcelone que l’on sillonne de long en large) donnent du piment à l’histoire.

A lire si ce n’est déjà fait…

Les participants à cette lecture commune sont à découvrir chez Théoma

 

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 23:01

mexique pour blog

 

Photos : Plage et mer des Caraïbes, une vendeuse de Hamacs (parmi tant d'autres, hommes, femmes et enfants qui vivent de la vente de leur artisanat (parfois) ou de babioles made in China, comme partout).  Traces de la colonisation espagnole (ici Cathédrale de Valladolid),  site archéologique Maya (ici l'incontournable et fascinante pyramide de Chichen Itza).

 

 Nous étions sur la péninsule de Yucatan : La jungle, des plages paradisiaques, les sites archéologiques, les moustiques  et... de grosses infrastructures touristiques .  

 

Au programme : baignade (plusieurs fois par jour), farniente, quelques visites (moins que prévu mais les longues heures de car en perspective et les visites de groupe ont quelque peu modéré mon ardeur, je l'avoue).

De bons souvenirs et une coupure qui m'a fait le plus grand bien !

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 23:44

 Arsène Lupin : L'aiguille creuse

 

Publié pour la première fois en 1909 - Le livre de poche 313 pages 

L’objectif du blogoclub est de proposer des lectures qui sortent des sentiers battus, en permettant aux participants de lire des ouvrages qu’ils n’auraient pas lus spontanément. L’œuvre de Maurice Leblanc venant tout juste de tomber dans le domaine public, nous avons pensé que ce serait une bonne idée de partir à la découverte de cet auteur un peu oublié.

Il me semble avoir déjà lu Arsène Lupin mais il y a si longtemps  que je n’ai pas le souvenir de mon ressenti de l’époque.  Quand au feuilleton télévisé, il m’en reste un vague souvenir... J’ai choisi « l’aiguille creuse » car j’avais vaguement en mémoire que l’intrigue était en lien avec l’aiguille d’Etretat, que j’ai admirée pour la première fois l’an passé, lors d’un séjour dans la région.  Autant le dire toute suite, il n’est question de l’aiguille d’Etretat qu’à la toute fin du livre (ce qui m’a un peu déçue d’ailleurs).

Le personnage le plus en avant dans cet opus n’est pas Arsène Lupin mais Isodore Beautrelet, élève en rhétorique et détective amateur dans ses moments perdus. Nous découvrons au fil de l’énigme que c’est un excellent détective, bien plus efficace que le commissaire chargé de l’enquête.

La trame du récit est complexe, je ne me risquerai pas à la résumer (d’ailleurs ai-je bien tout compris ?). Je peux simplement vous dire qu’il est question de rechercher le trésor des rois de France, détenu par Arsène Lupin, malin comme pas un, brouillant les pistes et menant en bateau les personnes qui se lancent sur ses traces. Le jeune Beautrelet, bien que très futé, se fait avoir comme un bleu par le gentleman cambrioleur … Il ne pouvait pas en être autrement, n'est-ce pas ?

Ai-je aimé cette lecture ? Oui et non. Distrayant, mais un peu suranné tout de même. J’ai trouvé que l' histoire traînait un peu en longueur, mis à part le dernier chapitre où tout s’accélère. Arsène Lupin devient alors la vedette et c’est plus jouissif.

Disons que c’est…  une curiosité !

Durant toute ma lecture, j’ai fredonné (dans ma tête) : « c’est le plus grand des voleurs… »

 

 
 Les lectures des blogoparticipants :
L'ile aux trente cercueils : Gambadou   - Itzamma
Le bouchon de cristal : Grominou -Mango
Arsène Lupin contre Herlock Sholmès : Loumina - Titine   - Belledenuit - Christelle
La barre-y-va : Ori
Le collier de la reine et autres nouvelles : Hélène
Arsène Lupin, Gentleman cambrioleur : Karine - Avalon - Manu - Lisa - Sibille
Les confidences d'Arsène Lupin : Praline
La demoiselle aux yeux verts : Midola
Dorothée danseuse de corde : Karine :)
La critique audio de Thomas (l'agence Barnet et cie) : Thomas (à écouter  !) 
Prochaine session du blogoclub : le roman choral
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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 23:52

Je vous laisse une dizaine de jours pour m'envoler vers le Mexique... Mon mari a bien travaillé et gagné un challenge qui nous offre cette pause bien sympathique.

Je vous retrouve le 1er juin pour la session du blogoclub consacrée à Maurice Leblanc !

