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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 14:16

Arléa - janvier 2020 - 223 pages

"Ne quittez pas" est un recueil de quarante nouvelles.  L'autrice s'est amusée à recenser des tranches de la vie quotidienne en lien avec le téléphone.  Certaines sont actuelles, d'autres en rapport avec un passé révolu. L'usage du téléphone a évolué dans le temps. Aujourd'hui, les mails, SMS, messageries instantanées... remplacent partiellement le téléphone. Il n'en est pas question ici et, si dans quelques scénettes nous croisons un téléphone portable, c'est le téléphone "traditionnel" qui est mis en avant.

A plusieurs occasions, j'ai replongé dans mes souvenirs. Un chapitre est par exemple consacré aux cabines téléphoniques. Je me suis souvenue que je les utilisais surtout  pour appeler mes parents quand j'étais au lycée puis étudiante à 200 kilomètres de chez moi. J'appelais aussi mon amoureux du moment.... Marie Sizun nous fait remarquer le côté confidentiel qu'avaient ces lieux, les conversations restaient secrètes.  Aujourd'hui, les gens marchent dans la rue (enfin quand je dis aujourd'hui ... hier, avant le coronavirus !), suspendus à leur téléphones portables, sans prêter attention aux oreilles indiscrètes.

Le téléphone est un moyen d'annoncer un événement marquant. Nous nous  souvenons précisément du lieu où nous nous trouvions quand l'annonce de la mort d'un proche nous a été faite par téléphone. C'est le thème du chapitre "Mort par téléphone". 

Marie Sizun a recensé tous les petits agacements qui font le charme du téléphone : l'erreur de numéro, les quiproquos, la ligne brouillée, le "pas de réseau" mais aussi quand il n'y a personne au bout du fil...

L'ouvrage n'est pas à lire d'une traite. Il est préférable de picorer une histoire par ci, par là. C'est ce que j'ai fait et des souvenirs me sont revenus, en écho aux anecdotes et histoires relatées par Marie Sizun.

Billet écrit avant le coronavirus  (non publié) et complété ce jour.... 

Le téléphone joue un rôle primordial en cette période de confinement. Je pense notamment  aux personnes âgées qui se trouvent isolées physiquement de leur famille. 

Alors, prenez soin de vous et appelez ceux que vous aimez !

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7 mars 2020 6 07 /03 /mars /2020 16:20

Albin Michel - 2020 - 14 h 01

Je vous présente aujourd’hui le dernier opus de la trilogie "les enfants du désastre" de Pierre Lemaitre. J'étais impatiente de découvrir ce titre et ravie de le découvrir dans la sélection des romans en lice pour le Prix Audiolib 2020.

Pierre Lemaitre a l'art et la manière de décrire des scènes inoubliables. Une de celles que je retiendrai cette fois se situe au début de l'histoire. Une jeune femme prénommée Louise court dans la rue, nue. Louise est un personnage secondaire de "Au revoir là-haut". Nous l'avions laissée enfant, nous la retrouvons adulte. Elle est institutrice durant la semaine et sert dans un restaurant le week-end.

Un jour, un habitué du restaurant fait une étrange proposition à Louise, qu'elle accepte après réflexion. Cet homme veut tout simplement la voir nue, contre une coquette somme d'argent. Le rendez-vous, qui se tient dans un hotel, tourne mal (mais pas dans le sens où vous pouvez l'imaginer). Louise se retrouve dehors, nue. Qui est cet homme ? Nous l'apprendrons dans la seconde partie du roman. Mais avant cela, nous ferons un petit séjour sur la ligne maginot, dans les tranchées. Nous ferons la connaissance de plusieurs personnages dont Raoul et Gabriel, deux soldats que nous croiserons plus tard sur les routes d'une France en pleine débâcle.

Dans cette drôle de guerre, rien n'est impossible et Pierre Lemaitre nous offre quelques scènes jubilatoires. Certaines m'ont fait penser au film "La septième compagnie", tant il force le trait. Sur les routes de l'exode, en plus de nos deux soldats, nous retrouverons Louise et Jules (le patron du restaurant dans lequel elle travaille) ainsi que d'autres personnages, qui tous verront leur destin basculer.

