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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 20:32
Ecoutons un livre au mois de mars

Pour le 16 mars, le thème proposé (mais non imposé) pour "Ecoutons un livre" était le suivant : "un livre écrit au 20ème siècle ou/et qui se passe au 20ème siècle"

Voici ce que nous avons écouté :

Vive les bêtises : Sabatotage amoureux - Amélie Notomb

Manika : au revoir là-haut - Pierre Le Maître

Géraldine : La petite communiste - Lola Lafon

Sylvie et Enna : Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur - Harper Lee

Enna : si c'est un homme - Primo Levi

Saxaoul : Millenium 4 - David Lagercrantz

Sandrine : Des fleurs pour Algernon - Daniel Keyes

Pour le mois d'avril, nous écouterons de préférence un livre qui se passe dans une ville ou sa banlieue.

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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 00:55
La fille du train - Paula Hawkins (audio)

Matin et soir, Rachel prend le train pour aller à Londres. Durant ces deux heures de trajet (aller et retour), la jeune femme regarde, par la vitre, les maisons qui défilent devant ses yeux. L'une d'entre elles attire particulièrement son regard. Un jeune couple y habite, il a l'air heureux. Rachel idéalise leur vie commune et s'amuse à donner des noms à chacun d'eux. Ils seront pour elle Jason et Jess. Un jour, Rachel surprend Jess en train d'embrasser un autre homme que Jason. Elle en est toute remuée pour ne pas dire scandalisée. Quelques jours plus tard, quelle n'est pas sa surprise de découvrir dans les journaux que Jess (qui s'appelle en fait Megan) a disparu mystérieusement et que son entourage est très inquiet. Rachel, dont la vie est d'un vide abyssal, se passionne pour ce fait divers et finit par y mettre son grain de sel.

Tour à tour, trois femmes prennent la parole et donnent leur point de vue sur l'affaire. Il y Rachel et Megan, déjà citées, mais aussi Anna. Cette dernière est la voisine de Megan et la nouvelle compagne de l'ex-mari de Rachel. Ce que je ne vous ai pas encre dit, et qui a son importance, c'est que Rachel est alcoolique.

Bien souvent, en fermant la dernière page d'un thriller je me dis en soupirant : "tout ça pour ça ?". Cela n'a pas été le cas pour "La fille du train" car j'ai trouvé l'histoire assez passionnante.

L'étude de la personnalité de Rachel et de son addiction à l'alcool apportent un plus à l'histoire. Nous comprenons, à la fin du roman, ce qui a amené Rachel à boire et surtout ce qui l'a empêchée de sortir de cette addiction. Cet aspect du roman m'a intéressée. Je dois dire par ailleurs que j'ai trouvé Rachel particulièrement attachante.

L'alternance des points de vue, marquée par les différents voix féminines, rythme bien le roman. Le format audio est tout à fait adapté à cette histoire.

Voilà un thriller totalement addictif qu'il est difficile de lâcher une fois commencé.

Une lecture commune avec Estelle (allons voir ce qu'elle en pense !)

Les avis de Sandrine - Meuraie

La fille du train - Paula Hawkins (audio)

Ecouté dans le cadre du Prix Audiolib 2016

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 00:43
D'après le roman de Saphia Azzeddine - Futuropolis - 86 pages - 2015
D'après le roman de Saphia Azzeddine - Futuropolis - 86 pages - 2015

Sur la première page, nous découvrons une ferme perdue au milieu des montagnes marocaines Deux bulles annoncent la couleur : "Tafafilt, c'est la mort" - "Et pourtant j'y suis née".

La narratrice, Djara, est une jeune bergère de 16 ans. Délurée, elle offre son corps à un commerçant de passage contre des yaourts,des chewing-gum et des gâteaux. Elle sait que ce qu'elle fait n'est pas très "Haram" mais espère qu'Allah ne la voit pas, vu que son village est loin de tout. Un jour, une valise Dior tombe du bus qui traverse le hameau. Dedans, les vêtements "européens" d'une jeune fille dans le vent. Quelle aubaine pour Djara !

