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Ecoutons un livre

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Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

1 juin 2020 1 01 /06 /juin /2020 09:28

Hello !

Chaque année, je participe  au mois anglais. Je n'ai jamais le temps de lire autant que je le voudrais mais j'adore l'ambiance so british de ce mois thématique animé par Lou et Titine (et cette année Lamousmé). Cet évènement évoque aussi, pour moi, l'été qui se profile et les lectures sur la chaise longue.

Cette année, j'ai commencé mes lectures en mai. J'ai lu et beaucoup aimé "Retour à Manderley" de Tatiana De Rosnay. Je suis actuellement dans la dernière ligne droite de "Bienvenue au club" de Jonathan Coe et je m'apprête à commencer en version audio le premier opus des Détectives du Yorkshire.

Je ferai quelques billets cinéma. J'ai regardé plusieurs films anglais ces dernières semaines (de styles et d'époques diverses) dont j'ai envie de dire quelques mots.

What else ?

Je sais pas précisément car j'ai une très grosse Pal anglaise et je pense y piocher selon mes envies du moment...  J'essayerai de me caler sur les thèmes choisis par les organisatrices pour une partie des lectures mais je me laisse la liberté de sortir de ligne conductrice !

Voici le programme "officiel" (en bleu les dates où je sais d'ores et déjà que je participerai)

3 juin : Un roman policier d’Agatha… Christie ou Raisin (avec le Challenge British Mysteries)
6 juin : Londres, en littérature mais pas que !
9 juin : Romancière anglaise au choix
11 juin : Epoque victorienne (roman victorien, néo-victorien, essai…)
13 juin : Lecture jeunesse
15 juin : Vintage novel (Cluny Brown, Angela Thirkell, romans Persephone…)
18 juin : Essai ou biographie
21 juin : Tessa Hadley
23 juin : Cosy mystery (avec le Challenge British Mysteries)
26 juin : Une bande-dessinée
29 juin : Barbara Pym

And sorry...

Mon mois anglais commencera par une lecture estonienne (il me reste à chroniquer ma dernière lecture pour le Prix audiolib 2020). Je publierai également cette semaine mon classement pour le Prix Audiolib. J'aurais dû le faire la dernière semaine de mai mais le beau temps m'a éloignée de mon écran d'ordinateur.

Après cela, l'ambiance sera anglaise jusqu'au 30 juin.

See you soon for...

 

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31 mai 2020 7 31 /05 /mai /2020 20:50

Audiolib 2020 (Les éditions de Minuit) - 4 h 28 - lu par Dominique Pinon

Au début du confinement, j'avais tenté d'écouter ce roman, espérant qu'un peu de fantaisie me permettrait d'adoucir le climat anxiogène du moment. Je partais plutôt confiante, après avoir lu précédemment deux titres de l'auteur. Hélas, j'ai écouté la première heure du CD deux fois de suite, sans capter grand chose à l'histoire. Je suis passée à un autre titre avec l'idée de reprendre plus tard mon écoute mais la troisième tentative n'a pas été plus concluante. Je n'ai pas réussi à me laisser embarquer par Gérard, ancien steward (raté), qui s'installe comme détective privé pour tenter de gagner sa vie.

Comme compagnon de balade (je lis audio en marchant), Gérard s'est révélé barbant. Je ne dirai pas qu'il ne m'a pas fait sourire de temps en temps, mais je l'ai trouvé le plus souvent creux, à l'image de l'histoire, que je n'ai d'ailleurs pas finie. Je ne saurai pas comment se termine l'enquête foireuse dans laquelle Gérard s'est engagé après qu'une météorite soit tombée dans son quartier (je ne crois pas qu'il y ait de relation de cause à effet). Je doute que Gérard soit un grand détective et qu'il ait fait des miracles mais comme nous ne sommes pas dans la vraie vie, tout est possible !

Ma déception n'est nullement imputable au lecteur, Dominique Pinon, qui est tout à fait à l'aise dans ce type d'interprétation.  Mon abandon n'est pas non plus en lien avec le style de l'auteur, que j'avais découvert et beaucoup apprécié dans "14" .  Je crois tout simplement que la "loufoquerie" me lasse très vite et que ce livre n'était pas fait pour moi.

