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Chers visiteurs, bonjour !

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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

28 juin 2021 1 28 /06 /juin /2021 12:18

 

Voici le récapitulatif du challenge "Ecoutons un livre"pour juin 2021 :

 

Géraldine :

Eden - Monica Sabolo

Sylire :

Le poète - Mickael Connely

Le banquet annuel de la confrérie des fossoyeurs - Mathias Enard

Anatomie d'un scandale - Sarah Vaughan

Enna : 

Anatomie d'un scandale - Sarah Vaughan

La coupure - Fiona Barton

 

Il n'y aura pas de récapitulatif en juillet. Je vous donne donc rendez-vous le 28 août pour les écoutes de l'été.

Si vous souhaitez participer,  vous pouvez déposez vos liens au fil du mois : ici.

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26 juin 2021 6 26 /06 /juin /2021 08:42

Préludes 2019 - 11h41 - Traduit de l'anglais parAlice Delarbre

Lu par Claire Tefnin et Marcha Van Boven

"- Sauf que tu n'as pas dit la vérité, toute la vérité, si ?
Sophie se montre aussi prudente que si elle cherchait à découvrir le fin mot d'une dispute entre Emily et Finn, car elle se sent un peu perdue et qu'elle avance à tâtons.
- J'ai dit la vérité, grosso modo. Ou plutôt la vérité telle que je la percevais.
Sophie est abasourdie."

Nous suivons tour à tour deux femmes, Kate et Sophie. La première est avocate, en charge de la défense d'Olivia, l'assistante d'un sous-secrétaire d'état. La jeune femme prétend avoir été violée par l'homme politique. La seconde, Sophie, est la femme de l'accusé. Bien qu'étant dans une posture inconfortable et délicate, Sophie soutient son mari. Du moins au début de l'audience car, au fil du temps, le doute s'installe en elle, bien que la victime peine à démonter qu'il a eu viol. Olivia entretenait avec son patron une relation amoureuse alors comment convaincre les jurés que ce jour-là elle n'était pas consentante et qu'il a passé outre ?

Derrière l'affaire dont il est question, se cache une autre histoire qui remonte à vingt-cinq ans, quand les protagonistes de l'affaire étaient étudiants à Oxford. Cette affaire pourrait bien resurgir et éclabousser l'homme politique, quelle que soit l'issue du procès. La romancière nous propose des allers et retours entre les deux périodes afin de nous éclairer sur chacune des affaires. Nous comprenons pourquoi Kate met tant d'énergie à défendre sa cliente.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que Sarah Vaughan sait se renouveler. Dans "la meilleure d'entre nous" l'autrice mettait en scène des passionnées de pâtisserie et dans "la ferme au bout du monde", elle  dénouait un secret de famille dans une ferme de Cornouailles. Cette fois, elle nous propose un thriller psychologique reprenant un thème largement traité par les médias ces dernières années, suite au mouvement "Me Too". Nous pouvons faire le parallèle entre ce que vit Sophie dans le roman et l'expérience vécue par Anne Sincler dans l'affaire du Sofitel, quand elle assiste au procès qui met en cause son mari. 

De façon adroite et subtile, le livre explore la notion du consentement. Plus que l'intrigue, assez mince, c'est l'analyse de la psychologie des personnages qui retient notre attention. Je me suis sentie très proche de ces femmes bien que n'ayant pas l'expérience similaire et j'ai ressenti beaucoup d'empathie pour chacune d'elle, admirant leur courage et détermination. L'aspect judiciaire de l'histoire m'a beaucoup intéressée : le déroulement du procès, la plaidoirie des avocats, la posture des jurés...

"Et j'ai beau savoir que la justice ne punit pas toujours le coupable, qu'un avocat talentueux peut gagner même si les preuves s'accumulent contre son client, que notre métier consiste à être plus convaincant que la partie adverse, je sais aussi que devant l'opinion publique, les choses sont très différentes. Le cumul d'actes moralement répréhensibles passe rarement pour une coïncidence et peut, si on les dénonce avec assez d'acharnement et de force, causer la ruine d'un homme."

