Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Chers visiteurs, bonjour !

Vous êtes sur le blog d'une lectrice passionnée qui aime partager ses lectures. N'hésitez pas à laisser un commentaire, que vous soyez vous-même blogueur ou pas. Vous pouvez aussi me contacter : sylir@orange.fr  ou aller faire un tour sur ma page Facebook : ici

 

Blogoclub

Le blogoclub a changé de mains mais pas d'adresse mail

lecturecommune@yahoo.f

 

 

23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 00:54
Babel/Leméac (Actes Sud 2007) - 188 pages
Babel/Leméac (Actes Sud 2007) - 188 pages

Ce qui compte, ce sont les liens d'affection qui relient les gens entre eux, formant une toile immense et invisible sans laquelle le monde s'écroulerait. Le reste, auquel on consacre la plus grande partie de son temps en prenant des airs très sérieux, n'a que peu d'importance.

Certains livres restent à jamais liés aux périodes durant lesquelles on les a lus. Ce sera le cas du "vieux chagrin", que j'ai lu dans les jours qui ont suivi le 13 novembre 2015. C'était, par chance, la lecture qu'il me fallait, une lecture réconfortante qui met en lumière le meilleur de l'humain quand on doit lutter pour oublier le pire.

Comme j'ai aimé retrouver chaque soir le calme des rives du Saint Laurent où se situe la maison du vieil écrivain et de son chat "le vieux chagrin" ! Cet écrivain, double de Jacques Poulin, aime les plaisirs simples de la vie. Ses livres racontent avec poésie des rencontres amicales ou amoureuses, des voyages et des rêves éveillés. L'écrivain passe habilement de la fiction au réel, tout au long de l'histoire. Les deux se mêlent et se nourrissent mutuellement. C'est une jolie histoire d'amour et d'amitié mais aussi une réflexion sur la création littéraire et sur l'autofiction. Ce que j'apprécie également quand je lis cet auteur, c'est de retrouver des éléments des romans précédents comme la vieille camionnette Volkswagen, qui finit par devenir un personnage à part entière.

Les livres de "Jacques Poulin" ont sur moi un effet incroyablement apaisant. Mais quel mal pour les dénicher dans les librairies françaises ! Je ne comprends pas que cet auteur ne soit pas davantage connu et reconnu en France.

Une lecture "doudou", sans être aucunement mièvre.

Le vieux chagrin - Jacques Poulin

Lecture commune de Jacques Poulin dans le cadre de "Québec en novembre" organisé par Yueyin et Karine.

Repost 0
16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 00:43
Rebecca (Albin Michel) 2015 - 15 h 54 - lu par Virginie Mery
Rebecca (Albin Michel) 2015 - 15 h 54 - lu par Virginie Mery

"Rebecca" n'est pas ma première lecture de Daphné Du Maurier. J'avais une petite quinzaine d'années quand j'ai dévoré "L'auberge de la Jamaïque". Dans ces deux romans, l’héroïne est une jeune orpheline qui doit subir une sorte de parcours initiatique avant de pouvoir s'épanouir en tant d'adulte. J'ai retrouvé l'ambiance mystérieuse voire gothique dont je me souvenais de cette très ancienne lecture.

Dans "Rebecca", la jeune narratrice, dont le nom n'est jamais prononcé, succombe au charme de Maxime De Winter, un homme d'une trentaine d'année, veuf depuis un an environ. Bien qu'ils se connaissent depuis peu, l'homme la demande en mariage, ce qu'elle accepte sans se donner le temps de la réflexion. La jeune fille quitte donc précipitamment son emploi de dame de compagnie pour partir vivre à Manderley, la majestueuse demeure de Max De Winter.

Bien vite, la jeune femme se rend compte que la précédente Madame De Winter ou plutôt son fantôme, occupe encore les lieux. Dès lors, Rebecca devient, presque jusqu'à la fin, l'héroïne du roman. Nous découvrons ses goûts, ses habitudes, son physique, son caractère. Nous nous demandons comment une jeune fille aussi gauche et insignifiante que la narratrice va bien pourvoir remplacer cette flamboyante Rebecca. L'ex-gouvernante de Rebecca lui rend la vie impossible et Maxime se montre de plus en plus perturbé. De toute évidence quelque chose ne tourne pas rond mais il nous faudra attendre la fin du roman comprendre le fin mot de l'histoire.