L'avis de Enna (pas plus enthousiaste que moi)

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2020

challenge "Écoutons un livre"

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29 mai 2020 5 29 /05 /mai /2020 20:58

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24 mai 2020 7 24 /05 /mai /2020 15:24

Audiolib 2020 (1989 Christian Bourgois) - Traduit de l'anglais par Hortense Chabrier et Sylviane Rué

Lu par Anne Alvaro - 12 h 38

Toni Morrison (1931-2019) est une grande dame de la littérature afro-américaine dont j'ai lu plusieurs ouvrages. En commençant un de ses livres, je sais que je vais entreprendre une lecture exigeante mais oh combien passionnante ! Je sais aussi que découvrir ce genre de roman en version audio peut apporter une difficulté complémentaire.

Le roman "Beloved" est inspiré de la vie de Margaret Garner, une esclave afro-américaine qui a échappé à l'esclavage. Plutôt que de condamner sa fille au sort qui a été le sien, elle a fait le choix de l'égorger. A partir de ce fait divers terrible, Toni Morrison a écrit un roman sensible et émouvant. A la manière d'une tragédie grecque, avec ce style qui lui est propre et que l'on trouve dans tous ses romans, elle a redonné vie à Margaret (dénommée Sethe dans le roman). 

"Beloved" est dans l'histoire une figure énigmatique. Un voile de mystère l'enveloppe dès le début de l'histoire. Cette jeune fille arrive un jour (on ne sait d'où) au "124", une maison de Bluestone, près de Cincinnati (Ohio). Nous sommes dans les années 1870. Dans cette maison, hantée par le fantôme d'une petite fille morte, vivent Sethe et sa fille Denvers. Leur vie se trouve bouleversée par l'arrivée de Beloved, qui prend toute la place. Elle finit même par chasser Paul D, ancien camarade d'infortune de Sethe et installé depuis peu au 124. Paul D fait partie de la vie d'avant, celle de la plantation où tous deux étaient esclaves...

Nous naviguons entre le passé et le présent, le vrai et le paranormal. Il faut accepter de ne pas tout comprendre immédiatement, être patient car tout finit par se mettre en place. J'avais la version papier dans ma Pile à Lire et m'y suis régulièrement plongée pour relire certains chapitres qui me semblaient obscurs ou que j'avais écoutés sans être suffisamment concentrée. Je ne vous dirai pas que c'est une lecture facile mais elle est essentielle, nous plongeant avec un réalisme saisissant dans l'horreur de ce que fut l'esclavagisme afro-américain.

"Que tout Blanc avait le droit de se saisir de toute votre personne pour un oui ou pour un non. Pas seulement pour vous faire travailler, vous tuer ou vous mutiler, mais pour vous salir. Vous salir si gravement qu'il vous serait à jamais impossible de vous aimer. Vous salir si profondément que vous en oubliiez qui vous étiez et ne pouviez même plus vous en souvenir."

La lectrice, Anne Alvaro, a réalisé un vrai travail d'interprétation, tentant de restituer au lecteur toute la richesse et sa profondeur du texte. C'est parfois réussi, d'autre fois moins. Ce genre de texte est difficile à interpréter. Une voix "plate" ne convient pas mais le juste milieu est difficile à trouver. Je me demande si c'est une bonne idée de lire ce texte pour la première fois en version audio. Le fait d'avoir à disposition la version papier m'a grandement facilité la tâche, je dois dire.

Une écoute exigeante, avec une belle récompense à la clé si on s'accroche.

Lu dans le cadre du  Prix Audiolib 2020

challenge "Écoutons un livre"

 

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16 mai 2020 6 16 /05 /mai /2020 17:35

Dans les années 50, nous faisons la connaissance d'une jeune américaine, Eliza Donneley, qui vient d'arriver à Paris. Elle se sent traquée et prend des précautions pour passer inaperçue. Elle se fait appeler Violet Lee.

Dans une situation précaire, elle trouve un travail alimentaire de baby sitter qui lui permet de continuer à pratiquer sa passion pour la photographie. La jeune femme se fait des amies et tombe folle amoureuse d'un américain qui séjourne dans la capitale. Une autre rencontre marque son "époque parisienne", celle d'un musicien aveugle, dont elle gardera la fille et avec lequel elle s'installera. 

Nous découvrons, au fil du roman, le passé de la jeune femme et les raisons de sa fuite. Eliza a laissé derrière elle mari et enfant. Tiraillée entre l'insouciance du climat d'après-guerre et son lourd secret, la jeune femme apprend à vivre sans son fils. Cette première partie se déroule à dans la capitale française, dans une ambiance "à la Robert Doisneau". 