J'ai vraiment passé un excellent moment avec cette galerie de personnages. Si la première partie est un peu lente (j'ai eu peur d'être déçue), le rythme s’accélère progressivement. La dernière partie du roman ne laisse aucun répit et nous permet de rassembler toutes les pièces du puzzle. 

Audiolib nous offre, en bonus, un entretien réalisé avec Pierre Lemaitre, qui nous donne quelques informations sur sa démarche d'écriture. Il s'est beaucoup documenté, ressortant de l'oubli quelques faits historiques.

"Miroir de nos peines" n'est pas, selon moi, le meilleur opus de la trilogie mais il est tout à fait dans la lignée des précédents. Pour rien au monde je ne l'aurais lu en version papier car Pierre Lemaitre lisant son texte, c'est vraiment la cerise sur le gâteau. On sent qu'il "s'éclate" en lisant ses romans. Il y met tout son coeur et apporte une réelle plus-value au texte papier.

Un très bon divertissement !

 

 

 

 

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29 février 2020 6 29 /02 /février /2020 00:15

 

A l'occasion du challenge "African-American History Month", j'ai regardé "Green book", que j'avais repéré à sa sortie en France mais pas eu l'occasion de voir.  Ce film relate une histoire vraie, celle de l'amitié improbable entre Tony Lip, un videur italo-américain du Bronx et Dr Don Shirley, un pianiste noir de renommée mondiale. Ce dernier cherche un chauffeur pour une tournée de plusieurs semaines. Tony, qui vient de se faire virer de son job, se présente pour le poste. Don Shirley le sélectionne pour les qualités qu'il devine chez l'homme. Il ne se trompera pas...

Au cours de la tournée, chacun va apprendre de l'autre. Tony est un peu rustre mais loyal et débrouillard. Don Shirley est cultivé, distingué et sérieux, du moins en apparence. En réalité, il ne l'est pas tant que cela. Sa solitude lui pèse et le rejet dont il fait l'objet le conduit parfois à un ras le bol qui le rend imprudent. Ils vont apprendre à se connaitre et deviendront de très bons amis. Le chauffeur est interprété par Viggo Mortensen et le pianiste par Mahershala Ali. Tous deux sont très crédibles dans leurs rôles respectifs.

 

Quelques mots sur le titre.

Le "Green Book"est le guide qui regroupait les adresses des hôtels réservés aux noirs. Don Shirley, bien que jouant dans de très grands hôtels, ne pouvait y séjourner. Il devait se contenter des hôtels du "Green Book", symbole révoltant du ségrégationnisme.

 

 

Voilà un excellent film, qui traite d'un sujet sérieux avec une bonne dose d'humourA voir à tout prix si ce n'est déjà fait.

Lu dans le cadre du challenge organisé par Enna

Aujourd'hui, le thème proposé est "une biographie" (je ne suis pas tout à fait dans le thème mais un peu tout de même...)

Don Shirley (1927 - 2013)

 

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28 février 2020 5 28 /02 /février /2020 00:04

 

Une fois par mois (le 28), je récapitule les liens des participants au challenge. 

Si vous souhaitez participer, c'est Ici

Voici les liens de février :

Enna :

L'allée du sycomore : John Grisham

 

Emma

La femme à la fenêtre - AJ Finn

 

Valentine :

Au revoir - Pierre Lemaitre

 

Sylire :

HHhH - Laurent Binet 

Journal - Hélène Berr

Né d'aucune femme - Franck Bouysse

Salina - Laurent Gaude

 

 

 

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26 février 2020 3 26 /02 /février /2020 00:34

 

Glénat - 72 pages - 2014

Cette superbe bande dessinée est consacrée au musicien Robert Johnson. Ce grand guitariste et chanteur de blues est né en 1911 (Missisipi) et mort 27 ans plus tard. Son nom ne me disait rien de prime abord mais je me suis aperçue, en faisant des recherches, que je connaissais plusieurs de ses titres (dont un repris par Eric Clapton).

Ce qui frappe en ouvrant l'album, c'est son esthétisme. Le dessin, en noir et blanc est très évocateur. La première page nous met dans l'ambiance. On voit le musicien jouant de la guitare, avec autour de lui trois femmes aux courbes généreuses. En arrière plan se trouve une bouteille. La musique, les femmes et l'alcool, voilà un résumé de la vie du musicien, développée dans cet ouvrage somptueux.