J'ai vraiment adoré cette écoute. Dès que je le pouvais, je me jetais sur mon lecteur MP3 pour retrouver Rebecca. J'étais totalement hypnotisée par cette histoire qui tient en haleine à la manière d'un thriller. La description minutieuse de la psychologie des personnages tout comme celle des lieux m'a évoqué les romans des sœurs Brontë. Je ne sais pas ce que valait la précédente traduction de Rebecca mais celle-ci sonne parfaitement juste.

Je ne vais pas tarder à me plonger dans "Ma cousine Rachel" pour le blogoclub du 1er décembre (je m'en réjouis !), puis je lirai l’autobiographie de Daphné du Maurier parue récemment aux Editions Albin Michel "Retour à Manderley", de Tatiana De Rosnay. J'ai bien l'intention également de m’autoriser un petit retour nostalgique à "L'auberge de la Jamaïque" pour renouer avec le coup de cœur littéraire de mes quinze ans.

Rebecca - Daphné Du Maurier (audio)

A lire, ou plutôt à dévorer !

Challenge Ecoutons un livre
Challenge Ecoutons un livre

Une lecture commune avecEnna

Les avis de Sous les Galets - Brize

Lu dans le cadre d'un partenariat avec Audiolib.

Repost 0
15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 22:28
Écoutons un livre au mois de novembre

Le mois-ci le thème était "Une lecture qui vous a fait frissonner".

Sylire : "Rebecca"

Enna : "Rebecca"

Géraldine : "La vérité sur l'affaire Harry Québert" - Joel Dicker

Manika : Yeruldelgger- Ian Manook

Pour le mois prochain, par manque d'inspiration, ce sera "Carte blanche".

Repost 0
15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 20:58

...

...

.

Repost 0
Published by sylire
commenter cet article
10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 07:19
Coffret livre + CD  Collector - 192 pages - octobre  2015
Coffret livre + CD Collector - 192 pages - octobre 2015

Dans ce récit autobiographique, Marc Lavoine évoque son enfance en région parisienne, une enfance marquée par les innombrables frasques de son père, un incorrigible séducteur. Pour être plus complet dans ce portrait, j'ajouterai qu'il travaillait à la poste et qu'il était un fervent militant CGT. Un sacré personnage, ce père, alcoolique, fort en gueule et menteur comme pas deux mais que Marc aimait pourtant, comme le montre cet extrait du roman, qui résume bien les relations entre Marc et ses parents : "Je grandissais et je devais faire semblant avec ceux que j'aimais le plus au monde, mon père que je devais protéger de mon regard pour qu'il ne se sente pas trop coupable, pour ne pas lui renvoyer le reflet de ma déception ou de ma détresse, et ma mère que je devais convaincre de ne pas s'enfermer dans sa solitude, dans ce châle de tristesse qui parfois la recouvrait comme le linceul des amours perdues".

Marc Lavoine ne manque pas d'humour pour raconter ce père haut en couleur mais j'ai parfois ri jaune. La désinvolture de cet homme vis-à-vis de sa famille est totalement ahurissante tant il ne parait pas mesurer les répercussions de ses actes. Sa pauvre femme en a beaucoup souffert, tout comme ses enfants. Malgré tout, l'homme était attachant et aimait son entourage à sa façon.

L'autobiographie de célébrités, ce n'est pas ma tasse de thé mais j'ai fait une exception pour ce récit. J'en avais eu de bons échos et sa sortie en version audio, lue par l'auteur, m'a convaincue de le découvrir. Je rejoins les avis lus ici ou là : il ne s'agit pas d'un récit de vie "people". On sent qu'il y a eu un vrai travail d'écriture et le résultat le prouve. J'ai apprécié que Marc Lavoine ne règle pas ses comptes avec un père que l'on peut qualifier de défaillant. Les années ont passé, le plaies ne sont plus à vif. Les choses sont dites, certes, mais le ton est apaisé.

En toile de fond, nous découvrons la vie quotidienne d'une famille de français moyen dans les années 70-80, dans la région parisienne (il ne s'agit pas du milieu ouvrier, mais juste au-dessus). J'ai beaucoup aimé cet aspect du roman, d'autant plus que je suis de la même génération que l'auteur.

Après avoir aimé Marc Lavoine comme chanteur et acteur, j'ai aimé l'écrivain et le lecteur.

Les avis de Anne - Laurie

Lu dans le cadre d'un partenariat avec les Editions Fayard.

Repost 0
2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 22:53

Côté films

Floride de Philippe Le Guay (d'après le roman "Le père" de Florian Zeller)

Cela faisait un petit moment que je n'avais pas vu Jean Rochefort à l'écran. Quel bonheur de le retrouver ! Dans "Floride" joue le rôle d'un vieil homme absolument craquant qui glisse inexorablement sur la pente descendante d’Alzheimer. Dans le rôle de sa fille, attentionnée et très présente, Sandrine Kiberlain, une de mes actrices préférées.