Quand elle se trouve enceinte, ses parents la jette dehors. Elle prend le bus (avec la valise, bien sûr !) et se rend dans la ville la plus proche. Pour gagner sa vie, elle vend son corps. Elle n'est pas malheureuse car son rêve était de quitter la maison. Elle est gaie, insouciante et ne semble pas affectée quand il lui faut accoucher dehors et laisser son bébé... sur le pavé. Quand elle change de travail pour faire le ménage dans une maison bourgeoise, elle doit se soumettre aux désirs du fils du maître des lieux. Une perche finira heureusement par lui être tendue..

Certaines scènes sont assez crues voire révoltantes mais l'humour est toujours présent et les couleurs chaudes adoucissent un peu les choses. Djara est drôle et attachante. Bien souvent, on lui manque de respect mais ça lui passe au-dessus. Elle est libre et fière de l'être. Même si cette liberté est chère payée, elle considère que c'est toujours mieux que d'être soumise à son père dans "le trou du cul du monde".

Ses réflexions sur la religion sont lucides et réalistes. Elle prie souvent Allah et s'excuse pour ce qu'elle fait. Elle espère qu'Allah lui pardonne car elle ne fait de mal à personne, sinon à elle-même : "Allah, si j'étais née dans une famille bien, dans une ville bien, avec une éducation bien, j'aurais forcément été une fille bien».

Voilà une BD qu'on a assez peu vu sur les blogs me semble t'il, à tort car c'est très bien !

Confidences à Allah - Marie Avril et Eddy Simon (BD)
Confidences à Allah - Marie Avril et Eddy Simon (BD)

La BD de la semaine, aujoud'hui, c'est chez Stephie !

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 00:01
De Noel 2016 - traduit de l'anglais par Marie-Claire Clévy - 318 pages
De Noel 2016 - traduit de l'anglais par Marie-Claire Clévy - 318 pages

Quelques temps après la mort de Sara, ses enfants Louise et Nigel se retrouvent dans la maison où vivait leur mère. Dans cette demeure campagnarde, Patrick, l'homme qui partageait la vie de Sara, vit désormais seul. Les deux enfants (désormais adultes et devenus parents) ont des motivations différentes : Nigel voudrait récupérer la maison (légalement, elle appartient à leur mère) alors que Louise voudrait en savoir plus sur cette mère qui a quitté le domicile quand ils étaient enfants. Sara les a quittés pour suivre Patrick, qui est devenu un vieil homme peu aimable et colérique. On peut comprendre toutefois qu'il se sente envahi car Louise et Nigel ne sont pas venus seuls, mais avec leur famille. Cela fait du monde dans la maison même si certains dorment à l'hôtel. Et puis surtout, Patrick voudrait profiter seul de Mia, la jeune fille qui l'aide à mettre de l'ordre dans ses papiers et qui loge elle-aussi dans la maison...

C'est une histoire de famille, vous l'aurez compris. Il n'y a pas de grand secret à découvrir, juste quelques révélations sur la nature des relations entre Sara et Patrick. Il est difficile de s'attacher aux personnages, aucun n'est vraiment sympathique. Louise est un peu moins détestable que les autres. Elle a au moins le mérite de s'intéresser vraiment à celle qui les réunit tous, Sara. Dans ce huis-clos familial assez froid, la présence de la jeune Mia apporte un peu de piment mais cela ne suffit pas à rendre la lecture captivante.

J'ai lu ce roman sans déplaisir, mais il m'a laissée sur ma faim.

Lu dans le cadre d'un partenariat avec Denoel.

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 00:06

Les editions Noir sur Blanc 2016 - 196 pages

"Je n’ai qu’un peu de beauté à offrir au monde, celle du tremblement d’une flamme dans la nuit. Peut-être est-ce dérisoire, mais c’est mon seul talent. Je ne veux plus peindre à la lumière du jour, qui ne sait éclairer que terreur et désolation. C’est au creux de mon atelier, dans ce refuge, que je cherche à donner vie à cette lumière qui m’appelle et m’accompagne.".

Comme dans "Les heures silencieuses" (le premier roman de Gaëlle Josse), c'est un tableau qui marque le point de départ de l'histoire ou plus exactement des deux histoires qui constituent "L'ombre de nos nuits". La première histoire commence en 1639, année de la création, par Georges de La Tour, de son célèbre "Saint Sébastien soigné par Irène". Au centre du tableau, une jeune femme soigne un blessé. La lumière éclaire son visage. Le modèle n'est autre que Claude, la fille de l'artiste. C'est du moins ce qu'imagine Gaëlle Josse. Le calme et la dévotion se lisent sur le visage de la jeune fille. Elle a aimé un homme, elle y pense en posant pour ce tableau. Son père n'est pas au courant de cette histoire. Il ne songe pas à ce que sa fille a dans la tête, il est concentré sur la toile qu'il ambitionne de vendre au roi. Dans la pièce, il y a aussi son fils, qui l'aide maladroitement dans son travail et Laurent, l'apprenti, qui aime Claude en secret...

