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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

11 juin 2019 2 11 /06 /juin /2019 23:01

Allary Editions - 2016 - 54 pages

Esther est la fille d'amis de Riad Sattouf. Il échange régulièrement avec la fillette et s'intéresse à sa vie quotidienne. L'idée lui est venu de mettre sa vie en bulles. 

Esther est une petite fille comme beaucoup d'autres. Son univers tourne autour de la famille, les copines et l'école. Les garçons sont tous bêtes à ses yeux (surtout son frère). Elle adore son papa, aime plus que tout la nourriture et rêve d'avoir un iphone 6. Elle ne saisit pas forcément tout ce qui touche au monde des adultes mais s'en fait une idée malgré tout.  Avec beaucoup d'humour, au travers de 50 petites histoires illustrées, Riad Sattouf nous présente Esther et bien vite on l'adore et on en redemande.

Riad Sattouf parvient à restituer la candeur de la fillette et son univers. J'ai pris beaucoup de plaisir à parcourir l'album et j'ai parfois retrouvé ma plus jeune fille au même âge (notamment dans la case ci-dessous).  

 

 

Dans le rapport d'Esther son  avec frère, c'est plutôt mes 10 ans que j'ai retrouvés...  (nous étions comme chien et chat, mon frère et moi).

 

 

Ce qui frappe chez Esther et les enfants de cet âge, c'est la cruauté qu'ils peuvent manifester les uns avec les autres (notamment dans la cour d'école). On rit jaune...

 

 

Que ce soit dans l'Arabe du futur ou dans les cahiers d'Esther, Riad Sattouf réussit le pari de se mettre dans la peau d'un enfant et de décrire le monde à travers ses yeux.  Les dessins sont parfaitement en phase avec le texte. On retrouve tout à fait le style de l'arabe du futur.

Une BD à découvrir si ce n'est déjà fait. Quant à moi, j'ai très envie suivre Esther dans les tomes suivants. L'auteur en est au quatrième tome et son intention est de suivre Esther jusqu'à ses 18 ans. Quelle belle idée ! 

 

La BD de la semaine, c'est chez Stephie

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11 juin 2019 2 11 /06 /juin /2019 05:36

Le mois anglais est bien entamé et je n'ai encore rien publié. J'ai toutefois l'intention de mettre en ligne deux billets :

- Une lecture audio : le complexe d'Eden Bellwether - Benjamin Wood

- Un pavé que je vais commencer cette semaine : blanc mortel - Robert Galbraith

J'essayerai de visionner au moins un film mais ce n'est pas certain (mon pavé devrait occuper mes soirées).

Bonne continuation à tous pour ce mois anglais !

Le mois anglais, c'est chez   Lou et Titine

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9 juin 2019 7 09 /06 /juin /2019 23:22

Babel (Actes Sud) novembre 2007 à août 2009

Je vous avais fait part de mon enthousiasme pour les deux premiers tomes de cette pentalogie (voir ici). Et bien je peux vous dire, après avoir lu les trois tomes suivants, que les cinq sont formidables. J'ai tout aimé dans ces petits livres : l'écriture, si délicate, le contexte géographique et politique, retranscrit si justement (un tremblement de terre, la catastrophe d'Hiroshima) mais aussi la construction, originale et maîtrisée.

Les personnages que nous retrouvons dans les différents tomes sont les mêmes mais ils occupent tantôt un rôle principal tantôt un rôle secondaire. En terminant le dernier tome, nous pouvons tout reboucler car il existe de fortes interactions entre les personnages. Tous (et tout particulièrement Yukio, Yukito et Mariko) m'ont touchée. Je suis contente d'avoir partagé leurs secrets, leurs amours, leurs joies et leurs peines. S'ils ont eu des choix à faire dans la vie, le destin a orienté également leur trajectoire, plaçant sur leur chemin des bonnes et des mauvaises fées. 

C'est vraiment une lecture délicieuse, à entreprendre idéalement sous un cerisier en fleurs, au fond d'un jardin aux mille senteurs (mais dans le canapé de votre salon, ça marche aussi). J'aurais pu vous en dire plus sur ces histoires mais je pense qu'il est préférable de se laisser porter par leur charme. Un conseil :  ne laissez pas passer  trop de temps entre chaque tome afin de bien garder en mémoire les différents personnages et les interractions entre eux.

Un gros coup de coeur !

Le challenge objectif PAL, c'est chez Antigone !

Deux sur trois de ces livres sont issus de ma PAL...

