Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Chers visiteurs, bonjour !

Vous êtes sur le blog d'une lectrice passionnée qui aime partager ses lectures. N'hésitez pas à laisser un commentaire, que vous soyez vous-même blogueur ou pas. Vous pouvez aussi me contacter : sylir@orange.fr  ou aller faire un tour sur ma page Facebook : ici

 

Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 00:24
Finitude - janvier 2016 - 157 pages
Finitude - janvier 2016 - 157 pages

"A l’école, ma mère avait toujours le même prénom, Mademoiselle Superfétatoire n’existait plus, l’Ordure n’était pas sénateur, Mister Bojangles n’était qu’un bête disque qui tournait comme tous les disques, et comme tout le monde je mangeais à l’heure de tout le monde, c’était mieux ainsi. Je mentais à l’endroit chez moi et à l’envers à l’école, c’était compliqué pour moi, mais plus simple pour les autres".

"Monsieur Bojangles" est un titre de Nina Simone qui tournait en boucle dans le salon du narrateur quand était enfant. Sa mère, qui aimait danser, ne s'en lassait pas. Cette mère, c'est le personnage central du livre. C'est autour d'elle que s'est construit la vie de la famille. On comprend assez vite pourquoi. Fantasque et originale, elle croque la vie à pleine dents, sans cadre ni tabou. La vie est joyeuse dans cette famille qui ne s’embarrasse d'aucune contrainte. Au diable l'école et les convenances !

On rit beaucoup au début du livre, quand l'enfant raconte sa vie quotidienne. Quand le père prend la plume, le ton devient plus grave et l'envers du décor nous apparaît. Assez rapidement, j'ai fait le rapprochement avec "La vie est belle" de Robert Benigni, bien que les deux histoires soient très différentes. Dans les deux cas, par amour, un père offre à son fils une belle histoire comme antidote au désespoir.

L'histoire est centrée sur le couple et son enfant mais deux personnages truculents viennent se greffer au cercle familial : Mademoiselle superfétatoire et "L'ordure". Tous deux participent aux nombreuses fêtes organisées par la mère. Ils sont aussi du voyage quand la famille prend la route pour passer ses vacances dans son château en Espagne. C'est dans ce lieu que l'histoire se termine, je ne vous dirai pas comment, naturellement.

Voilà un petit livre qui fait son petit bonhomme de chemin sur les blogs et qui rencontre un beau succès en libraire. Je ne suis pas surprise. Dans son genre, c'est une petite pépite.

Les avis de Noukette - Aifelle - Gwenaelle - Jérôme - Keisha

Je remercie l'agence Anne et Arnaud pour la découverte.

Je vous laisse en compagnie de Monsieur Bojangles...

Partager cet article

Repost0
17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 00:34
Edition Delcourt (collection shampoing)  187 pages
Edition Delcourt (collection shampoing) 187 pages

Le grand méchant renard dont il est question dans ce roman graphique n'est pas bien méchant. Pour tout dire, c'est un même un poltron. C'est bien ennuyeux pour lui car il ne parvient à attraper la moindre poule. Il faut dire que les habitantes du poulailler sont de véritables maîtresses-poules, pas du tout décidées à se laisser bouffer le croupion par quiconque.

Faute d'une bonne volaille à se mettre sous la dent, le brave renard se rabat sur les navets qu'on lui offre gracieusement. Le loup, avec lequel il s'entend bien, lui suggère de voler des œufs. Un oeuf, si on sait se montrer patient, ça se transforme en poussin et le poussin, en poule. Le renard trouve que c'est un challenge à sa hauteur. Il file donc à la ferme chiper trois œufs.

De retour dans la forêt, il montre son trésor au loup, qui lui explique qu'il doit les couver. Assez honteux (ça la fout mal, tout de même, de jouer à la poule), le renard s'exécute et quelques jours plus tard, trois poussins viennent au monde... et prenne le renard pour leur mère. Vous devinez la suite, le renard va s'attacher aux poussins... Mais le loup de l'entend pas ainsi et veut sa part de poussin ! Comment le renard va t'il s'en sortir ? Je vous engage à le découvrir par vous-même.

Je dois dire que je me suis bien amusée à suivre les aventures du renard et de ses faux-rejetons. C'est une BD malicieuse, à lire au premier ou au second degré. En tant qu'Adulte, on ne s'ennuie pas une seconde car plusieurs thèmes sont abordés mine de rien : l'instinct maternel, l'amour filial, l'éducation, la difficulté d'être "différent", les parents d'élèves (un peu trop) "investis"...