En alternance avec cette histoire, Gaëlle Josse nous en propose une autre. Celle d'une femme qui visite le musée de Rouen où se trouve aujourd'hui le tableau de Georges de La Tour. Nous sommes au printemps 2014. La femme dont il est question, assise face au tableau, songe à l'histoire d'amour à sens unique dont elle a eu mille peines à guérir. En admirant le tableau de George De La Tour, elle laisse libre cours à ses pensées et nous les partageons..

"Comment un peintre aborde-t-il un sujet ? Comme un nouvel amour ? Collision frontale ou lente infusion ? La claque ou la pieuvre ? Le choc ou la capillarité ? Plein soleil ou clair-obscur ? Toi, tu m’avais éblouie. Ensuite, je me suis aveuglée".

J'aime beaucoup les histoires dont le point de départ est un tableau. J'ai particulièrement apprécié celle-ci, plus encore, peut-être que "les heures silencieuses". Pendant ma lecture, j'avais une préférence pour l'histoire se déroulant en 1639 mais au final j'ai aimé l'intégralité du roman. L'histoire de la femme amoureuse a simplement mis un peu plus de temps à m'atteindre mais elle y est parvenue.

Le lien entre les deux histoires est subtil et ténu. C'est un jeu d'ombres et de lumières qui se répondent grâce à la magie de l'écriture de Gaëlle Josse, une écriture sublime et délicate dont je ne me lasse pas.

Le très beau billet du Petit carré jaune

Un petit bijou.

Lu dans le cadre de l'opération Masse critique de Babelio. (une très bonne pioche !)

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 00:20
Le vin de solitude - Irène Némirovsky

Irène Némirovsky est morte en déportation à Auschwitz en 1942 à l'âge de 39 ans, laissant derrière elle une oeuvre littéraire remarquable. J'ai découvert son univers avec le passionnant "Suite française", écrit au début des années 40 et publié à titre posthume en 2004. Puis, l'été dernier, j'ai lu en version audio sa formidable et grinçante nouvelle "Le bal" (je n'ai pas fait de billet). Ces deux livres ont été de véritables coups de cœur, je suis donc ravie que le blogoclub lui rende hommage aujourd'hui.

Le vin de solitude - Irène Némirovsky

La fillette dont il est question dans "Le vin de solitude" vit en Russie dans un milieu très aisé. Matériellement, elle est très gâtée et bénéficie d'une éducation "comme il faut". Mais cela ne suffit pas à combler un enfant. Il lui manque l'essentiel, l'amour de sa mère. Son père, qu'elle aime beaucoup, ne lui accorde que très peu de temps. Son seul réconfort est la gouvernante française, Mademoiselle Rose.

Dans ce roman, Irène Némirosvky nous dessine un terrible portrait de mère. Bella est une femme superficielle qui passe ses journées à se pomponner pour plaire à son très jeune amant, délaissant sa fille qu'elle considère comme un boulet. Le père de l'enfant, très occupé par ses affaires et par sa passion du jeu ne se soucie guère de ce que peut faire son épouse, du moment qu'elle lui fiche la paix. L'enfant est la grande victime de cette situation.

Le contexte historique du roman est fort intéressant. Nous traversons la révolution russe et assistons à l'exode de la famille en Finlande puis en France. L'enfant grandit, peinant à trouver sa place dans cette curieuse famille. A l'adolescence, elle ne songe qu'à une chose : se venger de sa mère. Elle ne va pas s'en priver...

"Le vin de solitude" permet de mieux comprendre l'univers d'Irène Nemirovsky car l'enfant dont il est question n'est autre que la romancière. On retrouve dans d'autres ouvrages des allusions à sa famille. Dans "Le bal", par exemple, elle nous décrit une femme qui ressemble comme deux gouttes d'eau à sa mère. La vie et l'oeuvre d'Irène Nemirovsky sont étroitement liées et passionnantes à découvrir. Je continuerai sans nul doute à les explorer.