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7 juin 2019 5 07 /06 /juin /2019 15:12

Globe - 200 pages - mai 2019

"Lorsque Robert des Inch m’offre son archet, ce qui symboliquement, signifie que j’en vaux la peine, je deviens quelqu’un, je prends confiance, je ne sombre plus dans les gouffres de la mésestime, de la haine de moi, de cet affreux sentiment d’incapacité qui me laisse, à l’époque, si peu de choix. J’étais une personnalité fragile, je le suis toujours. Capable de me saborder, d’abandonner, de détruire, de fuir. Mais parce que j’ai écouté une onde sonore minuscule, au loin-d ’où venait-elle ?-, j’ai croisé des gens sur mon chemin qui m’ont encouragée. Qui m’ont dit : « ne te contente pas de ça, bosse », « arrête de te morfondre, écris », « trop facile, ta haine de toi, arrête de te prendre pour ce connard de Kurt Cobain, qu’a abandonné tout le monde. » Et lorsqu’on m’encourageait, j’étais capable de retourner toute cette méchante énergie en fabrication. De n’importe quoi. De la tarte aux pommes au roman. »

Un jour, un de ses enfants demande à l'auteure : c'est toi maman sur la photo ? L'enfant a peine à croire que l'adolescente au crane rasé et à l'allure déjantée est la mère de famille tout à fait classique qui leur prépare le petit déjeuner dans la cuisine. L'auteure éprouve alors le besoin de plonger dans ses souvenirs pour inhumer la jeune musicienne qui avait l'espoir de percer un jour. Julie nous entraîne à ses côtés, dans le camion qui conduisait le groupe dont elle faisait partie, sur les scènes underground de l'Allemagne de l'Est. Avant d'en arriver là, l'adolescente avait plaqué ses études et sa famille "comme il faut" pour une vie hasardeuse, portée par une soif d'aventures et de "non-conformisme".

J'ai commencé ce livre sans trop savoir à quoi m'attendre et je l'ai lu quasiment d'une traite, en totale symbiose avec la narratrice, revivant avec elle sa jeunesse. Bien que la mienne fut très différente, je me suis tout à fait retrouvée dans ce roman d'apprentissage qui retranscrit à merveille cette époque de la vie. Entre les hésitations sur le chemin à prendre et l'exaltation d'une vie qui commence, il faut souvent composer avec les hauts et les bas pour trouver sa voie.

Julie Bonnie parvient à merveille à faire le lien entre la jeune fille atypique qu'elle était et la mère de famille bien rangée d'aujourd'hui. J'ai lu l'ouvrage en un week-end, emportée par l'histoire mais aussi par le rythme et la musicalité de l'écriture, en parfait accord l'univers décrit. Voilà de nouveau un excellent opus de la maison d'édition "Globe" !

Un vrai coup de cœur tant pour l'écriture que pour l'histoire !

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3 juin 2019 1 03 /06 /juin /2019 23:25

Après une période de tergiversations, j'ai établi le classement suivant, qui tient compte à la fois du texte et de l'interprétation. 

L'édition 2019 est un très bon cru (les trois premiers sont des coups de coeur, et le 4ème un presque coup de coeur).

1 - My Absolute Darling de Gabriel Tallent lu par Marie Bouvet

2 - La Daronne d’Hannelore Cayre lu par Isabelle de Botton 

3 - Avec toutes mes sympathies d’Olivia de Lamberterie lu par l’autrice

4 - Martin Eden de Jack London lu par Denis Podalydès 

5 -  Frère d’âme de David Diop lu par Babacar M’baye FALL 

6 - Ça raconte Sarah de Pauline Delabroy-Allard lu par Clara Brajtman

7 - L’art de la joie de Goliarda Sapienza lu par Valérie Muzzi

8 - Un Gentleman à Moscou d’Amor Towles lu par Thibault de Montalembert

9 - Fief de David Lopez lu par l’auteur

10 - La Toile du monde d’Antonin Varenne lu par Julien Defaye

 

Voici le classement d'autres membres du jury :

Claire - Sandrine - Enna

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2 juin 2019 7 02 /06 /juin /2019 09:21

Côté balades :

Mes week-ends de mai ont été plutôt calmes. Beaucoup de balades en bord de mer, en lisant "audio".

J'ai fini mes lectures pour le Prix Audiolib (mon classement dans quelques jours...).

Côté lectures :

Parmi mes coups de cœur de lecture, en dehors de la suite la série "Le poids des secrets" dont je vous ai parlé en avril, j'ai dévoré le dernier roman de Julie Bonnie "C'est toi, maman, sur la photo" ? (billet à suivre).

