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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 23:32
Lu par l'auteur - livraphone 2015 (Actes Sud) - 1 h 30
Lu par l'auteur - livraphone 2015 (Actes Sud) - 1 h 30

Ce petit livre est publié chez Actes Sud dans la collection « Essences » qui regroupe diverses productions littéraires sur le thème des odeurs. C’est sous l’angle autobiographique que Valentine Goby apporte sa contribution.

L'enfance de la romancière a été fortement imprégnée de souvenirs olfactifs et pour cause : fille d’industriel du parfum, Valentine Goby a été élevée dans la capitale du parfum, Grasse. Un de ses premiers souvenirs est lié à son père, qui rapportait du travail «l’odeur de l’usine », un mélange d’essences diverses servant à fabriquer des parfums. La petite fille n'appréciait guère les moments où son père rentrait de l'usine et imposait le mélange de parfums dont il était imprégné. Valentine préférait le joyeux désordre qui régnait dans la maison en son absence ainsi que l'odeur rassurante et légère de sa mère. Entre le père et la fille, c'était mal parti et cela ne s'arrangera pas vraiment à l'adolescence.

Baumes - Valentine Goby (audio)

A l’heure des choix, Valentine décidera de ne pas rejoindre l’affaire familiale pour se tourner vers la littérature (elle a bien fait !) mais avant cela, elle fera un petit stage dans une firme américaine qui commercialise des parfums. Voilà une autre expérience intéressante qu'elle raconte à merveille, tout comme sa rencontre avec le roman de Patrick Süskind "Le parfum".

Valentine Goby a un réel talent de conteuse et un très joli timbre de voix. Je me suis régalée avec ce petit récit poétique. Je l’ai écouté plusieurs fois, savourant le choix des mots et des métaphores.

Baumes - Valentine Goby (audio)

Un très joli voyage au pays du parfum et une façon de connaître un peu mieux Valentine Goby

L'avis de Saxaoul

Lu dans le cadre du Prix "Lire dans le noir" et c'est mon chouchou...

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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 23:13
lu par Olivier Cuvellier - 2008 (Liana Levi) - 5 h 20
lu par Olivier Cuvellier - 2008 (Liana Levi) - 5 h 20

"Pour la plupart des gens, être considéré comme le tueur à gages idéal pourrait ne pas apparaître comme un compliment, mais pour un homme au chômage depuis neuf mois, c'est un honneur d'être respecté par quelqu'un, peu importe pour quoi. C'est ça qui manque quand on n'a pas de travail. L'argent, bien sûr, mais aussi l'idée qu'on vaut quelque chose aux yeux de quelqu'un".

Dans une petite ville du Wisconsin, la vie a changé du tout au tout quand l'usine qui faisait travailler la population a été délocalisée au Mexique. Comme tous ses camarades, Jack a perdu son travail. Il désespère d'en trouver un autre car la région est sinistrée. Quand une de ses connaissances lui propose un boulot de tueur à gages, il n'hésite pas une minute. Totalement désabusé, au bord de la dépression, la notion de bien ou de mal ne veut plus dire grand-chose pour lui.

Nous suivons Jake dans l'apprentissage de son nouveau métier. En dépit de quelques expériences un peu foireuses, il ne s'en sort pas si mal. En maniant l'humour noir de façon assez bluffante, l'auteur nous fait entrer dans le jeu du tueur et nous devenons le complice de ses meurtres, tremblant pour qu'il ne se fasse pas prendre. Si l'humour est omniprésent, l'auteur glisse dans son récit des petites phrases acerbes voire assassines sur l'Amérique à deux vitesses qui peut conduire un homme comme Jack à accepter n'importe quel boulot pour se sentir un peu valorisé.

L'interprétation y est pour beaucoup dans la réussite de ce livre audio, que je n'aurais peut-être pas apprécié à ce point en version papier. Le ton faussement détaché du lecteur et la petite musique façon "western" qui sépare les chapitres apportent un plus, indéniablement.

Un petit boulot - Iain Levison (audio)

Un texte efficace et une écoute jubilatoire.

Une lecture commune avecEnna

Un petit boulot - Iain Levison (audio)

Lu dans le cadre de "Ecoutons un livre.

Un petit boulot - Iain Levison (audio)

Avec ce roman, je participe au "Mois américain" et je continue à alimenter mon défi "50 romans, 50 états" en cochant la case "Wisconsin".

Un petit boulot - Iain Levison (audio)

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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 20:16
Écoutons un livre au mois de septembre

Ce mois-ci, le thème proposé (mais non imposé) est le suivant : "un roman d'un auteur américain ou qui se passe en Amérique".