 

 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 19:52

 

 

 

 

Le 28 juin prochain, sera décerné le "35ème Prix Relay des Voyageurs" parmi une sélection de 4 livres qui ont été sélectionnés par un jury de personnalités et de professionnels du Voyage et de l'Evasion.

  

Ces livres sont les suivants :

 

La tristesse du samouraiUne année studieuseLe chapeau de mitterandLes regles du jeu

  

La tristesse du Samouraï - Victor Del Arbol
Une année studieuse - Anne Wiazemsky
Le chapeau de Mitterand - Antoine Laurain
Les règles du jeu - Amor Towles

 

Vous pouvez voter pour l'un de ces livres avant le 26 juin et peut-être gagner un an de lecture gratuite ou un IPAD 

 Ça passe   ICI

 

Vous verrez des critiques de ces livres sur mon blog dans les semaines qui viennent (dans le cadre d'un partenariat).

On a beaucoup parlé des deux titres du milieu. Connaissez-vous les autres ?

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 23:59

Des listes d’œuvres de « non-fiction » circulent dans la blogosphère, suite au projet lancée par Flo. Je ne m’engagerai pas à lire un nombre de fictions prédéterminé à l’avance (je ne veux pas me contraindre à quoi que soit sur ce blog tant que je n’aurai pas plus de temps devant moi) mais j’aime l’idée de promouvoir la « non-fiction» (récits de voyage, documentaires, biographies... genres assez peu présent sur les blogs). C'est aussi l'occasion de parler de livres qui ne sont pas des nouveautés mais qu'il ne faudrait pas oublier pour autant.

Voici donc quelques oeuvres de non-fiction qui me viennent à l’esprit et que j’ai beaucoup aimées :

Passagimages?q=tbn:ANd9GcRPpPMXiB-YsEYac4RtdK5ère du silence – Fabienne Verdier  (récit autobiographique).

A l’âge de vingt ans, Fabienne Verdier quitte la France après des études aux beaux arts pour se rendre en Chine avec l’idée de découvrir et étudier l’art antique chinois, dévasté par la révolution culturelle. Elle est accueillie dans une école artistique du Sichuan, régie par le parti, où les étudiants vivent dans la misère et dans la crasse. Elle s’accroche pour se faire accepter et devient l’élève d’un grand maitre chinois qui accepte de l’initier à son art calligraphique à condition qu’elle y consacre dix ans de sa vie. A la limite de l’inconscience, elle accepte le deal. Ce sont ces dix années qu’elle raconte dans ce livre et c’est passionnant. On y apprend beaucoup sur la Chine, son histoire et sa culture. Le parcours personnel de cette jeune femme est assez extraordinaire. On admire sa détermination à mener son projet incroyable jusqu’au bout.

Histoire d’une vie – Aharon Apperfeld (récit autobiographique). images?q=tbn:ANd9GcRSqqONwduHBbPJrogpxKY 

Aharon Appelfeld est né en 1932 dans une famille de juifs assimilés qui vivait dans la région de Bucovine (Roumanie). Après une petite enfance heureuse, il a vécu perte de ses parents, la déportation et l’errance solitaire pendant plusieurs années. A la fin de seconde guerre mondiale, il s'est retrouvé en Palestine. Il a appris laborieusement l'hébreu pour tenter de mieux s'intégrer. Appelfeld n'a jamais perdu sa foi en l'homme malgré les épreuves qui l'ont touché. Il a passé sa vie à tenter de surmonter les traumatismes de l'enfance, à recoller des souvenirs épars pour en faire une histoire, la sienne. C’est un témoignage impressionnant, d’une grande richesse émotionnelle, culturelle et historique.

Une histoire d’amour et de ténèbres - Amos Oz (roman autobiographique)

images?q=tbn:ANd9GcQPtPN_rTzpyx64D09pmA2Amos Oz est né en 1939 de parents qui ont fui l'Europe avant sa naissance pour cause d'antisémitisme. Leur vie d'avant nous est contée, ainsi que celle de leurs ancêtres qui vivaient en Russie et en Pologne. Quand la famille d'Amos Oz arrive à Jérusalem, il lui faut d'abord accepter le décalage entre le paradis tant espéré et la réalité d'une ville sale et pauvre. La littérature, qui occupe une grande place dans la famille, leur permet de tenir le coup. Dans ce cocon protecteur, Amos Oz vit une petite enfance plutôt heureuse. Mais peu à peu, une fêlure se produit. La maman d'Amos est dépressive. Le lecteur assiste à la dégradation du moral de cette femme et accompagne Amos dans le questionnement qui suit son suicide, terrible choc pour lui. A l'adolescence, il choisit de tourner le dos au modèle familial pour aller vivre en communauté au Kibboutz, contre l'avis de son père, intellectuel de droite.  C’est un beau récit sur la création de l'état d'Israël au travers de  l'histoire d'une famille. images?q=tbn:ANd9GcQt_3SEFZ3PbKNwwMlKoiM

