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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

25 novembre 2018 7 25 /11 /novembre /2018 11:31

Cheyne Editeur - 2017 - 44 pages

Je me suis donné comme objectif de sortir au moins un livre par mois de ma Pile à lire. Voyant le mois avancer à grand pas, j'ai choisi le livre le moins épais, je l'ai ouvert et je me suis dit que c'était effectivement le mois idéal pour le sortir de la pile. Voyez par vous-même : J'ai acheté ce livre (et reçu cette jolie dédicace) il y a un an jour pour jour.

Ces quelques mots donnent le ton. Il s'agit en effet d'une histoire sans verbe... 

Hadrien, tout chamboulé, a perdu ses verbes. Les retrouvera t'il ? Vous le découvrirez en faisant la connaissance de Delphine et d'Adèle. Deux femmes, deux histoires. L'une qui finit, l'autre qui commence. Les deux en même temps et un accident qui va brouiller les pistes.  Je ne vous en dirai pas plus sur l'histoire mais voici le tout début du livre :

Ce livre est une petite pépite de poésie et de sensualité. Si un jour vous l'avez entre les mains, je vous conseille de le lire à voix haute pour apprécier la musicalité du texte.

C'est en écoutant un poème de Ghérasim Lucca, mis en musique et interprété par Arthur H, que l'idée d'écrire "Je, d'un accident ou d'amour" est venue à l'auteur.

Je vous laisse avec Arthur H et ce texte très sensuel qui, il est vrai, a beaucoup de points communs avec celui de Loïc Demey, inspiration oblige. 

Le challenge objectif PAL, c'est chez Antigone

 

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21 novembre 2018 3 21 /11 /novembre /2018 00:36

La Martinière - octobre 2018 - 158 pages

Je devais mettre en ligne ce billet le 13 novembre dernier, jour du 3ème anniversaire de l'attentat du bataclan, mais je n'ai pas réussi à rédiger mon billet dans les délais. C'est donc aujourd'hui que je vous donne mon avis sur cette BD, écrite et dessinée par Catherine Bertrand, rescapée du terrible attentat de 2015.

Catherine Bertrand était au balcon quand les tirs ont commencé. Elle a pu sortir du théâtre miraculeusement et s'est cru indemne de toute blessure. Après la phase de déni des premiers jours et l'euphorie d'être vivante,  les symptômes du stress post-traumatique ont fait leur apparition dans sa vie et ne l'ont plus lâché d'une semelle. Elle symbolise cet état par un énorme boulet (par comparaison avec les petits boulets avec lesquels nous jonglons dans la vie quand tout va plutôt bien).

A compter du 13 novembre 2015, sa vie ressemble à cela :

La métaphore du boulet, très explicite, est le fil rouge de la BD.  Elle illustre bien la place que le traumatisme occupe  dans la vie d'un rescapé et l'impossibilité de s'en défaire.

La dessinatrice évoque, avec humour et une bonne dose d'autodérision :  les difficultés de communications, les tracasseries administratives, la difficulté de se concentrer au travail... 

Je recommande chaudement cette BD. Le sujet est bien traité, de façon originale. Ceux qui ont subi un traumatisme dans leur vie (même s'il n'est pas de cet ampleur) s'y retrouveront. Cette Bd peut également aider les proches, leur apportant des clés de compréhension de ce qu'est le stress post-traumatique.

Tirage au sort :

Comme je me retrouve en possession de deux exemplaires, j'offre avec plaisir l'un d'entre-eux. Pour participer, il suffit de me laisser un commentaire en me précisant que vous êtes intéressé par mon petit concours. Vous avez jusqu'au 28 novembre pour vous inscrire. Résultats le 29 novembre.

La gagnante est Kathel !

Kathel, j'attends tes coordonnées.

(j'avais mis l'information hier soir mais j'ai du oublier de cliquer sur "mettre à jour" ce qui explique que l'information n'apparaîsse que maintenant. Merci à Clara de m'avoir informée).

 

 

La BD de la semaine, c'est chez Stephie

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20 novembre 2018 2 20 /11 /novembre /2018 00:37

1968 - Pierre Tisseyre - 2 h 38 lu par Renaud Paradis 

Hervé, au chômage et en recherche d'un emploi, avant tout alimentaire, accepte un travail de commis de librairie dans le petit village puritain de Saint-Joachim.  Hervé n'est pas un passionné de littérature. Il vend des livres comme il vendrait des poireaux, s'arrangeant pour y consacrer le moins de temps possible. Il prend toutefois garde à ce que le patron ne s'en aperçoive pas.  Durant ses loisirs, il boit plus que de raison au bar du village et entretient une relation (tout sauf passionnée) avec sa logeuse. Le dimanche, il écrit ses aventures de la semaine, sous forme de journal), histoire de s'occuper.

