Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Chers visiteurs, bonjour !

Vous êtes sur le blog d'une lectrice passionnée qui aime partager ses lectures. N'hésitez pas à laisser un commentaire, que vous soyez vous-même blogueur ou pas. Vous pouvez aussi me contacter : sylir@orange.fr  ou aller faire un tour sur ma page Facebook : ici

 

Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

20 mai 2021 4 20 /05 /mai /2021 20:52

Philippe Rey 2012 - 238 pages - traduit de l'italien par Nathalie Bauer

"C'était peut-être le milieu qui nous avait produits. On avait peut-être ça dans le sang. C'était peut-être les gens qu'on fréquentait, l'ennui, l'absence de buts. Le certitude de ne pas pouvoir évoluer, la prise de conscience de l'inéluctable. Dehors, les années se succédaient, et le monde changeait. Au fond de nous-mêmes, on restait figés.
On n'avait pas de raison de vivre, on n'était pas capables d'en trouver une. On vivait, un point c'est tout."

Nous sommes dans les années 70-80 dans le quartier miséreux d'une ville italienne nommé "La forteresse". S'entassent ici les laissés-pour-compte de la ville qui squattent les logements vides et vivent des minimas sociaux. La famille de Béatrice est un peu moins pauvre que les autres familles. Les deux parents ont un travail. Dans l'immeuble, au dessus de chez eux, vivent un père et ses fils. La mère est décédée, le père est violent. La famille de Béatrice recueille souvent le jeune Alfredo, qui finit par faire partie de la famille. Béatrice et Alfredo sont inséparables tout en se disputant sans arrêt. Au fil du temps leur relation évolue mais aucun d'eux n'est prêt à se l'avouer.  Alfredo passe difficilement le cap de l'adolescence, accablé par un fardeau familial qui devient de plus en plus lourd. Béatrice porte le jeune homme à bout de bras et finit pas se consacrer entièrement à lui, pour le meilleur et pour le pire.

"Le bruit de tes pas" nous place en immersion dans une Italie pauvre des années 70 qui offre peu de perspectives à ses jeunes. J'ai éprouvé beaucoup de sympathie pour la narratrice et j'ai lu son histoire le cœur serré. Nous savons dès le début qu'une tragédie va survenir mais nous n'en connaissons ni la cause ni les circonstances. Un certain suspens nous tient donc en haleine jusqu'à la fin, très émouvante. L'écriture est fluide et la façon de raconter l'histoire, sous la forme une longue confidence, m'a beaucoup plu. Cerise sur le gâteau, l'objet-livre est très agréable à regarder et à parcourir. Vous l'avez compris, tout est réuni pour passer un très bon moment de lecture. J'avais noté ce titre après avoir lu plusieurs avis élogieux sur les blogs et le hasard l'a mis sur mon chemin il y près de deux ans. Je l'ai ouvert à l'occasion du mois italien et je me réjouis de cette bonne pioche. 

Un premier roman très réussi.

Lu dans le cadre du mois Italien chez Martine

Je participe également avec ce titre au challenge objectif Pal d'Antigone

 

 

Partager cet article
Repost0
15 mai 2021 6 15 /05 /mai /2021 23:32

Audiolib 2021 (Finitude) - 12 h 07 - Lu par Damien Witecka

Les années 1990 préfigurent un système sur le point de perdre tout contrôle, où l'informatique s'apprête à révolutionner la planète, où les algorithmes emballent la combinatoire des transactions boursières. Plus personne ne sait vraiment ce qu'est devenu l'argent, un moyen, un but, un prétexte, une dématérialisation de nos existences.

Nous sommes à la fin des années 80, en Suisse, dans le monde de la finance. L'argent "en transit" est convoité par des arrivistes sans scrupules, qui ne reculent devant rien pour tenter de faire fortune. C'est le cas d'une jeune banquière, Svetlana et d'un prof de tennis-gigolo prénommé Aldo. Qui se ressemblent s'assemblent, ils tombent amoureux l'un de l'autre. L'amour aurait pu leur faire passer le goût de l'argent mais pas du tout !

