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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

3 juin 2019 1 03 /06 /juin /2019 23:25

Après une période de tergiversations, j'ai établi le classement suivant, qui tient compte à la fois du texte et de l'interprétation. 

L'édition 2019 est un très bon cru (les trois premiers sont des coups de coeur, et le 4ème un presque coup de coeur).

1 - My Absolute Darling de Gabriel Tallent lu par Marie Bouvet

2 - La Daronne d’Hannelore Cayre lu par Isabelle de Botton 

3 - Avec toutes mes sympathies d’Olivia de Lamberterie lu par l’autrice

4 - Martin Eden de Jack London lu par Denis Podalydès 

5 -  Frère d’âme de David Diop lu par Babacar M’baye FALL 

6 - Ça raconte Sarah de Pauline Delabroy-Allard lu par Clara Brajtman

7 - L’art de la joie de Goliarda Sapienza lu par Valérie Muzzi

8 - Un Gentleman à Moscou d’Amor Towles lu par Thibault de Montalembert

9 - Fief de David Lopez lu par l’auteur

10 - La Toile du monde d’Antonin Varenne lu par Julien Defaye

 

Voici le classement d'autres membres du jury :

Claire - Sandrine - Enna

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2 juin 2019 7 02 /06 /juin /2019 09:21

Côté balades :

Mes week-ends de mai ont été plutôt calmes. Beaucoup de balades en bord de mer, en lisant "audio".

J'ai fini mes lectures pour le Prix Audiolib (mon classement dans quelques jours...).

Côté lectures :

Parmi mes coups de cœur de lecture, en dehors de la suite la série "Le poids des secrets" dont je vous ai parlé en avril, j'ai dévoré le dernier roman de Julie Bonnie "C'est toi, maman, sur la photo" ? (billet à suivre).

Côté musique :

 J'ai découvert Alec Benjamin et "Let me down slowly" grâce à Philisine, qui l'a présenté sur son blog.

Côté "thés" :

Mes enfants m'ont offert un abonnement à une thé-box de la marque "Chemin des thés" qui me va "comme un gant" puisqu'elle combine le thé, l'art et la littérature. 

Voici un petit aperçu visuel de la première box :

Je vous en dirai plus quand j'aurai commencé ma dégustation.

Côté famille :

J'ai passé la fin du mois en famille...

Mon petit bonhomme a grandi et il apprécie la plage !

 

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30 mai 2019 4 30 /05 /mai /2019 15:43

Editions du rocher - Avril 2019 - 456 pages

Ce livre est arrivé dans ma boite aux lettres par surprise, avec une dédicace personnalisée. La couverture m'a plu d'emblée avec sa couleur bleue et son petit côté désuet. Je me suis plongée dans l'histoire avec curiosité et enthousiasme...

Tout commence sous l'occupation, pendant la seconde guerre mondiale. Deux jeunes femmes font connaissance dans un abri et deviennent amies. Leur sort restera lié à jamais grâce aux deux enfants qu'elles mettront au monde peu de temps après. Il s'agit de Camille et François, les personnages centraux du roman. Nous suivons leur destinée mais aussi celles de leurs parents et enfants. C'est avec cette curieuse famille, pour partie de sang mais surtout de cœur, que nous traversons les trente glorieuses pour arriver, à la fin du roman, aux années 2000.

"Camille et François" est une fresque familiale originale et bien écrite. Une bonne idée de lecture pour les vacances, si vous souhaitez vous distraire sans pour autant vous embarquer dans une histoire mièvre ou trop facile. Nous voyageons de Paris au Bourbonnais en passant, plus brièvement, par l'Algérie et New York. Nous côtoyons le monde politique, financier et culturel des époques que nous traversons et assistons à l'évolution des mœurs, au fil des générations. Les femmes s'affirment, à la maison comme en politique.

Gérard Pussey est doté d'une plume élégante et d'un sens de l'humour qui ne m'a pas laissée indifférente. Les métaphores sont particulièrement réussies. Les personnages sont attachants, nous prenons plaisir à les suivre, tout au long de ce roman foisonnant et plein de surprises. Les lieux sont bien décrits, je n'ai pas eu de mal à les visualiser. L'écriture, très cinématographique, m'a fait imaginer une adaptation en film ou mieux encore, en série télévisée. 

Une très agréable lecture !

