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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 23:00
  Ces temps-ci, j'écoute en boucle cette chanson
 Vous avez sans doute reconnu le poème de Joachim du Bellay "heureux qui comme Ulysse…." (Les regrets 1558)
 
Voici les paroles de la chanson :
Ulysse (Album : "l'ange de mon démon )
Paroles : J. Du Bellay et Ridan
Musique : Ridan et Alain Félix
  
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !
 
Quand reverrai-je, hélas ! de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m’est une province, et beaucoup davantage ?
 
 Plus me plaît le séjour qu’ont bâti mes aïeux
Que des palais romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine,
 
Plus mon Loire gaulois que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré que le mont Palatin,
Et plus que l’air marin la douceur angevine.
 
J'ai traversé les mers à la force de mes bras,
Seul contre les dieux,
perdu dans les marées;
Retranché dans la cale
et mes vieux tympans percés
Pour ne plus jamais entendre
Les sirènes et leur voix.

Nos vies sont une guerre
où il ne tient qu'à nous
De se soucier de nos sorts,
de trouver le bon choix,
De nous méfier de nos pas
et de toute cette eau qui dort
Qui pollue nos chemins soi-disant pavés d'or!
*
Je trouve sympathique de remettre au goût du jour les poètes d'autrefois !
 
 
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Published by sylire - dans J'aime écouter
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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 23:00
                                                  
 
Phébus "Libretto"
 250 pages
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Connaissez-vous John Meade Falkner ?
J'avoue que je n'avais jamais entendu parlé de cet auteur anglais, jusqu'à ce qu'une amie du comité de lecture me mette entre les mains "Moonfleet".
 
Le livre :
La couverture ne me "branchait" pas franchement (ce gros bonhomme n'est pas vraiment engageant vous l'avouerez !) mais je me suis tout de même lancé… et j'ai bien fait !
Ecrit en 1898 par un marchand de canons, romancier à ses heures, ce livre a eu un vif succès en Angleterre. En France il est passé assez inaperçu, on ne sait pas trop pourquoi.
Le jeune John Trenchard, héros de ce roman, est un orphelin élevé par une tante peu aimante. Il habite Moonfleet, un village brumeux du Dorset ou se déchaînent des tempêtes qui font couler les bateaux. Il se lie d'amitié avec un contrebandier qui le prend sous sa coupe. A la recherche d'un diamant, ils se trouvent embarqués dans une série d'aventures palpitantes mais dangereuses… 
Enfant, j'adorais les romans d'aventures. Puis, je me suis détournée de ce genre littéraire, considérant sans doute à tort que j'avais passé l'âge. Et pourtant… quel bonheur de retrouver la même excitation qu'autrefois ! Je me suis glissée sans effort dans la peau de cet adolescent de 15 ans et j'ai adoré ce temps passé sur la côte déchiquetée du Dorset, dans les grottes et les souterrains, à côtoyer des contrebandiers.
*
Le  film :
J'ai visionné, juste après ma lecture, "les contrebandiers de Moonfleet" réalisé par Fritz Lang et inspiré du livre de Falkner. C'est un film qui a connu un grand succès à sa sortie. Personnellement j'ai été très déçue… L'histoire n'est pas la même, les personnages sont différents et le film est vraiment  trop vieillot. Je m'empresse donc de l'oublier pour retrouver mes images… à moi.
De l'aventure, du dépaysement, une merveilleuse histoire d'amitié et d'amour... J'ai adoré ce livre !
 