Le bouquet de jonquille - Paris 1950 - Robert Doisneau

La seconde partie offre un tout autre décor. Nous voyageons jusqu'à Chicago, dans les années 70, en plein mouvement des droits civiques et d’opposition à la guerre du Vietnam. En arrivant sur place, Eliza fait quelques recherches pour retrouver son fils et trouve sans peine sa trace. Le jeune homme ne l'attend pas à bras ouverts, ne connaissant pas les causes véritables du départ de sa mère, il y a vingt ans. Leurs idées politiques communes créeront toutefois, au fil du temps, une forme de complicité.

Émeutes raciales à Chicago en 1968

La période "Chicago" est intéressante mais je l'ai trouvée un peu artificielle, comme si l'autrice avait voulu raccrocher deux thèmes qui lui tenaient à coeur : le Paris des années 50 et le Chicago ségrégationniste des années 70. Cette impression s'est confirmée quand j'ai écouté l'interview de l'autrice qui nous est offerte à la fin du livre-audio. Les deux parties du roman sont si distinctes que j'ai eu un peu de mal à passer d'un univers à un autre, à raccrocher les deux histoires entre elles. Que s'est-il passé entre les deux périodes pour Eliza/Violet ? Nous ne le savons pas vraiment.

Je n'ai pas été convaincue par l'interprétation de la lectrice. J'aurais préféré une voix plus assurée, moins "fleur bleue".  C'est assez rare que je fasse ce constat, mais ce décalage entre la voix de la conteuse et l'idée que je me fais du personnage m'a gênée du début à la fin.

Gaelle Nohant est une autrice dont j'ai aimé les précédents romans mais je dois reconnaître que je suis restée à distance de celui-ci.

Lu dans le cadre du  Prix Audiolib 2020 .

Le billet d'Enna

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4 mai 2020 1 04 /05 /mai /2020 23:23

Audiolib (Sabine Wespieser 2019) - 5 h 52 - lu par Claire Cahen

Edna O'Brien est une romancière d'origine irlandaise née en 1930, qui vit aujourd'hui à Londres. Je m'attendais à lire un roman se passant en Irlande, j'ai donc donc été surprise de découvrir sur la quatrième de couverture que mon écoute allait me mener au Nigéria.

"J’étais une fille autrefois, c’est fini. Je pue. Couverte de croûtes de sang, mon pagne en lambeaux. Mes entrailles, un bourbier".

Edna O Brien se met dans la peau d'une jeune nigériane, Maryam, enlevée par Boko Haram avec d'autres jeunes filles, dans leur école. Nous suivons le calvaire épouvantable de Maryam (viol, torture), son mariage forcé puis son retour dans sa famille après une fuite éprouvante. Maryam ne revient pas seule mais avec un enfant, issu de son mariage forcé. On pourrait imaginer que ce retour marque la fin du calvaire de la jeune fille mais il n'en est rien. La famille rejette l'enfant et craint que Boko Haram ne vienne dans le village à leur recherche. Maryam doit fuir de nouveau.

"Chacune cherchait un coin où s’isoler, car même si on n’était que des salopes pour eux et qu’on se trouvait répugnantes, on s’accrochait aux derniers lambeaux de dignité. Chaque fille cherchait un coin à soi, puis une flaque ou un ruisseau pour se laver. Et chacune de nous priait que les prochaines règles viennent. Des filles mangeaient des racines ou des feuilles pour ne pas être enceintes".

Edna O'Bien s'est emparée d'un sujet difficile. Afin de se faire une idée plus juste de la situation, elle s'est rendue sur au Nigeria afin de recueillir des témoignages.  Certaines scènes sont très éprouvantes, notamment les scènes de viol. En dehors de cet aspect, qui peut poser difficulté au lecteur, le roman se lit facilement. Si je n'ai rien appris de nouveau sur les exactions de Boko Haram, le roman m'a sensibilisée sur la réintégration dans les familles des jeunes filles enlevées, que je n'imaginais pas si compliquée. J'ai trouvé Maryam attachante, courageuse et résiliente. Toutes les jeunes filles qui vivent cette expérience ne s'en sortent certainement pas aussi bien.

La version audio est parfaitement réussie. La voix de la lectrice fait corps avec le personnage de Maryam et ajoute de la puissance au roman.

Un roman intéressant. 

L'avis d'Enna (moins enthousiaste que moi).

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2020.

Challenge "Écoutons un livre".

