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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 20:53

Le jury de blogueurs (dont je fais partie) a sélectionné, parmi les 10 titres qu'il a écoutés, les cinq qui sont maintenant soumis au vote du public. 

Les voici :

Né d'aucune femme de Franck Bouysse lu par Cachou Kirsch et Simon Duprez

L'homme qui savait la langue des serpents d'Andrus Kiviräkh lu par Emmanuel Dekoninck

Dans la forêt de Jean Hegland lu par Maia Baran 

Miroir de nos peines de Pierre Lemaitre lu par l'auteur

Le Bal des folles de Victoria Mas lu par Audrey Sourdive

 

Ce sont mes cinq préférés, je suis donc particulièrement ravie de cette short-list.

 N'hésitez pas à cliquer sur l'image ci-dessus, qui vous mènera vers le site d'Audiolib, où vous trouverez des extraits audio des romans ainsi que quelques impressions de membres du jury.

Vous pouvez allez voter pour votre titre préféré ici

 

Voilà donc une belle aventure qui se termine à mon niveau !

Cette année encore, j'ai pris beaucoup de plaisir à participer à ce prix qui me permet d'écouter des titres que j'avais repérés mais aussi de découvrir des œuvres qui ne sont pas dans ma zone de confort. Cette année, c'est "l'homme qui savait la langue des serpents" qui a été ma grosse surprise. J'avais gardé ce titre pour la fin, persuadée qu'il ne me conviendrait, pas et je l'ai adoré.

J'ai aimé partager mes impressions avec les membres du jury. Nous ne sommes pas toujours d'accord et c'est intéressant de confronter nos ressentis. Ces impressions portent sur le texte mais aussi sur l'interprétation. Nous avons parfois des divergences et c'est intéressant d'en débattre.

Tout au long de la découverte des titres, nous avons été accompagnés par une personne d'Audiolib, qui a répondu à nos interrogations et nous a transmis les consignes nécessaires. Je remercie Hermine, qui a pris le relais de Pauline.

Aurais-je encore la chance l'an prochain d'être sélectionnée pour participer au Prix 2021 ? Je l'espère !

 

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13 juin 2020 6 13 /06 /juin /2020 23:20

J'ai visionné ce film pendant le confinement, avec l'idée de le présenter pendant le mois anglais. Le voici donc ! 

"The Bookshop" est une adaptation du roman de Penelope Fitzgerald "L'affaire Lolita" (paru aussi sous le titre "La libraire"). Je dois avouer que je ne connaissais ni le livre ni l'autrice.

Dans une ambiance d'après-guerre, au Nord de l'Angleterre, nous découvrons Hardborough, un village où le puritanisme est de mise. Quand Florence Green se met en tête d'acheter une vieille bâtisse convoitée par la femme d'un notable, la guerre est déclarée.

La situation ne va pas s'arranger quand la jeune femme, parvenue à ses fins, offre dans sa jolie librairie, un choix de livres qui offusque une partie de la population. "Lolita", de Nabokov, bien en évidence dans la vitrine, sera la goutte d'eau qui fera déborder le vase. Les nouveaux amis de Florence ne parviendront pas à endiguer la déferlante de haine qui s'abat sur la pauvre libraire.

Le film est très beau esthétiquement : la librairie est un régal pour les yeux, tout comme les paysages, qui font rêver. Les costumes nous mettent bien dans l'ambiance de l'époque. 

 

Florence Green est un personnage attachant, qui ne manque pas d'originalité ni de piquant. Quand ses ennuis prennent de l'ampleur, on a vraiment de la peine pour elle. Emily Mortimer est convaincante dans ce rôle de bibliothécaire pleine d'entrain et qui n'hésite pas à prendre des risques pour la littérature qu'elle aime et qu'elle défend. 

Le film commence de façon légère mais peu à peu l'histoire prend une tout autre tournure. C'est donc un film assez surprenant, par le contraste des émotions qu'il suscite.

