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24 février 2007 6 24 /02 /février /2007 20:38
                      Editions Viviane Hamy
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Ce livre a obtenu le prix François Mauriac en 1994.
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L’histoire :
 *
Une vieille dame se trouve dans l'obligation de recevoir pour un mois de vacances, une petite fille, Malou. Au départ, aucune des deux n'est enchantée de cette situation. Amé n’a pas refermé les blessures du passé : une vie sans enfant et la perte de son mari, il y a quelques années. Elle ne trouve refuge que dans sa maison où elle tue le temps, enfermée dans sa solitude.
Mais peu à peu les réticences s’estompent et la vieille dame accepte de quitter sa maison pour offrir à la petite fille de vraies vacances. Valises faites, toutes deux prennent la route pour l’aventure…
 
Mon avis :
Un petit livre tout en douceur sur la nostalgie du temps passé et la difficulté d’aborder le crépuscule d’une existence, quand le bonheur semble parti à jamais.
Des phrases toutes simples, pour parler de la renaissance de cette vieille dame qui se laisser aller peu à peu vers la tendre lumière qui éclaire le soir de sa vie.
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 Je remercie Béatrix qui m'a offert si gentiment ce livre.
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22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 00:00
                               



Plutôt que de résumer le livre je préfère vous   livrer les autoportraits des deux héroïnes :
 
"Je m'appelle Renée, j'ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants."
 
"Je m'appelle Paloma, j'ai douze ans, j'habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça que j'ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai."
 
 
Mon avis :
 
Dans la présentation de  «l’élégance du hérisson » sur le site : passion du livre, Muriel Barbery fait le rapprochement entre sa propre démarche et celle de Jeunet pour le célèbre « Amélie Poulain ». Quand une idée lui traversait l’esprit, le cinéaste la notait dans un petit carnet, avec l’idée d’en faire un jour un film. Cela a donné « Amélie Poulain ».
Muriel Barbery, professeur de philosophie, réunit dans ce roman, ses propres réflexions sur le sens de la vie, son goût pour la culture japonaise et sa passion de l’art en général. L’histoire  qui nous est racontée n’est qu'un prétexte, mais elle est très belle. Les sentiments sont purs et sincères et les personnages attachants.
Je n’ai pas pu m’empêcher, en découvrant le personnage de Renée, de repenser à mon rêve d'immeuble littéraire .C’est exactement la concierge qu’il nous faut ! J’adorerais également avoir pour voisin kakuro Ozu. J’imagine avec délectation de longues soirées passées à m’initier à la culture japonaise… La petite Paloma est touchante et son bon sens interpelle les adultes blasés que nous sommes parfois.
Je mettrais juste un petit bémol au personnage de Renée. Dans la première moitié du livre, elle manque à mon sens de simplicité dans ses propos, les rendant un peu « pompeux ». Il m’a fallu parfois relire trois fois la même phrase pour en saisir le sens (et en sortant le dictionnaire !).
Cela ne gâche en rien ce livre plein d’humanité qui donne à chacun d’entre nous matière à réflexion sur le sens de sa propre vie…
Je me suis offert ce livre grâce aux critiques élogieuses des nombreux bloggeurs qui l’ont lu : CUNE - FLORINETTE - PAPILLON et bien d’autres.
 
Un livre qui fait penser, rire et pleurer …
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19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 00:00
L'an passé, j'ai lu trois ouvrages sur le thème du conflit israélo-palestinien. Si comme moi, le roman vous aide à mieux appréhender les problèmes de ce monde, je vous recommande ces lectures :
 
Une bouteille dans la mer de Gaza - Valérie ZENATTI 
     (Ecole des loisirs)
Ce roman, écrit pour les ados, est le plus abordable des trois. Valérie Zenatti connaît bien son sujet puisque ses parents, tous deux juifs, ont décidé de quitter la France pour rejoindre la terre promise alors qu'elle avait treize ans. Elle vit aujourd'hui en France.
 
