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Chers visiteurs, bonjour !

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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

11 avril 2018 3 11 /04 /avril /2018 23:11

Vilo - 195 pages, 2017

Cela fait quelques mois que je feuillette régulièrement ce livre de photographies. Je me remémore ainsi mon voyage à New York, en 2014 et je rêve de d'y retourner (cinq jours n'ont pas suffi à me rassasier). Quand j'étais enfant, les gens autour de moi ne voyageaient pas. Avoir l'occasion d'aller aux Etats Unis plus tard, je n'y songeais même pas...

Un collègue de travail revenant de New York il y a quelques mois m'a dit qu'il avait été déçu, qu'il voyait cela plus grand, que c'était une ville qui n'avait pas d'histoire... Bref qu'il ne comprenait pas que l'on trouve cette citée exceptionnelle. Ses propos m'ont sidérée ! En 2014, contrairement à lui, j'ai découvert NY avec émerveillement. Tous les lieux me parlaient grâce aux films, aux livres et même à la musique. Quand à l'histoire de la ville, même si elle n'est pas très ancienne, elle est d'une richesse incroyable.

Si un petit voyage virtuel à New York vous tente ou que vous voulez faire plaisir à quelqu'un qui aime New York ou projette d'y aller, je vous conseille ce bel album essentiellement constitué de photos classées par quartiers. Au début de chaque chapitre l'auteur nous donne quelques renseignements sur le quartier, son histoire et son évolution. L'album est centré sur Manhattan, le dernier chapitre étant consacré aux autres quartiers. Chaque photo est accompagnée d'une légende.

Ce livre étant dans ma PAL depuis plus de 6 mois, il me permet de participer à l'objectif PAL

d'avril organisé par Antigone

 

 

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3 avril 2018 2 03 /04 /avril /2018 23:58

Glénat -  192 pages - septembre 2017

Lubin est un jeune artiste d'une vingtaine d'années plutôt bien dans sa peau jusqu'au jour où il chute sur la tête lors d'une acrobatie. Il se relève mais constate de curieux troubles les jours suivants. En effet, il n'est désormais lui-même qu'un jour sur deux. Très perturbé par la situation (pas étonnant !), il cherche à comprendre ce qu'il advient de son corps quand il n'est pas "présent". ll découvre qu'une autre personnalité habite son enveloppe charnelle. Il essaye de communiquer avec cet "autre lui" via une caméra. Il y parvient mais tous deux ne s'entendent pas et finissent par se fâcher. Leur cohabitation est très scabreuse. Ils ont tous deux une petite amie, par exemple (vous imaginez la situation...). Malheureusement pour Lubin, "l'autre" prend le dessus et finit par être présent deux jours sur trois et plus on avance dans le temps plus Lubin s'efface... 

La lecture est fluide, j'ai été prise par l'histoire immédiatement et j'ai parcouru cette BD sans déplaisir bien que le graphisme, assez simple, ne m'ait pas emballée outre mesure. Je ne peux  pas dire que je sois sortie vraiment enthousiaste de cette aventure. J'ai choisi ce livre dans la sélection proposée par Price Minister en me fiant aux bonnes critiques lues ici ou là. Le mot "fantastique", cité sur la quatrième de couverture, aurait dû m'alerter. Ce n'est pas un genre que j'affectionne. 

Si l'ouvrage peut être considéré comme fantastique, Il existe plusieurs niveaux de lecture. Il se pourrait que le jeune homme soit atteint de schizophrénie. On peut aussi voir dans cette dualité une sorte de lutte entre deux facettes d'une même personnalité. A vrai dire, je ne sais pas vraiment où a voulu nous conduire l'auteur. Je suis peut-être passée à côté de quelque chose. Reste une belle histoire d'amour qui traverse les années et n'a pas souffert de la monotonie du quotidien. C'est ce qui m'a le plus touchée dans l'histoire, avec l'idée qu'il faut profiter du moment présent.

Je ne suis pas totalement convaincue (mais je fais bande à part, il y a beaucoup de très bons avis sur cette BD). Je remercie Price Minister

Note : 13/20

Je profite de l'occasion pour participer à la BD de la semaine, cette semaine chez Moka

 

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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 14:00

Ces derniers mois, je n'avais pas grand chose à vous présenter dans cette rubrique mensuelle. Avec l'arrivée du printemps, je suis sortie de ma routine du week-end pour assister à deux salons du livre régionaux : Rennes et Binic.