Côté musique :

 J'ai découvert Alec Benjamin et "Let me down slowly" grâce à Philisine, qui l'a présenté sur son blog.

Côté "thés" :

Mes enfants m'ont offert un abonnement à une thé-box de la marque "Chemin des thés" qui me va "comme un gant" puisqu'elle combine le thé, l'art et la littérature. 

Voici un petit aperçu visuel de la première box :

Je vous en dirai plus quand j'aurai commencé ma dégustation.

Côté famille :

J'ai passé la fin du mois en famille...

Mon petit bonhomme a grandi et il apprécie la plage !

 

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30 mai 2019 4 30 /05 /mai /2019 15:43

Editions du rocher - Avril 2019 - 456 pages

Ce livre est arrivé dans ma boite aux lettres par surprise, avec une dédicace personnalisée. La couverture m'a plu d'emblée avec sa couleur bleue et son petit côté désuet. Je me suis plongée dans l'histoire avec curiosité et enthousiasme...

Tout commence sous l'occupation, pendant la seconde guerre mondiale. Deux jeunes femmes font connaissance dans un abri et deviennent amies. Leur sort restera lié à jamais grâce aux deux enfants qu'elles mettront au monde peu de temps après. Il s'agit de Camille et François, les personnages centraux du roman. Nous suivons leur destinée mais aussi celles de leurs parents et enfants. C'est avec cette curieuse famille, pour partie de sang mais surtout de cœur, que nous traversons les trente glorieuses pour arriver, à la fin du roman, aux années 2000.

"Camille et François" est une fresque familiale originale et bien écrite. Une bonne idée de lecture pour les vacances, si vous souhaitez vous distraire sans pour autant vous embarquer dans une histoire mièvre ou trop facile. Nous voyageons de Paris au Bourbonnais en passant, plus brièvement, par l'Algérie et New York. Nous côtoyons le monde politique, financier et culturel des époques que nous traversons et assistons à l'évolution des mœurs, au fil des générations. Les femmes s'affirment, à la maison comme en politique.

Gérard Pussey est doté d'une plume élégante et d'un sens de l'humour qui ne m'a pas laissée indifférente. Les métaphores sont particulièrement réussies. Les personnages sont attachants, nous prenons plaisir à les suivre, tout au long de ce roman foisonnant et plein de surprises. Les lieux sont bien décrits, je n'ai pas eu de mal à les visualiser. L'écriture, très cinématographique, m'a fait imaginer une adaptation en film ou mieux encore, en série télévisée. 

Une très agréable lecture !

 

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27 mai 2019 1 27 /05 /mai /2019 23:02
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23 mai 2019 4 23 /05 /mai /2019 23:37

L'iconocaste - 164 pages - 2017

Certains livres restent longtemps dans ma Pile à Lire. Celui-ci n'y aura passé que deux mois. Après ma rencontre avec Valentine Goby, fin février, j'étais impatiente d'en savoir plus sur la femme qui lui a inspiré "Je me promets d'éclatantes revanches", à savoir Charlotte Delbo.

"Je voudrais par ce livre susciter par contagion irrésistible le désir de connaître Charlotte Delbo et de l'aimer"

L'ouvrage n'est pas à proprement parler une biographie mais plutôt le récit d'un coup de cœur littéraire et humain pour une femme qui a vécu l'enfer d’Auschwitz, sans y laisser sa joie de vivre.  Le contraste entre les photos ci-dessous est saisissant. La première est prise à Auschwitz, la deuxième cinq ans après la fin de la guerre. On a du mal à voir la même femme.

Charlotte Delbo à Auschwitz. Source : Photo collection privée

 

Charlotte Delbo, années 1950. @Eric Schwab

Fille d'ouvrier, née en 1913, Charlotte Delbo apprend le métier de sténo-dactylo et entre en 1937 au service Louis Jouvet (l'homme de théâtre). L'année précédente, elle s'était mariée avec un militant communiste qui  entrera dans la résistance et sera exécuté en 1942. Charlotte Delbo, elle-même résistante, est arrêtée peu de temps après son mari et déportée à Auschwitz. Un an plus tard elle sera transférée à Ravensbrück. Elle rentre à Paris en 1945, bien décidée à laisser derrière elle son statut de déportée pour croquer la vie à pleine dents : "Je me promets d'éclatantes revanches", écrit-elle à Louis Jouvet à peine libérée".