Une jeune israélienne de 17 ans, vivant à Jérusalem, se pose beaucoup de questions sur la situation de son pays. Elle a un jour l'idée un peu folle d'écrire un message, de le mettre dans une bouteille et de le jeter dans la mer de Gaza. Un jeune palestinien trouve le message et lui répond, via internet. L'échange est tendu au départ, car le garçon est sur la réserve. Mais peu à peu chacun essaye de comprendre l'autre. L'histoire des deux peuples est abordée de façon simple et neutre. Le roman est idéal pour s'approprier le sujet.
 
L'attentat - Yasmina KHADRA
  (En poche depuis septembre : Pocket)
Le rêve de Yasmina Khadra est de voir un jour se réconcilier l'orient et l'occident.
J'ai eu la chance de rencontrer cet écrivain algérien, lors d'une présentation de « l'attentat » pour un prix des lecteurs (Le Télégramme). Son charisme m'a fortement impressionnée. Je ne suis pas sur le point d'oublier son message de tolérance et d'espoir en l'homme.
 
Un chirurgien israélien, après avoir opéré toute la journée les victimes d'un attentat, rentre chez lui très tard le soir. Il pense trouver le réconfort auprès de l'épouse qu'il adore, mais personne ne l'attend. Plus tard dans la nuit, il est confronté à l'inconcevable. Il apprend avec stupeur et effroi que sa femme est la kamikaze de l'attentat. Après l'abattement survient la colère puis la volonté de comprendre ce qui a pu pousser sa femme à commettre un tel acte. Il se lance dans une enquête qui le mène au coeur de la lutte des palestiniens.
C'est un éclairage très intéressant sur le drame du conflit israélo-palestinien car Yasmina Khadra confronte ici sans idéologie, les points de vue des uns et des autres.
Le portait de cet homme blessé, stupéfait de n'avoir rien vu venir est bouleversant. C'est un livre très fort. Si vous ne l'avez pas encore lu, je ne saurais trop vous le recommander.
 
Et il y eut un matin - Sayed KASHUA
 (Editions de l'olivier)
Sayed Kashua, arabe israélien, est journaliste et critique de télévision. Le livre de politique fiction qu'il nous propose est inspiré de sa propre histoire. Ce n'est pas le plus facile des trois romans, mais il en vaut la peine si vous êtes intéressé par le sujet.
 
Il est question d'un journaliste arabe qui travaille comme pigiste pour un journal israélien. Il se sent de moins en moins intégré dans sa vie quotidienne, comme dans son emploi. Il décide d'aller vivre dans son village natal, tout en continuant son travail, à distance.
La désillusion arrive très vite. Le journal ne lui propose quasiment plus rien et il a beaucoup de mal à s'adapter à la vie traditionnelle du village. Il se rend compte qu'il n'a sa place nulle part.
Un jour, l'armée israélienne encercle le village et s'installe. Les habitants se retrouvent totalement isolés et perdent peu à peu leurs repères. Il faut attendre la toute fin du roman pour comprendre ce qui se trame.
C'est un livre sur l'ambiguïté du ressenti de certains arabes attirés par la modernité de la société juive bien que respectant leurs propres traditions. L'auteur cherche également à démonter les nombreux préjugés que l'on a tous, sur les Israéliens comme sur les Palestiniens. La traduction de l'hébreu m'a un peu gênée. On a parfois l'impression d'une traduction littérale. C'est toutefois un livre très intéressant.
 
Avez-vous lu ces romans, ou d'autres sur le même thème ?
 
 
 
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17 février 2007 6 17 /02 /février /2007 09:00
 
 
 
 
Je vous propose de découvrir un très joli site consacré au macaron :
 
 
 
 
 
Il a été réalisé par des étudiantes en marketing (amies de ma fille), à l'Institut de gestion de Rennes.
Pour tout savoir sur cette succulente gourmandise : des recettes, des informations utiles... et une très belle galerie de photos.
Beaucoup de charme et de poésie... du marketing comme on voudrait en voir plus souvent !
Voici quelques photos, pour vous donner l'eau à la bouche.
 