Un bon thriller psychologique et une autrice que je vais continuer à suivre, assurément. 

Côté interprétation, c'est parfait. L'alternance des voix nous permet de suivre plus aisément le point de vuec de chacune des deux femmes.

Une écoute commune avec Enna. Allons voir ce qu'elle a pensé de cette lecture.

Lu dans le cadre du mois anglais  organisé par Lou, Titine et Cryssilda

Challenge Ecoutons un livre

 

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23 juin 2021 3 23 /06 /juin /2021 12:36

Il y a quelques jours je vous présentais mon classement, voici maintenant la sélection du jury.

Cette sélection me satisfait totalement dans la mesure où elle correspond très exactement à mon top 5.

Voici le lien vers mes billets :

Betty de Tiffany McDaniel - lu par Audrey d’Hulstère  

Là où chantent les écrevisses de Delia Owens - lu par Marie du Bled

Le Consentement de Vanessa Springora - lu par Guila Clara Kessous

Le Poète de Michael Connelly - lu par Benjamin Jungers

Nickel Boys de Colson Whitehead - lu par Stéphane Boucher 

 

Si vous voulez avoir une petite idée du ressenti du jury sur ces différents titres, allez donc faire un petit tour ICI

Et surtout, votez pour votre titre préféré : ICI

 

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22 juin 2021 2 22 /06 /juin /2021 23:36

Casterman 2021 - 181 pages

Cette superbe BD raconte la rencontre entre deux femmes, Mona et Monika. La première est une réfugiée syrienne qui vit dans une tente près de l'aéroport désaffecté d'Héraklion. La seconde est la sage-femme qui lui annonce qu'elle est enceinte. Entre les deux femmes nait immédiatement une forte complicité.
Nous les suivons toutes les deux dans leur quotidien. Mona la syrienne cherche un pays d'accueil pour élever son futur enfant pendant que Monika rêve d'une vie où elle et son mari auraient les moyens de prendre leur autonomie. En raison de la crise économique grecque, l'époux de la sage-femme n'a pas de travail. Incapables de subvenir à leurs propres besoins, ils sont contraints de vivre chez les beaux-parents,

Ce roman graphique a vu le jour suite à la participation de Sandrine Martin au projet ERC, une initiative qui a pour but de vulgariser en images les recherches scientifiques. La dessinatrice a suivi Vanessa Grotti, une anthropologue qui étudie la maternité des migrantes enceintes dans les régions frontalières de l'Europe. 
Le personnage de Mona, fictionnel, reprend les caractéristiques et expériences de différentes femmes suivies par l'anthropologue. Il en est de même pour Monika, qui symbolise la sage-femme confrontée à la précarité des femmes migrantes alors qu'elle-même peine à vivre décemment dans son pays en pleine crise économique. 

 


Je qualifierai cet ouvrage de docu-BD, un genre que j'affectionne tout particulièrement. le dessin fait passer beaucoup de messages et en dit plus long que n'importe quel discours. Nous suivons des femmes dans leur quotidien. Elles ont des noms et ne font plus partie de la foule anonyme dont nous déplorons le sort dans les journaux télévisés.


Sandrine Martin fait ressortir de son dessin, en bichromie bleu et rouge, beaucoup d'humanité. J'ai été touchée par la bienveillance de la sage-femme envers sa patiente. C'est une très belle profession qu'elle met en lumière et si importante pour toutes les femmes du monde ! Le dessin, très précis, porte un soin tout particulier aux décors, qui en disent beaucoup sur ce que vivent les personnages.

J'ai eu coup de cœur pour cette BD que j'ai déjà envie de relire.