Je n'ai trouvé aucun bloggeur à mettre en lien … mais j'espère bien que l'un de vous sera tenté par cette balade littéraire à Moonfleet…
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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 23:00
  1.                
J'ai découvert René Fregni avec "Elle danse dans le noir", roman autobiographique pour lequel j'ai eu un gros coup de cœur. J'ai continué à explorer l'univers de cet auteur avec trois autres romans, que j'ai bien aimés même s'ils ne m'ont pas transportée autant que le premier. Je ne compte pas m'arrêter là, c'est donc un auteur que vous reverrez sur mon blog !
Dans chaque livre, je retrouve avec bonheur le soleil de Marseille sous lequel il fait bon prendre un verre à la terrasse d'un café et qui fait parfois un peu défaut  en Bretagne (oui, je l'avoue...).
Ses thèmes favoris sont inspirés de sa propre vie. Il connaît bien l'univers de la prison pour y avoir animé des ateliers d'écriture avec les détenus. Il a également travaillé pendant quelques années comme infirmier dans un hôpital psychiatrique. Par le biais de ces deux expériences, il a acquis la certitude que chaque être peut basculer dans le crime d'une minute à l'autre, que nos vies peuvent être chamboulées en un rien de temps.
C'est quelqu'un d'une grande sensibilité. Dans ses romans il est question d'amour, d'amitié mais aussi de sensualité et de tendresse.  
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Par ordre de préférence :
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Elle danse dans le noir :
 René FREGNI nous raconte une époque douloureuse de sa vie, où le bonheur d'être le père d'une petite fille était assombri par deux drames personnels : le départ de sa femme après vingt ans de vie commune et la grave maladie d'une mère qu'il chérissait.
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  Beaucoup d'émotion et de pudeur dans un texte magnifique écrit par un écorché vif.
C'est un livre que j'aime offrir.
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Où se perdent les hommes :
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C'est l'histoire d'un visiteur de prison fasciné par un détenu assez particulier. Il a tué sa femme et la peint inlassablement, du matin au soir sur les murs de sa cellule. Peu à peu une idée germe dans la tête du visiteur : il va le faire s'évader …
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L'été:
Paul tient un restaurant avec un ami dans le Sud de la France. Il travaille d'arrache pied du matin au soir. Un jour, lors d'un rare moment de repos, il rencontre une fille sur la plage. C'est le coup de foudre immédiat. Mais la belle n'est pas seule, elle vit avec un peintre assez mystérieux.
La passion dévore Paul, il veut cette femme à tout prix. Il ne dort plus, ne travaille plus, ne vit plus que pour elle.
Commence une histoire à trois ou la femme mène le jeu…
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Lettre à mes tueurs :       
  Il s'agit d'un polar. Habituellement, je ne suis pas fan de ce genre mais j'ai apprécié de retrouver l'univers de Fregni et le soleil de Marseille.
Une nouvelle fois c'est l'histoire d'un homme qui mène une vie tranquille et dont la vie un jour bascule.. Un ami d'enfance devenu truand débarque chez lui, lui demande de cacher une disquette et disparaît avant qu'il ait eu le temps de réagir...
 
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D'autres bloggeurs ont aimé des titres de René Fregni :
Elle danse dans le noir : Hervé
L'été : Clarabel
On ne s'endort jamais seul : Amandine
 
Un auteur à découvrir, de préférence avec "elle danse dans le noir".
 
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6 mai 2007 7 06 /05 /mai /2007 14:20
A tort ou à raison
 
On ne sait jamais qui a raison ou qui a tort.
C'est difficile de juger. Moi, j'ai longtemps donné
raison à tout le monde.
Jusqu'au jour où je me suis aperçu
que la plupart des gens à qui je donnais
raison avaient tort !
Donc, j'avais raison !
Par conséquent, j'avais tort !
Tort de donner raison à des gens qui avaient
le tort de croire qu'ils avaient raison.
C'est-à-dire que moi qui n'avais pas tort,
je n'avais aucune raison de ne pas donner tort
à des gens qui prétendaient avoir raison,
alors qu'ils avaient tort !
J'ai raison, non ? Puisqu'ils avaient tort !
Et sans raison, encore ! Là, j'insiste, parce que ...
moi aussi, il arrive que j'aie tort.
Mais quand j'ai tort, j'ai mes raisons, que je ne donne pas.
Ce serait reconnaître mes torts !!!
J'ai raison, non ? Remarquez ... il m'arrive aussi
de donner raison à des gens qui ont raison.
Mais, là encore, c'est un tort.
C'est comme si je donnais tort à des gens qui ont tort.
Il n'y a pas de raison !
En résumé, je crois qu'on a toujours tort d'essayer
d'avoir raison devant des gens qui ont toutes
les bonnes raisons de croire qu'ils n'ont pas tort !
 