 
 
 
 
 

 

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Published by sylire - dans Pêle-mêle
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14 février 2007 3 14 /02 /février /2007 20:34
                        Editions L'esprit des péninsules
 
CE LIVRE FAIT PARTIE DE LA SELECTION DU Prix Inter-Ce 2007
  Pierre Jourde est plutôt connu pour ses écrits pamphlétaires et sarcastiques. Il nous offre une toute autre facette de son talent avec « l’heure et l’ombre », un roman que les critiques qualifient de très proustien.
 
Extrait :
Imagine l’enfer d’être abandonné à chaque instant par l’être qu’on aime le plus au monde ; que chaque heure, chaque seconde d’un temps illimité soit cet abandon renouvelé avec une puissance intacte. Je vivais cet enfer. Plus l’océan la prenait, comme je l’avais vu faire quelques jours auparavant. Elle jouissait de plaisirs tout simples, être portée par l’eau, caressée par sa fraîcheur, mais ces plaisirs aussi m’excluaient. J’étais jaloux de la mer.
 
C’est un livre impossible à résumer tant sa construction est complexe. Pourtant, le tout se tient formidablement bien grâce au talent de Pierre Jourde.
En quelques mots, c’est l’histoire d’un homme qui ne parvient pas à oublier son amour d’enfance, Sylvie, qu’il retrouvait chaque année dans le village de ses vacances à Saint-Savin. Il tente de reconquérir la jeune femme à l’age de vingt-six ans mais n’y parvient pas, perdu dans son romantisme et ses rêves d’absolu. Toute sa vie sera hantée par le souvenir de cette jeune femme qui réapparaît parfois dans son imaginaire comme dans la réalité.
Plusieurs histoires se croisent, toutes en lien avec Sylvie et racontées par les personnages du roman : la compagne du moment ou l’ami rencontré à l’adolescence.
L’écriture est très belle, raffinée et poétique. C’est un livre qui se lit lentement. Il faut prendre le temps de savourer les phrases et les mots qui décrivent à merveille les sentiments et la nostalgie de cet éternel romantique...
Pierre Jourde se lâche parfois et adopte un ton ironique pour nous décrire une famille de rappeurs ou le comportement de l'enfant roi d’une famille d’intellectuels. C’est assez bien vu, je dois dire ! Un autre passage savoureux est celui de la rencontre du narrateur avec la grand-mère de Sylvie, une femme de quatre-vingt-dix ans vivant à la campagne comme au début du siècle.
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Pour en savoir plus sur Pierre Jourde, rendez-vous chez Anne-Sophie qui évoque aujourd'hui même, sa rencontre avec lui.
 
Une très belle plume.
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12 février 2007 1 12 /02 /février /2007 18:38
J'ai regardé ce DVD avec ma fille de 9 ans. L'une comme l'autre nous avons été séduites par ce film d'animation japonais qui a obtenu l'Ours d'or au Festival de Berlin en  2002.
 L'auteur est le japonais Hayao MIYAZAKI, reconnu comme le créateur de véritables chefs-d'oeuvre. On peut citer :
« Mon voisin Totoro »ou « Princesse Mononoké ». 
 
 
L'histoire :
Tout commence par un voyage en voiture. Chihiro quitte sa maison avec ses parents pour aller habiter dans un autre village. Presque arrivés à destination, ils se trompent de chemin et se retrouvent dans un endroit bien étrange. Une sorte d'ancien parc d'attraction qui paraît abandonné. La petite fille veut faire demi-tour car elle se ne se sent pas rassurée, mais les parents insistent pour continuer la visite. Très vite ils se trouvent devant un énorme festin, et personne autour. Gourmands, ils se servent, malgré la mise en garde de la fillette qui se méfie et reste en retrait. Il s'avère qu'elle avait raison car les parents se transforment en cochons.
Pour la petite fille commence alors un véritable périple pour tenter de sauver son père et sa mère. Elle devra faire preuve de courage et d'intelligence car elle se trouve dans le monde des Dieux où les humains ne sont pas du tout les bienvenus.
Mon avis :
Nous nos sommes glissées ma fille et moi dans cet univers magique, peuplé d'esprits, de spectres et de sorcières. L'une comme l'autre nous avons été séduites par les très belles images, d'une grande poésie. Nous sommes entrées dans un autre monde et nous n'y sommes sorties que quelques minutes après la fin du film, complètement envoutées par ce récit initiatique.
Ce film est toutefois à déconseiller aux enfants de moins de 8-9 ans car certaines scènes sont assez impressionnantes : La scène où les parents se transforment en cochon a un peu impressionné ma fille par exemple. Des personnages comme le dragon qui crache du sang ou la vilaine sorcière Yu-baaba peuvent faire peur. Attention donc aux cauchemars.
 