Rue des livres :

Le rendez-vous de Rennes est devenu incontournable pour une partie des blogueurs de l'Ouest (et quelques "babeliotes"). Organisée comme chaque année par Gambadou, la journée a été parfaitement réussie. Parmi les temps forts, le repas à la pizzeria du coin. Un repas qui a passé beaucoup trop vite, comme d'habitude, et qui nous a un peu frustrées de ne pas avoir pu parler avec tout le monde.

Il y avait : EnnaSandrineAntigoneCanelKittywakGambadouFransoaz

Claire et Iris (tout le monde n'a pas souhaité être sur la photo).

Il manquait cette année Géraldine.

Autre moment fort de la journée, en ce qui me concerne, la présentation par Claire Berest de son livre "Gabriele" (que j'ai beaucoup aimé). Claire Berest nous a parlé avec passion de son arrière-grand-mère Gabriele Buffet (épouse du peintre Picabia). Je crois qu'elle a donné, à tous ceux qui n'avaient pas lu l'ouvrage, l'envie de découvrir l'histoire de cette femme extraordinaire.

Autre moment intéressant, la présentation par Isabelle Monin de son livre "les gens dans l'enveloppe" (petit bémol de la rencontre, l'animatrice en a trop dit sur l'histoire). Je suis bien tentée également par son livre le plus récent, "Mistral gagnant", qu'elle présentait le lendemain et dont j'ai entendu le plus grand bien.

Autre temps fort de la journée, que je ne peux pas passer sous silence, le trajet en train avec Fransoaz et Iris. Nous avons bien papoté pendant les quatre heures de voyage (aller et retour).

 

Les Escales de Binic

Chaque année, je partage cette journée avec Gambadou. Nous ne nous concertons même plus pour le repas car nous avons nos petites habitudes à La maison de Léa. Le hasard veut que nous occupions toujours la même table, toujours libre pour nous sans réservation. Juste avant, nous assistons à l'inauguration du festival. Cette année, j'ai raté les discours mais je me suis vengée (à peine) sur les petits fours.

L'après midi nous avons assisté (en partie) à une table ronde avec Brigitte Giraud qui présentait son dernier livre "un loup pour l'homme", que je lirai certainement car c'est une auteure à laquelle je suis fidèle.

Nous ne sommes pas restée jusqu'à la fin de la table ronde car nous ne voulions pas rater la présentation par Angélique Villeneuve de son très beau "Maria". La bonne surprise, c'est que Fabienne Juhel (que nous aimons beaucoup également) animait cette présentation. 

Notre journée s'est finie par un tour du salon et un arrêt (obligé) à la table de Fabienne et d'Angélique.

Côté film :

J'ai vu (avec bonheur) Le sens de la fête  d' Eric Toledano et Olivier Nakache 

 

Le synopsis (source allociné) :

Max est traiteur depuis trente ans. Des fêtes il en a organisé des centaines, il est même un peu au bout du parcours. Aujourd'hui c'est un sublime mariage dans un château du 17ème siècle, un de plus, celui de Pierre et Héléna. Comme d'habitude, Max a tout coordonné : il a recruté sa brigade de serveurs, de cuisiniers, de plongeurs, il a conseillé un photographe, réservé l'orchestre, arrangé la décoration florale, bref tous les ingrédients sont réunis pour que cette fête soit réussie... 

Mon avis (en quelques mots)

Voilà un film sympathique et plein d'humour. Sous l'angle "Ressources humaines", il est riche en enseignements sur la capacité d'adaptation de l'individu, le management, la complémentarité des équipes... En revanche, on peut avoir quelques sueurs froides quand on a un mariage qui approche dans sa propre famille (croisons les doigts pour que la loi des séries ne soit pas de la partie ce jour-là !).

Côté livres :

De bonnes lectures et un coup de coeur : couleurs de l'incendie, de Pierre Lemaitre

 

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26 mars 2018 1 26 /03 /mars /2018 23:50

Audiolib 2017 (Grasset) - 5 h 04 - Lu par l'auteure - Rebecca Marder et Estelle Vincent

Dans ce premier roman, Laetitia Colombani a choisi de raconter une tranche de vie de trois femmes de continents différents. Chacune d'entre elles va être confrontée à une situation suffisamment déstabilisante pour qu'elle remette en cause son mode de vie et s'engage dans une voie opposée à celle pour laquelle elle était conditionnée.