 
Raymond Devos
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4 mai 2007 5 04 /05 /mai /2007 23:01
Editions Coop Breiz
118 pages
*
Danielle GAC vit à Mellac-Quimperlé, dans le Finistère. Elle publie avec "j'y arriverai bien toute seule", son premier roman.
 
J'ai trouvé ce livre dans les nouveautés du rayon "littérature régionale" de ma bibliothèque. Sa couverture, insolite dans ce rayon, a attiré mon regard.
Sur la quatrième de couverture, on peut lire ceci : "entre récit et fiction, ce livre recèle un humour et un désespoir qu'on aimerait croire légers ou dérisoires".
Les titres des chapitres sont révélateurs de ce que l'on trouve dans ce livre :
Seule, Hortensias, Couture, Poireaux, Bill Clinton, Vieillir
La narratrice évoque sa vie quotidienne en Bretagne, où elle vit depuis toujours. En taillant les hortensias ou en plantant des poireaux, elle évoque des souvenirs d' enfance et peu à peu dévoile les blessures de sa vie d'adulte. Certains chapitres m'ont moins cativée que d'autres : le plantage des poireaux ou la fabrication du pot au feu ne me passionnent pas franchement. En revanche j'ai trouvé assez drôles les passages ou elle raconte avec un humour "à la Helen Fielding" ses tentatives ratées pour trouver un compagnon.
"Bonjour monsieur. Vous habitez chez vos enfants ?! Ah non ?! Vous avez un appartement pour vous tout seul ? Oh... mais c'est intéressant, ça ! Et, euh...? si je ne suis pas indiscrète, vous faites quoi dans la vie ?"
Plus on avance dans le livre et plus l'humour fait place à la désillusion et au désespoir car cette femme n'est pas Bridget Jones. Elle n'a plus trente ans et un passé douloureux.
*
Derrière une apparente légèreté se cachent les blessures profondes d"une femme qui a choisi de vivre "sur les pilotis du rire" pour ne pas sombrer.
Le site de Danielle GAC : http://www.daniellegac.fr/
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1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 18:34

 

L'histoire :
Voici un roman inspiré de l' histoire peu banale mais véridique du peintre Han Van Meegeren. Né en 1889 aux Pays Bas, il s'inspire des peintres hollandais du XVIIe. Complètement à contre-courant des peintres de son temps (Picasso, Dali...), il est considéré par les critiques de l'époque comme un artiste mineur.
Lassé et furieux d'être incompris, il décide un jour de jouer un bon tour aux experts en se mettant à peindre des "faux Vermeer", peintre qu'il admire plus que tout autre.
Il y met toute son énergie, peaufine sa technique, investit en matériel et réussi même à reproduire les craquelures provoquées par l'usure du temps. Le choix de ses thèmes est judicieux puisqu'il exploite les zones d'ombre de la biographie de Vermeer.
Quand la supercherie est découverte en 1945, un scandale éclate et fait beaucoup de bruit.
 
Mon avis :
J'ai bien apprécié ce roman, proche du documentaire et construit comme une enquête policière. La vie rocambolesque de ce faussaire est passionnante. On traverse avec lui la première partie du XXe siècle.
Après la jeune fille à la perle, c'est une lecture intéressante pour rester dans l'univers de la peinture de Vermeer. Il est intéressant de suivre les différentes étapes de la construction de ces faux : le choix du thème, la recherche de la toile et, le plus difficile, la mise au point des procédés techniques pour réaliser des Vermeer "parfaits".
C'est aussi  une histoire qui donne à réfléchir sur la notion de chef-d'oeuvre, sur le rôle des critiques dans le succès ou non d'un artiste...
Amateurs d'histoire de l'art, notez ce titre, il  ne devrait pas vous décevoir !
 
 Les deux oeuvres ci-dessous sont des faux Vermeer. Troublant, non ?
 
 

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27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 23:00
 
 
 
 
 
La jeune fille à la perle (ou jeune fille au turban) est un tableau du Hollandais Johannes Vermeer, qui a vécu à Delft au XVII e siècle. De cette œuvre, on ne sait absolument rien. C'est donc une pure fiction que nous propose Tracy Chevalier, en s'inspirant du tableau et des quelques éléments connus de la vie de l'artiste.
 