Sans être un film exceptionnel, "The bookshop" est un film à découvrir et tout à fait dans l'ambiance de ce mois anglais.

animé par Lou - Titine - Lamousmé

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9 juin 2020 2 09 /06 /juin /2020 23:56

Folio (Gallimard 2001) - 540 pages - traduit de l'anglais par Serge Chauvin

"On a tendance à oublier à quoi ressemblaient vraiment les années soixante-dix. On se souvient des cols pelle à tarte et du glam rock, on évoque, avec des larmes dans les voix, les Monty Python et les émissions pour enfants, mais on refoule toute la sinistre étrangeté de cette période, tous ces trucs bizarres qui se passaient tout le temps. On se rappelle le pouvoir qu’avaient les syndicats à l’époque, mais on oublie comment réagissaient les gens : tous ces tordus militaristes qui parlaient de mettre sur le pied des armées privées pour rétablir l’ordre et protéger la propriété quand la loi ne serait plus en mesure de le faire."

Ce livre fait partie d'un triptyque dont le dernier tome, "Le coeur de l'Angleterre", est sorti récemment, près de 20 ans après le premier. Le thème de ce troisième tome, qui évoque notamment le Brexit m'intéresse beaucoup mais j'ai préféré commencer par le premier tome, qui dort dans ma PAL depuis plusieurs années.

Nous sommes plongés dans les années 70. Les personnages de l'histoire sont en terminale dans un Lycée de Birmingham. Amis ou ennemis, ils sont, pour la plupart, d'origine sociale élevée à l'exception de quelques très bons enfants d'ouvriers qui ont obtenu une bourse. Tous espèrent accéder l'an prochain à une très bonne université et se donnent les moyens d'y parvenir.

Tout au long de cette année scolaire que nous allons suivre, les adolescents vont se fréquenter les uns les autres. Certains font du sport, d'autres participent au journal de l'école. Leur conscience politique se forme, ils apprennent à confronter leurs idées. La censure existe peu, ce qui entraîne quelques tensions au sein de l'école quand certains élèves "se lâchent", mettant en cause des camarades, leurs parents ou encore des professeurs.

Nous suivons en arrière plan les histoires des parents. Lutte syndicale, tromperies conjugales, relations parents-enfants... Le roman faisant plus de 500 pages, Jonathan Coe a le temps de donner corps aux personnages secondaires. Il nous offre plusieurs histoires qui s’emboîtent habilement les unes dans les autres. Le ton, un brin nostalgique, m'a beaucoup plu. 

Les états d'âmes et préoccupations des lycéens sont bien rendus, les personnages sont intéressants. En toile de fond, l'histoire de l'Angleterre de l'époque se dessine : les attentats perpétrés par l'IRA, une récession économique qui entraîne des conflits sociaux, le nationalisme, la montée des extrêmes... 

Je lirai avec grand plaisir la suite des aventures de ces adolescents et notamment celle de Benjamin, que l'on suit de façon plus rapprochée. 

Voilà un bon roman, dans lequel on installe confortablement pour remonter le temps.

 

animé par Lou - Titine - Lamousmé

 

Challenge objectif PAL chez Antigone

 

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5 juin 2020 5 05 /06 /juin /2020 23:24

Pendant le confinement, L'irrégulière (du blog Cultur'elle) a posté un billet présentant des films "réconfortants". Parmi ceux-ci figurait "Love actually" que je n'avais jamais vu. J'ai donc comblé mon besoin de réconfort, l'espace d'une soirée.

Voici  5 bonnes raisons de voir (ou revoir) ce film.

- Pour Hugh Grant, absolument irrésistible en jeune premier ministre qui tombe amoureux d'une secrétaire gaffeuse. 

 

- Pour Colin Firth, dans la peau d'un romancier qui tombe amoureux de sa femme de ménage portugaise au point d'apprendre sa langue en secret.