Avec mes aînés j'avais plutôt côtoyé les personnages de Walt Disney, mais je dois dire que je suis ravie de découvrir un autre univers, plus fin à mon sens.
Avec ce film, j'ai découvert un autre aspect de la culture manga que j'avais un peu assimilée, je l'avoue, aux « Dragon Ball Z » que lisait mon fils quand il était plus jeune. J'ai été surprise d'apprendre,il y a peu de temps, que la France était le plus gros consommateur de manga au monde après le Japon !
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Published by sylire - dans Films et DVD
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10 février 2007 6 10 /02 /février /2007 15:34
M. patch ( ICI) se réjouit des relations quotidiennes qu’il entretient avec ses amis-bloggueurs, les comparant à celles que l’on peut avoir avec des voisins de palier que l’on invite régulièrement à boire un verre.
Et bien moi, cela m’a fait rêver un instant :
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Et si les bloggueurs que nous côtoyons chaque jour habitaient tous le même immeuble, ce serait comment ?
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Voilà comment je vois cela :
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- On aménagerait une pièce commune en bibliothèque avec des permanences que l’on assurerait tour à tour : le lundi Cuné, le mardi Anne, le mercredi Allie...
On organiserait une fois par mois un méga comité de lecture qui durerait toute la nuit.
- Il faudrait aussi prévoir des soirées plus intimes, par affinités ou à thème : soirée Paul Auster (animatrices de soirée Barbabella et Florinette)  ou Agnès Desarthe (animatrice Lily)...
- Les spécialistes des livres pour enfants organiseraient des soirées pyjamas pour nos mouflets (Clarabel ou Béatrix par exemple).
L'immeuble publierait une petite gazette hebdomadaire (rédactrice en chef : Anne-Sophie).
-On pourrait affréter des cars pour se rendre aux rencontres avec les auteurs ou mieux, les inviter à nous rencontrer. J’aimerais commencer par Nancy Huston  si cela vous va.
- Amandine et Hervé nous concocteraient des soirées ciné ou théâtre de temps en temps.
 
 Je n'ai pas pu attribuer un rôle à chacun, pour ne pas faire trop long mais chacun trouverait sa place !
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Ce serait chouette non ?
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Published by sylire - dans De ma blogo-vie
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8 février 2007 4 08 /02 /février /2007 00:09
                             
C'est grâce aux avis élogieux du club des bloggueuses : Cuné   Lisa   Camille   Frisette  Chimère que j'ai eu envie de lire cet excellent roman. 
Quelques mots sur l’auteur :
Jeffrey Eugénides est connu principalement pour son premier roman « Virgin Suicide », porté à l’écran par Sofia COPPOLA. Middlesex est son second roman, écrit neuf ans après le premier, et pour lequel il a obtenu le prix Pulizer en 2003.
L’histoire :
Le narrateur, hermaphrodite, nous raconte son histoire. Une histoire peu banale dans le sens où elle démarre par un inceste. Ses grands-parents étaient frère et sœur. Ils sont nés dans un petit village de Grèce qu’ils ont été contraints de fuir, tout juste adultes, en raison de l’invasion turque de 1922. A l’adolescence, une certaine attirance les pousse l’un vers l’autre. Cet amour se concrétise sur le bateau les menant vers leur nouvelle vie aux Etats Unis. Ils choisissent alors de se marier. L’histoire ne s’arrête pas là, puisque le fils né de leur union se marie par la suite avec une cousine. Deux générations plus tard, la conséquence de cette consanguinité se manifeste sous la forme d’une anomalie chromosomique dont notre narrateur est la victime.
Mon avis :
D’un point de vue historique, ce livre est absolument passionnant : l’effroyable incendie de Smyrne en 1922, les débuts de l’industrie de l’automobile à Détroit, la grande dépression, la prohibition, les émeutes raciales des années 60… On vit ces évènements aux côtés de la famille Stéphanides et au rythme de leur vie quotidienne.
Le dernier tiers du livre est consacré aux problèmes d’identité sexuelle de la jeune Calliope puis du jeune Cal quand, à l’adolescence, notre narrateur découvre qu’il est « plutôt » un garçon. Sans aucune vulgarité, sur un sujet plutôt scabreux, Eugénides évoque de façon très précise les aspects médicaux et psychologiques de l’hermaphrodisme.
On ne s’apitoie pas sur le sort de ce personnage qui ne se laisse jamais aller et aborde ses problèmes avec une grande lucidité mais également beaucoup de distance et d’humour. Sa capacité d’adaptation est impressionnante. Elle est égale à celle des  parents et grands-parents, confrontés eux-mêmes dans leur vie à des difficultés d’intégration.
Les nombreuses références mythologiques donnent à l’histoire une dimension supplémentaire.
Ce n’est pas facile, en quelques lignes, de donner l’essentiel d’un livre de 680 pages aussi riche que celui-ci. J’espère toutefois vous avoir donné envie de le rajouter à votre LAL.
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Un excellent roman.
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4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 00:19
                                