Tour à tour, nous faisons la connaissance de Sarah, une excécutive-woman canadienne qui a tout misé sur sa carrière en consacrant le minimum de temps à sa famille. Il y a aussi Giulia la sicilienne, qui travaille dans l'atelier de son père en attendant un probable mariage et enfin Smita l'indienne, qui subit la terrible condition des femmes intouchables.

Le roman est assez court. L'histoire de chaque femme n'est donc pas très développée. Nous en apprenons toutefois suffisamment pour nous faire une idée des vies quotidiennes, très différentes les unes des autres comme vous pouvez l'imaginer. Sarah est victime de discrimination au travail, Guilia doit se battre contre un patriarcat qui la bride et Giulia veut à tout prix offrir une existence meilleure à son enfant. Le destin des trois femmes va se croiser, à l'heure de la mondialisation.

Ce premier roman n'est pas parfait. L'intrigue est tressée de fil blanc (je me demande si l'auteure n'aurait pas mieux fait d'annoncer la couleur dès le départ afin d'éviter un faux suspens). Les personnages sont un peu caricaturaux. Malgré tout, j'ai passé un bon moment à écouter cette histoire. C'est une lecture agréable, fluide, qui met en avant le courage des femmes, confrontées bien à des difficultés quel que soit le continent dans lequel elles vivent. J'ai été particulièrement marquée par l'histoire de Smita, l'intouchable, bien qu'elle eut mérité plus de développement.

La version audio, en donnant à chaque femme une voix différente, renforce la singularité de chaque existence.

En dépit de ces quelques bémols un peu frustrants, j'ai apprécié cette lecture tout public.

Valérie n'a vraiment pas aimé ce roman

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2018

 

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20 mars 2018 2 20 /03 /mars /2018 20:56

Philippe Rey - 151 pages - février 2018

Nathan Weiss, 40 ans, reçoit l'appel d'une voisine de sa mère lui annonçant que cette dernière, prénommée Marthe, veut le voir rapidement. Surpris, car il n'a plus guère de relation avec sa génitrice depuis la mort de son père, Nathan quitte la Slovénie, où il vit depuis quelques années, pour se rendre à Paris. Il trouve Marthe affaiblie, désormais dépendante et atteinte de façon assez avancée par la maladie d'Alzeimer. La voisine qui veille sur elle lui annonce que la vieille femme lui a confié huit lettres qu'elle lui remettra à chaque fois qu'il fera le déplacement pour rendre visite à sa mère. Furieux, se sentant manipulé, il accepte toutefois le deal et vient voir Marthe sept autres fois, la trouvant chaque fois un peu plus affaiblie. Il prend connaissance, au fil des lettres, du passé de sa mère.

Les visites de Nathan à Paris alternent avec les lettres de Marthe. Ce n'est qu'à la fin du roman que l'on comprend la raison de la froideur apparente de cette mère envers son fils. La révélation faite par la vielle femme dans sa dernière lettre nous amène à porter un autre regard sur elle, à mieux comprendre les raisons qui l'ont amenée à garder une certaine distance vis à vis de son fils depuis sa naissance. 

J'ai entamé cette lecture peu de temps après avoir lu un avis très mitigé sur ce roman. C'est donc sans trop d'attente que j'ai abordé l'ouvrage, me réjouissant qu'il ne soit pas trop épais. Le principe des lettres qui dévoilent un secret n'est pas novateur et je ne vous dirai pas que ce roman, dans son ensemble, est très original. Néanmoins, je trouve qu'il vaut le détour. C'est une histoire touchante qui a su me cueillir à la toute fin.

Un premier roman plutôt réussi.

L'avis (mitigé) d'Antigone et celui plus enthousiaste de Gambadou

Je remercie l'Agence Anne et Arnaud

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16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 07:01

Audiolib 2018 (Albin Michel) - 14 h 10 - lu par l'auteur

Une fois n'est pas coutume, je vais commencer mon billet par quelques mots de la version audio. Quel bonheur de retrouver l'interprétation de Pierre Lemaitre que j'avais adorée dans "Au revoir là-haut" ! Plus que l'histoire et les personnages, c'est cette voix qui a été pour moi le lien entre les deux histoires. Le conteur réussit cette fois encore à faire ressortir l'ironie et l'humour qu'il met dans ses dialogues. J'aime beaucoup également la façon qu'il a de marquer la ponctuation, notamment les virgules. 