La BD de le semaine c'est chez Moka

Lu dans le cadre d'une opération Masse critique de Babelio

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19 juin 2021 6 19 /06 /juin /2021 12:55

Quai Voltaire 2018 - traduit de l'anglais par Anouk Neuhoff - 229 pages

"Non, mieux vaut avoir un amant quand on est jeune qu'une névrose quand on est vieille. En effet, si on a des amants quand on est jeune, une fois vieille, tout ce que diront les gens, c'est qu'on a eu plein d'hommes. Ils seront sans doute jaloux, mais la jalousie, on peut faire avec. Tandis que si on se contente d'un substitut, alors, une fois vieille, les gens diront : "Elle est folle, la pauvre. Elle est complètement piquée : elle s'est mise en tête d'élever des poulets", ou que sais-je."

J'aime beaucoup participer au mois anglais mais cette année, je prends le train en marche  (c'est mon premier billet). Trop occupée par ma vie personnelle, je n'ai pas réussi à lire autant que je l'aurais voulu. J'ai trois romans à vous présenter d'ici la fin du mois, dont celui-ci.

Nous faisons la connaissance de Clare, une jeune femme qui ne parvient pas à s'épanouir dans sa vie conjugale. Son premier mari, plus âgé qu'elle, ne s'intéressait qu'aux femmes mûres alors que son mari actuel, Jonathan, se montre trop possessif. Clare a souhaité prendre du recul. Le couple est momentanément séparé. Un troisième homme, Joshua, entre dans sa vie. Elle le prend comme amant mais nous verrons qu'à "l'usage", il ne répondra pas non plus à ses attentes.

Une l'ambiance délicieusement surannée se dégage du roman. L'ouvrage, bien que publié récemment, a été écrit dans les années 1970. Comme la majorité des femmes de sa génération, Clare se soucie peu d'une éventuelle carrière professionnelle. Elle est centrée sur son couple et le foyer qu'elle rêve d'avoir, sans toutefois se résigner à des relations médiocres pour éviter le divorce. En cela, elle a (il me semble) de l'avance sur son époque. Nous découvrons, à la fin du roman, un épisode douloureux de la vie de Clare qui nous fait regarder la jeune femme différemment.

J'ai eu un petit coup de cœur pour le personnage de Madame Fox, une femme âgée que Clare a rencontré dans un parc londonien. Toujours de bonne humeur et d'une éducation irréprochable, Madame Fox est une amie attentionnée sur laquelle Clare peut compter, bien que leur amitié soit toute récente. J'ai aimé prendre le thé en leur compagnie, écoutant les confidences de l'une et de l'autre. 

Depuis quelques années, en ce qui me concerne, pas de mois anglais sans Angela Huth. J'aime sa façon de décrire les relations de couple et je me délecte de l'ambiance so-british de ses romans. L'histoire n'a rien d'extraordinaire mais j'ai passé un bon moment dans la peau de Clare, loin des préoccupations qui sont les miennes. 

Une lecture plaisante

Lu dans le cadre du mois anglais organisé par Lou, Titine et Cryssilda

Livre issu de ma Pile à lire

 

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16 juin 2021 3 16 /06 /juin /2021 23:02

 

Dans quelques jours, nous connaitrons les cinq romans sélectionnés par le jury 2021.

Voici mon propre classement :

1 - Betty de Tiffany McDaniel - lu par Audrey d’Hulstère  

2 - Là où chantent les écrevisses de Delia Owens - lu par Marie du Bled

3 - Nickel Boys de Colson Whitehead - lu par Stéphane Boucher 

4 - Le Consentement de Vanessa Springora - lu par Guila Clara Kessous

5 - Le Poète de Michael Connelly - lu par Benjamin Jungers

 

6 - Taqawan d’Éric Plamondon - lu par François-Éric Gendron

7 - Rhapsodie des oubliés de Sofia Aouine - lu par Ariane Ascaride

8 - La Soustraction des possibles de Joseph Incardona - lu par Damien Witecka

9 - Le Banquet annuel de la confrérie des fossoyeurs de Mathias Énard - lu par Vincent Schmitt

10 - Du côté des Indiens d’Isabelle Carré - lu par l’autrice

Les trois premiers sont des coups de coeur  et "Le consentement" un presque coup de cœur ce qui me fait dire que cette année 2021 est un très bon cru. 

