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8 mars 2007 4 08 /03 /mars /2007 13:01
Nous avons appris cette semaine, la mort à l'âge de 95 ans d’Henri Troyat, écrivain français d'origine russe.
Je voudrais rendre hommage, à ma petite échelle, à cet écrivain grâce auquel j'ai passé, à la préadolescence, de magnifiques moments de lecture. J’ai dévoré en particulier à l’époque « Les semailles et les moissons », une saga familiale qui nous conduit de la première guerre mondiale jusqu'aux années 50. Je me souviens de personnages attachants, en particulier de femmes qu’il savait nous rendre si vivantes.
Que de souvenirs…
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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 15:24
 A la demande de Béatrix je prends le relai d'un jeu proposé par Roxanne pour l'écriture d'une petite histoire :
Voici la phrase de Béatrix :
6 : la conduisit à l'entrée du jardin. L'enfant chercha les roses comme le lui avait indiqué sa grand-mère mais dans ce grand jardin extraordinaire elle se perdit un peu. En passant devant un citronnier et un oranger elle hésita et..
Celle de gambadou
7 : en passant devant un citronnier et un oranger elle hésita et... tout à coup la porte fut devant elle, comme l'avait décrit sa grand-mère. Une porte bleue si souvent croisée et pourtant mysterieuse. Elle avança sa main....
La mienne :
8 : Elle avança sa main, poussa la porte et se trouva nez à nez avec un petit singe aussi surpris qu'elle.
- Mais que fais-tu là ? cria t'elle à l'animal.
- Et bien, tu ne vas pas me croire, répondit le singe. Je...
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 Si quelqu'un veut continuer l'histoire... (merci d'informer Roxanne)
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Published by sylire - dans Pêle-mêle
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4 mars 2007 7 04 /03 /mars /2007 00:01
Editions Joëlle Losfeld
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Une nouvelle fois, la magie a opéré…
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L'histoire :
   « C’ est une cité de petite ville, trois immeubles gris à la lisière d’un quartier de pavillons dont la peinture s’écaille et dont les jardins ne contiennent que des buissons de roses chétives ». Dans ce lieu, qui serait d’une banalité désolante sans le talent de la conteuse, vit Julide et sa famille. Son milieu d’origine la destine à un mariage sans amour, auquel elle se résigne ne trouvant pas d’issue pour échapper à son destin. Pourtant, une histoire d’amitié un peu particulière va bouleverser le cours de sa vie.
Avant de quitter la ville précipitamment, la tante de Julide lui a confié Mado, une vieille amie : « elle aura besoin de toi… Elle est comme un verre qui se vide, tu comprends ? Par une brèche minuscule, une toute petite fêlure, et si tu ne prends pas soin de la remplir elle disparaîtra tout à fait ».
C’est une bien lourde tâche qui lui est confiée, surtout quand un jeune homme débarque dans la ville et que Mado en tombe amoureuse…
 
Mon avis :
Des personnages un peu bancales et mystérieux, des lieux ordinaires transformés en lieux merveilleux, on retrouve bien ici l’univers de Dominique Mainard.
« Je voudrais tant que tu te souviennes » est un roman sur la mémoire, celle qui s’enfuit parfois des êtres, au fil du temps. L’histoire s’installe tranquillement : une "vieille dame enfant" qui déambule dans la ville le nez à terre, un jeune couvreur qui passe son temps sur les toits à admirer le ciel et une jeune fille qui voudrait éviter une idylle impossible… mais qui n’y parvient pas.
Comment croire à un amour aussi improbable que celui qui se noue entre un jeune homme et une vieille femme usée par la maladie ?
Tout simplement parce qu’avec la plume de Dominique Mainard tout est possible et que parfois, l’amour se transforme …
 
Je ne sais pas si le titre du livre est inspiré des paroles de Prévert mais la chanson de Montand m’a trotté dans la tête pendant la lecture.
Oh, je voudais tant que tu te souviennes
Des jours heureux où nous étions amis
En ce temps-là la vie était plus belle
Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui.

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Tu vois, je n'ai pas oublié
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Les souvenirs et les regrets aussi...
..
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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 00:10
En pleine lecture de « je voudrais tant que tu te souviennes », j’aimerais vous parler de deux romans de Dominique Mainard, que j’ai lus il y a quelque temps : « leur histoire » et « le ciel des chevaux ».
Dominique Mainard est à la fois traductrice, nouvelliste et romancière.
Elle a traduit notamment une partie de l’œuvre de Janet Frame. L’univers de la romancière néo-zélandaise l’a fortement influencée : le monde de l’enfance, la fragilité psychologique de certains êtres…
 