Bien que je lui trouve des qualités, j'ai eu du mal à rester concentrée sur ce roman jusqu'au bout. Le monde de la finance ne me fait pas rêver et accompagner des personnages plus cyniques les uns que les autres pendant plus de 12 heures n'a pas été simple pour moi. J'ai perdu le fil plus d'une fois. C'est grâce au lecteur, excellent, que je n'ai pas abandonné mon écoute en cours de route. Damien Witecka a trouvé le ton adéquat pour faire ressortir l'humour noir qui se dégage de l'ouvrage. La dernière partie, plus rythmée, tient en haleine. Tout compte fait, même si certains moments ont été laborieux, je ne regrette pas d'avoir persévéré.

Une satire du monde de la finance, présenté comme un univers impitoyable et superficiel.

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2021

Challenge Ecoutons un livre

 

Partager cet article
Repost0
11 mai 2021 2 11 /05 /mai /2021 23:44

Delcourt 142 pages - 2017

L'album s'ouvre par un échange entre Rose, devenue âgée et sa petite fille Virginie. Ce jour-là, Virginie est venue confier ses émois amoureux à sa grand-mère, qui à son tour lui raconte ceux de sa jeunesse. Nous remontons en 1940 dans l'immeuble où vivait Rose. La France est occupée par les allemands et la situation des juifs est préoccupante. Sarah Ansburg et son jeune fils vivent dans la crainte quotidienne d'être découverts. Rose fait son possible pour leur venir en aide. Quand un jeune soldat allemand frappe à la porte des Ansburg c'est Rose qui ouvre et détourne l'attention du soldat. Le soldat n'est pas dupe mais il ferme les yeux. Il a un véritable coup de foudre pour la jeune femme et c'est réciproque...

Nous suivons le quotidien des autres habitants : privation de liberté, rationnement alimentaire, actes de bravoure mais aussi magouilles en tous genre, délation et collaboration avec l'ennemi.  Quand arrive la fin de la guerre, c'est l'heure des règlements de compte. Hélas, ceux qui sont punis ne sont pas forcément ceux qui le méritent le plus. 

Voilà un livre que j'ai offert à l'un de mes enfants (il l'a beaucoup aimé). Je l'ai lu à mon tour me demandant, encore une fois, pourquoi je ne lis pas plus de BD ! Je ne vous cacherai pas toutefois que j'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire, confondant au départ les personnages féminins. Il y a pourtant des blondes et des brunes, des jeunes et moins jeunes. Passé ce temps d'adaptation, où j'ai dû revenir en arrière, j'ai été happée par l'histoire et la vie des habitants de l'immeuble.

On retrouve dans l'album des tonalités de vert et de beige. Le rouge symbolise la vie et l'amour : les tenues de Rose, les coeurs qui battent... A la fin de l'album, le rouge change de camp pour devenir la couleur de la haine et de la violence. Carole Maurel et Navie sont parvenues l'une par les dessins, l'autre par le texte à restituer l'ambiance d'une époque. 

A découvrir !

Cette semaine chez Moka

Partager cet article
Repost0
6 mai 2021 4 06 /05 /mai /2021 12:32

Audiolib 2020 (Albin Michel) - 6 h 59 - lu par Stéphane Boucher 

Elwood Curtis est un jeune noir qui vit avec sa grand-mère dans la Floride ségrégationniste des années 60. Elève très brillant, il s'apprête à intégrer l'université quand il est victime d'une erreur judiciaire. On le transfère à la Nickel Academy, présentée comme une institution destinée à mettre sur le droit chemin les jeunes qu'on lui confie.

Elwood va vite constater que la Nickel Academy est une prison qui ne dit pas son nom et que les pires sévices peuvent y être infligés aux pensionnaires. Elwood a un mental d'acier, ce qui lui permet de ne pas sombrer dans la désespérance. Il se lie d'amitié avec Turner, un garçon très débrouillard qui lui donne quelques tuyaux pour survivre dans ce lieu sordide. Mais Elwood ne peut se contenter de courber l'échine indéfiniment...

J'avais pour projet de lire Nickel Boys, après avoir lu et beaucoup aimé "Underground railroad". Je me suis réjouie de le trouver en lice pour le Prix Audiolib 2021. J'avais toutefois une certaine appréhension, espérant que les épisodes violents n'occuperaient pas une trop grande place dans le roman. Je ne vous cacherai pas que certaines scènes sont insoutenables et je frémis d'horreur en sachant que ce roman est inspiré de faits réels. Fort heureusement, l'auteur a su équilibrer son roman. Nickel boys ne fait pas l'impasse sur les scènes de violence mais c'est un ouvrage qui comporte d'autres facettes (roman d'apprentissage, d'aventures...).

