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29 janvier 2007 1 29 /01 /janvier /2007 00:00
J'ai la chance de faire partie du comité de lecture d'une bibliothèque.  Je ne manque pour rien au monde ce rendez-vous mensuel car je suis assurée de passer une soirée sympathique et très enrichissante.
 
Il est animé par la directrice de la bibliothèque, une jeune personne dynamique à l'enthousiasme communicatif. Nous sommes une douzaine de femmes à participer à ces rencontres (les hommes ne sont pas exclus, mais aucun ne semble intéressé !)
 
 
Le principe est de présenter ses lectures du mois passé. Nous ne parlons que des livres présents à la bibliothèque. Aucune lecture n'est imposée, chacune lit ce qu'elle veut. Nous ne lisons jamais les livres simultanément car la bibliothèque ne possède qu'un exemplaire de chaque ouvrage. En revanche, nous nous passons les livres que nous avons aimés. Beaucoup sont évoqués à plusieurs reprises, parfois pendant plusieurs mois. Ce principe nous permet de ne pas oublier nos lectures et d'avoir plusieurs avis sur un même livre. Ce n'est jamais ennuyeux.
Nous sommes plusieurs à préparer des comptes-rendus écrits de nos lectures mais personne ne lit ses notes, la spontanéité étant de mise. Nous débattons souvent des sujets évoqués. Certains thèmes reviennent régulièrement car ils nous touchent toutes : les relations familiales par exemple. Les discussions sont toujours passionnantes. Nous faisons souvent le rapprochement entre plusieurs livres parlant d'un même sujet.  
La directrice de la bibliothèque nous informe des nouvelles acquisitions. Nous parlons parfois de l'actualité littéraire, mais ce n'est pas systématique.
 
Ces soirées sont très amicales. Parfois nous débordons un peu, et sortons du cadre mais c'est probablement  ce qui fait qui charme de nos rencontres.
Des liens se créent entre nous au fil du temps, et nous nous retrouvons toujours avec grand plaisir lors des manifestations organisées par la bibliothèque : soirées contes, expositions, rencontres avec des auteurs... J'ai la chance de fréquenter une bibliothèque où il se passe toujours quelque chose. Et dans une petite ville comme la mienne c'est fort appréciable.
 
Je n'ai pas l'impression, pour en avoir parlé avec certains d'entre vous, que ce genre de rencontres soit très répandu.  Et pourtant, quel bonheur d'échanger avec des gens qui ont la même passion ! Je retrouve ce plaisir avec le blog de façon différente. Au comité de lecture, c'est la spontanéité qui prime. Sur les blogs, c'est le recul et l'analyse. Pour coucher ses idées sur le papier, on a besoin de plus de temps. Les échanges sont rarement instantanés, mais nous connaissons tous le plaisir de lire les commentaires laissés par les lecteurs de nos articles. Nous passons tous des heures à surfer d'un blog à l'autre, ravis de nos découvertes. Ce sont donc deux démarches complémentaires et tout autant enrichissantes.
 
Participez-vous à des clubs ou comités de lecture  ou avez-vous tenté d'en créer?
 
Dans quel cadre et comment fonctionnent ces rencontres ?
 

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26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 00:00

                    

La sortie en poche de ce roman (collection Babel, chez Actes Sud) me donne l'occasion de vous présenter ce livre, pour lequel j'ai eu un gros coup de coeur il y a un an environ. 

 
 
 L'histoire :
 
Hannah Musgrave, vers l'âge de 60 ans, fait le bilan de sa vie.
Elle vient d'une famille de gauche assez bourgeoise, dont elle s'éloigne à l'adolescence pour s'engager dans un groupe radical d'extrême gauche. Après quelques années de clandestinité suite à des actions terroristes plus ou moins ratées, elle quitte les Etats-Unis et se retrouve parachutée un peu au hasard, au Libéria.
Quand elle arrive dans ce pays, elle a trente ans. Lassée de la vie décousue qu'elle mène depuis dix ans, elle épouse un homme politique local et fait des enfants. Mais rapidement elle se trouve embarquée dans l'histoire du pays qui bascule dans la haine, alternant des gouvernements corrompus à l'extrême. Sa vie devient un cauchemar. Elle essaye d'agir, à son niveau, mais fait l'objet de manipulations. Seuls des chimpanzés, dont elle défend la cause jusqu'au bout, réussiront à lui apporter un peu de réconfort.
 