 Bibliographie de Dominique Mainard :
-         Le second enfant (nouvelles) publié en 1994
-         Le grenadier (nouvelles) publié en 1997
-         Le grand Fakir (roman) publié en 2001
-         Leur histoire (roman) publié en 2002 – prix du roman FNAC et prix Alain-Fournier
-         Le ciel des chevaux (roman) publié en 2004
-         Je voudrais tant que tu te souviennes : publié en 2007
 
 
Leur histoire :  Anna ne parle pas. Elle vit seule avec sa mère, Nadejda, qui a refusé d’apprendre à lire et à écrire en raison d’une histoire douloureuse dans son enfance. Elle a vu mourir sa grand-mère alors celle-ci lui racontait une histoire. Elle est persuadée depuis lors, que ce sont les mots qui sont responsables de cette mort. Merlin, le directeur d’une école pour enfants malentendants, arrive à cerner le problème et tente d’apprivoiser la mère et la fille...
Il s’agit d’un conte, avec la part d’irréel et de poésie que cela comporte. Les mots sont au cœur du roman, parfois destructeurs mais souvent merveilleux.
Alain Corneau a adapté ce roman au cinéma sous le titre « les mots bleus ». C’est à mon avis une bonne adaptation. Le reproche que l’on pourrait faire, serait de ne pas avoir pas fait ressortir suffisamment la dimension du conte, très présente dans le roman. Les acteurs sont formidables : Sylvie Testud dans le rôle d'une maman un peu sauvage et Sergi Lopez dans celui d’un Merlin si enchanteur... La petite fille est jouée par Camille Gauthier de façon remarquable. La chanson de Christophe, qui berce le film, lui donne également son nom. On peut trouver ce choix surprenant.Moi j’ai bien aimé "ces mots qu’on dit avec les yeux" parce qu’on ne peux pas utiliser le langage.
 
Le ciel des chevaux : On retrouve dans ce roman, des personnages assez étranges et mystérieux. Une jeune femme croit un beau jour reconnaître en la personne d’un clochard, son frère perdu de vue depuis plusieurs années. Elle n’a plus qu’une idée en tête, reconquérir ce frère qui ne semble pas la reconnaître. L’imaginaire côtoie la réalité et il faut attendre la fin de roman comprendre l’énigme. La dimension fantastique est plus importante que dans « notre histoire »
C’est un roman qui tient en haleine. On veut à tout prix comprendre ce qui ce passe entre ce frère et cette sœur et on dévore le livre…
 
Je vous donne rendez-vous très bientôt pour vous présenter le tout dernier roman de Dominique Mainard…
 
 
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26 février 2007 1 26 /02 /février /2007 00:00
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Mes vacances sont terminées. Je n’ai pas quitté la Bretagne mais j'ai voyagé tout de même un peu, grâce aux blogs des uns et des autres.  Quelques promenades en bord de mer, un peu ventées, m'ont requinquée.
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Ma flemme de reprendre le travail est un peu compensée par deux soirées fort sympathiques qui approchent : mon comité de lecture du mois et une rencontre avec la romancière algérienne Maïssa Bey, dans le cadre du Prix des lecteurs Inter-Ce.
 
J’ai profité de ces quelques jours pour faire un peu de rangement sur mon blog (mais pas dans ma maison, une autre fois peut-être...) : j'ai revu un peu le classement de mes articles.
J’ai rajouté quelques liens. Je vous signale, à ce propos, la création d’un nouveau blog : le Souk de Moustafette : « Un no man's land où farfouiller, papoter, se régaler, rigoler de tout, de rien, mais toujours un livre à la main... ». Sympa comme programme non ?
Bonne rentrée à tous ceux qui reprennent le travail et bonnes vacances aux autres !
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24 février 2007 6 24 /02 /février /2007 20:38
                      Editions Viviane Hamy
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Ce livre a obtenu le prix François Mauriac en 1994.
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L’histoire :
 *
Une vieille dame se trouve dans l'obligation de recevoir pour un mois de vacances, une petite fille, Malou. Au départ, aucune des deux n'est enchantée de cette situation. Amé n’a pas refermé les blessures du passé : une vie sans enfant et la perte de son mari, il y a quelques années. Elle ne trouve refuge que dans sa maison où elle tue le temps, enfermée dans sa solitude.
Mais peu à peu les réticences s’estompent et la vieille dame accepte de quitter sa maison pour offrir à la petite fille de vraies vacances. Valises faites, toutes deux prennent la route pour l’aventure…
 
Mon avis :
Un petit livre tout en douceur sur la nostalgie du temps passé et la difficulté d’aborder le crépuscule d’une existence, quand le bonheur semble parti à jamais.
Des phrases toutes simples, pour parler de la renaissance de cette vieille dame qui se laisser aller peu à peu vers la tendre lumière qui éclaire le soir de sa vie.
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 Je remercie Béatrix qui m'a offert si gentiment ce livre.
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22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 00:00
                               



Plutôt que de résumer le livre je préfère vous   livrer les autoportraits des deux héroïnes :
 
"Je m'appelle Renée, j'ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants."
 
