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Chers visiteurs, bonjour !

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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

16 décembre 2017 6 16 /12 /décembre /2017 00:34
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12 décembre 2017 2 12 /12 /décembre /2017 00:55

Stock - Aout 2018 - 148 pages

 

Jeanne Hébuterne est une artiste peintre du siècle dernier, morte très jeune. Si son nom est passé à la postérité, c'est principalement en raison de la relation amoureuse qu'elle entretenait avec le peintre Amadéo Modigliani.

 A l'âge de 19 ans, Jeanne Hébuterne quitte sa famille pour s'installer (très pauvrement) avec Modigliani. Elle met au monde une petite fille, que l'artiste ne reconnaîtra jamais. Rejetée par sa famille, subissant sa maternité et n'ayant aucune envie de s'occuper de l'enfant, Jeanne vit sa passion sans se soucier du "qu'en dira t'on". Elle peint, soutient Modigliani, lui sert de modèle et lui pardonne ses manquements. Son frère et son père se montrent très durs envers la jeune femme. Seule sa mère la soutient et semble la comprendre. Grâce à elle, Jeanne ne meurt pas de faim et de froid. Elle mourra toutefois très jeune, de façon tragique.

Le roman est écrit à la première personne. Jeanne nous raconte la vie qu'elle mène, une vie qu'elle sacrifie à un artiste qui se volatilise régulièrement, la laissant seule. Modigliani n'a pas le beau rôle dans ce roman. A sa décharge (mais cela n'excuse pas tout), il souffre d'un manque de reconnaissance de ses contemporains et d'une santé qui se dégrade. Jeanne est victime du sort réservé aux femmes de l'époque. Vouées à la maternité, sans aucun contrôle de leur fécondité, les femmes-artistes n'ont aucune légitimité et pas d'autre choix que de vivre dans l'ombre d'un homme. 

Ce court roman est avant tout un hommage à une femme en avance son temps, qui a eu la malchance de vivre à une époque où les femmes ne pouvaient pas s'accomplir en dehors du cadre familial. Nous ressentons au travers de la plume délicate de l'auteure le mélange de force et de vulnérabilité de la jeune femme. Jeanne a préféré une vie courte mais intense à une vie conventionnelle qui l'emprisonnait. Nous découvrons aussi dans cet ouvrage ce qu'était une vie d'artiste non reconnu : la misère, la faim, le froid. Après cette lecture, je regarde autrement l'oeuvre de Modigliani et je suis ravie d'avoir découvert celle de Jeanne. 

C'est un livre intéressant, bien écrit. J'aurais juste aimé quelques dizaines de pages supplémentaires.

 

Autoportrait - 1916

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7 décembre 2017 4 07 /12 /décembre /2017 22:14

Un festival de poésie :

Tous les deux ans, la ville de Landivisiau organise un Festival qui s'appelle "Moi les mots". Ce festival, consacré à la poésie au sens large, réunit auteurs, illustrateurs, musiciens et artistes d'horizons divers...

Cette année, la programmation était particulièrement riche. Voici les moments forts auxquels j'ai eu la chance de participer :

-Le festival commençait par une prestation du cirque chorégraphique et poétique de la Compagnie Kiaï. Un très joli moment.

- "le spectacle dont vous êtes l'auteur" : 'Arthur Ribo accompagné d'un musicien, écrit chaque soir son spectacle en partant de mots donnés par les spectateurs. C'est tout public et distrayant.

- "Au secours les mots m'ont mangé" : Bernard Pivot se met dans la peau d'un écrivain et imagine la vie quotidienne de ce dernier. Le journaliste joue avec les mots et nous montre une autre facette de son talent en s'improvisant acteur. J'ai passé un bon moment.

- Des tables rondes et conférences, des rencontres entre auteurs. Parmi ces rencontres, j'ai particulièrement apprécié l'échange entre Bernard Pivot, François Morel et Hervé Hamon. Ils se sont bien amusés tous les trois (et nous aussi par la même occasion).

Crédit photo : page Facebook d'Hervé Hamon

- l'exposition des installations poétiques de Valérie Linder :

Carte blanche a été donnée à l'artiste. Voici un aperçu de ce qu'elle nous propose (et qui m'a beaucoup plu). J'ai eu la chance de visiter l'exposition en sa présence, ce qui m'a donné des clés de compréhension de son travail. L'exposition est visible jusqu'au 22 décembre à l'Espace Lucien Prigent, à Landivisiau.

Voici un petit exemple de son univers :

 

Un film :

Quelques mots de l'adaptation cinématographie du roman de Pierre Le Maître "Au revoir là-haut". J'ai trouvé le film fidèle au livre et esthétiquement très réussi (les masques, notamment, sont sublimes).

Albert Dupontel endosse de façon très crédible le rôle d'Albert Maillard, le personnage principal. Bien entendu, le réalisateur a opéré de nombreuses coupes et quelques entorses à l'histoire (début et fin) mais je n'ai pas ressenti de frustration par rapport à ces adaptations.