 

 

Robert Johnson s'est retrouvé très jeune sans père. Ce dernier a dû quitter son domicile, poursuivi par le propriétaire de la plantation dans laquelle il travaillait. La mère du petit Robert aura successivement deux autres compagnons, qui feront office de père mais auxquels Robert donnera du fil à retordre. La seule chose qui intéresse le garçon, c'est de jouer "de la musique du diable". Après des débuts laborieux, le jeune musicien fera une rencontre qui lui mettra le pied à l'étrier. En quelques mois, il apprendra la technique et deviendra un excellent guitariste. Ses progrès sont si spectaculaires qu'on le soupçonnera "d'avoir vendu son âme au diable" en échange de ce talent fulgurant. 

Dès les premières pages, j'ai été intriguée par le narrateur, qui ne se présente qu'à la toute fin,  sous la forme d'une devinette que l'on élucide sans trop de difficultés. J'ai aimé le ton décalé de ce narrateur mystère.

"Love in Vain" est une BD que j'ai eu envie de parcourir une deuxième fois, après avoir fait quelques recherches complémentaires sur ce génie qui fait encore référence dans l'univers du blues. Je ne résiste pas à vous faire écouter la reprise par Clapton du titre "Sweet Home Chicago".

A la fin de l'album, il nous est proposé de découvrir quelques paroles de chansons, superbement illustrées..

Une belle réussite, à tous points de vue !

 

J'ai lu cette Bd dans le cadre du challenge organisé par Enna

Mais aussi de la BD de la semaine, chez Moka

 

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24 février 2020 1 24 /02 /février /2020 14:12

 Dérive des âmes et des continents - Shubhangi Swarup 

Editions Métaillé- mars 2020 - 362 pages - Traduit de l'anglais (Inde) par Céline Schwaller

J'avais recueilli des avis très positifs sur Goodreads (voir ici) avant de sélectionner cet ouvrage dans la liste  proposée par Babelio lors de sa dernière opération "Masse critique". Que s'est-il passé pour que je jette l'éponge à la 99ème page alors que j'aime découvrir des univers variés et que j'abandonne rarement un livre, trouvant toujours un intérêt à continuer ma lecture ? 

Il faut reconnaître que l'univers de cet auteur est assez éloigné de mes lectures habituelles. Nous suivons deux jeunes mariés qui viennent de s'installer sur les îles Adaman. Girija est un scientifique qui étudie les phénomènes naturels de l'archipel. Sa femme, Chanda, parle aux arbres et aux fantômes. Elle est fortement impactée par ces conversations pour le moins surprenantes.

Une grande partie du roman est consacrée à la découverte de l'île : son histoire, sa flore et sa faune. J'ai bien aimé me faire une idée des lieux mais ce côté très descriptif du roman m'a éloignée de l'histoire. Je n'ai pas compris où nous conduisait l'auteur et ne suis pas parvenue à me mettre dans la peau des personnages. Lassée de bailler à chaque page, je suis passée à autre chose.  

Je crois que c'est la première fois que j'abandonne un livre choisi dans une opération Masse Critique de Babelio. Je suis vraiment déçue de ne pas être parvenue à m'intéresser à ce roman indien pourtant prometteur.

 

Une semaine et un jour - Marijosé Alie

Editions HC Chopin - 1er trim 2020 - 345 pages 

Autre abandon :

Nous suivons parallèlement deux jeunes femmes tout juste "débarquées" à Paris : l'une en 1788 et l'autre à notre époque. Nous savons qu'un lien de parenté unit ces deux personnes et que toutes deux ont quitté les Antilles.

Je dois avouer qu'aucune des deux femmes ne m'a donné l'envie de dépasser les cent premières pages. Je les ai donc abandonnées à leur destin, l'une dans un quartier mal famé d'un Paris pré-révolutionnaire et l'autre dans une errance physique et psychologique inquiétante.

Voilà un autre roman pour lequel je ne saurai jamais si j'ai eu raison ou pas de déclarer forfait. Le risque, quand on cumule les abandons, c'est qu'une "panne de lecture" s'installe. Fort heureusement, j'avais au même moment une lecture-audio prenante qui compensait mes déboires "papier".

On peut trouver sur Babelio des avis plus enthousiastes que le mien (voir ici)

Ces deux romans auront, je l'espère, plus de chance dans une deuxième vie. Je les ai déposés dans une boite à livres. 