 
 
*
L'histoire : Griet est une jeune fille placée chez les Vermeer comme servante. Son père, céramiste, ne peut plus subvenir aux besoins de la famille suite à une explosion qui l'a rendu aveugle. La jeune fille travaille six jours sur sept, le dimanche étant consacré à la famille. Elle en charge diverses taches ménagères, notamment le nettoyage de l'atelier de l'artiste.
Très vite, le peintre remarque son exceptionnel sens de l'harmonie mais aussi l'intérêt qu'elle porte à ses tableaux. Il décide de lui confier la préparation de ses couleurs. Griet passe de plus en plus de temps auprès du peintre, rendant l'épouse de ce dernier jalouse et méfiante. La relation qu'elle entretient avec le peintre est sensuelle mais se limite à des gestes furtifs. Le peintre est respectueux de la jeune fille mais se laisse emporter par la passion de son art, mettant en péril la place de la jeune servante.  
*
Le livre : D'un point de vue historique, il a été reproché à Tracy chevalier des anachronismes. Je ne suis pas suffisamment calée en histoire pour les repérer, cela ne m'a donc pas gênée. On lui a également reproché d'avoir brodé autour de vie personnelle du peintre. Je ne trouve pas que cela soit dérangeant. A titre personnel, je me documente toujours un minimum quand je lis ce genre de roman pour démêler le vrai du faux.
J'ai trouvé passionnant d'être transportée dans le Delft du XVIIe siècle : les rues animées, le marché, les canaux…
La jeune Griet est très attachante et on ne peut qu'admirer ses nombreuses qualités : courageuse, sensible, intelligente... On la quitte à grand regret.
 L'histoire n'est peut-être pas totalement crédible, mais qu'importe, on passe un si bon moment !
 
Le film ne reprend pas l'intégralité de l'histoire. Les relations de Griet avec sa famille sont, par exemple, très peu développées. Le cinéaste Peter Webber a préféré se concentrer sur le travail de l'artiste et sur la relation entre le peintre et la jeune fille. Peu de mots entre eux deux, mais des gestes et regards qui en disent long.
L'esthétique de ce film est extraordinaire : les couleurs, la lumière… sont fabuleux. Les acteurs sont bien choisis. La ressemblance de la jeune Scarlett Johansson avec la jeune fille de Veermer est tout à fait troublante..
 
A ceux qui ne connaissent ni le livre ni le film, je conseillerais peut-être de commencer par le film, puis d'explorer plus en détail la vie de Griet par le livre.
 
*Des avis enthousiastes : Tamara    Naniela    Katell    Malice
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 23:00

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Promenade à Cléder (Finistère), sur la plage de Kerfissien à marée basse.

    

        Vue du sentier côtier,

                                 qui surplombe la plage,

              :

 

 

    * 

      Promenade sur le sable,  

 

 

   *

      Au bord de l'eau,

   *

     

     Coup d'oeil en passant,

                à la maison des douaniers. 

 

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 Ces photos ont été prises par Julien, mon neveu. 

(photo ci-contre) 

 

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21 avril 2007 6 21 /04 /avril /2007 23:00
 
Editions Maurice Nadeau
 
 
 
Ce livre fait partie de la sélection du
 Sylvie Aymard est née en 1954 à Paris. Elle vit aujourd'hui en Bourgogne. "Courir dans les bois sans désemparer" est son premier roman. 
*
L'histoire :
Seule, dans une maison perdue au milieu d'une sapinière abandonnée, une femme écrit, marche dans les bois, songe à mourir. Elle revit son histoire.
Dans les années cinquante, elle grandit dans un milieu ouvrier. Elle n'est pas vraiment malheureuse mais ne trouve pas sa place. Le modèle familial qu'elle a sous les yeux ne lui convient pas. Elle rêve d'une autre vie.
"Le handicap pour les enfants c'est qu'au début ils n'ont qu'un modèle : leurs parents. Ce fut une chance pour moi. Je partis le plus vite possible voir ailleurs".
Mais l'apprentissage d'un autre milieu social que le sien, ne se fait pas du jour au lendemain. Simple dactylographe, sans le bac, elle se sent mal à l'aise dans les milieux intellectuels, de gauche comme de droite. Elle n'a ni les manières, ni la culture pour s'intégrer :