Mon mari, qui n'a pas lu le roman, a apprécié le film autant que moi.

Je vous conseille donc d'aller le voir, que vous aillez ou non lu le roman.

Côté lecture :

Le mois de novembre n'a malheureusement pas été plus propice à la lecture que les mois précédents. J'ai beaucoup de choses à gérer ces temps-ci dans ma vie personnelle et l'esprit assez peu disponible d'où mon éloignement de la blogosphère. J'espère que cela s'arrangera.

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1 décembre 2017 5 01 /12 /décembre /2017 00:25

Ecoutez lire (Gallimard) - 2012 - 6 h 50 - Lu par l'auteur

Quand le blogoclub a choisi de mettre ce titre à l'honneur, je me suis réjouie car il m'attendait depuis un moment dans ma Pile à Ecouter. J'étais par ailleurs curieuse de découvrir ce texte qui a obtenu le Prix Médicis Essai en 2011 et dont on avait beaucoup parlé à l'époque. 

Sylvain Tesson nous raconte les six mois qu'il a passé seul, en pleine forêt de Sibérie, au bord de lac Baikal. Quand je dis seul, ce n'est pas tout à fait vrai car il avait deux chiens pour lui tenir compagnie. Il a également reçu de la visite durant ces six mois et s'est rendu chez des "voisins" (à 5 jours de marche tout de même). Pour se divertir, il a pu compter sur une soixantaine de livres de genres différents et d'une provision de vodka. Il évoque un peu ses lectures mais raconte plus volontiers ses marches dans la forêt, ses parties de pêches et les diverses rencontres. Cette vie simple et sans artifice le rend plutôt heureux. Le seul moment difficile qu'il relate est l'annonce par sa compagne de sa décision de le quitter.

Je n'ai pas écouté ce texte à un moment où j'avais l'esprit libre. Le manque d'action et la monotonie des journées de de l'ermite ne m'ont pas aidée à fixer mon attention. Je sors de cette écoute avec un sentiment mitigé. Je me suis souvent ennuyée et je n'ai pas trouvé les réflexions de Tesson aussi passionnantes que je l'imaginais. Ses remarques sur la société de consommation sont assez au final convenues et ne m'ont pas apporté grand chose.

Le texte est plutôt bien lu par l'auteur lui-même.

Une rencontre un peu ratée. Dommage.

 

Lu dans le cadre du Blogoclub. 

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19 novembre 2017 7 19 /11 /novembre /2017 22:45

Buchet Chastel - octobre 2017 - 187 pages

Voici un extrait de la quatrième de couverture : "Six nouvelles. Elles parlent de l'inaccessible, de ce qui dans l'autre ne nous appartient pas mais qui parfois, s'invite dans notre histoire, pour le meilleur ou pour le pire". Si le début de la phrase résume bien ce recueil, je ne suis pas tout à fait d'accord avec la dernière partie de l'extrait. Je n'ai pas vu de meilleur dans la tournure que prennent ces histoires mais du pire, sans nul doute. Quand les nouvelles ne se terminent pas par un drame, l'auteur nous propose une chute énigmatique qui chaque fois m'a laissée sur ma faim.

Le hasard fait que je viens d'enchaîner deux recueils de nouvelles. Le premier, "Fendre l'armure", d'Anna Gavalda, m'a vraiment réconciliée avec ce genre littéraire. Je ne peux hélas pas en dire autant de "L'inaccessible". Si je reconnais à l'auteur une qualité de plume, je n'ai pas été emballée par les histoires qu'il nous propose. Quand je lis une nouvelle, j'aime être embarquée dès les premières lignes. Cela n'a pas été le cas avec les nouvelles de Charles Gancel.  Il m'a fallu attendre d'être à la moitié de chaque histoire avant de ressentir l'envie de lire la suite. Je n'ai pas non plus trouvé les chutes très exaltantes.

L'histoire j'ai préférée (sans que ce soit un coup de coeur) est la dernière "Un jour à Manhattan", pour le plaisir de retrouver New York. 

Un avis mitigé sur ces nouvelles.

Je remercie BUCHET-CHASTEL et BABELIO

 

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 22:13

Lu par Rachel Arditi -  Grégory Baquet - Stéphane Boucher - Cloé Lambert

J'avais aimé, il y a plusieurs années, d'Anna Gavalda "Ensemble c'est tout" mais aussi le recueil de nouvelles "Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part". Puis j'ai j'ai arrêté de lire l'auteure car pour être honnête, les critiques ne me donnaient pas envie de découvrir un autre de ses titres. Quand le masque et la plume a défendu "Fendre l'armure", je me suis dit "Tiens, pourquoi pas".