Au bout de quelques semaines, pensant pouvoir lui faire confiance,  son employeur lui révèle l'existence du "capharnaüm", un réduit contenant des livres censurés. La consigne est de ne vendre ces ouvrages qu'à un public trié sur le volet (autrement dit adulte et ouvert d'esprit).  Hervé n'écoute pas la recommandation et refourgue un de ces livres à un collégien. Mais voilà, monsieur le curé vient à l'apprendre... 

Hervé est un homme blasé et un brin cynique mais au final assez attachant. J'ai beaucoup aimé la façon assez jubilatoire dont il va se tirer du pétrin dans lequel il s'est fourré. J'ai souri (et même ri) plusieurs fois au court de ma lecture. J'ai choisi d'écouter cet ouvrage, paru en 1968, dans la cadre du mois québécois. C'est une lecture très accessible et distrayante qui offre une critique de la société de l'époque, sous influence du clergé. D'après ce que j'ai lu, "le libraire" est un classique souvent étudié à l'école.

A découvrir en version audio, de préférence, pour profiter de l'accent québécois.

Voilà un court roman avec lequel j'ai passé un très bon moment !

Vous pouvez télécharger ce livre audio gratuitement sur le site de radio canada (ici).

Lu dans le cadre de Québec en novembre, chez Karine et Yueyin
Écoutons un livre... Récapitulatif sur mon blog tous les mois (le 28)

 

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16 novembre 2018 5 16 /11 /novembre /2018 20:22

Audiolib 2018 (JC Lattès) - 4 h 07

Lu par Marie Bouvier - Odile Cohen - Olivier Martinaud

Habituellement, je lis sans hésiter les ouvrages de Delphine De Vigan. J'aime beaucoup sa plume et jusqu'ici je n'ai jamais été déçue par l'un de ses ouvrages. Si j'ai laissé passer un peu de temps avant de découvrir celui-ci, c'est en raison de quelques avis mitigés qui ont refroidi mon élan (notamment celui des bibliomaniacs).  Quand on m'a proposé de me prêter l'ouvrage en version audio, je me suis toutefois décidée.

Hélène est professeur dans un collège. Elle croit repérer chez un élève des signes laissant penser qu'il pourrait être victime de maltraitance dans son foyer familial. Comme nous allons le constater, elle ne se trompe pas. Victime dans l'enfance d'un père tyrannique, Hélène a une sensibilité toute particulière quand il s'agit de détecter un enfant en souffrance.

Nous suivons parallèlement le quotidien de Théo, écartelé entre une mère aigrie et un père qui a décroché socialement. Théo n'est pas battu mais sa souffrance n'en est pas moindre. Pour oublier son chagrin, il boit en cachette avec son copain Mathis.

Nous suivons successivement les protagonistes de l'histoire et parvenons à composer un bien triste tableau. Hélène, qui ne parvient pas à recueillir des preuves, va trop loin dans ses investigations et "s'assoit" sur l'éthique de son métier. Parviendra t'elle à sauver Théo sans y laisser des plumes ?

Sans que ce soit un coup de cœur, j'ai bien aimé cette écoute. Différentes voix se succèdent, donnant du rythme à l'histoire. Le principal reproche qui a pu être fait à ce livre, est d'avoir créé des personnages quelque peu caricaturaux. Ce n'est pas totalement faux mais je n'ai pas trouvé qu'ils manquaient de crédibilité. Des familles meurtries et des enfants qui trinquent, cela existe dans la vraie vie malheureusement. On en trouve dans tous les milieux sociaux.

J'ai lu aussi qu'il paraissait impossible qu'une enseignante sorte à ce point de son cadre pour aider un enfant en détresse, notamment parce qu'elle risque gros pour sa carrière en agissant ainsi. Je ne suis pas de cet avis. Je pense que quand on travaille avec "l'humain", on peut être confronté à des cas de conscience qui peuvent inciter à sortir du cadre habituel.

"Les loyautés" est en deçà des deux livres précédents de l'auteure mais mon avis est toutefois positif, vous l'avez compris. 

Écoutons un livre... Récapitulatif sur mon blog tous les mois.

Merci à celle qui m'a prêté ce livre.