 

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28 avril 2020 2 28 /04 /avril /2020 20:46

Août 1997 -368 pages

Pour le mois belge, j'avais lancé, au moment de sa préparation, l'idée d'une lecture commune autour d'Henri Bauchau. J'aime me frotter de temps en temps à des lectures exigeantes mais Je ne pouvais pas imaginer que celle-ci tomberait à un moment où ma concentration ne serait pas idéale. J'ai tout de même sorti ce livre de ma pile à lire et, si j'ai eu plusieurs petits coups de mou, je n'ai pas flanché. J'en suis ravie car c'est une lecture passionnante, qui m'a permis de renouer avec un auteur que j'aime beaucoup, tout en  me plongeant dans la mythologie grecque.

Un petit mot tout d'abord sur Henri Bauchau, de nationalité belge et de langue française. L'auteur est né en 1913 et mort en 2012, à l'âge de 98 ans. On commençait presque à le croire éternel. Poète, romancier, dramaturge et psychanalyste, Il laisse derrière lui une oeuvre impressionnante (recueils de poésie, essais, pièces de théâtre, journaux et romans).

Henri Bauchau

"Antigone" fait partie d'une trilogie consacrée aux récits hérités de la tradition grecque. J'ai lu le premier opus "Œdipe sur la route" il y a quelques années. J'étais persuadée qu'Antigone était le second de la trilogie mais je viens de découvrir que c'est le troisième. Je n'ai pas eu l'impression qu'il me manquait des éléments de compréhension, ce qui me fait dire qu'il est possible de lire les ouvrages indépendamment les uns des autres. Je ne suis pas une spécialiste de la mythologie grecque et je n'ai pas fait d'études de lettres. Je ne vais donc pas me lancer dans une analyse de l'oeuvre mais je vais tenter de vous dire ce que j'en ai compris et comment j'ai vécu cette lecture.

Antigone est la fille d’Œdipe et de Jocaste. A la mort de leur père, ses deux frères (des jumeaux) Etéocle et Polynice se disputent le trône de Thèbes. Antigone, qui a accompagné Œdipe jusqu'à sa mort, est de retour à Thèbes après 10 ans d'errance sur la route. Elle s'est donné pour objectif de raisonner ses frères afin de les empêcher de se battre l'un contre l'autre.

Antigone, assoiffée de justice, consacre son temps aux autres. Elle recueille et soigne les malades, n'hésitant pas à mendier pour leur acheter de la nourriture et des médicaments. La jeune femme ne veut pas s'immiscer dans les jeux politiques et mise sur sa capacité à convaincre ses frères de ne pas se battre. Sa stratégie échouera et son intervention amènera finalement Thèbes aux mains de son oncle Créon, qui n'a pas la volonté d'apporter à la ville la paix et la justice. Sa lutte est presque perdue d'avance mais Antigone se battra jusqu'au bout, avec un certain entêtement il faut bien le dire. 

"C'est aussi tellement toi, Antigone, cette confiance intarissable dans l'action de la vérité, dont on ne sait si elle est magnifique ou seulement idiote. Crois-tu qu'on peut sans délirer, espérer comme tu fais ? Est-ce que tu penses que les jumeaux te comprendront et que même s'ils te comprennent, cela les fera sortir de leur passions ?"

J'ai beaucoup aimé Antigone, si humaine et altruiste. Son plan a échoué mais elle a tout tenté, tout donné, y compris sa vie. J'ai aimé également les personnages secondaires : la soeur d'Antigone, Ismène, si douce et raisonnable, ses amis masculins qui la soutiennent et font office d'anges gardiens...

Nous retrouvons dans cette "Antigone" la passion de Bauchau pour les arts (Antigone est douée pour la sculpture). L'auteur utilise ses connaissances dans les domaines de la psychologie et de la psychanalyse. Il nous démontre que l'amour-haine entre les deux frères provient de leur petite enfance et des relations avec leur mère. 

Henri Bauchau nous offre de beaux portraits de femmes qui évoluent dans une société patriarcale où la gent féminine a la place que veut bien lui laisser l'homme. L'Antigone de Bauchau est une rebelle, féministe avant l'heure. l'écrivain met l'accent, à plusieurs reprises, sur les disparités hommes-femmes. Il fait dire par exemple à Ismène :

"Je dis oui à mon enfant, Antigone, c'est un bonheur mais à cause de lui je ne suis plus libre. Créon a le pouvoir de te tuer et moi je vais devoir me taire, comme font les femmes depuis toujours, les femmes qui ont des enfants."

"Antigone" est un roman foisonnant, riche et parfois exigeant. La plume et le talent de Bauchau m'ont permis de rester captivée jusqu'au bout même si, je le reconnais, cette lecture m'a demandé un petit effort.