 

 

- Pour visiter quelques lieux mythiques de Londres Saint Luke's Mews, Kensington - Oxford street - l'aéroport Heathrow - la chapelle Grosvenor... 

 

Saint Luke's Mews, Kensington

 

la chapelle Grosvenor.

- Pour voir un film sur l'amour où tout est bien qui finit bien...

 

Et... pour vous mettre dans l'ambiance du mois anglais, of course ! 

 

En guise de conclusion : Je suis ravie de ce petit moment de douceur pendant le confinement mais je n'en ferai pas un de mes films cultes (trop gentillet à mon goût).  

La bande annonce, qui met dans l'ambiance :

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4 juin 2020 4 04 /06 /juin /2020 23:43

 

Voici mon classement, qui tient compte à la fois du texte et de l'effet rendu en audio : 

1 - Dans la forêt de Jean Hegland lu par Maia Baran 

"Dans la forêt" réunit beaucoup de qualités. Bien rythmé dans sa narration, c'est un livre à la fois intelligent et distrayant. La lectrice a une voix qui sied parfaitement à la jeune narratrice. Un coup de coeur !

2 - L'homme qui savait la langue des serpents d'Andrus Kiviräkh lu par Emmanuel Dekoninck

Voilà un livre que je ne m'attendais pas à voir si haut dans mon classement. J'ai beaucoup aimé ce roman original et souvent drôle, lu par mon lecteur chouchou.

3 - Né d'aucune femme de Franck Bouysse lu par Cachou Kirsch et Simon Duprez

Ce roman à l'allure de conte m'a happé dès la première page pour ne plus me lâcher. Deux lecteurs, un homme et une femme portent très justement les différentes voix de ce roman polyphonique.

4 - Miroir de nos peines de Pierre Lemaitre lu par l'auteur

Même si ce n'est pas le meilleur selon moi, j'ai pris beaucoup de plaisir à écouter Pierre Lemaitre nous lire le troisième opus de sa trilogie. Pierre Lemaitre est un fort bon conteur (eu plus d'être un très bon auteur).

5 - Le Bal des folles de Victoria Mas lu par Audrey Sourdive

 Victoria Mas a choisi un thème original et l'a fort bien traité. J'ai été emportée par le rythme du texte, qui s'écoute sans difficulté. 

6 - Girl  d'Edna O'Brien lu par Claire Cahen

Un texte fort et un thème qui m'a intéressée. L'interprétation ajoute de la puissance au roman.

7 - Beloved de Toni Morrison lu par Anne Alvaro
Un très beau texte, assez exigeant et qui demande beaucoup de concentration. Je ne trouve pas que la forme audio soit la plus adaptée pour ce genre de roman d'où le fait qu'il ne figure pas dans mon top 5.

8 - Ici n'est plus ici de Tommy Orange lu par Sylvain Agaësse, Benjamin Jungers et Audrey Sourdive

"Ici n'est plus ici" se trouve en bas du classement pour la même raison que Beloved. Je trouve que la version audio n'est pas la plus adaptée à ce texte aux multiples personnages. C'est un roman intéressant mais je n'ai pas pris de plaisir à l'écoute car je revenais constamment en arrière pour m'y retrouver.

9 - La Femme révélée de Gaëlle Nohant lu par Claudia Poulsen
Sans m'être ennuyée, j'ai été déçue par ce roman dont j'attendais beaucoup. Les deux parties du roman sont si distinctes que j'ai eu un peu de mal à passer d'un univers à un autre, à raccrocher les deux histoires entre elles. Par ailleurs, la voix de la lectrice ne correspond pas à l'idée que je me fais du personnage. 

10 - Vie de Gérard Fulmard de Jean Echenoz lu par Dominique Pinon

Je n'ai pas réussi à entrer dans ce roman loufoque. Après trois tentatives infructueuses, j'ai abandonné mon écoute.