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8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 00:16

Grasset - Aout 2018 - 398 pages

Shirin a neuf ans quand elle quitte Téhéran avec ses parents pour rejoindre à Paris le clan familial. Tous ont fui la révolution iranienne, laissant derrière eux une vie fastueuse pour se tasser dans de petits appartements situés dans le même immeuble. Nous ne tarderons pas à constater que les tantes de Shirin (les sœurs de sa mère) leur pourrissent pas mal la vie, notamment l’aînée d'entre elles. 

Entre un père effacé et une mère débrouillarde (mais sous l'emprise de ses sœurs), Shirin grandit et s'approprie la culture française. A l'adolescence, elle tombe amoureuse, prend ses distances avec sa famille, se teint en blonde patine et met en valeur son corps, qui ressemble si peu à celui de ses tantes.

"Les exilés meurent aussi d'amour" est un roman à la fois riche et déstabilisant. Nous découvrons une famille dysfonctionnelle composée (entre autres) d'une tante toxique, d'un grand-père incestueux et d'un petit frère aux talents surnaturels. Shirin tente de tirer son épingle du jeu, de prendre de la distance, de fuir la violence psychologique qui règne dans sa drôle de famille. La jeune iranienne tente de faire cohabiter les deux cultures qui l'entourent : « Et puis je n'avais pas la gueule de l'emploi : ni celle de ma famille, ni celle de la France. Trop occidentale pour l'Iran, pas assez typée pour la France. Et pourtant. Il y avait quelque chose de métèque en moi qui persistait et que je ne voulais pas effacer. Quelque chose me disait que la boue où j'avais grandi était la bonne matière à travailler pour trouver mon vrai visage. »

Il y a dans ce livre, très bien écrit, de beaux passages sur l'exil, sur l'apprentissage d'une nouvelle culture, d'une nouvelle langue. Entre le conte et le roman, cet ouvrage a une ambiance très orientale. Après un petit moment d'adaptation, je me suis laissé porter par l'écriture et j'ai beaucoup aimé suivre l'évolution de cette jeune exilée et de sa famille rocambolesque.

Je vous laisse avec ce très beau passage sur l'apprentissage de la langue :

"Comme tous les exilés, j'apprenais le français avec acharnement. Je cherchais les mots dans le dictionnaire, je fouillais les phrases à la recherche d'une familiarité et rien ne me faisait davantage plaisir que de reconnaître au moins un mot dans une obscure définition. C'est la raison pour laquelle la majorité des exilés parlent un français anachronique. Ils tentent si fort de comprendre ce qui se dit dans le nouveau pays, ils sont tellement à l'affût de précision et d'outils pour se faire entendre, qu'ils prennent les mots pour argent comptant, ils les accumulent, ceux qui servent et ceux que tout le monde a oubliés, les mots qui disent les métiers d'antan comme ceux qui décrivent un point de couture. Ils se rendent compte beaucoup plus tard que leur français impeccable, leurs mots justes, leur grammaire précise, ne sont qu'un signe supplémentaire de leur exil. Les exilés vivent à contretemps : la langue qu'ils parlent est une langue apprise, une langue domptée, une langue morte. Ils ne parlent pas le français d'aujourd'hui mais celui d'avant-hier."

Une belle découverte. Je conseille !

12/12

Les avis de Eimelle - Leiloona

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2 novembre 2018 5 02 /11 /novembre /2018 00:10

C'était l'été indien :

L'automne est une saison que j'aime beaucoup. En Bretagne, cette année, nous avons eu un été indien comme en témoignent les photos ci-dessous, prises lors d'une balade mi-octobre.

"Quand souffle le vent du nord" :

Il y a une semaine, je vous ai présenté le roman éponyme de Daniel Glattaeur , qui m'a moyennement emballée. Je suis beaucoup plus enthousiaste sur l'adaptation théâtrale, que j'ai trouvée très réussie. Quelques coupures dans le texte initial (notamment le passage de la copine, que j'avais trouvé "too much") allègent l'histoire et la dynamisent. 

Les dialogues sont savoureux et le jeu des acteurs amusant. Une mention spéciale pour l'actrice Caroline Rochefort et son petit accent du Sud-Ouest (clin d’œil à Fransoaz) qui donne au texte un petit ton exotique. 

Je vous conseille donc cette petite comédie pleine de fraîcheur et un brin désuète à l'ère des smartphones et de la communication en temps réel.

 

En presque vacances, avec trois copines, à 20 kilomètres de chez moi :

Une chouette journée passée à Morlaix, en compagnie de trois charmantes "babeliotes".

Une petite idée des réjouissances de la journée :

Le marché du samedi matin
Premier étage du viaduc

 

vue du viaduc
L'éclair caramel au beurre salé du café de la terrasse : une TUERIE !