Mon avis :
 
Ce qui est passionnant dans ce roman, c'est la cohabitation de personnages fictifs et de personnalités qui ont fait l'histoire du Libéria. J'ai éprouvé très rapidement le besoin de quitter le roman pour me documenter sur le pays et son histoire très particulière.
En effet, il faut savoir que le Libéria a été créé par les Américains au début du XIXe siècle pour y installer d'anciens esclaves qui devenaient un peu trop encombrants aux Etats-Unis. Sur ces terres, il y avait déjà des habitants, qui sont vite tombés sous la domination des Afro-américains, eux-mêmes sous la domination colonialiste des Etats-Unis.
C'est dans une poudrière qu'arrive le personnage d'Hannah, car une révolte des populations opprimées se prépare qui mènera à la guerre civile.  
 
C'est un roman assez politique dans le sens où Russel Banks est lui-même un ancien militant d'extrême gauche, et qu'il nous présente le visage d'une Amérique impérialiste et colonialiste à la moralité douteuse.
 
Le portait de femme que nous livre cet écrivain talentueux est extraordinaire. Aveuglée par ses utopies, elle accumule les erreurs dans sa jeunesse et se trompe de camp par la suite. On peut la blâmer pour son manque de discernement, mais à titre personnel, j'aurais plutôt envie de la plaindre car le prix qu'elle paie pour ses erreurs est immense. Son retour au Libéria, à plus de 60 ans, et après avoir été contrainte de le fuir plusieurs années auparavant, est très fort et à mon sens assez courageux. Elle aurait pu s'écrouler mais ne le fait pas, faisant face avec lucidité à ses erreurs. 
Voir les avis de  CUNE  et de BARBABELLA :
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Extrait d'un rapport de Medecins de monde sur le Libéria d'aujourd'hui :
 
La guerre civile libérienne s’est achevée en 2003. Aujourd’hui, une réelle volonté de réconciliation se fait sentir au sein de la population, et la confiance en la Présidente Ellen Johnson-Sirleaf est très forte. Malgré sa grande popularité, la population reste toutefois méfiante à l’égard des institutions publiques, marquées par la corruption selon une longue tradition dans le pays...
La suite du rapport : http://www.medecinsdumonde.org/
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Un roman engagé,  absolument passionnant.
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23 janvier 2007 2 23 /01 /janvier /2007 21:48
Mon tour est venu de m’y coller, grâce à Anne qui m’a tendu la perche.
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On y va pour cinq révélations qui vont vous certainement vous scotcher :
 
1 – Les deux premières lettres de mon pseudo sont également celles de mon prénom. Vous vous en doutiez ? Et bien maintenant il ne vous reste plus qu’à le trouver (trop facile !)
2 – J’ai horreur des maths mais je passe mes journées dans les chiffres. Je cache bien mon jeu au travail, mais parfois ça me coûte.
3 – Je suis grande : 1m76.  C’est pratique  pour accéder aux rayons du haut dans les supermarchés, mais pénible quand il faut essayer 15 pantalons avant d’en trouver un à la bonne longueur (car en plus j’ai horreur des feux de plancher).
4 – Je n’ai pas les yeux bridés (mais j’adore la cuisine chinoise).
5 - Je suis bretonne mais, honte sur moi, je suis incapable d'aligner trois mots en breton.
 
Je passe le relais à Florinette, Béatrix et Anne-Sophie.
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21 janvier 2007 7 21 /01 /janvier /2007 00:00
Pour sortir un peu la tête des livres, je vous propose une petite balade dans ma région, le Nord Finistère. Je vous emmène à la pointe de Perharidy à Roscoff. C'est un endroit que j'aime beaucoup. La mer y est turquoise, la végétation magnifique et le jour où nous avons pris les photos il faisait un temps superbe.  Mais oui, cela arrive en Bretagne !
 