 

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27 mai 2019 1 27 /05 /mai /2019 23:02
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23 mai 2019 4 23 /05 /mai /2019 23:37

L'iconocaste - 164 pages - 2017

Certains livres restent longtemps dans ma Pile à Lire. Celui-ci n'y aura passé que deux mois. Après ma rencontre avec Valentine Goby, fin février, j'étais impatiente d'en savoir plus sur la femme qui lui a inspiré "Je me promets d'éclatantes revanches", à savoir Charlotte Delbo.

"Je voudrais par ce livre susciter par contagion irrésistible le désir de connaître Charlotte Delbo et de l'aimer"

L'ouvrage n'est pas à proprement parler une biographie mais plutôt le récit d'un coup de cœur littéraire et humain pour une femme qui a vécu l'enfer d’Auschwitz, sans y laisser sa joie de vivre.  Le contraste entre les photos ci-dessous est saisissant. La première est prise à Auschwitz, la deuxième cinq ans après la fin de la guerre. On a du mal à voir la même femme.

Charlotte Delbo à Auschwitz. Source : Photo collection privée

 

Charlotte Delbo, années 1950. @Eric Schwab

Fille d'ouvrier, née en 1913, Charlotte Delbo apprend le métier de sténo-dactylo et entre en 1937 au service Louis Jouvet (l'homme de théâtre). L'année précédente, elle s'était mariée avec un militant communiste qui  entrera dans la résistance et sera exécuté en 1942. Charlotte Delbo, elle-même résistante, est arrêtée peu de temps après son mari et déportée à Auschwitz. Un an plus tard elle sera transférée à Ravensbrück. Elle rentre à Paris en 1945, bien décidée à laisser derrière elle son statut de déportée pour croquer la vie à pleine dents : "Je me promets d'éclatantes revanches", écrit-elle à Louis Jouvet à peine libérée".

C'est au moment où elle a pour projet d'écrire "Kinderzimmer" que Valentine Goby entend parler de Charlotte Delbo. Elle se rend dans une bibliothèque et découvre l'oeuvre de l'écrivaine, subjuguée par la puissance de son écriture. "J’ai ouvert "Aucun de nous ne reviendra", et cette voix m’a saisie comme nulle autre. Je suis entrée à Auschwitz par la langue". Charlotte devient alors une compagne de tous les instants, l'inspiratrice de ses futurs travaux d'écriture. 

"Je me promets d'éclatante revanche est un hommage rendu à une femme et une auteure, c'est aussi un essai sur une oeuvre singulière et puissante. Plus généralement c'est une réflexion sur l'écriture et notamment l'écriture de l’indicible. "A la lire, j'ai pensé qu'écrire, c'est peut-être exactement cela : forger une langue capable de nous ramener d'entre les morts ; la langue de nos confins où nous nous croyons muets".

"Je me promets d'éclatantes revanches" m'a donné envie de découvrir l'oeuvre de Charlotte Delbo, espérant comme Valentine Goby être éblouie puissance de son oeuvre. 

A découvrir absolument si vous aimez-vous interroger sur le travail d'écriture mais aussi pour découvrir la femme d'exception que fut Charlotte Delbo.

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19 mai 2019 7 19 /05 /mai /2019 19:53

Audiolib 2019 - 13 h 21 - écrit en 1909 - traduit de l'américain par Francis Kerline - lu par Denis Podalydès

Quand j'ai découvert que "Martin Eden" se trouvait dans la sélection du Prix Audiolib je me suis réjouie à l'idée de découvrir ce titre, connu pour être le chef-d'oeuvre  de Jack London.

Quelques mots tout d'abord sur L'auteur (1876-1916). Après une enfance plutôt misérable dans le ranch de son beau-père, en Californie, Jack London décide de voter de ses propres ailes, à l'âge de seize ans. Il vit de petits boulots  parmi lesquels : balayeur, agriculteur, menuisier, blanchisseur...  Il prend aussi la mer, suit les vagabonds du rail et se passionne pour la nature. L'écrivain qu'il deviendra s'inspirera de toutes ces expériences pour nourrir sa plume, écrivant des romans d'aventures mais aussi "sociaux".

Dans "Martin Eden", Jack London raconte l'histoire d'un jeune homme qui lui ressemble beaucoup, tant physiquement que dans le parcours de vie. Ce jeune homme est un autodidacte qui consacre sa vie à l'écriture, rêvant d'être un jour publié.