C'est au moment où elle a pour projet d'écrire "Kinderzimmer" que Valentine Goby entend parler de Charlotte Delbo. Elle se rend dans une bibliothèque et découvre l'oeuvre de l'écrivaine, subjuguée par la puissance de son écriture. "J’ai ouvert "Aucun de nous ne reviendra", et cette voix m’a saisie comme nulle autre. Je suis entrée à Auschwitz par la langue". Charlotte devient alors une compagne de tous les instants, l'inspiratrice de ses futurs travaux d'écriture. 

"Je me promets d'éclatante revanche est un hommage rendu à une femme et une auteure, c'est aussi un essai sur une oeuvre singulière et puissante. Plus généralement c'est une réflexion sur l'écriture et notamment l'écriture de l’indicible. "A la lire, j'ai pensé qu'écrire, c'est peut-être exactement cela : forger une langue capable de nous ramener d'entre les morts ; la langue de nos confins où nous nous croyons muets".

"Je me promets d'éclatantes revanches" m'a donné envie de découvrir l'oeuvre de Charlotte Delbo, espérant comme Valentine Goby être éblouie puissance de son oeuvre. 

A découvrir absolument si vous aimez-vous interroger sur le travail d'écriture mais aussi pour découvrir la femme d'exception que fut Charlotte Delbo.

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19 mai 2019 7 19 /05 /mai /2019 19:53

Audiolib 2019 - 13 h 21 - écrit en 1909 - traduit de l'américain par Francis Kerline - lu par Denis Podalydès

Quand j'ai découvert que "Martin Eden" se trouvait dans la sélection du Prix Audiolib je me suis réjouie à l'idée de découvrir ce titre, connu pour être le chef-d'oeuvre  de Jack London.

Quelques mots tout d'abord sur L'auteur (1876-1916). Après une enfance plutôt misérable dans le ranch de son beau-père, en Californie, Jack London décide de voter de ses propres ailes, à l'âge de seize ans. Il vit de petits boulots  parmi lesquels : balayeur, agriculteur, menuisier, blanchisseur...  Il prend aussi la mer, suit les vagabonds du rail et se passionne pour la nature. L'écrivain qu'il deviendra s'inspirera de toutes ces expériences pour nourrir sa plume, écrivant des romans d'aventures mais aussi "sociaux".

Dans "Martin Eden", Jack London raconte l'histoire d'un jeune homme qui lui ressemble beaucoup, tant physiquement que dans le parcours de vie. Ce jeune homme est un autodidacte qui consacre sa vie à l'écriture, rêvant d'être un jour publié.

C'est grâce à une femme que l'envie vient à Martin Eden de s'instruire. Elle s'appelle Ruth et vient d'une famille bourgeoise dans laquelle Martin a été invité après avoir sauvé le fils de la maison. Martin est fasciné par un univers qu'il ne connait pas et subjugué par le charme que dégage la jeune fille. Cette dernière n'est pas insensible non plus au charme brut que dégage le jeune homme.

Il y a plusieurs phases dans le parcours de Martin, parmi lesquelles une période durant laquelle il va travailler comme un damné dans une blanchisserie, à y perdre le goût de lire et d'étudier. C'est après cette expérience qu'il décidera de vivre avec peu, mais libre. Les passages sur le travail en blanchisserie sont saisissants. 

Dans une chambre de bonne, Martin écrit et envoie quelques textes aux journaux de l'époque avec l'espoir d'être publié. Mais il n'obtient que des refus. Ne voulant pas s'aliéner par le travail, il survit, emprunte de l'argent ici ou là, passe pour un fainéant alors qu'il étudie et écrit sans relâche. Il finit par réussir à publier pour une misère quelques articles, de quoi rembourser une partie de ses dettes et faire patienter ses créanciers.

La reconnaissance finira par arriver mais lui laissera un goût amer car il a trop souffert pour y arriver et n'a pas été soutenu par ses proches. La dépression le gagne alors qu'il accède à son rêve. La dernière partie est terrible.

Le destin de Martin Eden m'a fascinée. J'ai aimé le voir prendre du recul par rapport à la bourgeoisie et acquérir une conscience politique. J'ai admiré son acharnement à se cultiver, son intelligence hors norme et sa capacité de travail. Je ne m'attendais pas à ce que la vie de Martin Eden se finisse aussi tristement. Il méritait tellement mieux. Mais c'est une belle leçon de vie néanmoins : il faut croire en soi et en ses rêves...

L'interprétation du roman par l'excellent auteur Denis Podalydès est juste parfaite... 

L'avis de Sandrine - de Claire

Lu dans le cadre du Prix audiolib 2019

 

Challenge Écoutons un livre

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