 
 
 
 
 
 
  
   
 
Voilà, j'espère que  cette petite bouffée d'air iodé vous aura vivifiés un peu...
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19 janvier 2007 5 19 /01 /janvier /2007 00:00

 

Ce livre fait partie de la sélection du Prix Inter-Ce 2007
 
 
 
 
 
L'auteur :
 
 
Bernard Foglino est né à Bordeaux en 1958 dans une famille italo-française. Il travaille dans la finance et écrit des romans, le soir après le travail. Le Théâtre des rêves est son premier roman.
 
 
L'histoire :
 
Le narrateur, Baptiste Flammini, exerce un bien curieux métier. Il est « chercheur » en perles rares pour collectionneurs. Son champ d'activité n'a pas de limites, pourvu que la rémunération soit alléchante. Au besoin, il fait des faux. Le client n'y voit que du feu, enfin... la plupart du temps. Une de ces recherches, (trouver un poil pubien d'Elvis Presley - oui vous avez bien lu), va être le déclencheur d'une cascade d'aventures rocambolesques qui vont le mener dans le milieu du foot des années 70.
 
Extraits :
 
« J'aurais pu sacrifier une touffe de mes propres poils. Mais cela ne faisait pas sérieux. Le roi du rock ne pouvait tout de même pas avoir les ridicules bouclettes de monsieur Tout-le-monde. Il fallait du flamboyant. De l'animal du volume. Je voulais que M. Ali en ait pour son argent, et il en aurait pour son argent. »
 
« La raclée que j'ai reçue hier faisait partie des aléas du métier. Chaque métier a ses risques professionnels même si le mien n'est pas remboursé par la sécurité sociale. Robert est habitué, et lorsque je suis rentré le visage aplati comme un beignet, il n'a pas eu l'air étonné. Il est allé direct à l'armoire à pharmacie. »
 
Mon avis :
 
Les aventures de Baptiste paraissent, au départ, n'avoir ni queue ni tête. Il fréquente des énergumènes totalement farfelus : Un mage africain, un gardien de morgue manchot, un ancien commentateur de foot à la retraite (Thierry Fringant - plus vrai que le vrai). Il vit des aventures complètement délirantes et nous entraîne dans des lieux pittoresques comme le « Théâtre des rêves », un café où se côtoient des supporters de foot nostalgiques des années 70.
 
On ne s'ennuie pas un seul instant dans ce roman original aux rebondissements inattendus. Le ton est léger, bien que Baptiste ne soit pas forcément heureux dans sa vie marginale et déjantée.
Il faut attendre les derniers chapitres pour trouver un sens à tout cela et surtout pour comprendre qui est Flammini. Le dénouement est vraiment surprenant.
 
 CLARABEL et CUNE ont également aimé ce livre.
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Un premier roman plutôt... décoiffant !
 
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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 00:00
Ce livre fait partie de la sélection du  PRIX INTER-CE  2007.
L'an passé, j'avais commencé ma lecture par celui qui allait devenir mon favori, ce ne sera pas le cas cette année.
 
 
 
L'auteur :
 
 
Michel Maisonneuve vit en provence. Parallèlement à une carrière de journaliste, il se consacre à l'écriture. Le chien tchétchène (publié chez GAIA) est son troisième roman.
 
 
 
 
 
L'histoire : 
 
Mémé Oumaraq a été sauvagement assassinée dans son appartement. Seuls sont présents à son enterrement deux voisins et le chien de la mémé, un beagle. Dans une voiture, deux hommes observent la sortie du cimetière.
Très rapidement, les deux voisins vont se trouver mêlés à une histoire où se croisent des autonomistes tchétchènes, les services secrets russes, la police française et la pègre marseillaise. Tout ce petit monde va finir par comprendre que le chien détient un secret et qu'il faut à tout prix le capturer.
 
Mon avis :
 
J'ai commencé ce livre avec un à priori positif et certains passages m'ont amusée. Pourtant, ce policier que l'on peut qualifier de "burlesque" n'a pas réussi à me captiver jusqu'au bout. J'ai eu des difficultés à retenir les noms et surnoms des multiples personnages (Roberta Vadim Angouste, Nestor Patipoulos, Dachi El Almed, Ahkhjad Oumaraq, Nuage d'acier...), et j'ai fini par me lasser de cette histoire rocambolesque.
 