Voici les participants :

Enna ; un petit boulot - Iain Levison

Sylire : Un petit boulot : Iain Levison

Géraldine : les racines du temps - Anne Degotte

Manika : Temps mort - Harlan Coben

Vive les bêtises : Joy - Stephan King

Le mois prochain, je vous propose d'écouter une histoire qui se passe, au moins en partie, dans un pays du continent européen (hors France).

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12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 08:12
Philippe Rey 08-15 349 pages
Philippe Rey 08-15 349 pages

Kerry Hudson est l'auteure d'un titre qui n'est pas passé inaperçu lors de sa sortie, l'an passé, chez Philippe Rey : "Tony Hogan m'a payé un ice-cream avant de me piquer maman". Un titre pareil, on le retient, même quand on a pas lu l'ouvrage (ce qui est mon cas mais je vais y remédier).

La couleur de l'eau commence par la rencontre de Dave, vigile dans un grand magasin londonien, avec Aléna, qu'il surprend à voler une paire de chaussures et dont il tombe sous le charme. Quand le hasard le met de nouveau sur la route de la jeune fille, il ne laisse pas passer sa chance de faire plus ample connaissance. Nous assistons à la découverte mutuelle de deux jeunes gens qui ont pour point commun un passé trouble et douloureux. Aléna ne se livre que très peu et David doit accepter de vivre avec quelqu'un dont il ne sait rien. En tant que lecteur, nous avons un coup d'avance et découvrons, avant David, ce qui s'est passé quand la jeune fille, pleine d'enthousiasme et d'espoir, a quitté la Russie pour Londres, persuadée qu'on l'attendait à bras ouverts.

Nous sommes observateurs de leur relation déséquilibrée et des difficultés, pour Aléna, de cacher à David qu'elle n'est si libre qu'elle le paraît. D'une certaine façon, David n'est pas libre non plus, entravé par la relation fusionnelle qu'il a entretenu avec sa mère et dont il garde les séquelles. Ces deux êtres, fort attachants, ont chacun du chemin à parcourir pour vivre pleinement leur vie de jeunes adultes. Leur route va nous mener de Londres en Sibérie mais je ne vous dirai pas comment car le livre contient une part de suspens que je ne voudrais pas vous gâcher.

J'ai lu ce roman un peu comme un thriller, grâce à sa construction qui tient en haleine. Je ne me suis pas ennuyée une minute auprès de ces deux êtres qui mettent leur misère en commun pour construire, non sans difficultés, une belle histoire d'amour. Étonnamment, bien que la plupart des lieux fréquentés soient tristes et glauques, c'est un livre que je qualifierai de lumineux.

La couleur de l'eau - Kerry Hudson

Ma première lecture de cette rentrée littéraire a été largement à la hauteur de mes attentes.

Les avis de Gwenaëlle et Antigone (aussi enthousiastes que moi)

Celui de Keisha (plus réservée)

1/6 - challenge rentrée automne 2015
1/6 - challenge rentrée automne 2015

Je remercie l'agence Anne et Arnaud à qui je dois cette lecture.

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 23:34
Glénat 2009 - 156 pages
Glénat 2009 - 156 pages

Ce roman graphique commence ainsi : "Mon amour, quand tu liras ces mots j'aurai quitté ce monde". La jeune femme qui lit ces mots s'appelle Emma et celle qui les a écrits, Clémentine.

Nous allons découvrir, au fil de l'histoire, la complexité de l'amour qui les unit et qui a commencé une bonne dizaine d'années auparavant. Clémentine est alors une jeune collégienne un peu perturbée. Se sentant coupable de ses attirances vers le sexe opposé, elle souffre de sa différence. La rencontre avec Emma va la décomplexer mais en partie uniquement. Le mal-être qui s'est installé à l'adolescence persiste à l'âge adulte.

C'est en tant que parent que j'ai lu cette histoire car le grand malheur d'Emma est sans nul doute le refus de ses parents d'accepter sa différence. Je pense que les choses ont un peu évolué depuis les années 90 et je m'en réjouis mais je pense qu'il reste encore du chemin à parcourir dans les mentalités. C'est une BD qu'il faudrait mettre entre les mains de tous les parents.