C'est grâce à une femme que l'envie vient à Martin Eden de s'instruire. Elle s'appelle Ruth et vient d'une famille bourgeoise dans laquelle Martin a été invité après avoir sauvé le fils de la maison. Martin est fasciné par un univers qu'il ne connait pas et subjugué par le charme que dégage la jeune fille. Cette dernière n'est pas insensible non plus au charme brut que dégage le jeune homme.

Il y a plusieurs phases dans le parcours de Martin, parmi lesquelles une période durant laquelle il va travailler comme un damné dans une blanchisserie, à y perdre le goût de lire et d'étudier. C'est après cette expérience qu'il décidera de vivre avec peu, mais libre. Les passages sur le travail en blanchisserie sont saisissants. 

Dans une chambre de bonne, Martin écrit et envoie quelques textes aux journaux de l'époque avec l'espoir d'être publié. Mais il n'obtient que des refus. Ne voulant pas s'aliéner par le travail, il survit, emprunte de l'argent ici ou là, passe pour un fainéant alors qu'il étudie et écrit sans relâche. Il finit par réussir à publier pour une misère quelques articles, de quoi rembourser une partie de ses dettes et faire patienter ses créanciers.

La reconnaissance finira par arriver mais lui laissera un goût amer car il a trop souffert pour y arriver et n'a pas été soutenu par ses proches. La dépression le gagne alors qu'il accède à son rêve. La dernière partie est terrible.

Le destin de Martin Eden m'a fascinée. J'ai aimé le voir prendre du recul par rapport à la bourgeoisie et acquérir une conscience politique. J'ai admiré son acharnement à se cultiver, son intelligence hors norme et sa capacité de travail. Je ne m'attendais pas à ce que la vie de Martin Eden se finisse aussi tristement. Il méritait tellement mieux. Mais c'est une belle leçon de vie néanmoins : il faut croire en soi et en ses rêves...

L'interprétation du roman par l'excellent auteur Denis Podalydès est juste parfaite... 

L'avis de Sandrine - de Claire

Lu dans le cadre du Prix audiolib 2019

 

Challenge Écoutons un livre

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15 mai 2019 3 15 /05 /mai /2019 23:01

Audiolib 2018 - Traduit parNathalie Castagné -  lu par Valérie Muzzi - 23 h 10

"L'art de la joie" est un pavé de 850 pages qui dort dans ma Pile à Lire depuis longtemps et dont je repoussais la lecture par manque de temps (ou de courage ?) Au final, c'est grâce à la sélection du Prix Audiolib que j'ai enfin découvert ce classique italien.

"L'art de la joie" (j'aime beaucoup le titre) raconte l'histoire de Modesta, une femme que nous suivons tout au long de sa vie bien remplie.  Née dans une famille pauvre, elle est souvent livrée à elle-même dans l'enfance, sa mère étant accaparée par un frère trisomique. Modesta finit par être confiée à des sœurs et vit dans un couvent jusqu'à l'adolescence. Puis, pour une raison qu'il est difficile de raconter en quelques mots, elle intègre la famille d'une des sœurs du couvent et trace son chemin avec une détermination et un sens de la liberté inouïs pour l'époque. Modesta mène sa vie en suivant ses envies, ses croyances et ses valeurs, se moquant de ce que l'on peut penser d'elle. 

L'ouvrage aborde de multiples thèmes : l'amour, la vie de couple, l'éducation des enfants, la politique...

L'amour physique occupe une place importante dans la vie de Modesta. Sans tabous, elle alterne les expériences avec des hommes et des femmes, au fil de ses rencontres.  Pourtant, sa vie de femme a bien mal commencé. Avant d'entrer au couvent, elle a subi une expérience traumatisante avec un homme, expérience qu'elle est parvenue à dépasser.

Sa vision du couple et de l'évolution des relations amoureuses est peu conventionnelle, surtout pour l'époque :

"il me semble qu’on tombe amoureux parce qu’avec le temps on se lasse de soi-même et on veut entrer en un autre. Mais pas pour cette idée magnifique, mais trop fatale de la pomme de Platon, tu sais, non ?
— Oui, oui.
— On veut entrer en un « autre » inconnu pour le connaître, le faire sien, comme un livre, un paysage. Et puis, quand on l’a absorbé, qu’on s’est nourri de lui jusqu’à ce qu’il soit devenu une part de nous-mêmes, on recommence à s’ennuyer. Tu lirais toujours le même livre, toi ?"