 

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18 février 2020 2 18 /02 /février /2020 00:44

Editions 10-18 - 215 pages

Publié en 1970 en USA et en 1994 en France (C. Bourgeois) - Traduit par Jean Guiloineau

 

Toni Morrison est née dans l'Ohio le 18 février 1931 et morte à New York en 2019. Romancière, elle a été également essayiste, critique littéraire, dramaturge, librettiste, professeure de littérature et éditrice. Elle a obtenu de nombreux prix (comme le prix Pulitzer en 1988 et le prix Nobel de littérature en 1993).

Aujourd'hui, elle aurait fêté ses 89 ans. Un hommage lui est rendu dans le cadre du challenge "African-Americain History Month" organisé par Enna.

"L'oeil le plus bleu" est un roman que j'ai pioché dans ma Pile à Lire. Il s'agit du premier roman écrit par Toni Morrison. Cet ouvrage marque le début d'une oeuvre engagée dans laquelle l'autrice n'a cessé de porter la voix des noirs américains. Le roman a été écrit à la fin des années 60 mais l'histoire se passe dans les années 40. Nous suivons, sur une année, une fillette noire issue d'une famille où règne la misère. Nous savons, dès le début, que la jeune Pecola, âgée de douze ans, va mettre au monde un enfant né d'un inceste. Nous découvrons l'histoire de sa famille et leur vie quotidienne, marquée par la violence et la pauvreté. La narratrice est une autre petite fille noire, issue d'une famille plus structurée et moins pauvre mais victime néanmoins de la ségrégation.

Il serait indécent de juger la famille de Pecola. On ne peut même pas jeter la pierre au père, qui pourtant va commettre l'irréparable, tant sa propre histoire est terrible. Toni Morrison nous montre comment la pauvreté et le racisme ne peuvent conduire qu'à la violence. Pecola est sale, pas très jolie, mal habillée. Elle rêve d'avoir les yeux bleus comme les jolies petites filles blanches qui n'ont pour elle que du mépris. Ce qui va lui arriver est injuste et inhumain, à l'image de la condition des femmes noires à cette époque. 

"Les femmes blanches leur disaient : "Fais ça." Les enfants blancs leur disaient : "viens ici." Les hommes noirs leur disaient : "Allonge-toi." Les seuls dont elles n'avaient pas besoin de recevoir des insultes étaient les enfants noirs et les autres femmes noires."

Je mettrai un bémol pour la narration, un peu déconcertante. Le déroulement des faits ne suit pas l'ordre chronologique et les transitions entre les différents personnages ne sont pas faciles à identifier. C'est une lecture qui demande donc un petit effort d'attention et une certaine concentration.

En dépit de ce bémol, c'est un roman que je conseille. 

 

L'objectif PAL, c'est chez Antigone

 

Challenge 50 romans, 50 états

 

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15 février 2020 6 15 /02 /février /2020 10:26

Actes Sud Audio - lu par Guillaume Gallienne - 3 h 21

"Moi, Malaka, fils élevé dans le désert par une mère qui parlait aux pierres, je vais raconter Salina, la femme aux trois exils. Je vais dire ma mère qui gît là, au fond de la barque, et le monde qui apparaîtra sera fait de poussière et de cris"

Avant de dévorer "Salina", ma dernière lecture de Laurent Gaude, à savoir "Danser les ombres", datait de 2015. Le côté surnaturel de l'histoire m'avait perdue en chemin et j'avais terminé ma lecture sans conviction. C'est l'avis d'Enna qui m'a donné envie redonner une chance à l'auteur. 

Plongés dans une Afrique ancestrale, nous découvrons la vie de Salina au travers du témoignage de son fils, Malaka. Le jeune homme conduit sa mère jusqu'aux portes de sa dernière demeure. Pour convaincre les passeurs que la défunte a sa place dans une île-cimetière perdue au milieu des eaux, le jeune homme doit raconter l'histoire de sa mère. Sous la forme d'une tragédie en trois actes, Malaka organise son récit et se lance.

Dans un décor grandiose de pierres et de sable, Salina naît et grandit. Elle connait l'amour, la haine et le rejet. Fière et digne en toutes circonstances, cette femme, ivre de liberté et de justice, ne trouvera l'apaisement que dans ses vieux jours. Elle aura trois fils, chacun symbolisant une période de sa vie.