Si vous n'avez pas lu "Au revoir la-haut" (vous avez raté une pépite), vous pouvez sans problème commencer par "Couleurs de l'incendie", qui n'est pas à proprement parler une suite du premier. Les deux histoires peuvent tout à fait se lire indépendamment. On retrouve quelques personnages du premier volet mais pas les principaux. L'auteur a pris le parti de mettre la lumière, dans ce deuxième opus, sur Madeleine Péricourt et sur son fils Paul, qui  occupaient des seconds rôles dans "Au revoir là-haut". On les suit jusqu'aux prémices de la seconde guerre mondiale. 

Le livre s'ouvre sur une scène qui traumatisera à jamais les personnes présentes à l'enterrement de Marcel Péricourt, le grand-père de Paul. En raison de ce qui va se produire, Madeleine choisira de se consacrer désormais à temps plein à son fils, laissant sa fortune personnelle aux mains du directeur de la banque paternelle. Une grave erreur dont elle se mordra les doigts car elle se fera littéralement rouler dans la farine par des personnes dont elle avait toute confiance. Dans la seconde partie, l'heure est venue pour Madeleine de concocter une revanche dont vous n'imaginez même pas la férocité. La douce Madeleine va mettre une énergie sidérante à se venger, partant du principe que la fin justifie sans état d'âme les moyens.

Ce texte se lit avant tout comme un roman d'aventures. L'auteur nous explique, dans l'entretien accordé à Audiolib (et qui nous est proposé à la fin du livre audio), qu'il s'est beaucoup inspiré d'Alexandre Dumas. Il cite aussi d'autres auteurs parmi lesquels Maupassant, Zola, Flaubert... Pierre Lemaitre nous informe qu'il travaille en ce moment sur un troisième roman. Je caresse l'espoir qu'il n'en reste pas à trois (je pense à Zola avec "Les Rougon-Macquart"...) J'adorerais !

Parmi les personnages, l'un d'entre eux m'a fait beaucoup rire. Il s'agit de la bonne polonaise. Cette femme, d'un dévouement à toute épreuve envers Madeleine et Paul, ne parle pas un mot de français. Dans la version audio, Pierre Lemaitre a eu la bonne idée de demander à une lectrice d'interpréter sa voix. Les phrases en polonais, qui arrivent comme un cheveu sur la soupe, sont irrésistibles. 

Si certains passages sont tragiques, il se dégage de ce livre une bonne humeur communicative. Dans certaines scènes, nous ne sommes pas loin du vaudeville. Tout en étant un roman populaire, "Couleurs de l'incendie" est un roman bien écrit, original et intéressant d'un point de vue historique. Il évoque le monde de l'argent dans une période tourmentée (aux alentours de 1929) mais également l'univers de la presse à la veille de la seconde guerre mondiale.

Bref, vous l'avez compris, je suis conquise. Je peux même dire que j'ai a-do-ré !

Valérie le présente également aujourd'hui. Mon petit doigt me dit qu'elle a autant aimé que moi sa lecture.

Un grand merci à Audiolib

 

Lu dans le cadre de Écoutons un livre.

 

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16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 00:23
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14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 00:54

Rue de Sèvres - Pierre Alary - 142 pages (D'après le roman de Sorj Chalandon)

Le roman graphique que je vous présente aujourd'hui est adapté du roman de Sorj Chalandon "Mon traître" dans lequel l'écrivain raconte un épisode particulièrement troublant et douloureux de sa vie. En 1977, alors qu'il se trouvait en Irlande comme journaliste-reporter pour couvrir le conflit en Irlande, Sorj Chalandon fait la connaissance d'un militant de l'IRA, Denis Donaldson. Entre les deux hommes se noue une solide amitié qui durera dans le temps. Trente ans après, Chalandon apprendra avec stupéfaction que Donaldson est un agent double qui a collaboré avec les britanniques. Le traumatisme est immense pour le journaliste-écrivain.  "Mon traître" est inspiré de cette histoire avec quelques adaptations. Dans le roman, le trahi est un luthier passionné par L'irlande. Quant à Denis Donaldson, il s'appelle Tyrone Meehan.

La préface de la BD, signée Sorj Chalandon, résume "Mon traître" et nous explique comment l'écrivain s'est familiarisé avec l'idée de son adaptation en bande dessinée. Inquiet au départ, il s'est senti rassuré après avoir rencontré Pierre Alary. Il a choisi de le laisser libre dans son interprétation et de lui faire pleinement confiance. Nous ne pouvons que constater qu'il a eu raison de ne pas avoir eu peur du résultat. L'adaptation est fidèle au texte. Les mots que l'on trouve dans les bulles sont ceux de Chalandon. Sur la page de droite, se trouvent des extraits de l'interrogatoire de Tyrone Meehan par l'IRA . Le travail d'Alaryl a donc consisté à choisir les scènes marquantes du roman et bien entendu à les dessiner.  Dans l'expression des visages, le dessinateur parvient à faire passer la palette d'émotions que l'on trouve dans le roman de Chalandon. Les couleurs monochromatiques, rendent parfaitement bien les ambiances. Les planches alternent entre le vert et l'ocre.