D'un point de vue littéraire, l'ouvrage est une parfaite réussite. La construction est maitrisée et la lecture très fluide. La fin, magistrale, m'a scotchée. J'ai éprouvé le besoin de relire les dernières pages afin d'être certaine d'avoir bien compris ce que je venais de lire tant j'étais secouée. 

Rien n'a dire sur l'interprétation de Stéphane Boucher, qui a su trouver le ton juste pour nous embarquer dès le départ dans cette histoire dont les principaux personnages sont des adolescents. J'insiste sur "dès départ" car j'ai parfois besoin d'un petit temps d'adaptation pour superposer le texte avec la voix. 

Stéphane Boucher ne m'est pas inconnu. Je l'avais découvert et déjà beaucoup apprécié avec son interprétation du livre audio "Le jour d'avant".

Une réussite.

Colson Whitehead n'a pas volé son deuxième Prix Pulitzer.

 

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2021

 

 

Partager cet article
Repost0
1 mai 2021 6 01 /05 /mai /2021 13:48

Faubourg Marigny - mars 2021 - 524 pages

Traduit de l'américain par Typhaine Ducellier

Lilly a quitté Blackwood Manor de force quand elle était enfant, Julia de son plein gré à l'adolescence. Nous sommes en 1930 quand commence l'histoire et 1950 quand elle se termine. Deux histoires, deux décennies  et un lieu commun :  une propriété dans l'état de New York appelée "Blackwood Manor". Quel est le lien entre les deux histoires ? C'est ce que nous découvrons au fil du roman, sachant qu'un secret de famille nous est dévoilé à la toute fin.

Une grande partie du roman se déroule dans milieu du cirque. Ellen Marie Wiseman nous décrit un univers où la violence envers des animaux est monnaie courante. C'est aussi l'époque où l'on exhibe ceux qui ont le malheur d'être nés différents. Le cirque achète parfois à des parents peu scrupuleux des enfants qu'ils exploitent comme bêtes de cirque. Lilly n'est pas comme les autres enfants. Vous devinez son destin.

Sur l'univers du cirque, j'avais lu et beaucoup aimé, il y a quelques années "De l'eau pour les éléphants" de Sara Gruen. Je ne suis pas aussi enthousiaste sur "La vie qu'on m'a choisie". Les pages de ce pavé se tournent toutes seules mais j'attends plus d'un roman. Quand on lit beaucoup, on devient exigeant tant sur le fond que sur la forme. La construction est très classique. Un chapitre est consacré à l'une des filles, le suivant à l'autre. L'écriture est assez plate et le secret de famille se devine assez vite. Je suis sans doute un peu trop sévère avec ce roman qui a de très bonnes critiques sur Babelio. Il a visiblement trouvé son public. 

Vous trouverez d'autres avis sur ce livre ici

Lu dans le cadre d'une opération "Masse Critique" organisé par Babelio".

 

 

Partager cet article
Repost0
27 avril 2021 2 27 /04 /avril /2021 23:38
Partager cet article
Repost0
24 avril 2021 6 24 /04 /avril /2021 12:46

Arléa - 1999 - 84 pages

"La neige est un poème. Un poème d'une blancheur éclatante.
Elle recouvre en janvier la moitié du nord du Japon.
Là où vivait Yuko, la neige était la poésie de l'hiver."

En cherchant une lecture pour mois japonais, mon choix s'est porté ce titre que j'ai trouvé voilà plusieurs années dans un vide-greniers.

Nous sommes à la fin du 19ème siècle. Yuko est un jeune homme qui, contre l'avis de sa famille, décide de consacrer sa vie à l'art du haiku, qu'il pratique de façon originale. En effet, il se concentre sur un thème unique, celui de la neige. Poussé par son père, il accepte de se rendre dans le sud du pays afin d'y rencontrer Soseki, grand maître dans l'art du haiku. Yoko prend la route et traverse les Alpes japonaises, un enchantement pour le jeune homme qui se délecte des paysages enneigés. Sur son chemin, une découverte inattendue va le rapprocher de Soseki.