La stratégie des antilopes – Jean Hatzfeld (récit)

Il s'agit de témoignages de Rwandais des deux ethnies, recueillis plus de dix ans après le génocide qui a fait plus de 800 000 morts dans le pays .La genèse de ce livre est une décision du gouvernement rwandais de libérer 40 000 détenus Hutus, condamnés en grande majorité pour leur participation au génocide de 1994. Jean Hatzfeld a éprouvé le besoin de retourner voir comment était vécue cette décision. C'est une lecture certes éprouvante mais utile pour comprendre ce qu'a pu être le dernier grand génocide du XX e siècle. Il est également intéressant d'entendre les témoignages de l'après : la reconstruction et la réconciliation à la fois obligatoiimages?q=tbn:ANd9GcRJI5GEe0aAcfHhMTy32Lpres et impossibles.

Le cri de la mouette – Emmanuelle Laborit (récit)

Les plus jeunes ne connaissent peut-être pas Emmanuelle Laborit, comédienne sourde muette, qui a obtenu le Molière de la révélation théâtrale en 1993. A l’aide de Marie-Thérèse Cuny, elle a raconté dans « le cri de la Mouette », paru en 1994, son parcours d’enfant et d’adolescente sourde et muette. Je me souviens avoir été touchée et impressionnée par ce témoignage. C’est un  récit qui convient bien aux adolescents (ma fille ainée l’avait lu vers l’âge de 13-14 ans et avait adoré – ce qui me fait penser que je devrais le faire lire à ma plus jeune fille !).

 

Atelier 62 – Martine Sonnet  (récit)

Historienne, Martine Sonnet rend dans cet ouvrage un hommage extrêmement fort et émouvant à son père, qui a travaillé aux forges de l’usine Renault de Billancourt, dans les années 50. Elle salue le courage de ces travailleurs de force qui se sont souvent ruiné la santé, travaillant dans des conditions extrêmement difficiles (chaleur, cadences…) mais fiers de leur métier. La construction du livre est simple : un chapitre sur deux est consacré aux forges, l’autre, très personnel, à l'histoire familiale des Sonnet.    C’est un ouvrage passionnant, à la fois personnel et très documenté.

Ces enfants de ma vie – Gabrielle Roy (récit autobiographique sous la forme de nouvelles)

images?q=tbn:ANd9GcRREo_JDFffcQQ8G_Nf-nGGabrielle Roy évoque ses souvenirs de toute jeune institutrice, dans des petits villages ruraux perdus au fin fond des vastes plaines canadiennes ou dans la banlieue d'une ville peuplée d'émigrés d'origines différentes. Le livre est composé de six récits, chacun centré sur un enfant. Ces portraits sont à la fois pleins de fraîcheur et d'humanité. A l'époque où Gabrielle Roy enseignait (entre 1930 et 1937), la population souffrait de pauvreté. Gabrielle Roy était très sensible à cette misère, ayant vécu une période de précarité dans sa propre famille. Elle nous livre ses doutes et interrogations de toute jeune institutrice, soucieuse d'appliquer la meilleure pédagogie possible. Par ailleurs, elle n'hésite pas à rencontrer les familles, se déplaçant jusqu'à leurs maisons parfois éloignées de l'école, traversant des paysages qui font penser à ceux de "la petite maison dans la prairie" ...

 

D’autres titres (avec des liens vers mes billets) :

 

 

  Si c'est un homme – Primo Levi (récit incontournable)

 

 

 

 

84 Charing Cross Road - Hélène Hanff (échange épistolaire absolument savoureux !)

 

Le premier homme – Albert Camus (roman autobiographique inachevé dans lequel l’écrivain raconte son enfance en Algérie)

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 00:44

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                                   Actes SudTraduit de l'américain par Pierre Furlan - 2012  - 444 pages

 

Parler de ce livre en essayant d’être synthétique, voilà qui  n’est pas une mince affaire…

Je vais d’abord parler des personnages, surtout du Kid, le personnage principal. Un garçon mal dans sa peau, plus ou moins délaissé par sa mère. Il s’est abreuvé de films pornographiques au point de se trouver un jour condamné comme délinquant sexuel alors qu’il n’a jamais « consommé ».  Nous apprenons au fil du roman comment il en est arrivé là.