J'attends avec impatience de connaitre les 5 premiers titres qui seront soumis au vote du public et plus encore de connaître le lauréat 2020 !

Pour en savoir plus sur le Prix : Ici

 

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3 juin 2020 3 03 /06 /juin /2020 19:58

Audiolib 2020 (Le tripode 2013) - 13 h 57 - lu par Emmanuel Dekoninck

Traduit de l'estonien par Jean-Pierre Minaudier

Ce titre est ma dernière lecture pour le Prix Audiolib 2020. J'ai gardé pour la fin le livre qui me semblait correspondre le moins à mes goûts. La quatrième de couverture m'avait un peu effrayée : parler la langue des serpents, tomber amoureuse d'un (vrai) ours, être une paysanne qui rêve du loup-garou, rencontrer des australopithèques qui élèvent des poux... Voilà un programme qui, de premier abord ne me tentait pas vraiment. Et pourtant, quel régal ce roman aux multiples dimensions !

L'homme qui savait la langue des serpents est un roman d'aventures. On ne s’ennuie pas une seconde, il se passe toujours quelque chose. C'est aussi une fable écologique, politique et philosophique. Tout en restant terre à terre, Andrus Kivirähk nous fait réfléchir à la religion, aux traditions et plus généralement à l'évolution de l'homme sur terre, dans l'espace et dans le temps.

"Le monde change, il y a des choses qui sombrent dans l’oubli, d’autres émergent. Les mots des serpents ont fait leur temps, un jour aussi viendra où ce monde moderne tombera dans l’oubli avec ses dieux et ses chevaliers, et les hommes trouveront quelque chose de nouveau."

J'ai beaucoup apprécié l'humour qui se dégage de ce texte (surtout dans la première partie, ma préférée). Passé l'effet de surprise, j'ai accepté qu'une femme tombe amoureuse d'un ours. Le parallèle entre l'homme et l'animal est à la fois troublant et amusant.

"Bien peu de femmes leur résistent, aux ours, ils sont si grands, si tendres, si gauches, si velus. Et puis ce sont des séducteurs nés, les femmes les attirent à ce point qu'ils ne perdent jamais une occasion de s'approcher de l'une d'entre elles pour leur grogner quelque chose à l'oreille.
Dans le temps, lorsque notre peuple vivait encore en majorité dans la forêt, il y avait sans arrêt des histoires de femmes qui s'acoquinaient avec des plantigrades, jusqu'à ce que le mari tombe sur les amoureux et chasse le grand brun".

J'ai accepté tout aussi facilement que les serpents soient les amis des hommes au point que tous partagent, durant l'hiver, le même terrier. L'amitié du personnage principal, Leemet, avec un jeune serpent femelle est très touchante. Je pourrais aussi vous parler des louves qui font office de vaches laitières et que l'on peut endormir grâce à la langue des serpents.

La deuxième partie du roman est plus sanglante et plus désespérée. Nous savons dès le début que le monde de Leemet va mourir et qu'il sera le dernier homme dans la forêt mais on ne peut s'empêcher d'espérer un miracle.

"L'homme qui savait la langue des serpents" m'a fait penser à "Dans la forêt"de Jean Hegland mais le processus d'évolution de l'homme est inversé. Dans le roman de Kiviräh, l'homme quitte la forêt pour un monde dit "civilisé" alors dans celui de Jean Hegland, l'homme civilisé retourne dans la forêtDans les deux cas, la forêt est une source de richesse inépuisable.

Un mot sur le lecteur, Emmanuel Dekoninck : For-mi-da-ble ! J'adore sa voix, sa façon de raconter des histoires. Je crois qu'il pourrait m'embarquer dans n'importe quelle récit. Quand je vois son nom associé à une lecture audio que je m'apprête à écouter, je jubile.

Une lecture prenante et souvent jubilatoire. J'ai vraiment beaucoup aimé !