Neige est une parenthèse poétique et dépaysante qui m'a permis de découvrir une plume que je croise sur les blogs depuis longtemps. J'ai bien aimé voyager auprès de Yuko puis le voir évoluer dans son art comme dans sa vie. Les deux sont intimement mêlés, comme le montre le roman. L'histoire de Yuko, que l'on pourrait qualifier de fable poétique, nous ramène à ce qui est essentiel dans une existence.

"Un matin, on se réveille. Il est temps de se retirer du monde pour mieux s'en étonner.
Un matin, on prend le temps de se regarder vivre."

"Car l'amour est bien le plus difficile des arts. Et écrire, danser, peindre, c'est la même chose qu'aimer. C'est du funambulisme. Le plus difficile, c'est d'avancer sans tomber."

Je ne cache pas qu'il m'a toutefois manqué un petit quelque chose pour faire de cette lecture un "moment de grâce" (expression que j'ai lue dans une critique évoquant ce roman). Peut-être me faut-il un peu plus de temps pour me glisser dans un univers aussi éloigné du mien ? L'ouvrage se lit vraiment très vite. Autre hypothèse, je n'ai pas choisi le bon moment. Lire ce roman devant un paysage enneigé est certainement une mise en condition plus favorable. 

A lire, en choisissant son moment.

 

Lu dans le cadre du mois japonais chez Hilde et Lou

Et je participe également au challenge objectif Pal d'Antigone pour le mois d'avril

 

Partager cet article
Repost0
18 avril 2021 7 18 /04 /avril /2021 13:25

Audiolib 2021 (Grasset) lu par l'autrice - 8 h 24

Ziad, 10 ans, découvre que son père trompe sa mère avec la voisine du dessus. Le jeune garçon décide d'avoir une discussion avec la jeune femme, Muriel, qu'il ne connait pas. Troublée par la démarche de Ziad, Muriel fait le choix de rompre. Nous quittons la famille de Ziad pour découvrir l'histoire de Muriel, qui travaille dans le cinéma. Cette partie du roman est l'occasion pour Isabelle Carré d'évoquer les dérives d'un milieu qu'elle connait bien. Il est question d'abus sexuel à l'encontre d'une jeune actrice. Nous revenons ensuite à l'histoire de Ziad et de sa famille qui prend un nouveau tournant : le papa de Ziad est victime d'un AVC...

"Du côté des indiens" ne m'a pas séduite pour différentes raisons parmi lesquelles je citerai tout d'abord l'interprétation. Isabelle Carré est une actrice que j'aime beaucoup au cinéma mais je n'ai pas apprécié sa prestation audio. J'aurais voulu qu'elle module davantage sa voix en fonction des situations et de la personnalité des différents personnages, afin de rendre le récit plus vivant. J'avoue que je me m'endormais en écoutant ce livre audio.

L'écriture et l'histoire ne m'ont pas davantage emballée. Trop de thèmes sont abordés et l'histoire part dans tous les sens. J'ai eu l'impression que l'autrice avait voulu réunir, dans un même roman, tous les sujets qui lui tiennent à cœur. Une construction adroite aurait peut-être permis de créer un ensemble cohérent mais ce n'est pas le cas.  Aux trois quarts du roman, j'en ai eu assez et j'ai écouté les derniers chapitres en diagonale. Je suis d'autant plus déçue par cette lecture que j'avais aimé "les rêveurs", le premier roman de l'autrice.

Un rendez-vous manqué.

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2021

Challenge Ecoutons un livre

 

Partager cet article
Repost0
10 avril 2021 6 10 /04 /avril /2021 12:57

L'iconoclaste - 258 pages - avril 2021

Le fil conducteur des histoires qui composent cet ouvrage est la station service dans laquelle se croisent les témoins d'un "drame" (je ne sais pas si le mot est bien choisi) :

 "23 h 12. Ils sont quinze à se croiser, si on compte le cheval et le cadavre planqué à l'arrière d'un gros Hummer noir"

Avant cela, nous remontons le temps et retrouvons chaque témoin dans son quotidien. Les personnages sont très différents les uns des autres et les univers dans lesquels ils évoluent le sont tout autant. Certains parcours sont crédibles, d'autres totalement improbables mais peu importe, nous sommes "à fond dedans", et tout de suite.

"Kérozène" est assez éloigné de mes lectures habituelles. Je ne suis pas une adepte des histoires loufoques, qui, en général, me lassent vite. Cela n'a pas été le cas avec cet ouvrage, que j'ai lu avec une certaine jubilation. Adeline Dieudonné a une imagination débordante et le sens de l'humour. 