"Je m'appelle Paloma, j'ai douze ans, j'habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça que j'ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai."
 
 
Mon avis :
 
Dans la présentation de  «l’élégance du hérisson » sur le site : passion du livre, Muriel Barbery fait le rapprochement entre sa propre démarche et celle de Jeunet pour le célèbre « Amélie Poulain ». Quand une idée lui traversait l’esprit, le cinéaste la notait dans un petit carnet, avec l’idée d’en faire un jour un film. Cela a donné « Amélie Poulain ».
Muriel Barbery, professeur de philosophie, réunit dans ce roman, ses propres réflexions sur le sens de la vie, son goût pour la culture japonaise et sa passion de l’art en général. L’histoire  qui nous est racontée n’est qu'un prétexte, mais elle est très belle. Les sentiments sont purs et sincères et les personnages attachants.
Je n’ai pas pu m’empêcher, en découvrant le personnage de Renée, de repenser à mon rêve d'immeuble littéraire .C’est exactement la concierge qu’il nous faut ! J’adorerais également avoir pour voisin kakuro Ozu. J’imagine avec délectation de longues soirées passées à m’initier à la culture japonaise… La petite Paloma est touchante et son bon sens interpelle les adultes blasés que nous sommes parfois.
Je mettrais juste un petit bémol au personnage de Renée. Dans la première moitié du livre, elle manque à mon sens de simplicité dans ses propos, les rendant un peu « pompeux ». Il m’a fallu parfois relire trois fois la même phrase pour en saisir le sens (et en sortant le dictionnaire !).
Cela ne gâche en rien ce livre plein d’humanité qui donne à chacun d’entre nous matière à réflexion sur le sens de sa propre vie…
Je me suis offert ce livre grâce aux critiques élogieuses des nombreux bloggeurs qui l’ont lu : CUNE - FLORINETTE - PAPILLON et bien d’autres.
 
Un livre qui fait penser, rire et pleurer …
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19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 00:00
L'an passé, j'ai lu trois ouvrages sur le thème du conflit israélo-palestinien. Si comme moi, le roman vous aide à mieux appréhender les problèmes de ce monde, je vous recommande ces lectures :
 
Une bouteille dans la mer de Gaza - Valérie ZENATTI 
     (Ecole des loisirs)
Ce roman, écrit pour les ados, est le plus abordable des trois. Valérie Zenatti connaît bien son sujet puisque ses parents, tous deux juifs, ont décidé de quitter la France pour rejoindre la terre promise alors qu'elle avait treize ans. Elle vit aujourd'hui en France.
 
Une jeune israélienne de 17 ans, vivant à Jérusalem, se pose beaucoup de questions sur la situation de son pays. Elle a un jour l'idée un peu folle d'écrire un message, de le mettre dans une bouteille et de le jeter dans la mer de Gaza. Un jeune palestinien trouve le message et lui répond, via internet. L'échange est tendu au départ, car le garçon est sur la réserve. Mais peu à peu chacun essaye de comprendre l'autre. L'histoire des deux peuples est abordée de façon simple et neutre. Le roman est idéal pour s'approprier le sujet.
 
L'attentat - Yasmina KHADRA
  (En poche depuis septembre : Pocket)
Le rêve de Yasmina Khadra est de voir un jour se réconcilier l'orient et l'occident.
J'ai eu la chance de rencontrer cet écrivain algérien, lors d'une présentation de « l'attentat » pour un prix des lecteurs (Le Télégramme). Son charisme m'a fortement impressionnée. Je ne suis pas sur le point d'oublier son message de tolérance et d'espoir en l'homme.
 
Un chirurgien israélien, après avoir opéré toute la journée les victimes d'un attentat, rentre chez lui très tard le soir. Il pense trouver le réconfort auprès de l'épouse qu'il adore, mais personne ne l'attend. Plus tard dans la nuit, il est confronté à l'inconcevable. Il apprend avec stupeur et effroi que sa femme est la kamikaze de l'attentat. Après l'abattement survient la colère puis la volonté de comprendre ce qui a pu pousser sa femme à commettre un tel acte. Il se lance dans une enquête qui le mène au coeur de la lutte des palestiniens.
C'est un éclairage très intéressant sur le drame du conflit israélo-palestinien car Yasmina Khadra confronte ici sans idéologie, les points de vue des uns et des autres.
Le portait de cet homme blessé, stupéfait de n'avoir rien vu venir est bouleversant. C'est un livre très fort. Si vous ne l'avez pas encore lu, je ne saurais trop vous le recommander.
 