"Mon traître" et moi, on commence à bien se connaître. J'ai lu les deux romans de Chalandon "Mon traître" puis "Retour à Killibegs", qui racontent tous deux la même histoire mais du point de vue du traître pour l'un et du trahi pour l'autre. J'ai vu la  superbe adaptation théâtrale inspirée par les deux ouvrages en avril dernier (mise en scène d'Emmanuel Meirieu). Non lassée par l'histoire, je me suis donc plongée avec enthousiasme et curiosité dans l'adaptation BD de Pierre Alary et je n'ai pas été déçue. 

Une très bonne adaptation !

Je suis ravie de participer à la BD de la semaine (hébergée ce jour par Noukette)

Je remercie l'agence Anne et Arnaud

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9 mars 2018 5 09 /03 /mars /2018 00:12

Grasset - mars 2018 - 159 pages

 "on écrit pour comprendre ce que l’on ne comprend pas. Quand j’écrivais Vie de ma voisine, mon héroïne me parlait de sa mère. Elle me racontait ses mots, elle évoquait ses gestes. L’amour d’une mère. Je mesurais mon ignorance dans ce domaine. Ma mère n'en savait ni les mots ni les gestes".

Ces quelques lignes, sur la quatrième de couverture, m'ont donné envie de découvrir "le chagrin d'aimer". J'avais dans l'idée de prolonger ma lecture de "Vie de ma voisine", lu précédemment. J'ai constaté assez vite qu'il il n'y avait pas vraiment de lien entre les deux ouvrages sinon qu'il est question, dans les deux récits, de l'amour filial et de la façon dont il se manifeste. Dans la famille de Geneviève Brisac, les gestes d'amour n'existent pas. L'auteure en a souffert : "Je suis traversée par la douleur de n'être pas aimante, une douleur cruelle et sans nom. j'aimerais savoir les gestes et faire les caresses...".

Excentrique, ne ressemblant en rien aux mères de ses copines, Geneviève Brisac avait souvent honte de sa mère, qu'elle aurait voulue plus conventionnelle. Elle l'aurait aimée aussi moins égoïste et moins tournée vers ses propres besoins. Au fil des courts chapitres, des fragments de récit, se dessine une femme très originale,  aux origines étrangères, qui a elle-même souffert de son enfance. De ce passé, elle parle peu, laissant sa fille sans réponse aux questions qu'elle se pose.  A la fin de sa vie, par obligation, Mélini laisse sa fille entrer dans sa sphère intime. Bien qu'elles partagent des moments conviviaux une certaine distance subsiste, une maladresse dans la façon d'être l'une avec l'autre.

Je n'ai lu pas lu beaucoup d'ouvrages de Geneviève Brisac mais d'après ce que j'ai pu lire ici ou là, l'auteure, hantée par sa famille, revisite sans cesse ce thème. Ce court récit autobiographique donne certainement quelques clés de compréhension de son œuvre. L'auteure suggère plus qu'elle ne dit. Il faut lire entre les lignes pour deviner l'amour qu'elle porte à sa mère. J'ai apprécié cette lecture mais je garde une préférence pour "Vie de ma voisine", que j'ai trouvé plus riche au niveau du contenu. 

Un récit intimiste sur une relation mère-fille

Merci à l'éditeur pour l'envoi.

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4 mars 2018 7 04 /03 /mars /2018 03:59

Rien d'exceptionnel au niveau culturel ce moins-ci en dehors de mes lectures mais j'ai profité du beau temps pour me balader le week-end et me vider la tête en admirant le paysage. Un froid sec idéal pour les balades (sauf quand on se trouve en plein vent et que l'on n'est pas suffisamment couverte - je traîne une trachéite depuis plusieurs jours).

Voici quelques photos de mes balades :

 

Une clôture originale, non ?

 

Pour finir, mes lectures les plus marquantes du mois :

- Maria d'Angélique Villeneuve 

- Intempérie de Javy Ray (BD)

Je finis le mois avec dans les oreilles la voix de Pierre Lemaitre pour "couleurs de l'incendie". Je me régale. Cela sent le coup de coeur !

 

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