Je m'attendais à lire un roman, il s'agit plutôt d'un recueil de nouvelles. J'ai pris le temps d'apprécier chaque histoire sans chercher à les enchainer. Après en avoir lu une ou deux, je posais l'ouvrage pour le retrouver avec joie le lendemain. Plutôt que de vous résumer les différentes histoires, je préfère vous livrer deux extraits qui donnent le ton :

"Roger pétait. Dans son pantalon en toile beige qu’il portait haut, la ceinture juste sous les côtes. Marie et Olivier faisaient mine de ne pas le remarquer mais il pétait, avec le naturel et la décontraction d’un enfant de deux ans. Merde. Ces choses là peuvent arriver mais on s’excuse. On rougit un peu, on se tortille, on invoque des problèmes intestinaux, je sais pas. Et la complicité des deux autres. Ce silence. J’avais fini par penser que c’était une conspiration contre moi. Une forme de coalition compacte entre père, mère et fils."

Autre, extrait, autre histoire :

"Sébastien pris Mauricio par la manche et l'emmena dans le salon, qui donnait sur la rue. Une grande truie rose et glabre se prélassait sur toute la longueur du canapé. 

Juliette dit : Elle s'appelle Estelle. Tu peux la caresser.

La truie regarda Mauricio avec curiosité, elle remua son groin humide dans sa direction et le laissa toucher sa tête."

Je n'ai pas lu le premier roman de l'autrice "la vraie vie" mais j'y compte bien. Je me suis bien amusée avec celui-ci et je vous le conseille si vous n'êtes pas totalement hermétique aux univers déjantés.

Une parenthèse agréable dans mes lectures habituelles.

Je participe avec le mois belge d'Anne et Mina dans la catégorie "Les Impressions nouvelles" : Un roman édité depuis le dernier mois belge.

 

Partager cet article
Repost0
10 avril 2021 6 10 /04 /avril /2021 11:54

Audiolib 2021 (La martinière) - 4h 43 - lu par Ariade Ascaride

« Ma rue raconte l'histoire du monde avec une odeur de poubelles. Elle s'appelle rue Léon, un nom de bon Français avec que des métèques et des visages bruns dedans ».

Abad est un jeune adolescent qui vit avec ses parents dans le quartier de la goutte d'or, à Paris. Dans ce quartier cosmopolite et populaire, le jeune garçon d'origine libanaise passe pour un maghrébin. Abad n'est pas un mauvais garçon. Il est intelligent et essaye de ne pas faire trop de bêtises mais ses camarades de jeux le tirent vers le bas. Abad nous raconte son quotidien et nous présente son petit monde (une prostituée attachante, une dame âgée qui le prend sous son aile, la petite voisine d'en face...). Ses souvenirs le ramènent parfois au Liban, qu'il a quitté avec ses parents dans l'espoir d'une vie meilleure. La famille tente de s'intégrer mais ce n'est pas facile tous les jours.

"Dans ma rue t’as pas le droit d’être un faible, les faibles ça finit sur un trottoir comme les putes de Porte de Clichy et les crackers de Porte de la Chapelle."

"Rhapsodie des oubliés" nous offre une belle galerie de portraits. Les personnages qui gravitent autour du garçon sont représentatifs de la population de Barbès (enfin, j'imagine..). La langue, vivante et colorée, fait appel à tous nos sens et la voix chaude et expressive d'Ariane Ascaride est un excellent choix. 

Adossé à la cheminée, je regarde les grosses lettres qui clignotent…Tati…Tati…Le magasin préféré des daronnes et des blédards, notre tour Eiffel à nous. Un truc que le monde entier nous envie et qui est connu au fin fond de l’Afrique et de la Papouasie."

Je trouve des qualités à ce livre audio mais je ne suis pas totalement séduite par l'histoire. Abad est attachant mais un peu "lourd" avec ses obsessions d'adolescent. L'intrigue, assez mince, est un prétexte pour nous faire visiter un quartier de Paris. Bien que je me sois un peu ennuyée par moment,  je ne voudrais pas être trop sévère avec ce roman qui vaut malgré tout le détour.

Quelques bémols mais une écoute agréable.

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2021

L'avis de Enna

Challenge Ecoutons un livre

 

 

Partager cet article
Repost0