Une BD anti-morosité à lire en famille (tout seul, ça marche aussi).

une lecture commune avec Stephie et Sandrine (qui ne sont pas du même avis, me semble t'il).

Merci à Leilonna, grâce à qui j'ai gagné cette BD qui a obtenu le Prix de la Fnac et à Noukette, qui m'avait donné envie de la découvrir.

D'autres avis : Jérôme - Mo

Le grand méchant renard - Benjamin Renner (BD)

.

n'hésitez pas à cliquer sur les images pour les agrandir
n'hésitez pas à cliquer sur les images pour les agrandir

.

Le grand méchant renard - Benjamin Renner (BD)

La BD de la semaine, aujourd'hui, c'est chez Stephie

Partager cet article

Repost0
16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 00:21
Thélème - Lu par Louis ARÈNE - 6 heures
Thélème - Lu par Louis ARÈNE - 6 heures

Ce roman polyphonique donne la parole à quatre personnages : Van (qui s'exprime d'outre tombe), sa femme Lou (qui est responsable de sa mort), leur fille Laure (l'ado dans toute sa splendeur) et une certaine Ulma (l'intruse qui va semer la zizanie dans la famille). Avant de découvrir la lame de fond qui brisera la cellule familiale, nous nous approprions peu à peu le passé de chacun des protagonistes ainsi que les liens qu'ils entretenaient entre eux avant le drame.

La nature de la "lame de fond" a été une vraie surprise pour moi, au point que je suis revenue en arrière pour vérifier que je n'avais pas raté un indice. En dehors de cette découverte, il ne faut pas s'attendre à un suspense insoutenable. Nous ne sommes pas dans le registre du thriller. Ce qui fait l'intérêt du roman, c'est la façon dont sont décris les personnages et leur histoire personnelle. Celle de Van est au coeur de l'intrigue (si l'on peut parler d'intrigue). Né d'un père français aux abonnés absents, il a été élevé par sa mère vietnamienne qui l'a poussé à faire ses études en France. Il est question dans ce livre des rapports familiaux, des non-dits et du manque de communication au sein de la cellule familiale.

L'histoire familiale se reconstitue à la manière d'un puzzle. Les non-dits et le manque de communication sont, comme souvent dans les familles, plus destructeurs que les conflits. Ce n'est pas un coup de coeur mais une écoute plaisante.

Une écoute commune avec Enna

Lame de fond - Lynda Lê (audio)

Lu dans le cadre de "Écoutons un livre", rendez-vous mensuels des audio-lecteurs

Partager cet article

Repost0
15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 20:41
Écoutons un livre en février

Pour le mois de février, le thème choisi est "La famille".

Voici ce que nous avons écouté :

Géraldine : certaines n'avaient jamais vu la mer - Julie Otsuka

Malika : un don - Toni Morrison

Sandrine : la fille du train - Paula Haukins

Sylvie : lame de fond - Linda Lê

Enna : lame de fond -Linda Lê

Enna : rien ne s'oppose à la nuit - Delphine De Vigan

Enna : l'homme qui ment - Marc Lavoine

Saxaoul : Rien ne s'oppose à la nuit - Delphine De Vigan

Pour le 16 mars, le thème proposé (mais non imposé) est le suivant : "un livre écrit au 20ème siècle ou/et qui se passe au 20ème siècle" (Géraldine, tu seras dans le thème).

Si d'autres que les habitués veulent se joindre à nous, qu'ils n'hésitent pas.

Partager cet article

Repost0
13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 00:05
Grasset 2015 - 90 pages
Grasset 2015 - 90 pages

« On m’a élevée ainsi : les garçons et les filles sont à égalité. Je suis aussi libre que mon frère, ma mère est aussi libre que mon père. C’est faux. Je suis une fille, pas un garçon. J’ai 17 ans, mon corps me trahit, je vais avorter".

Dans ce petit livre qui se lit en moins d'une heure, Colombe Schneck nous raconte l'avortement qu'elle a subi il y a trente ans. C'est un épisode de sa vie qu'elle n'avait raconté à personne jusqu'ici, bien que le sujet vienne la hanter régulièrement. Un article d'Annie Ernaux dans l'humanité l'a fait sortir du silence. Dans cet article, Annie Ernaux écrivait que "rien n'était gagné pour les femmes" et que pourtant "les femmes ne se mobilisaient pas assez". Ce constat a décidé Colombe Schneck à raconter son expérience. Il lui a semblé important de venir au secours de ce droit si difficilement acquis par nos aînées mais que certains voudraient voir remis en cause.