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2020

challenge "Écoutons un livre"

 

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1 juin 2020 1 01 /06 /juin /2020 09:28

Hello !

Chaque année, je participe  au mois anglais. Je n'ai jamais le temps de lire autant que je le voudrais mais j'adore l'ambiance so british de ce mois thématique animé par Lou et Titine (et cette année Lamousmé). Cet évènement évoque aussi, pour moi, l'été qui se profile et les lectures sur la chaise longue.

Cette année, j'ai commencé mes lectures en mai. J'ai lu et beaucoup aimé "Retour à Manderley" de Tatiana De Rosnay. Je suis actuellement dans la dernière ligne droite de "Bienvenue au club" de Jonathan Coe et je m'apprête à commencer en version audio le premier opus des Détectives du Yorkshire.

Je ferai quelques billets cinéma. J'ai regardé plusieurs films anglais ces dernières semaines (de styles et d'époques diverses) dont j'ai envie de dire quelques mots.

What else ?

Je sais pas précisément car j'ai une très grosse Pal anglaise et je pense y piocher selon mes envies du moment...  J'essayerai de me caler sur les thèmes choisis par les organisatrices pour une partie des lectures mais je me laisse la liberté de sortir de ligne conductrice !

Voici le programme "officiel" (en bleu les dates où je sais d'ores et déjà que je participerai)

3 juin : Un roman policier d’Agatha… Christie ou Raisin (avec le Challenge British Mysteries)
6 juin : Londres, en littérature mais pas que !
9 juin : Romancière anglaise au choix
11 juin : Epoque victorienne (roman victorien, néo-victorien, essai…)
13 juin : Lecture jeunesse
15 juin : Vintage novel (Cluny Brown, Angela Thirkell, romans Persephone…)
18 juin : Essai ou biographie
21 juin : Tessa Hadley
23 juin : Cosy mystery (avec le Challenge British Mysteries)
26 juin : Une bande-dessinée
29 juin : Barbara Pym

And sorry...

Mon mois anglais commencera par une lecture estonienne (il me reste à chroniquer ma dernière lecture pour le Prix audiolib 2020). Je publierai également cette semaine mon classement pour le Prix Audiolib. J'aurais dû le faire la dernière semaine de mai mais le beau temps m'a éloignée de mon écran d'ordinateur.

Après cela, l'ambiance sera anglaise jusqu'au 30 juin.

See you soon for...

 

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31 mai 2020 7 31 /05 /mai /2020 20:50

Audiolib 2020 (Les éditions de Minuit) - 4 h 28 - lu par Dominique Pinon

Au début du confinement, j'avais tenté d'écouter ce roman, espérant qu'un peu de fantaisie me permettrait d'adoucir le climat anxiogène du moment. Je partais plutôt confiante, après avoir lu précédemment deux titres de l'auteur. Hélas, j'ai écouté la première heure du CD deux fois de suite, sans capter grand chose à l'histoire. Je suis passée à un autre titre avec l'idée de reprendre plus tard mon écoute mais la troisième tentative n'a pas été plus concluante. Je n'ai pas réussi à me laisser embarquer par Gérard, ancien steward (raté), qui s'installe comme détective privé pour tenter de gagner sa vie.

Comme compagnon de balade (je lis audio en marchant), Gérard s'est révélé barbant. Je ne dirai pas qu'il ne m'a pas fait sourire de temps en temps, mais je l'ai trouvé le plus souvent creux, à l'image de l'histoire, que je n'ai d'ailleurs pas finie. Je ne saurai pas comment se termine l'enquête foireuse dans laquelle Gérard s'est engagé après qu'une météorite soit tombée dans son quartier (je ne crois pas qu'il y ait de relation de cause à effet). Je doute que Gérard soit un grand détective et qu'il ait fait des miracles mais comme nous ne sommes pas dans la vraie vie, tout est possible !