Nous découvrons une femme à différents stades de sa vie, qui sait profiter du moment présent, bien que lucide sur le temps qui passe.

"Quiconque a connu l'aventure de doubler le cap des trente ans, sait combien il a été fatiguant, âpre et excitant d'escalader la montagne qui des pentes de l'enfance monte jusqu'à la cime de la jeunesse, et combien a été rapide, comme une chute d'eau, un vol géométrique d'ailes dans la lumière, quelques instants et... hier j'avais les joues fraiches des vingt ans, aujourd'hui - en une nuit? - les trois doigts du temps m'ont effleurée, préavis du petit espace qui reste et de la perspective finale qui attend inexorablement... Première, mensongère terreur des trente ans".

J'ai beaucoup aimé les relations de Modesta avec ses enfants (les siens et ceux qu'elle a recueillis). Sa façon d'éduquer, basée sur la confiance et l'ouverture d'esprit est avant-gardiste. Je mettrai toutefois un bémol sur certains "secrets". Elle ne dévoile pas aux enfants (comme l'identité de leur père, quand les naissances sont "hors cadre").

Si j'ai passé de beaux moments avec ce roman, je me dois d'être honnête en avouant que j'ai baillé plusieurs fois également. Certains dialogues, très longs, cassent selon moi la dynamique du récit. Je me demande par ailleurs si l'auteure n'aurait pas dû concevoir cette oeuvre en plusieurs tomes (comme Elena Ferrante dans "l'amie prodigieuse"). Cela aurait permis au lecteur de respirer un peu et aurait peut-être donné plus de rythme aux 850 pages.

Peut-être la version audio n'est-elle pas la plus adaptée pour ce type de roman ? Vingt-trois heures d'écoute, c'est un peu long, surtout quand la lecture n'est pas addictive. J'avoue par ailleurs avoir été un peu dérangée par l'interprétation des personnages masculins par la lectrice. C'est un exercice périlleux et je trouve pas que le résultat soit très heureux.

Il n'en reste pas moins que c'est un texte intéressant, écrit par une féministe avant l'heure. Goliarda Sapienza n'a pas réussi à faire publier "l'art de la joie" de son vivant. C'est injuste et bien triste pour elle.

LU DANS LE CADRE DU PRIX AUDIOLIB 2019

Cette lecture me permet de participer au mois italien organisé par Martine 

 

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11 mai 2019 6 11 /05 /mai /2019 10:40

Audiolib 2019 (seuil 2018) - 3 h 40 - lu par Babacar M'baye Fall

Sous la forme d'un "psycho-récit", l'auteur nous plonge dans les pensées d'un tirailleur sénégalais, en pleine guerre 14-18. Le jeune Alfa a quitté l'Afrique avec son "presque frère", Mademba Diop, pour rejoindre la France et les tranchées. Malheureusement, les deux amis sont rapidement séparés.  Alfa, fou de chagrin et rempli de haine pour l’ennemi, sombre dans une forme de folie. 

"Par la vérité de Dieu, très souvent j'ai été inhumain. Je n'ai pas écouté mon ami, j'ai écouté mon ennemi".

David Diop parvient à retranscrire l'horreur absolue des tranchées mais aussi l'hypocrisie des hommes qui dirigent les opérations. 

"Des fous de rage, des fous de douleur, des fous furieux mais temporaires. 
Pas de fous en continu 
dès que l'attaque est finie, on doit ranger sa rage sa douleur et sa furie".

Il est également question du déracinement ressenti par Alfa, si loin de sa terre d'Afrique et de sa culture d'origine. Les retours en pensée dans son village natal sont des bouffées d'oxygène. Le lecteur que nous sommes est soulagé de quitter pour un temps la barbarie de la guerre. Nous constatons qu'Alfa n'est pas uniquement le fou des tranchées. Il serait probablement resté quelqu'un de bien si la guerre ne l'avait pas entraîné à dévoiler la part d'inhumanité qu'il ne savait pas détenir.

"Tant que l'homme n'est pas mort, il n'a pas fini d'être créé".

Ce roman a obtenu le Prix Goncourt des lycéens et je suis pas surprise de ce choix. Comme moi, les lycéens ont été happés par ce texte très fort et particulièrement bien écrit.