On découvre une jeune Colombe libre, croquant la vie à pleine dents, pleine de projets et d'idées de voyages à l'étranger. Éduquée, bien entourée par des parents "dans le coup", elle était loin d'être une pauvre fille ignorant tout "de ces choses-là". Son insouciance de l'époque, elle l'avoue volontiers. Sa pilule, elle l'avait oubliée, tout simplement.

Ce petit livre est à mettre entre les mains des jeunes filles de dix-sept ans, pour leur faire prendre conscience de l'importance de la contraception mais aussi pour les déculpabiliser quand "l'accident" se produit (c'est arrivé à d'autres). L'avortement n'est pas un événement banal, on le porte toute sa vie mais parfois, pourtant, c'est la meilleure solution. En évoquant cet enfant qu'elle n'a pas eu, Colombe Schneck dit ceci : "Je peux l'écrire désormais, ton absence m'accompagne depuis trente ans. Ton absence m'a permis d'être la femme libre que je suis aujourd'hui".

Un témoignage pudique et émouvant qui apporte sa pierre à l'édifice du droit à l'avortement.

l'avis de Noukette

Partager cet article

Repost0
10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 00:04
rue de Sèvres 2015 - 168 pages
rue de Sèvres 2015 - 168 pages

La guerre de 14 tire à sa fin quand Albert Maillard et Edouard Péricourt frôlent la mort sur un champ de bataille. Le premier s'en sort sans séquelles, sinon psychologiques alors que le second perd la moitié du visage. Les deux hommes, d'origines sociales différentes, ne se seraient jamais côtoyés si Edouard n'avait pas sauvé la vie de son camarade.

On les retrouve après la guerre, partageant le même logement, Albert travaille pour deux et Edouard se fait désormais appeler Eugène. Il ne veut plus voir sa famille et notamment son père, un homme froid qui n'a jamais accepté sa fantaisie. Le brave Albert tente de distraire son ami sans visage. Ce dernier, souffrant le martyre, physiquement et psychologiquement, se laisse aller à l'apathie, se droguant plus que de raison pour calmer la douleur. Il se fabrique des masques pour passer le temps (il a toujours aimé dessiner). Un jour lui vient une drôle d'idée : monter une escroquerie en se faisant de l'argent sur le dos des morts de la guerre. Albert finira par le suivre dans sa folle aventure...

C'est la première fois que je lis une adaptation d'un roman en bande dessinée. Mon ressenti est très positif même si j'avoue avoir été un peu frustrée par la version très épurée du texte, en comparaison du pavé de 600 pages de Pierre Lemaitre. L'essentiel y est mais je me demande si l'histoire n'est pas difficile à saisir si l'on a pas lu le roman auparavant.

Ce sont les dessins, remarquables, qui portent l'histoire. Je n'ai pas noté de décalages entre les personnages tels que je les imaginais, et la façon dont Christian De Metter les a croqués. Il est resté très fidèle aux descriptions assez minutieuses de Pierre Lemaitre. Les visages sont dessinés de façon réaliste, notamment celui d'Edouard Péricourt, assez saisissant avec sa moitié de visage en moins. Les masques d'Edouard sont également très réussis.

C'est une très belle adaptation.

L'avis de Leilonna et ceux de Noukette - Antigone - Jérôme (qui n'ont pas lu le roman au préalable mais que cela n'a pas dérangé).

Au revoir là-haut - Pierre Lemaitre (BD)

vous pouvez cliquer sur la planche pour l'agrandir.

Au revoir là-haut - Pierre Lemaitre (BD)

La BD de la semaine, c'est chez Noukette aujourd'hui

Partager cet article

Repost0
6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 17:56
Phlippe Rey - 192 pages - août 2015
Phlippe Rey - 192 pages - août 2015

"C'est pour ça que je vivrai ta vie, que mon sang aura désormais toujours 16 ans. Tu me regarderas et me guideras selon ce que tu fus, ce que tu promettais, ce que tu aimais de moi. Je vais exister par en-dessous, par soustraction, par extension de toi, dans la copie de ta pudeur contre mon excentricité, de ta réserve contre mon exubérance, de ton repli contre mes tripes à l'air".