L’autre personnage, c’est « le professeur », mal dans sa peau lui aussi, boulimique,  obèse, mystérieux et au final assez inquiétant… Professeur à l’université et chercheur en sociologie, il s’intéresse aux délinquants sexuels pédophiles. Il a fait la connaissance du Kid en se rendant dans le lieu où se regroupent les délinquants sexuels de la ville de Calusa, sous une arche d’autoroute. Ces hommes, qui portent un bracelet électronique pour être localisés à tout moment, n’ont quasiment que ce lieu pour poser leur valise (ils ont interdiction de séjourner à proximité de lieux où peuvent se trouver des enfants).  Le professeur pense qu’il peut guérir l’addiction sexuelle du Kid en améliorant sa situation sociale. Il va donc œuvrer dans ce sens…

Mais ce livre ne se résume pas à une histoire et des personnages. C’est un livre engagé, à l’image de son auteur. Issu d’un milieu défavorisé, Russel Banks se sent très concerné par les problèmes sociaux de son pays, les Etats-Unis. Cet intérêt se retrouve dans chacun de ses romans. Cette fois, il évoque la place grandissante d’internet et des réseaux sociaux dans les relations humaines, notamment chez les jeunes. Il dénonce certaines dérives particulièrement inquiétantes comme l’addiction à la pornographie sur le net. Il pointe également du doigt la façon très contestable dont sont traités les délinquants sexuels aux Etats-Unis .

J’ai beaucoup apprécié cette lecture, bien que ce ne soit pas le roman de Russel Banks que je préfère. J’ai déploré quelques longueurs et il m’a semblé à certains moments que l’on tournait un peu en rond. Par ailleurs, la fin m’a semblée un peu « tirée par les cheveux ». En dépit de ces réserves, c’est un livre que je conseille pour les thèmes  qu’il aborde et la réflexion qu’il suscite. Les personnages sont bien campés et particulièrement vivants (le Kid, notamment, avec lequel une empathie s’installe dès le départ).

Un livre assez fascinant et un auteur à découvrir absolument si ce n’est déjà fait !

    Un coup de coeur pour Clara et Cuné

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 23:10

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                                                 Livraphone / Sixtrid - 2004 - 6 heures 25 - lu par Françoise Miquelis

  

La narratrice est une journaliste travaillant en freelance. Elle recrute, pour s'occuper de ses enfants, une baby-sitter qu’on lui a conseillé et qui se prénomme Olivia. La journaliste ne tarde pas à se rendre compte que la jeune fille n’est pas très « nette » (drogue, passé douteux…). Mais comme l'histoire de la jeune fille l’émeut et qu’elle s’occupe très bien des enfants, se montrant gaie et serviable, la narratrice décide de ne pas s'en séparer. Le temps passe et la baby-sitter devient indispensable à tous. Apparemment, tout sépare les deux femmes : l’origine sociale, la culture, la façon d’envisager la vie… Pourtant, toutes deux vont faire un bout de chemin ensemble et s’épauler dans les épreuves (très différentes, mais tout aussi difficiles) qu’elles vont traverser.

Un extrait : "Cette fille est une nonne, une nonne primitive, mais une nonne quand même. Son coeur est interdit aux unions égoïstes. Tout l'amour qu'elle possède, c'est à nous qu'elle le donne. A moi, aux enfants, à ses neveux, à Amélie, et au premier traîne-savate venu, à qui elle offrira sa chambre et huit cents balles".

J’ai écouté ce roman (qui ne date pas d’hier) durant mes vacances. J'ai beaucoup apprécié cette histoire d’amitié féminine et passé un très agréable moment en compagnie des deux femmes, dans l’ambiance chaleureuse de l’appartement où toutes deux aiment discuter devant un café. La jeune fille m’a beaucoup touchée par sa gentilesse et son optimisme à tout épreuve. La journaliste a su m’émouvoir également. Divorcée, elle exerce un métier alimentaire qui lui demande beaucoup d’énergie pour peu de satisfactions. Sa rencontre avec Olivia casse ses préjugés, la détourne un moment de ses propres problèmes et lui permet d’envisager un autre avenir.

A noter que cette histoire est inspirée d’un épisode de la vie de Marie Desplechin et de sa rencontre avec une baby-sitter qui ressemble beaucoup à Olivia…

La voix de la comédienne (Françoise Miquélis), s’est confondue avec ma voix intérieure, ce qui est très plaisant.

Une histoire sans grande originalité de prime abord mais très touchante et réconfortante.

 

 

A noter que ce roman a été publié aux éditions de l'Olivier et 1998 et qu'on le trouve en poche

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