Un roman autobiographique fort intéressant.

Si vous souhaitez en savoir plus sur l'auteure :

L'émission Cosmopolitaine du 27/02 était consacrée à Irène Nemirovsky

Le vin de solitude - Irène Némirovsky

Les avis de :

Gambadou / Karine : Le Bal

Claudialucia : Des chiens et des loups

Hélène : Suite française

Florence : Le malentendu

ClaireJeanne : Le vin de solitude

Titine : Jezabel

Elletres : Chaleur de sang

Pour le premier juin (date du prochain blogoclub), nous lirons une histoire qui se passe (au moins en partie) à Londres (le titre n'est pas encore connu).

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 00:30
Février, des livres et quoi d'autre ?

Côté spectacle :

Mon mois de février a été marqué par le spectacle "Piaf, l'être intime", que j'ai eu la chance de voir à Landivisiau.

Placée au deuxième rang, j'ai pu admirer de près le travail d'interprétation de Clotilde Courau qui incarne le personnage d'Edith Piaf de façon impressionnante, en reprenant l'intonation de sa voix et la façon très particulière qu'avait la chanteuse d'être entière et passionnée. Pour accompagner l'actrice sur scène, un accordéoniste, Lionel Suarez.

Le clou de la soirée a été "l'après spectacle". Clotilde Courau s'est jointe aux spectateurs dans le hall de la salle, en jean et baskets. Nous n'étions plus très nombreux et avons pu lui poser toutes les questions que nous souhaitions. Elle nous a répondu avec gentillesse, simplicité et humilité. C'est vraiment une belle personne, loin des paillettes et de du show-biz. Elle nous a dit à quel point elle aimait aller à la rencontre des gens, dans les petites salles, en province.

Pour revenir au spectacle, je me suis laissé porter par ces lettres, que Piaf avait écrites à Tony, l'amoureux "d'après" Marcel Cerdan, quelques mois après la mort de ce dernier. Bien entendu, on ne peut s'empêcher d'être surpris qu'elle soit tombée aussi vite amoureuse d'un autre homme mais comme nous l'a dit ensuite Clotilde Courau, c'était le tempérament de Piaf de vivre pour aimer et d'aimer chaque fois passionnément.

Si vous voulez avoir une idée du spectacle, que je vous conseille chaudement, voici un extrait :

Côté livres :

Mon coup de cœur du mois est le dernier livre de Gaëlle Josse "L'ombre de nos nuits". Vraiment très beau... Billet à suivre.

Février, des livres et quoi d'autre ?

Côté balade :

Je marche par tous les temps, chaque week-end...

Février, des livres et quoi d'autre ?

Vivement le printemps, même si les couleurs d'hiver sont belles, aussi...

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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 14:02
11 h 09 - lu par Jacques Frantz
11 h 09 - lu par Jacques Frantz

Quatrième de couverture :

"QUI EST VERNON SUBUTEX ?
Une légende urbaine.
Un ange déchu.
Un disparu qui ne cesse de ressurgir.
Le détenteur d’un secret.
Le dernier témoin d’un monde disparu.
L’ultime visage de notre comédie inhumaine.
Notre fantôme à tous.
LE RETOUR DE VIRGINIE DESPENTES"

Que dire de plus de cette quatrième de couverture concernant Vernon, sinon qu'il est le principal personnage de ce roman (mais pas le seul, loin de là), que l'on assiste à sa dégringolade sociale et qu'il est plutôt attachant. Que s'est-il passé pour qu'il en arrive-là ? Il était disquaire, un métier disparu. Quand il a dû fermer boutique, il n'a pas eu l'énergie de se reclasser et s'est fait payer son loyer par un de ses amis, Alex Bleach, une star du rock. Par manque de chance, Bleach est mort d'une overdose et Vernon s'est retrouvé assez vite à la rue.

J'aurais pu aimer ce livre si l'histoire était restée concentrée sur Vernon mais les nombreuses digressions sur son entourage ont fini par me lasser, d'autant que ces personnages évoluent tous dans un milieu plus ou moins glauque. Pour résumé, ils constituent le bas de gamme du show-biz. J'ai réussi à aller jusqu'au bout du roman grâce à Vernon et quelques passages qui m'ont fait sourire mais je me suis beaucoup ennuyée. Vernon continuera donc sa route sans moi, je ne lirai pas le tome 2. J'irai toutefois demander de ses nouvelles aux copines qui liront les tomes suivants.