La version audio est à la hauteur du texte grâce au choix du lecteur. Son accent africain donne au récit une authenticité et un supplément d'âme. Babacar M'baye a su parfaitement retranscrire le ton incantatoire du récit, sa gravité mais aussi toute sa magie.

Il est difficile (et paradoxal) de dire d'un texte qu'il est poétique quand il décrit l'horreur mais c'est pourtant le cas ici.

A découvrir !

Les avis de Sandrine - Claire

 

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2019

Et dans le cadre de "Écoutons un livre"

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7 mai 2019 2 07 /05 /mai /2019 23:44

Le tripode - avril 2019 - 96 pages

Cet ouvrage n'est pas vraiment une BD mais plutôt un recueil illustré de saynètes de la vie ordinaire (couple, famille, travail...). Il est aussi question de sujets de société (écologie, réseaux sociaux...). L'ouvrage peut se parcourir en une petite heure, ce que j'ai fait. On peut aussi picorer quelques planches de temps à autre.

Grâce à un humour caustique, Germain Huby nous fait sourire (parfois rire) plutôt "jaune". En effet, les situations décrites sont à la fois drôles et cruelles, parfois absurdes. Le regard décalé sur notre société m'a beaucoup plu, me faisant penser à celui de Fabcaro. Je ne connaissais par du tout Germain Huby, artiste plasticien français et touche à tout (vidéo, photo, dessin, texte). Son oeuvre la plus connue est paraît-il la série "Germain fait la télé", que je ne connais pas (je suis totalement ignare en matière de séries).

Dans le recueil, le texte prend plus de place que le dessin, qui vient en appui aux dialogues. L'objet-livre est très soigné. Le grain de papier est agréable à l’œil et au toucher. Les bulles sont bien lisibles et le choix des couleurs harmonieux. ll faut dire que j'adore le turquoise, qui prédomine dans l'ouvrage.

C'est un recueil à laisser sur la table du salon pour en faire profiter les amis et la famille (ce que je vais m'empresser de faire).

Voici une des planches :

A découvrir !

La BD de la semaine, c'est chez Moka

 

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5 mai 2019 7 05 /05 /mai /2019 23:35

Folio (Gallimard 2017) - 320 pages

L'autre c'est Thomas, l'ami de jeunesse de Catherine Cusset. Il a été son amant puis un ami proche. Ils se sont connus à la fin de l'adolescence, dans les années 90. Thomas était brillant, drôle. Il dégageait un charme fou. Pourtant sa vie n'a été qu'une succession d'échecs, de déceptions, de rêves brisés. Dans un récit intime, sans être impudique, Catherine Cusset nous offre un très beau portrait de Thomas. Elle lui rend hommage sans occulter les faiblesses et les failles qui l'ont conduit à sa fin tragique.

Entre la France et les Etats-Unis, où tous deux ont vécu, nous suivons Thomas dans son laborieux parcours universitaire (alors qu'il pouvait prétendre à tellement mieux). Sa vie amoureuse n'est guère plus satisfaisante. Il vit des passions amoureuses intenses mais qui ne se terminent jamais très bien. Il alterne des moments d'euphorie et d'abattement.

Ce livre est à la fois triste et très vivant, à l'image de cet homme qui aimait tant la vie mais ne parvenait pas à surmonter sa bi-polarité, découverte trop tard. J'ai fait le rapprochement avec l'ouvrage d'Olivia de Lamberterie "Avec toutes mes sympathies" où elle raconte son frère, victime lui aussi d'une maladie psychiatrique qui l'empêchait de vivre pleinement. Les deux récits ont toutefois une approche différente. Dans le livre de Catherine Cusset, le projecteur est entièrement braqué sur Thomas. Dans celui d'Olivia de Lamberterie, l'auteure est beaucoup plus présente, expliquant comment elle a vécu personnellement le drame, ce que fait assez peu Catherine Cusset.

Quand l'ouvrage d'Olivia de Lamberterie nous conduits pour partie à Montréal, celui de Catherine Cusset nous plonge en plein cœur de la vie universitaire américaine. Nous découvrons de prestigieuses universités mais aussi de plus modestes, situées dans de petites villes à la mentalité plus étriquée. Cet aspect du roman m'a beaucoup intéressée également.

Je suis heureuse d'avoir renoué avec Catherine Cusset et je me réjouis d'avoir d'autres livres de l'auteure dans ma PAL.

 

 

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