 

Autre moment sympa du mois : une soirée crêperie avec une blogueuse et une ex-blogueuse (mais active sur babelio) : Une de ces rencontres entre copines qui font tant de bien ! Et l'occasion pour moi de faire un petit coup de pub à la crêperie-librairie jeunesse "Chez le mari de Cécile" à landivisiau.

 

Côté lecture : Pas de gros coups de cœur mais des lectures intéressantes comme "Les exilés meurent aussi d'amour" d'Abnousse Shalmani" (billet à suivre).

 

Bref, un mois d'octobre avec des moments très chaleureux (qui adoucissent d'autres plus difficiles).

 

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31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 23:14

Viviane Hamy - aout 2018 - 304 pages 

Le narrateur du roman, Jeff Valeda, passait ses vacances à Davos avec sa tante, dans les années 70. C'est une période de sa vie qu'il avait plus ou moins oubliée jusqu'au jour où il reçoit, dans sa boite aux lettres, une carte postale de l'hôtel, puis une deuxième. On peut lire, au dos des cartes, quelques phrases laconiques en mauvais français, qui intriguent suffisamment le destinataire pour qu'il ait envie de rencontrer l'expéditeur. La rencontre a lieu dans un lieu neutre. C'est une belle femme d'environ 45 ans, allemande, qui se présente à lui. Elle lui reproche d'avoir été mêlé à une histoire ancienne, en lien avec son père. Ce dernier, docteur en histoire, avait fui l’Allemagne de l'Est pendant la guerre froide puis il s'était engagé dans un réseau visant à faire sortir secrètement des confrères de la RDA.

Le début du roman raconte les vacances (plus ou moins insipides) de Jeff Valeda à Davos.  Nous découvrons les les clients de l'hôtel et les interactions entre eux . Le narrateur fait appel à sa mémoire, forcément sélective. Il a retenu les faits qui pouvaient intéresser un adolescent de l'époque mais il est complètement passé à côté de ce qui se tramait dans l'hôtel.

J'abandonne environ un livre par an. Je suis une coriace, je mets un point d'honneur à persévérer, me persuadant que l'histoire va finir par décoller.  Avec "Hotel Waldheim" j'ai tenu 120 pages (plus d'un tiers du livre) et j'ai déclaré forfait. Je m'ennuyais à mourir. L'aspect historique du roman aurait dû m'accrocher mais il arrive tard et se trouve délayé dans une intrigue que j'ai trouvé confuse et inintéressante. Je suis sans doute passée à côté des subtilités de l'histoire et surtout de la façon de la raconter. Le seul élément qui ma intéressée est relatif à la Stasi. Je ne savais pas que leurs archives avaient été déchirées en petit morceaux et qu'ils constituaient encore aujourd'hui un  puzzle géant. Quelques recherches sur internet m'ont permis d'en savoir plus sur cette affaire  (notamment cet article).

J'ai, dans ma Pile à Lire, un autre roman de l'auteur : Les soeurs Brelan". Il y a fort à parier que je ne le sortirai pas de sitôt...

J'ai reçu ce livre dans le cadre d'une opération Masse Critique organisée  par Babelio. Il est en lice pour le Goncourt. Je serais surprise qu'il l'obtienne...

Un rendez-vous manqué.

Babelio
11 / 12

 

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27 octobre 2018 6 27 /10 /octobre /2018 23:48

Comme annoncé au mois d'août, j'ai changé la formule de "Écoutons un livre". Je prends désormais tous les liens vers les billets audio publiés dans le mois. Vous pouvez me laisser vos liens au fil du mois (ici) ou le 28, en commentaire du billet récapitulatif.

Voici ce que nous avons écouté en octobre :

Enna :

Le nouveau nom - Elena Ferrante

Les huit montagnes - Paolo Cognetti

L'Affaire Caïus - Henry Winterfeld (Enna + Bastien)

Un peu plus loin sur la droite - Fred Vargas

Les rêveurs - Isabelle Carré

Fénitchka (suivi de Une longue dissipation) - Lou Andreas-Salomé

La parure et autres nouvelles : Guy de Maupassant 

Géraldine :

La garçonnière - Hélène Gremillon

En attendant Bojangles - Olivier Bourdeaut

Sylire

Les huit montagnes - Paolo Cognetti

Manika 

 La daronne de Hannelore Cayre

De fièvre et de sang de Sire Cédric

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23 octobre 2018 2 23 /10 /octobre /2018 23:03
 