Je ne suis pas une grande amatrice de polars. Il ne faut donc pas forcément se fier à mon jugement. Si vous aimez ce genre de roman, je vous engage à consulter la critique très élogieuse de titresurlenet.COM. Peut-être vous donnera t'elle envie de vous lancer à la poursuite de ce chien tchétchène ?
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14 janvier 2007 7 14 /01 /janvier /2007 00:10
                            
 D'après une enquête réalisée aux Etats-Unis en 1990 sur les livres qui ont changé la vie de leurs lecteurs, ce livre arriverait en seconde position après la bible.
Bien qu'étant la romancière la plus lue des Etats-unis, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur est l'unique roman d'Harper Lee. Il a été publié en 1960 au coeur de la lutte pour les droits civiques.
 
 
 
 L'histoire :
 
Une petite fille, Scout, nous raconte trois années de son enfance dans une petite ville d'Alabama, au sud des Etats-Unis. Elle vit avec son père Atticus Finch et son frère Jem, un peu plus âgé qu'elle. La maman est décédée. Atticus, homme intègre et d'une grande tolérance, tente d'enseigner à ses enfants les valeurs auxquelles il croit.
L'exercice de son métier l'amène à être nommé commis d'office pour défendre un noir accusé d'avoir violé une blanche. Cet homme risque la peine de mort. Les mentalités et le racisme sont tels, que Scout et son frère sont montrés du doigt dans tout le village comme étant les enfants de « l'ami des nègres ». Une période très difficile va commencer pour eux.
 
   
 Mon avis :
 
   Dans la première partie, l'histoire se met en place. On fait connaissance avec le village et ses habitants, puritains et bourrés de préjugés. (Quelques personnages sortent heureusement du lot !). Nous accompagnons les enfants dans leur vie quotidienne, à l'école ou dans leurs relations avec le voisinage.
Le temps s'écoule doucement. L'éducation que les enfants reçoivent est absolument remarquable et tout à fait avant-gardiste.
   La deuxième partie est consacrée principalement à la période du procès. Elle m'a semblée plus captivante. On vit au rythme des évènements qui déchaînent les passions dans la ville de Maycomb. Du jour au lendemain, la vie des enfants bascule. La maturité dont ils font preuve est impressionnante, venant probablement de l'éducation qu'ils ont reçue et de la grande sérénité de leur père face à la situation.
On comprend, à la toute fin du roman, que les éléments qui amènent au dénouement se trouvent dans la première partie.
.
Ce livre est plus qu'une belle histoire. Il nous apporte un éclairage très intéressant sur la vie et la mentalité d'une petite ville du sud des Etats-Unis dans les années 30.
Une postface écrite par Isabelle HAUSSER donne quelques éléments très utiles pour l'interprétation de certains passages du livre, et sur le contexte culturel et historique de l'histoire.
Voir l'avis, enthousiaste lui aussi, de  Hervé
Un hymne à la justice à la tolérance.
 
 
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11 janvier 2007 4 11 /01 /janvier /2007 00:00
                    
Je voudrais vous présenter un prix qui me tient à cœur, et auquel je participe en tant que lectrice.
Il est diffusé par 20 associations INTER-CE en France. Près de 4000 lecteurs de 300 comités d’entreprise ont été jurés de ce prix en 2006. Il existe un prix National et des prix régionaux. On vote donc pour deux prix en même temps.
A titre personnel, je participe au Prix des lecteurs du Nord Finistère qui regroupe des comités d’entreprise, des bibliothèques et des lycées de la région.
 
 
 Une sélection originale :
 L'originalité tient au fait que les écrivains choisis ne sont pas connus, et que leur roman doit avoir été publié dans une petite ou moyenne maison d’édition.
Des écrivains sélectionnés pour ce prix ont fait par la suite leur petit bonhomme de chemin :
On peut citer :
Thierry MAUGENEST, Jean-Philippe BONDEL (et oui mesdames), Laurence TARDIEU, Claudie GALLAY, Fatou DIOME, Dominique MAINARD…
 
Des échanges entre lecteurs :
 Dans les entreprises, les salariés ont l’occasion de sortir de leurs discussions habituelles autour de la machine à café. Dans les bibliothèques et lycées, ces lectures communes rapprochent les lecteurs.
 