C'est un film à la fois drôle et touchant, qui présente un tableau assez réaliste de la difficulté de faire face à la vieillesse des parents.

Octobre 2015, des livres et quoi d'autre ?

Boomerang de François Fravat (d'après le roman éponyme de Tatiana De Rosnay).

Le réalisateur nous conduit à Noirmoutier aux côtés d'un homme qui cherche la vérité sur la mort de sa mère, ne croyant pas à la version qu'on lui sert depuis qu'il est enfant.
Les acteurs sont convaincants et l'histoire se tient. J'ai particulièrement apprécié la prestation de Laurent Lafitte qui occupe le rôle principal aux côtés de Mélanie Laurent. Audrey Dana, dans un rôle secondaire est très convaincante également. Je ne connaissais pas cette actrice, elle m'a beaucoup plu.

C'est un bon film sur le thème des secrets de famille.

Côté livres,

Mon coup de cœur du mois est "Rebecca" de Daphné Du Maurier, que j'ai écouté en version audio. Je vous en parle bientôt.

Octobre 2015, des livres et quoi d'autre ?

Côté expo :

J'ai la chance d'avoir, près de chez moi, la fondation Edouard Leclerc, qui propose des expositions dignes de la capitale mais avec une différence de taille : beaucoup moins de visiteurs.

C'est accompagnée de mes copines Fransoaz et Gwenaelle que j'ai assisté à une visite guidée de l'exposition. De Giacometti, je connaissais comme beaucoup "L'homme qui marche", son oeuvre la plus célèbre mais guère plus. C'est avec beaucoup d'intérêt que j'ai écouté le récit de sa vie et le déroulement de sa carrière d'artiste du XXè siècle.

Plus de 150 de ses œuvres étaient exposées (sculptures,dessins..) ainsi qu' une reconstitution de son minuscule et vétuste atelier qui montre à quel point l'artiste était peu attaché aux biens matériels, considérant qu'étant de passage, il était inutile d'accumuler des biens.

Une très belle exposition, qui hélas est terminée.

Un petit aperçu des œuvres avec "l'homme qui marche" et "la femme cuillère"

Octobre 2015, des livres et quoi d'autre ?

..

Octobre 2015, des livres et quoi d'autre ?

..

Côté blog

Je suis moins présente, très occupée par ailleurs...

Repost 0
Published by sylire
commenter cet article
2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 00:46
le cherche midi 2015 - 400 pages - traduit de l'anglais (américain) par JY PELLEGRIN
le cherche midi 2015 - 400 pages - traduit de l'anglais (américain) par JY PELLEGRIN

Peter Els est un compositeur de musique à la retraite. Son passe-temps favori est désormais de s'adonner à quelques inoffensives expériences scientifiques dans un laboratoire de fortune. Sa vie tranquille bascule quand une infection bactériologique dans son quartier déclenche une enquête suivie d'une perquisition dans sa maison. Paniqué, alors qu'il n'a rien à se reprocher, il prend la poudre d'escampette. Commence alors pour lui une sorte de parenthèse sociale, qu'il met à profit pour se replonger dans sa passion de toujours, la musique.

"Orféo" aurait dû me plaire, je voulais l'aimer et j'étais décidée à m'accrocher car je savais que c'était un livre difficile. Je parfais confiante car j'aime les romans où la musique tient un rôle important. Hélas, les passages trop techniques sur création musicale ont démoli peu à peu ma motivation et j'ai déclaré forfait à la moitié du livre. L'effort demandé était supérieur au plaisir retiré et je savais que, même en allant au bout, une partie du roman m'échapperait.

Je ne garderai pas un mauvais souvenir de ce livre car j'ai beaucoup apprécié certains passages comme celui qui raconte de façon très émouvante la création et la première représentation du Quatuor pour la fin des temps d’Olivier Messiaen, au stalag VIII A de Görlitz, en 1941. Par ailleurs, le personnage de Peter Els est assez attachant et j'ai pris plaisir à plonger dans ses souvenirs mais cela n'a pas suffi à me donner envie d'aller jusqu'au bout de son aventure.

Un livre à réserver, me semble-t'il aux lecteurs dotés d'une solide culture musicale;

Les avis de Keisha - Sandrine - Papillon

Orféo - Richard Powers

Lu dans le cadre de Masse Critique, de Babelio.

6/6 rentrée littéraire 2015
6/6 rentrée littéraire 2015

.