Grasset 2010 - traduit de l'allemand - 352 pages

L'histoire commence par une erreur de mail. Emmi Rotner veut résilier un abonnement et se trompe dans la saisie de l'adresse. C'est un certain Woerter Leike qui reçoit la résiliation. Il répond avec humour qu'il y a erreur. Neuf mois tard, Emmie Rotner envoie un "joyeux noel" à tous ses contacts. Monsieur Leike, qu'elle n'a pas supprimé de ses contacts, le reçoit également et y répond, donnant le ton de leurs futurs échanges : "Cher Emmi Rothner, nous ne nous connaissons pour ainsi dire pas du tout. Cependant, je vous remercie pour votre sincère et si original mail groupé ! Il faut que vous le sachiez, j'aime les mails groupés destinés à un groupe auquel je n'appartiens pas".

Une conversation s'engage entre Emmi et Woerter et peu à peu, leurs échanges se transforment en flirt. L'envie de se rencontrer est assez forte mais tous deux hésitent, pesant le pour et le contre. Je ne vous dirai pas s'il finiront par se rencontrer ou pas. C'est toute une histoire... 

Ce livre était dans ma PAL depuis plusieurs années. Il y serait encore si je n'avais pas eu le projet, avec une amie, d'aller voir l'adaptation théâtrale proposé par la salle de spectacle de ma ville. Cette perspective était l'occasion rêvée de découvrir enfin ce roman épistolaire qui, en son temps, avait eu un joli succès sur les blogs.

Je ne peux pas dire que je sois ressortie de ma lecture complètement emballée. J'ai beaucoup aimé l'humour qui se dégage des dialogues mais cette relation qui tourne en rond a fini par me lasser. Je me suis ennuyée durant la seconde partie de l'histoire.

Ce livre a été écrit il y a une dizaine d'années. Entre temps le smartphone s'est démocratisé, facilitant les échanges en temps réel. L'utilisation du mail, telle que pratiquée par Emmi et Woerter, semble un peu désuète dans le contexte d'aujourd'hui.  

Dans ma rubrique de fin de mois, je vous donnerai ma perception de l'adaptation théâtrale. A suivre donc...

 

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20 octobre 2018 6 20 /10 /octobre /2018 23:16

Calmann Levy - 216 pages - août 2018

"Apprendre le français, ce n'est pas seulement apprendre des mots inconnus et une façon mystérieuse de les ordonner. Apprendre le français, c'est faire table rase. C'est l'ultime effort de renaissance après avoir dépensé toutes ses forces pour survivre à la guerre, à une décennie d'exode, au malheur sans fond d'avoir perdu toute trace de sa famille".

Un hiver, Emilie de Turckheim propose à ses enfants et à son conjoint d'héberger un migrant dans leur appartement. Tous acceptent sans hésiter. C'est ainsi que Reza (qui choisira de se faire appeler Daniel) débarque chez eux. Il occupe la chambre gentiment laissé par les enfants, qui partagent désormais le même espace. Reza est un jeune réfugié Afghan qui a dû fuir son pays en catastrophe. Il a perdu toute trace de sa famille. 

Le jeune homme est l'hôte idéal : discret, serviable, respectueux de la famille qui l'héberge. Si parfois la cohabitation crée de petits "couacs" ou malentendus, c'est toujours dans la bonne humeur que l'incident se termine. Pour les enfants, c'est une formidable ouverture sur le monde et sur sa diversité. Pour tous, l'aventure humaine est d'une grande richesse.

Le récit prend la forme d'un journal, que la romancière alimente, au fil des jours. Durant ma lecture, j'avais hâte, le soir, de retrouver la petite famille et leur hôte si attachant. J'ai souri plusieurs fois, certains quiproquos sont vraiment irrésistibles. Mais j'ai eu aussi, plus d'une fois, le cœur serré. Avec toute la bonne volonté du monde, il n'est pas simple pour un migrant de trouver sa place en France.

C'est d'abord le titre assez mystérieux qui m'a donné envie de lire cet ouvrage, puis quelques billets assez élogieux. Je n'ai pas regretté mon choix. Bien-entendu, l'expérience vécue par cette famille est assez idyllique. Recevoir quelqu'un chez soi se révèle compliqué mais plus encore quand cette personne ne partage pas la même culture et possède, pour tout bagage, un passé douloureux. Il faut une grande tolérance et ouverture d'esprit pour tenter l'aventure. Peu de personnes en sont capables. Bravo à celles et ceux qui ouvrent leur porte.

Une parenthèse enchantée qui réchauffe le cœur, l'espace de quelques heures.

 

10/12

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