Ce roman, aux allures de conte, contient une dimension intemporelle. La lutte de Salina pour son intégrité ressemble à celle de multiples femmes à travers le monde. C'est en cela qu'elle nous touche particulièrement. La plume de Laurent Gaude, poétique et théâtrale, m'a emportée immédiatement, tout comme la voix de Guillaume Galienne. Je suis sortie de mon écoute charmée par ce beau texte, émue par l'histoire de Salina que je n'oublierai pas de si tôt.

Le livre audio se termine par une interview de Laurent Gaude qui nous explique que "Salina" est à la base une pièce de théâtre, qu'il a retravaillée pour en faire un roman. Quelle bonne idée !

Du très bon laurent Gaudé !

 

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8 février 2020 6 08 /02 /février /2020 00:05

Lu par : Cachou Kirsch, Simon Duprez - 9 h et 9 min - sept 2019 (La manufacture de livres)

Vendue par son père à un maître des forges, Rose se retrouve, à quatorze ans, prisonnière d'un château entouré d'une forêt. La jeune fille va vivre, dans ce lieu maléfique, un véritable calvaire, avant d'être enfermée dans une institution pour femmes, à quelques encablures du château. Rose aurait pu perdre la raison mais son amour des mots la sauve de la folie.  Au château, elle s'évade en lisant le journal qu'elle subtilise chaque soir. Plus tard, dans son cachot, elle écrira sa vie, utilisant les mots qu'elle a engrangés précieusement. Un jour, ses cahiers arriveront aux mains de Gabriel, le prêtre du village. Bouleversé, il se lancera dans une sorte d'enquête pour en savoir plus sur Rose...

Le livre aurait pu commencer par "Il était une fois, dans une contrée lointaine, une jeune fille enfermée dans un château au milieu des bois".  On trouve dans ce château un "ogre" et "une vilaine sorcière". Dans une chambre à l'écart, repose une "belle au bois dormant" qu'il ne faut déranger sous aucun prétexte. En commençant à rédiger de ce billet, j'ai réalisé à quel point ce roman s'apparentait au conte, ce qui peut expliquer les petites invraisemblances qu'on peut y déceler.  J'avoue que je n'y avais pas pensé pendant la lecture, emportée par l'intrigue qui m'a happée dès la première page, pour ne plus me lâcher. Je me suis laissé surprendre par les faux-semblants avec lesquels joue l'auteur (ceux qui ont lu l'ouvrage me comprendront).

"Né d'aucune femme" est un roman polyphonique qui donne la parole successivement à plusieurs personnages. Pour cette raison, je suis ravie de l'avoir découvert en version audio. Deux voix portent le texte : Cachou Kirsch, qui lit régulièrement pour Audiolib, nous livre le récit poignant de Rose. Simon Duprez, que je ne connaissais pas, nous offre une très juste lecture, adaptant son interprétation à la psychologie et l'âge des personnages masculins.

J'avais très envie de lire cet ouvrage, qui connait un grand succès. Je n'irai pas jusqu'au coup de cœur mais je ne n'en suis pas loin.

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2020 (pour en savoir plus, vous pouvez cliquer sur l'image ci-dessous)

challenge "Écoutons un livre"

 

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4 février 2020 2 04 /02 /février /2020 00:10

Voilà quelques années que je participe avec un très grand plaisir au Prix audiolib. Cette année encore, j'ai eu la joie d'être sélectionnée pour faire partie du Jury qui détermine les 5 titres qui seront soumis au vote du public courant juin. Je remercie chaleureusement Audiolib pour la confiance renouvelée.

J'ai lu, d'ores et déjà, en version audio  "Dans la forêt". Un coup de coeur !

J'ai écouté également "Né d'aucune femme". Une belle découverte dont je vous parlerai dans quelques jours.

Actuellement, je suis plongée dans "Miroirs de nos peines" de Pierre Lemaitre. Il s'agit du 3ème tome d'une trilogie qui avait commencé par "Au revoir là-haut". J'ai retrouvé avec joie la voix de l'auteur, qui lit avec brio son texte.

Je dois dire que je suis ravie par la sélection car (je crois que c'est la première fois), tous les titres me tentent !.

Pour en savoir plus sur le Prix et la sélection, rendez-vous sur le site d'Audiolib.

 

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