 Le classement de Enna (nous avons les 5 premiers en commun ainsi que le dernier)

Je ne manquerai pas de vous donner les 5 romans qui seront soumis au vote du public dès que j'en aurai connaissance.

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15 juin 2021 2 15 /06 /juin /2021 12:34

Audiolib 2021 (Actes Sud) - 14 h 57 - lu par Vincent Schmitt

La quatrième de couverture :

"Pour les besoins d’une thèse sur « la vie à la campagne au XXIe siècle », l’apprenti ethnologue David Mazon a quitté Paris et pris ses quartiers dans un modeste village fictif au bord du Marais poitevin. Logé à la ferme, bientôt pourvu d’une mob propice à ses investigations, s’alimentant au Café-Épicerie-Pêche et puisant le savoir local auprès de l’aimable Maire – également fossoyeur –, le nouveau venu entame un journal de terrain, consigne petits faits vrais et moeurs autochtones, bien décidé à circonscrire et quintessencier la ruralité.
Mais déjà le Maire s’active à préparer le Banquet annuel de sa confrérie – gargantuesque ripaille de trois jours durant lesquels la Mort fait trêve pour que se régalent sans scrupule les fossoyeurs – et les lecteurs – dans une fabuleuse opulence de nourriture, de libations et de langage. Car les saveurs de la langue, sa rémanence et sa métamorphose, sont l’épicentre de ce remuement des siècles et de ce roman hors normes, aussi empli de truculence qu’il est épris de culture  populaire, riche de mémoire, fertile en fraternité."

Une fois n'est pas coutume, je vous livre la quatrième de couverture. Ayant abandonné le roman en cours d'écoute, je ne me sens pas capable d'en faire un résumé complet. Mon écoute était pourtant bien partie. Je me suis plongée rapidement dans le roman et suivi avec intérêt l'installation de l'ethnologue dans sa location à la ferme. J'ai aimé recueillir ses premières impressions sur le village et sur ses habitants.  Le lecteur, Vincent Schmitt, utilise un ton enjoué qui donne envie d'en savoir plus. J'avais apprécié sa prestation d'interprète dans "Jeux de miroirs" mais aussi dans "Immortelle randonnée".

Hélas, j'ai déclaré forfait au bout de deux heures environ, écoutant en complément quelques extraits  par-ci, par-là, histoire de ne pas avoir de regrets. Je n'ai pas eu la patience d'écouter la description détaillée du fameux banquet annuel des fossoyeurs "façon Rabelais" ni les nombreuses digressions sur réincarnation des âmes, assez déroutantes. C'est dommage car j'étais curieuse de découvrir la méthode de travail d'un ethnologue et l'étude sur les mœurs rurales aurait pu m'intéresser. Je reconnais que Mathias Enard est érudit mais je le préfère de loin dans un registre moins élitiste. Je pense notamment à "Rue des voleurs" , que j'avais adoré.

Un abandon !  J'avais abandonné également "Boussole", le précédent roman de l'auteur...

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2021.

 

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12 juin 2021 6 12 /06 /juin /2021 13:20

Audiolib 2021 - traduit par Jean Esch - Lu par Benjamin Jungers

Jack McEvoy est un chroniqueur judiciaire du Rocky Mountain News. Quand son frère jumeau, inspecteur de police, est retrouvé mort dans sa voiture de service et que l'enquête conclut au suicide, Jack décide de faire des recherches en vue d'écrire un article. Il ne peut se résoudre à l'idée que son frère se soit suicidé. Certes, l'enquête qu'il menait lui donnait du fil à retordre mais il ne croit pas un instant que l'homme ait pu se supprimer. Pour les besoins de son article, il se plie en quatre pour avoir accès aux données du FBI qui font état d'une vague de suicides récents chez les policiers. Il se fait accepter de l'équipe qui investigue sur le sujet et apporte (plus que) sa contribution à l'enquête, qui s'avère extrêmement complexe.