Je ne sais pas si je relirai Virginie Despentes, j'avais plutôt aimé "Apocalypse bébé" (avec quelques réserves) mais j'avoue avoir été refroidie par celui-ci. Il y a tant à lire que je préfère me tourner vers les auteurs avec lesquels j'ai plus d'affinités, même si de temps en temps, j'aime sortir de ma zone de confort.

Allez, bye bye Vernon et bon vent à toi, je sens que tu vas t'en sortir.

Les avis de Enna - Sandrine - A propos de livres

Vernon Subutex - Virginie Despentes (audio)

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2016

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 13:19
Poésie - Atelier "Âme graphique"

Le mot "Poésie" est assez facile à illustrer, la poésie se trouve partout où l’œil veut bien la voir...

Pour changer de mes paysages marins habituels, je suis partie sur une tout autre idée, celle du "Tricot urbain"(ou Yard Bombing)

Sur la photo ci-dessous, il s'agit du lavoir de Thivisiau, à Landivisiau, relooké l'espace de quelques jours, l'an passé, par le collectif "La fourmi-e". J'aime bien le concept, même si le tricot et moi, nous sommes un peu fâchés (je ne suis pas douée pour cela).

Poésie - Atelier "Âme graphique"

C'était ma participation à l'atelier "Âme Graphique" du Petit Carré Jaune

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 00:47
Collection La brune (Le Rouerge) - 2015 - 279 pages
Collection La brune (Le Rouerge) - 2015 - 279 pages

Elle avait dit "non", mâchoire serrée, entre ses dents. Elle avait dit "non" adossée à sa chaise avec la barre cintrée qui lui sciait les omoplates, imprimait un sillon dans ses chairs.
Surtout, Maria Salaün avait dit "non" avec la robe blanche de fiançailles de sa mère.
Parce qu'on pouvait dire "non" de toutes ses forces, sans cr
ier.

Nous sommes à la fin de la seconde guerre mondiale. Maria Salaün vit seule avec son père, sa mère est morte en couches. Victor Salaün s'est toujours beaucoup occupé de sa fille. Il aimait particulièrement peigner sa belle chevelure rousse. Le jour où un commando de maquisards débarque dans la cour de son restaurant pour s'en prendre à Maria, Victor ne peut rien faire pour la défendre. La jeune fille n'oppose aucune résistance aux hommes qui veulent la tondre. Fière, dans la belle robe blanche qui a appartenu à sa mère, elle ne baisse pas la tête et ne verse pas une larme. Elle sait qu'elle n'a rien à se reprocher, sinon le fait d'avoir sincèrement aimé un homme. Sa vengeance, elle va la préparer, à sa façon. La chaise sur laquelle on l'avait assise (la chaise numéro 14), l'accompagnera dans ses démarches..

Quand je vois à la télévision les rétrospectives de tontes publiques, à la libération, je suis horrifiée par la passivité de la foule (quand elle n'applaudit pas). Le simple fait de regarder ces scènes me met extrêmement mal à l'aise. J'ai l'impression de me trouver, comme la foule de l'époque, en situation de voyeurisme. En commençant "La chaise numéro 14", je me doutais que Fabienne Juhel traiterait le sujet avec tact et intelligence. Je ne me trompais pas.

D'une certaine façon, ce livre se lit comme un thriller car on est impatient de voir ce que va faire Maria, quelle sera sa vengeance et jusqu'où elle ira. Bien entendu, toutes les femmes tondues n'avaient pas la force de caractère de Marie Salaun. Je suppose que la plupart sont restées cloitrées chez elles, meurtries à jamais. J'ai aimé que l'une d'entre elles, même à titre fictif, garde la tête haute et fasse passer la honte dans l'autre camp. J'ai aimé qu'elle fustige au passage religieux et notables qui n'ont rien tenté pour contrer ces pratiques barbares.

Comme toujours, j'ai été séduite par le style et la fantaisie de Fabienne Juhel. J'ajouterai qu'elle décrit fort joliment la région du Trégor, en Bretagne.

Les billets de Gwenaelle - Clara - Alex - Sandrine

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