Si vous souhaitez allez à la rencontre de Bauchau je vous conseille également "Le boulevard périphérique"ou l'enfant bleu.

Le billet de Marylin

Chez Antigone

 

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27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 23:18

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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 23:34

Editions Pataquès - 54 pages - 2019

De Fabcaro, j'avais lu eu, en 2017, un coup de coeur pour "Zaï zaï zaï zaï". Mon fils avait été emballé également. J'ai donc eu envie de lui offrir une autre BD de l'auteur. J'ai choisi "Open bar (première tournée)". Manque de chance, quelqu'un m'a précédée. Je me suis donc retrouvée avec l'ouvrage sur les bras. "Open Bar" a dormi quelques mois dans ma PAL (curieusement je n'avais plus envie de le lire). Je l'ai sorti un dimanche où j'avais besoin de légèreté.

Il ne s'agit pas d'une seule et même histoire (comme dans "Zaï zaï zaï zaï") mais d'une succession de gags. Fabcaro met en scène des moments de la vie quotidienne, en couple, en famille ou entre amis. Il se moque des tendances du moment et du "politiquement correct".

Un petit exemple :

En écrivant ce billet, je m’aperçois que je n'ai pas prêté attention au graphisme à la première lecture. J'ai lu les bulles sans me soucier vraiment des dessins. En m'y replongeant, je me rends compte que les dessins sont quasi-identiques pour une même histoire. Je trouve incroyable de ne pas l'avoir remarqué la première fois. 

Grâce à "Open Bar" j'ai oublié l'espace d'une heure que nous vivions une période difficile. Merci à Fabcaro pour ce moment de légèreté qui m'a fait le plus grand bien. Mon enthousiasme n'a toutefois pas été aussi flagrant qu'avec Zaï zaï zaï zaï", que j'avais trouvé excellent.

La BD de la semaine, c'est chez Stephie

 

L'objectif Pal c'est chez Antigone

 

 

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18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 23:48

Audiolib (Albin Michel 2019) - lu par Audrey Sourdive - 6 h 15

Le hasard fait que j'ai lu récemment plusieurs ouvrages centrés sur la condition des femmes. Une nouvelle fois, j'ai été sidérée de constater à quel point la liberté des femmes est bafouée dès que le contexte le permet. Dans "le bal des folles", l'auteur nous fait découvrir un épisode de l'histoire du célèbre hôpital "La Salpêtrière", dans le treizième arrondissement de Paris. Nous sommes transportés au 19ème siècle, dans une société patriarcale qui ne peut accepter qu'une femme ne soit pas dans la norme. A la Salpêtrière on enferme les homosexuelles, les femmes qui ont subi des violences ou qui souffrent de dépression mais aussi celles qui "sortent du lot" par leur originalité.

L’hôpital de la Salpétrière

Le personnage principal du roman est une jeune femme qui voit des esprits. Elle ne fait de mal à personne mais sa bizarrerie fait peur à sa famille qui fait le choix de l'interner dans le service du professeur Charcot, à la Salpêtrière. Eugénie ne se sent pas à sa place dans l'établissement et va tout faire pour en sortir. Par un stratagème, elle parvient à obtenir l'aide d'une infirmière rigide et en apparence sans cœur. Eugénie décèle une faille chez Geneviève et l'amène à plaider sa cause. La cuirasse de l'infirmière est ébranlée. Elle commence à évaluer d'un œil nouveau l'hôpital dans lequel elle travaille depuis des années.

Le titre du roman est un peu trompeur. S'il est question d'un bal qui est donné chaque année à l'hôpital, l’événement n'occupe qu'une partie du roman. Ce bal est toutefois révélateur de l'hypocrisie du système. On enferme des femmes contre leur gré mais on fait croire au public, en les exhibant une fois dans l'année, qu'elles s'amusent dans ce lieu sinistre.  Le reste du temps, elles subissent toutes sortes d'essais expérimentaux.

Le bal des femmes
Une séance d'hypnose

Cet ouvrage fera probablement partie de mon top 5 pour le Prix audiolib 2020.  Victoria Mas a choisi un thème original et l'a bien traité. L'aspect historique m'a beaucoup intéressée. J'ai été emportée par le rythme du texte, qui s'écoute sans difficulté. L'interprète est Audrey Sourdive dont j'ai découvert la voix très récemment dans "Retour à Birkenhau".

Je conseille !

 

Challenge "Écoutons un livre".

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