Des rencontres d ‘auteurs :
Les auteurs sont invités à venir échanger avec leurs lecteurs. Cela donne lieu à des échanges spontanés, avec des auteurs « tout neufs », pas encore médiatisés. En général, ils sont ravis de rencontrer leurs lecteurs. Ces derniers, se connaissant entre eux, osent poser des questions. Je ne rate aucun des ces rendez-vous. Je vous ferai des petits comptes-rendus de mes rencontres 2007.
 
Pour 2007, la sélection est la suivante :
  - Courir dans les bois sans désemparer, Sylvie AYMARD (Éditions Maurice Nadeau)
- Comment immigrer en France en 20 leçons, Luc BASSONG (Éditions Max Milo)
- Bleu, blanc, vert, Maïssa BEY (Éditions de L'Aube)
- Et le ciel a oublié de pleuvoir, BEYROUK (Editions Dapper)
- Les yeux des chiens ont toujours soif, Georges BONNET (Editions Le temps qu'il fait)
- Le théâtre des rêves, Bernard FOGLINO (Éditions Buchet-Chastel)
- Scream test, Grégoire HERVIER (Éditions Au diable vauvert)
- L'heure et l'ombre, Pierre JOURDE (Éditions L'Esprit des péninsules)
- Le chien tchétchène, Michel MAISONNEUVE (Gaïa Éditions)
      - les doigts écorchés, Sylvie ROBIC (Éditions Naïve)
  
Connaissez-vous ces titres ou auteurs ?
Aviez-vous connaissance de ce prix ?
           
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Published by sylire - dans Des prix...
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8 janvier 2007 1 08 /01 /janvier /2007 00:00
  
L'histoire :
 
Dans ce conte symbolique à l'atmosphère étrange, nous vivons cinq journées des soeurs Delicata, sur la période de Noël.
Au début du livre, les sept petites filles fabriquent des anges avec entrain, comme chaque année à la même époque. Elles ne sont pas baptisées, mais sont entourées de personnes aux religions différentes.
Très vite, les préparatifs de Noël prennent des allures de cauchemar. Maman quitte l'appartement mystérieusement. Grand-mère oiseau s'arrête de chanter. L'autre grand-mère, la communiste aux jambes inertes et au visage déformé, débarque et s'installe dans l'appartement. Dans le même temps, papa et la gouvernante ont des comportements vraiment très bizarres.
Les petites comprennent peu à peu la situation. Pour se consoler d'être ainsi délaissées par les adultes, elles jouent et s'inventent des histoires.
 
 Mon avis :
 
Occupée par la création de mon blog, j'ai mis une semaine à lire ce court roman.
J'ai toutefois apprécié, chaque soir, de plonger pour quelques pages dans le petit monde des soeurs Délicata. Un monde peuplé de personnages étranges, certains imaginaires, d'autres bien réels comme celui de la grand-mère oiseau « prisonnière de son esprit enfui ». J'ai beaucoup aimé ce personnage.
Curieusement, on accompagne les fillettes dans leur malheur sans réelle tristesse. Peut-être parce qu'elles-mêmes gardent une certaine distance face à la méchanceté des adultes et à leur égoïsme. Elles se soudent entre elles et s'évadent par leurs jeux collectifs, comme savent le faire les enfants.
Loin d'être dupes, elles jettent un regard sans concession sur le monde impitoyable des adultes. Elles ont perdu à jamais l'innocence qui caractérise l'enfance.
"nous n'aurions pas dû voir ce que nous avons vu, ni entendre ce que nous avons entendu, et maintenant il est trop tard"
 
      Un univers original à découvrir.
 
 
L'avis de : Allie
 
 
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6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 10:23

  Je vous suggère d'aller consulter le blog de Camille : 

 

    http://leslecturesdecamille.blogspirit.com/

 

Photo

 

  Elle y a listé, aujourd'hui même, les 101 blogs de littérature francophone qui composent le moteur de recherche qu'elle a créé. 

  Pour ceux qui ne connaissent pas cet outil, c'est là :

                                 Le moteur de Camille

 

  

 

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Published by sylire - dans Pêle-mêle
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