Ce livre a passé plusieurs semaines sur ma table de chevet avant que je me décide à l'ouvrir. J'ai lu les premières lignes, pour me faire une idée du style et l'ai lu quasiment d'une traite, subjuguée par le style de l'auteure.

Quelques semaines après la mort brutale de Camille, terrassée par une forte fièvre, Sophie Daull a pris sa plume pour raconter ce cauchemar épouvantable. Elle évoque les quatre jours où sa fille s'est battue contre un mal diagnostiqué par le corps médical comme une simple grippe. Elle nous fait partager la sidération ressentie, quand au terme de sa lutte, le corps de Camille s'est arrêté de vivre. Ensuite, il a fallu s'atteler aux démarches qui permettent de mettre la douleur à distance un moment.

C'est à sa fille que Sophie Daull s'adresse tout au long du récit en utilisant un "tu" qui la rend vivante à nos yeux. Le thème évoqué me faisait peur mais je ne regrette pas d'avoir dépassé mon appréhension. Sophie Daull a su trouver les mots justes pour raconter les faits sans aucune once de pathos et même une certaine dose d'humour (ou peut-être plus justement d'ironie). Elle parvient à sous insuffler la force qui lui permet de tenir debout.

Camille, mon envolée - Sophie Daull

Ce récit est d'une dignité, d'une poésie, d'une beauté à couper le souffle. Si vous hésitez à vous lancer, je vous conseille de regarder cette vidéo où Sophie Daull présente elle-même son livre.

Les avis (très positifs également ) d' Antigone - Mirontaine - Martine - Laure

Stephie nous explique pourquoi ce livre n'est pas pour elle.

Partager cet article

Repost0
4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 22:12

J'ai eu pas mal de commentaires suite à mon billet sur "L'arabe du futur". J'ai cherché sur internet des vidéos où Riad Satouff s'explique sur son projet et j'ai trouvé cet extrait d’émission qui nous éclaire un peu plus sur sa démarche.

C'est une BD qui soulève beaucoup de questions, en cela je la trouve vraiment intéressante. Avoir des réponses (au moins en partie), c'est encore mieux.

Partager cet article

Repost0
3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 00:41
L'arabe du futur 2 - Riad Sattouf (BD)

Dans le premier opus (l'Arabe du Futur 1/ 1978-1984), Riad Sattouf nous racontait sa petite enfance, de la naissance à 6 ans. Né d'une mère bretonne et d'un père syrien, Riad a été confronté à deux cultures qui lui font faire le grand écart. Entre sa grand-mère bretonne et sa grand-mère syrienne, il était difficile de trouver un quelconque point commun. La singularité de l'enfance de Riad m'avait frappée à la lecture de ce premier tome. Je dois même dire que je m'étais demandé s'il ne forçait pas le trait quand il évoquait la vie quotidienne et Libye et en Syrie. L'aveuglement du père par rapport aux régimes dictatoriaux en vigueur m'avait sidérée tout autant que l'effacement de sa mère devant son mari.

Dans le deuxième opus, qui couvre les années 1984 et 1985, Riad découvre l'école. J'ai été de nouveau interloquée par ce que rapporte l'auteur. On est dans la même lignée que le premier tome. Le père de Riad est toujours aussi peu critique vis à vis du régime d'Hafez-Al-Assad. En revanche, et cela m'a fait plaisir, il m'a semblé que la mère s'affirmait davantage. Quant au petit Riad, il ne veut pas décevoir son père. Il met donc un point d'honneur à se comporter un bon petit écolier syrien, subissant sans broncher la méchanceté de la maîtresse et l'injustice qui règne à l'école. Je ne vous cacherai pas que certaines situations sont si grotesques et ubuesques que cela en est presque dérangeant. L'humour et l'autodérision, omniprésents, atténuent toutefois cette impression.

Deux autres tomes sont prévus, le 3ème est en cours d'élaboration, je crois. Je m'en réjouis car c'est une BD vraiment très plaisante à lire. Les dessins sont savoureux et le texte tout autant.

L'avis de Jérôme

L'arabe du futur 2 - Riad Sattouf (BD)

.

L'arabe du futur 2 - Riad Sattouf (BD)

La BD de la semaine, c'est chez Yaneck

Partager cet article

Repost0
1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 00:34

Comme chaque mois, voici un aperçu de mes loisirs.