Repost 0
29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 00:42
L'automne (atelier âme graphique)

L'automne en Bretagne est souvent magnifique. La lumière est douce, les bleus cohabitent harmonieusement avec les ocres. La photo ci-dessus a été prise au début de l'automne, il y avait encore un peu de vert.

Sinon, pour l'anecdote, la maison est à vendre. A quel prix, je ne sais pas...

C'était ma petite participation à l'atelier graphique du petit carré jaune...

Repost 0
Published by sylire
commenter cet article
20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 23:32
Rentrée 2015 Scénariste : Didier QUELLA-GUYOT Dessinateur : Sébastien MORICE
Rentrée 2015 Scénariste : Didier QUELLA-GUYOT Dessinateur : Sébastien MORICE

Nous sommes sur une île bretonne au début de la guerre 14-18. Tous les hommes en âge d’être mobilisés doivent rejoindre le front sauf le jeune Maël, en raison de son pied bot.

Seul homme vaillant au village, le voilà réquisitionné pour faire le facteur. Ce qui n'était pas vraiment prévu au programme, c'est qu'il se mettre à conter fleurette aux îliennes et qu'il rencontre autant de succès. Pour une fois qu'elles s'intéressent à lui, le jeune homme ne se fait pas prier et fait croire à chacune d'elle qu'elle est l'unique. La fin de la guerre approchant, un événement inattendu va remettre les choses à leur place.

Les vingt dernières pages, qui constituent un long épilogue, permettent de revisiter l'histoire sous un angle différent (et fort surprenant). J'espère vous avoir suffisamment intrigués pour que vous ayez envie d'en savoir plus.

Facteur pour femmes (BD)

J'ai pris beaucoup de plaisir à parcourir cette BD. Les couleurs utilisées (bleu, oranger, ocre) sont magnifiques. les amoureux de la Bretagne vont se régaler. Quelques scènes un peu coquines pimentent le récit mais sans aucune vulgarité. C'est tendre, drôle et cruel. "A la guerre, comme à la guerre" est l'expression que j'aurais envie d'utiliser pour résumer l'histoire en quelques mots.

Facteur pour femmes (BD)

Une très belle découverte (Merci à Patricia pour le conseil !)

L'avis (enthousiaste également) du petit carré jaune

Facteur pour femmes (BD)

La BD de la semaine, aujourd'hui, c'est chez Noukette

5/6 challenge rentrée 2015
5/6 challenge rentrée 2015

.

Repost 0
16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 06:21
sixtrid - 3h 55 - Lu par Lazare Herson-Macarel
sixtrid - 3h 55 - Lu par Lazare Herson-Macarel

Comme dans "Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants" le personnage principal de "Pietra Viva" n'est autre que le célèbre Michel Ange. D'un point de vue chronologique, l'histoire proposée par Léonor De recondo se situe avant celle de Mathias Enard. Dans "Parle leur de batailles, de rois et d'éléphants", le sculpteur avait commencé à travailler sur le tombeau du pape alors que dans "Pietra Viva", il n'en est qu'au choix du bloc de marbre. Il a quitté Rome très perturbé par la mort d'un jeune moine dont la beauté l'avait charmé pour se rendre à Carrare, en Toscane .Là, il a retrouvé quelques connaissances mais ne fait pas beaucoup d'efforts pour se lier. Sa misanthropie lui crée quelques ennuis qui, pour finir, l'amèneront à s'humaniser un peu.

Leonor De Recondo n'a pas écrit ce livre par hasard. Fille de sculpteurs, elle connait Carrare et le milieu des carriers. La base de son récit repose sur des faits historiques, Michel Ange a bien séjourné dans ce village de Toscane pour y choisir le marbre du tombeau du pape. La romancière a repris les traits de caractère rapportés par les biographes. Pour le reste, elle a fait son travail d'écrivain et c'est une très belle réussite.

C'est un portrait très subtil du sculpteur. Nous découvrons un homme tourmenté par la mort de sa mère alors qu'il était tout jeune enfant. Leonor De Recondo fait ressortir sa fascination pour la beauté des jeunes hommes et son aversion pour les enfants. C'est le vécu de l'homme qui guide son art, les deux sont intiment liés. J'ai pris beaucoup de plaisir à retrouver Michel Ange dans un autre contexte que celui du roman de Mathias Enard mais avec une sorte de continuité.

La voix grave de Lazare Herson-Macarel apporte de la profondeur au récit.

Un beau voyage dans l'espace et dans le temps.

Une lecture commune avec Enna

D'autres billets : Galea - Le carré jaune

Repost 0