"Ils parlèrent de Maïakovski, ça leur prenait d'un seul coup. Tout le monde y allait de son savoir. Je ne connaissais pas la poésie soviétique. On me demanda mon avis sur le suicide. Que dire de nouveau sur un sujet inconnu ? Je caressai le chien. J'aplatis ses oreilles avec vigueur. Atteinte, aveuglée, affaiblie, je me levai de table pour aller respirer sur le minuscule balcon donnant sur les étoiles.

Je fis la vache qui regarde les trains, sans volonté, avec une bouse étoilée collée au derrière. Je ne me souciai pas de mon image. Tous me voyaient de dos avec la trace de la culotte sous le pantalon."

Un jour pourtant, une rencontre la révèle à elle-même. Il s'appelle Nathan et elle tombe follement amoureuse de cet homme qui la regarde autrement. Quelques années de bonheur lui sont alors offertes. Elle s'épanouit, passe son bac pour se décomplexer… La vie lui sourit.
Malheureusement, la chance tourne et son amour lui est volé, la laissant seule et désespérée :

"j'étais seule. Sans liberté, sans projet. Tant d'années avant de rencontrer l'amour et quelques instants pour qu'il meure comme un chien qu'on écrase".

*

 

 

Mon avis :
Ce récit semi-autobiographique m'a émue, mais aussi amusée. Le ton est tragique quand la jeune femme parle de son amour perdu, mais léger et drôle quand elle évoque la dactylo complexée ou la rencontre avec le  milieu hippie. L'humour est grinçant.
La lente construction de cette femme, puis sa reconstruction après l'épreuve qui l'a anéantie, m'ont touchée. Tout le monde n'a pas la chance de naître dans le milieu social qui lui correspond. En sortir et trouver le bonheur n'est pas si simple. Et quand on y parvient, rien n'est gagné pour autant, la vie joue parfois de mauvais tours.
Heureusement, l'être humain possède des ressources qu'il ne soupçonne pas lui-même et qui lui permettent de continuer son chemin...
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 L'avis moins enthousiaste de JOËLLE
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Un premier roman à tenter, si vous aimez les récits intimistes.
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19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 11:15
Editions NAÏVE
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Ce livre fait partie de la sélection du prix
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Sylvie Robic vit à Paris et enseigne la littérature française à l'université Paris X-Nanterre. Son premier roman, une fille gentille, a été remarqué par la critique.
 
 
 
 
Dans ce court roman, il est question de la passion du rock, vécue à l'adolescence par deux frères qui partagent depuis toujours les joies et les peines. Le narrateur est l'aîné des garçons. Il nous raconte les disques écoutés inlassablement, l'euphorie des concerts… avant que ne survienne le drame qui met fin à tout, brutalement.
Vingt ans après, par hasard, le narrateur se retrouve à un concert de rock. Le groupe s'appelle les Hoggboy. Ils sont anglais.
Subjugué ces jeunes gens qui vivent leur passion à fond, il veut tout connaître de leur parcours. Il les rencontre, se prend d'amitié pour eux et accepte enfin de laisser les souvenirs remonter à la surface…
 
Si vous êtes quadra ou aimez le rock, si mieux encore vous réunissez ces deux conditions, ce livre peut tout à fait vous plaire.
Au sein de mon comité de lecture, deux personnes ont eu un coup de coeur. Des souvenirs de toute une époque leur sont revenus à la mémoire.
A titre personnel, j'ai trouvé cette histoire assez touchante, et la lecture  plaisante, mais cela s'arrête là. J'aime bien le rock mais peut-être pas suffisamment pour apprécier ce livre à sa juste valeur ?
 
Les hoggboy existent vraiment. Peut-être les connaissez-vous ?
L'avis enthousiaste de  : Clarabel
L'avis moins enthousiaste de : Joelle
Pour écouter leur musique : un extrait
J'ai fait découvrir ce groupe à mon fils, amateur de rock, il a aimé !
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