Ma déception n'est nullement imputable au lecteur, Dominique Pinon, qui est tout à fait à l'aise dans ce type d'interprétation.  Mon abandon n'est pas non plus en lien avec le style de l'auteur, que j'avais découvert et beaucoup apprécié dans "14" .  Je crois tout simplement que la "loufoquerie" me lasse très vite et que ce livre n'était pas fait pour moi.

L'avis de Enna (pas plus enthousiaste que moi)

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2020

challenge "Écoutons un livre"

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29 mai 2020 5 29 /05 /mai /2020 20:58

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24 mai 2020 7 24 /05 /mai /2020 15:24

Audiolib 2020 (1989 Christian Bourgois) - Traduit de l'anglais par Hortense Chabrier et Sylviane Rué

Lu par Anne Alvaro - 12 h 38

Toni Morrison (1931-2019) est une grande dame de la littérature afro-américaine dont j'ai lu plusieurs ouvrages. En commençant un de ses livres, je sais que je vais entreprendre une lecture exigeante mais oh combien passionnante ! Je sais aussi que découvrir ce genre de roman en version audio peut apporter une difficulté complémentaire.

Le roman "Beloved" est inspiré de la vie de Margaret Garner, une esclave afro-américaine qui a échappé à l'esclavage. Plutôt que de condamner sa fille au sort qui a été le sien, elle a fait le choix de l'égorger. A partir de ce fait divers terrible, Toni Morrison a écrit un roman sensible et émouvant. A la manière d'une tragédie grecque, avec ce style qui lui est propre et que l'on trouve dans tous ses romans, elle a redonné vie à Margaret (dénommée Sethe dans le roman). 

"Beloved" est dans l'histoire une figure énigmatique. Un voile de mystère l'enveloppe dès le début de l'histoire. Cette jeune fille arrive un jour (on ne sait d'où) au "124", une maison de Bluestone, près de Cincinnati (Ohio). Nous sommes dans les années 1870. Dans cette maison, hantée par le fantôme d'une petite fille morte, vivent Sethe et sa fille Denvers. Leur vie se trouve bouleversée par l'arrivée de Beloved, qui prend toute la place. Elle finit même par chasser Paul D, ancien camarade d'infortune de Sethe et installé depuis peu au 124. Paul D fait partie de la vie d'avant, celle de la plantation où tous deux étaient esclaves...

Nous naviguons entre le passé et le présent, le vrai et le paranormal. Il faut accepter de ne pas tout comprendre immédiatement, être patient car tout finit par se mettre en place. J'avais la version papier dans ma Pile à Lire et m'y suis régulièrement plongée pour relire certains chapitres qui me semblaient obscurs ou que j'avais écoutés sans être suffisamment concentrée. Je ne vous dirai pas que c'est une lecture facile mais elle est essentielle, nous plongeant avec un réalisme saisissant dans l'horreur de ce que fut l'esclavagisme afro-américain.

"Que tout Blanc avait le droit de se saisir de toute votre personne pour un oui ou pour un non. Pas seulement pour vous faire travailler, vous tuer ou vous mutiler, mais pour vous salir. Vous salir si gravement qu'il vous serait à jamais impossible de vous aimer. Vous salir si profondément que vous en oubliiez qui vous étiez et ne pouviez même plus vous en souvenir."

La lectrice, Anne Alvaro, a réalisé un vrai travail d'interprétation, tentant de restituer au lecteur toute la richesse et sa profondeur du texte. C'est parfois réussi, d'autre fois moins. Ce genre de texte est difficile à interpréter. Une voix "plate" ne convient pas mais le juste milieu est difficile à trouver. Je me demande si c'est une bonne idée de lire ce texte pour la première fois en version audio. Le fait d'avoir à disposition la version papier m'a grandement facilité la tâche, je dois dire.

Une écoute exigeante, avec une belle récompense à la clé si on s'accroche.

Lu dans le cadre du  Prix Audiolib 2020

challenge "Écoutons un livre"

 

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