Côté livres,

L'ouvrage le plus marquant de mes lectures de janvier est le roman de Sophie Daull "Camille, mon envolée".

Je vous en parle dans quelques jours.

Janvier, des livres et quoi d'autre ?

Côté cinéma, je suis allée voir "Demain", de Cyril Dion et Mélanie Laurent, encouragée par une amie qui me l'avait vivement conseillé. C'est un documentaire que je n'aurais sans doute pas eu l'idée d'aller voir de ma propre initiative.

Janvier, des livres et quoi d'autre ?

.

En partant du constat que notre monde va mal sur plusieurs plans (économique, écologique, sociétal) et court à sa perte si rien n'est fait pour stopper les processus enclenchés, Cyril Dion et Mélanie ont fait le tour du monde pour rencontrer des personnes qui refusent cette fatalité et proposent à leur échelle des solutions alternatives.

Je dois dire que ce documentaire m'a fait rêver. Mais nous sommes loin des modèles proposés. C'est une véritable révolution culturelle qu'il faudrait mettre en place pour que ces expériences formidables soient transposables à grande échelle. Cela dit, chaque individu a la possibilité d'agir, s'il en a la volonté, pour tenter de se comporter en citoyen responsable et cheminer vers la voie proposée par le film. La balle est donc dans notre camp à tous.

La bande annonce résume bien les thèmes évoqués :

Côté DVD :

J'ai conseillerai deux films très différents.

La vie des autres - de Florian Von Donnersmarck en 2006 (film allemand)

Janvier, des livres et quoi d'autre ?

Nous sommes à Berlin Est, en 1984. Le mur n'a pas encore été abattu et la Stasi (police politique de la R-D-A) surveille de près les intellectuels qui sympathisent avec les idées de "l'ennemi" occidental. Le dramatuge Gorge Dreyman, bien que très discret sur ses opinions politiques, va faire l'objet d'une surveillance rapprochée car sa compagne attire la convoitise d'un ministre qui se débarrasserait bien du mari. Un agent de la stasi, Wiesler, est mis sur le coup. Mais les convictions de Wiesler, fasciné par le couple, vacillent peu à peu...

Voilà vraiment un excellent film historique, qui permet de bien comprendre ce que pouvait être la vie des habitants de la RDA du temps de la guerre froide. L'histoire est un peu lente à démarrer mais on ne s'ennuie pas pour autant car il faut prendre le temps de bien s'approprier le contexte. La tension monte crescendo jusqu'au dénouement. Ce film intelligent, très bien interprété, a obtenu l'oscar du Prix étranger en 2007.

A voir absolument si ce n'est déjà fait !

.

Comme un avion de Bruno Podalydès (avec notamment Denis Podalydès, Sandrine Kiberlain et Agnès Jaoui)

Janvier, des livres et quoi d'autre ?

.

Michel, la cinquantaine, traverse une crise de milieu de vie et se cherche une passion. Au début du film, ce sont les avions qui l'obsèdent. Mais quand ses copains lui offrent des cours d'aviation, il met un terme à sa lubie (il n'a aucune envie de voler) et s'en trouve une autre : le kayak. En cachette de sa femme dans un premier temps, il acquière le matériel et s'exerce sur son toit. Une fois prêt (enfin, à sa façon) il pose une semaine de congés et annonce à sa femme qu'il va partir seul sur son kayak. Cette dernière l'accompagne à l'endroit où il a décidé de mettre son kayak à l'eau et c'est parti pour l'aventure.

J'ai regardé ce DVD en famille et je vous avouerai qu'au début du film, nous avons eu un gros doute sur le fait qu'il puisse nous plaire. Mais peu à peu, la bonne humeur des personnages nous a gagnés et nous avons commencé à éclater de rire devant certaines scènes vraiment cocasses. La nonchalance de Michel fait de lui un personnage attachant et impayable. Il y a beaucoup de "loufoqueries" dans ce film mais on laisse prendre au jeu avec un certain bonheur. J'ajouterai que les musiques qui accompagnent le film sont particulièrement bien choisies.

Ce n'est pas le chef d'oeuvre du siècle mais c'est un film sympa auquel je pense en souriant et en chantonnant "Le temps de vivre de Georges Moustaki" (que l'on retrouve dans la playlist du film et qui résume bien son état d'esprit).

Partager cet article

Repost0