La version audio m'a tendu les bras et je m'en réjouis car j'ai beaucoup apprécié mon écoute. L'aurais-je autant aimé en version papier ? Je ne suis pas certaine. Les quatre lecteurs sont excellents. Ils apportent beaucoup au texte en donnant, par leur interprétation, un supplément d'âme aux personnages.

Qui sont ses personnages ? Il s'agit de personnes ordinaires, qui toutes vont faire une rencontre qui va "fendre leur armure". On rencontre une jeune veuve alcoolique qui va inviter chez elle une femme rencontrée dans un café, un homme qui va perdre son chien et retrouver sa femme, un autre qui va perdre ses certitudes sur le comportement à adopter face au handicap d'un enfant...

Les sept nouvelles m'ont accompagnée plusieurs soirs, avant de m'endormir. Je n'avais pas l'énergie de lire autre chose et les personnages me tenaient compagnie dans un demi-sommeil ou au milieu de la nuit quand je me réveillais et que je ne voulais pas laisser mon esprit vagabonder. Ces histoires se déroulant pour la plupart la nuit, je me sentais encore plus en osmose avec les personnages. 

Une écoute qui est tombée à pic et que je vous conseille sans hésiter en version audio.

Pour les récalcitrants à la lecture audio, j'ai des amies qui ont beaucoup aimé la version papier.

Merci à Audiolib pour ce partenariat.

Lu dans le cadre de "Écoutons un livre"

 

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 20:06
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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 21:12

Le seuil - 215 pages - août 2017

Nos richesses raconte l'histoire d'une librairie fondée en 1936 à Alger par Edmond Charlot. Cet homme était à la fois libraire, éditeur, bibliothécaire et galeriste. Il avait démarré sa carrière à l'âge de 20 ans en ouvrant une minuscule librairie dans une rue d'Alger. Il avait nommé le lieu "Les vraies richesses", reprenant, avec son accord, le titre d'un texte de Jean Giono.

L'auteure, Kaouther Adimi, est passée un jour par hasard devant "les vraies richesses". La librairie n'existe plus mais la romancière a été intriguée par la plaque commémorative apposée sur la façade du local. L'idée lui est venue de faire des recherches sur la librairie, puis d'écrire un roman. Elle nous propose le journal imaginaire de Charlot en alternance avec une fiction dans laquelle elle imagine la fermeture des lieux, après la période transitoire où la librairie a servi de refuge à une antenne de la bibliothèque de la ville. C'est à un jeune homme, Riad, qu'elle confie dans son histoire, la tâche délicate de vider les lieux. Délicate parce que l'ancien bibliothécaire ne l'entend pas de cette oreille.

J'ai trouvé intéressant de découvrir la vie d'Edmond Charlot, dont je n'avais jamais entendu parler jusqu'ici. Cet homme passionné et passionnant a été un véritable découvreur de talents (Camus, Roblès, Sénac...). Il a même rivalisé à une époque avec les grands éditeurs parisiens. Malheureusement, des difficultés financières et sans doute des erreurs de gestion l'ont empêché de réaliser pleinement ses rêves

Je trouve des qualités à ce roman bien qu'il ne m'ait pas totalement emportée, je l'avoue. Il lui manque un souffle romanesque qui tient peut-être au format choisi à savoir le journal imaginaire. Je suis restée un peu sur ma faim, ce qui ne m'empêche pas de le conseiller malgré tout. Ne serait-ce que pour découvrir l'histoire fabuleuse de cette librairie et de son créateur, dans une Algérie au contexte historique mouvementé (1936 à nos jours).

Des bémols mais un roman à découvrir toutefois.

Merci à Babelio et aux Editions Du Seuil

 

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1 novembre 2017 3 01 /11 /novembre /2017 22:02

Comme vous avez pu le constater, j'ai brillé par mon absence sur le blog au mois d'octobre, pour cause de mémoire à finir. La soutenance très s'est bien passée ouf ! Je reviens à une vie normale. Je vais enfin pourvoir me remettre à lire !

Un mois très studieux mais j'ai tout de même passé quelques moments très sympathiques. Parmi ces chouettes moments, la visite de l'exposition Picasso à Landerneau (un peu au pas de course car j'avais une journée chargée mais j'ai apprécié tout de même l'exposition). Cent trente toiles provenant de la collection de sa dernière femme, Jacqueline, étaient présentées.

Je vous mets l'affiche mais c'est trop tard pour Landerneau.

 

Autre moment sympa du mois, le concert des Rolling-Stones à Paris. Impressionnants les papies du rock, avec un Mick Jagger au mieux de sa forme à 74 ans. C'était incroyable de retrouver les tubes de l'adolescence et surtout ce groupe mythique qui nous faisait rêver.

Un week-end vraiment très chouette, avec des soirées sympas chez des amis en bonus.

 

Je vous laisse avec cette lectrice que j'ai prise en photo à Rueil-Malmaison, près d'une bibliothèque. Elle me plait beaucoup cette statue.

 

 

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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 14:36
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