Et il y eut un matin - Sayed KASHUA
 (Editions de l'olivier)
Sayed Kashua, arabe israélien, est journaliste et critique de télévision. Le livre de politique fiction qu'il nous propose est inspiré de sa propre histoire. Ce n'est pas le plus facile des trois romans, mais il en vaut la peine si vous êtes intéressé par le sujet.
 
Il est question d'un journaliste arabe qui travaille comme pigiste pour un journal israélien. Il se sent de moins en moins intégré dans sa vie quotidienne, comme dans son emploi. Il décide d'aller vivre dans son village natal, tout en continuant son travail, à distance.
La désillusion arrive très vite. Le journal ne lui propose quasiment plus rien et il a beaucoup de mal à s'adapter à la vie traditionnelle du village. Il se rend compte qu'il n'a sa place nulle part.
Un jour, l'armée israélienne encercle le village et s'installe. Les habitants se retrouvent totalement isolés et perdent peu à peu leurs repères. Il faut attendre la toute fin du roman pour comprendre ce qui se trame.
C'est un livre sur l'ambiguïté du ressenti de certains arabes attirés par la modernité de la société juive bien que respectant leurs propres traditions. L'auteur cherche également à démonter les nombreux préjugés que l'on a tous, sur les Israéliens comme sur les Palestiniens. La traduction de l'hébreu m'a un peu gênée. On a parfois l'impression d'une traduction littérale. C'est toutefois un livre très intéressant.
 
Avez-vous lu ces romans, ou d'autres sur le même thème ?
 
 
 
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17 février 2007 6 17 /02 /février /2007 09:00
 
 
 
 
Je vous propose de découvrir un très joli site consacré au macaron :
 
 
 
 
 
Il a été réalisé par des étudiantes en marketing (amies de ma fille), à l'Institut de gestion de Rennes.
Pour tout savoir sur cette succulente gourmandise : des recettes, des informations utiles... et une très belle galerie de photos.
Beaucoup de charme et de poésie... du marketing comme on voudrait en voir plus souvent !
Voici quelques photos, pour vous donner l'eau à la bouche.
 
 
 
 
 
 

 

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Published by sylire - dans Pêle-mêle
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14 février 2007 3 14 /02 /février /2007 20:34
                        Editions L'esprit des péninsules
 
CE LIVRE FAIT PARTIE DE LA SELECTION DU Prix Inter-Ce 2007
  Pierre Jourde est plutôt connu pour ses écrits pamphlétaires et sarcastiques. Il nous offre une toute autre facette de son talent avec « l’heure et l’ombre », un roman que les critiques qualifient de très proustien.
 
Extrait :
Imagine l’enfer d’être abandonné à chaque instant par l’être qu’on aime le plus au monde ; que chaque heure, chaque seconde d’un temps illimité soit cet abandon renouvelé avec une puissance intacte. Je vivais cet enfer. Plus l’océan la prenait, comme je l’avais vu faire quelques jours auparavant. Elle jouissait de plaisirs tout simples, être portée par l’eau, caressée par sa fraîcheur, mais ces plaisirs aussi m’excluaient. J’étais jaloux de la mer.
 
C’est un livre impossible à résumer tant sa construction est complexe. Pourtant, le tout se tient formidablement bien grâce au talent de Pierre Jourde.
En quelques mots, c’est l’histoire d’un homme qui ne parvient pas à oublier son amour d’enfance, Sylvie, qu’il retrouvait chaque année dans le village de ses vacances à Saint-Savin. Il tente de reconquérir la jeune femme à l’age de vingt-six ans mais n’y parvient pas, perdu dans son romantisme et ses rêves d’absolu. Toute sa vie sera hantée par le souvenir de cette jeune femme qui réapparaît parfois dans son imaginaire comme dans la réalité.
Plusieurs histoires se croisent, toutes en lien avec Sylvie et racontées par les personnages du roman : la compagne du moment ou l’ami rencontré à l’adolescence.
L’écriture est très belle, raffinée et poétique. C’est un livre qui se lit lentement. Il faut prendre le temps de savourer les phrases et les mots qui décrivent à merveille les sentiments et la nostalgie de cet éternel romantique...
Pierre Jourde se lâche parfois et adopte un ton ironique pour nous décrire une famille de rappeurs ou le comportement de l'enfant roi d’une famille d’intellectuels. C’est assez bien vu, je dois dire ! Un autre passage savoureux est celui de la rencontre du narrateur avec la grand-mère de Sylvie, une femme de quatre-vingt-dix ans vivant à la campagne comme au début du siècle.
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Pour en savoir plus sur Pierre Jourde, rendez-vous chez Anne-Sophie qui évoque aujourd'hui même, sa rencontre avec lui.
 
Une très belle plume.
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