Le rythme de la première partie du roman est assez lent. L'auteur prend le temps d'installer son histoire et de nous présenter les protagonistes, développant largement leurs états d'âme. Le rythme s'accélère dans la seconde partie. L'enquête se corse, les fausses pistes se multiplient mais Jack avance, inexorablement, vers la résolution de l'énigme. Du moins le croit t'il car les apparences sont parfois trompeuses...

Le poète est un roman que j'ai lu à sa sortie en France, en 1997. Je me souviens avoir apprécié ma lecture mais ce n'est pas le genre de roman que je relis habituellement. Il faut dire que je ne suis pas une grande amatrice de polars et que, de façon générale, je ne cherche pas à me replonger dans un ouvrage déjà lu. En le relisant plus de vingt ans plus tard, je ne me suis pas ennuyée une seconde car j'avais oublié l'intrigue et heureusement le dénouement.  Je suis contente d'avoir vécu l'expérience en audio, histoire de varier les plaisirs. Dans ce genre de roman, de construction plutôt classique, je préfère une lecture assez sobre et sans fioritures. C'est le cas de l'interprétation de Benjamin Jungers, que j'ai beaucoup appréciée.

Un bon polar lu dans le cadre du Prix Audiolib 2021

Challenge "Ecoutons un livre"

 

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27 mai 2021 4 27 /05 /mai /2021 23:32

Voici le récapitulatif du challenge "écoutons un livre" du mois de mai 2021

Enna :

Les Impatientes - Djaïli Amadou Amal 

Le Poète - Michael Connelly

Poupée volée - Elena Ferrante

Sylire :

La soustraction des possibles - Joseph Incardona

Nickel Boys - Colson Whitehead

Taqawan - Eric Plamandon

Géraldine :

Sœurs - Bernard Minier

le mariage de plaisir - Tahar Ben Jelloun

Rendez-vous au 28 juin pour de nouvelles aventures audio...

Si vous souhaitez participer,  vous pouvez déposez vos liens au fil du mois : ici.

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23 mai 2021 7 23 /05 /mai /2021 12:59

Audiolib 2020 (Quidam Editeur) - 4 h 08 - lu par Françoise-Eric Gendron

Taqawan est un ouvrage original, qui allie le roman et le documentaire.  En toile de fond, nous découvrons la réserve de Restigouche, en Gaspésie (Québec). Nous entrons dans le domaine des indiens mig'mag qui peinent à garder vivantes leurs traditions ancestrales et notamment la pêche au saumon. En juin 1981, la Sûreté du Québec mène des rafles dans la réserve afin de faire respecter les limitations que l'état impose à cette pêche. Les mig'mag ne l'entendent pas de cette oreille, cette activité étant pour eux une source de revenus. Ils ne comprennent pas les restrictions, d'autant qu'ils sont, depuis toujours, respectueux de leurs ressources. La colère s'empare de la population...

Dans ce contexte, une adolescente prénommée Océane disparait de la réserve. Elle est retrouvée quelques jours plus tard, prostrée, par un agent de la faune qui n'en peut plus des violences exercées contre les mig'maq. Avec l'aide d'une institutrice et d'un indien qui vit à l'écart de la tribu, il vient en aide à la jeune fille. Le récit prend la dimension d'un polar quand les agresseurs d'Océane se lancent à sa recherche bien décidés à récupérer leur "butin".

J'ai pris beaucoup de plaisir à écouter Taqawan en dépit d'un petit bémol concernant l'interprétation. Dans certains dialogues, le lecteur imite l'accent québécois et cela ne sonne pas très juste. J'écoute régulièrement les livres lus par de vrais québécois, je ne suis donc pas passée à côté de cette petite fausse note dans l'interprétation. Mais contrairement à Enna (sans doute parce que j'étais prévenue), cela ne m'a pas trop perturbée et j'ai pleinement profité de mon écoute. J'ai aimé le côté documentaire "soft" de l'ouvrage et l'intrigue m'a tenue en haleine. 

Je recommande !

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2021

Challenge "Ecoutons un livre"

 

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