Je vous propose de continuer la visite de ma région par une virée à l'ILE DE SEIN, dans le Finistère.
  
  "Qui voit Sein, voit sa fin" disaient autrefois les marins, qui craignaient les récifs redoutables et les courants violents, causes de nombreux naufrages.
Et bien j'ai eu l'occasion de vérifier la véracité de ce proverbe, car à l'aller comme au retour, la mer était déchaînée  et j'ai eu un mal de mer abominable.   
 
    
Cela ne m'a pas empêché de   savourer ma promenade sur cette petite île posée sur l'eau et ancrée à la Pointe du Raz.
 
A l'arrivée, tenant à peine sur nos jambes, nous avons pris un petit remontant « chez Bruno » ( la maison jaune ci-dessous), qui nous a accueillis très chaleureusement et nous a raconté des anecdotes de l'île dont une qui a marqué quelque peu les habitants : le tournage du film "Elisa" de Jean Becker en 1994 avec Vanessa Paradis et Gérard Depardieu.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Nous étions en octobre, il y avait très peu de touristes et nous avons eu l'impression d'avoir l'île rien que pour nous. Moins de 300 habitants, il n'y a donc pas foule dans les petites ruelles qui débouchent sur la mer.
Je vous laisse découvrir cette petite île sauvage aux maisons colorées, dont on fait très vite le tour à pied.
  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
     
 
 Notre passage à proximité du phare nous a quelque peu....éclaboussés, mais cela en valait vraiment la peine comme vous pouvez le constater.
  
 
 
 
 
 
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31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 18:55
L'auteur :
 
Yun Sun Limet est née à Séoul (Corée du Sud). De nationalité belge, elle vit en France depuis une dizaine d'années. Amsterdam est son 2ème roman.
 
L'histoire :
 
Il est musicien et veut devenir artiste. Sa rencontre avec une jeune femme dont il finit par tomber amoureux bouscule ses plans. Un choix s'impose à lui car il doit partir en tournée à l'étranger pour plusieurs années et ne peut amener la jeune femme. Il choisira la musique, mais n'oubliera jamais cet amour qu'il n'a pas su garder.
 
Mon avis :
 
C'est l'histoire d'un homme qui passe à côté de sa vie, parce qu'à un moment il se trompe de chemin. Dès les premières pages, la nostalgie s'installe. Cette nostalgie qui accompagnera le musicien tout au long de sa vie. Le style est travaillé, l'écriture douce et musicale. On retrouve assez l'ambiance des romans de Christian GAILLY.
La fin du roman est très belle, bercée par la chanson de Jacques BREL.
 
Je vous conseille d'aller voir la vidéo suivante, (ICI). La très belle Yun Sun Limet nous parle de son livre avec beaucoup de grâce et nous donne envie de partir à la rencontre de ce musicien.
 
C'est si court une vie, à peine le temps d'une chanson.
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