Le bleu est une couleur chaude - Julie Maroh

Quelques mots sur le titre : dans cette BD, vous l'aurez deviné, il y a beaucoup de bleu, ce qui n'est pas pour me déplaire car c'est une couleur que j'aime beaucoup. On y trouve quelques scènes un peu "hot", mais je ne pense pas qu'elles puissent choquer car il n'y a aucune vulgarité. Bien au contraire. J'y ai vu beaucoup de pudeur. C'est avant tout une très belle histoire d'amour.

Aujourd'hui, la BD de la semaine, c'est chez Stéphie
Aujourd'hui, la BD de la semaine, c'est chez Stéphie

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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 14:54

Une pause (et une reprise) :

Après mes vacances, mon rythme a été plutôt "slow" côté blog et je crois bien que cela va perdurer quelques temps car ma rentrée professionnelle est chargée.

Des livres:

Chaque fin de mois, je vous livre dans cette rubrique le livre qui m'a le plus marquée. En août, il y en a eu plusieurs. Puisqu'il faut n'en citer qu'un, je dirai "La couleur de l'eau" de Kerry Hudson, qui vient de sortir aux Editions Philippe Rey. Je n'ai pas encore trouvé le temps d'écrire un billet mais je ne désespère pas d'y arriver. En attendant, s'il croise votre route, n'hésitez pas.

Août 2015, des livres et quoi d'autre ?

Une sortie entre blogueuses :

Il y avait Gwenaëlle (ici et ), Philisine, Fransoaz, et moi.

Nous sommes retrouvées avec l'idée de visiter l'exposition en cours de "L'école des filles". Mais nous étions un mardi, journée de fermeture des musées (ok ce n'est pas futé) et nous nous sommes cassé le nez à la gille de l'ex-école, après un repas crêpes bien sympathique.

Sans se laisser abattre, nous avons changé nos plans et entrepris une balade dans la forêt d'Huelgoat. Au final, n'avons pas regretté le changement de programme car la promenade était vraiment très agréable et nous avions beaucoup de choses à nous raconter ! Et puis, ce n'est que partie remise.

L'après-midi s'est terminée dans la librairie-salon de thé "L'autre rive", un lieu très agréable que nous avons rejoint à pied grâce au sens de l'orientation (presque) infaillible de Fransoaz.

Au cours de cette très chouette journée, nous avons eu une pensée pour Clara qui n'a pas pu se joindre à nous.

Je vous laisse deviner qui est qui...
Je vous laisse deviner qui est qui...

Un coup de coeur pour un jeune groupe : L.E.J

Elles s'appellent Lucie, Elisa et juliette et elles font un tabac sur Internet en reprenant onze tubes de l'année dans un medley original et personnalisé.

Originaires de la Seine-Saint-Denis, ces trois filles sont dotées d'une solide formation de musique classique. Elles chantent "à capella", accompagnées d'un violoncelle.

En 2016, elles sortiront leur premier album, avec leurs propres titres. A suivre donc...

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 23:31
Belfond 2009 - 192 pages
Belfond 2009 - 192 pages

Toni Morisson est une écrivaine afro-américaine née dans une famille ouvrière de l'Ohio, dans les années 30. Prix Nobel de littérature en 1993, elle a écrit de nombreux romans sur le thème de la misère sociale des noirs aux Etats-Unis, hier et aujourd'hui.

J'ai découvert sa plume grâce à son avant-dernier roman "Home". De prime abord, son style m'avait un peu déconcertée. Ce n'est qu'au bout de quatre-vingt pages (sur cent cinquante) que j'avais commencé à apprécier ma lecture auparavant à trouver une cohérence à l'histoire. Cette fois, familiarisée au style de l'auteure, j'ai abordé "Un don" plus sereinement, sans chercher à tout comprendre mais en restant toutefois très concentrée sur ma lecture.

Habituellement, je rédige un bref résumé des livres que je présente. Je ne vais pas le faire pour "un don" car j'aurais l'impression de trahir l'esprit de ce roman qui se présente sous la forme d'un puzzle dont il faut assembler les pièces. Je vous dirai simplement que le personnage principal est une jeune fille noire que sa mère a donné un voyageur en échange d'une dette, quand elle était enfant. Nous sommes au 17ème siècle et la plupart des noirs sont réduits à l'esclavage. Le livre commence par un monologue assez obscur de Florens; il prendra sens peu à peu quand nous découvrirons l'histoire de la jeune fille. Le dernier chapitre, magnifique donne la parole à la mère Florens, nous livrant les dernières pièces du puzzle. Avant cela, nous découvrons les habitants de la ferme où vit Florens, la façon dont ils vivent et les relations entre eux. Il y aurait beaucoup à dire car le roman est très dense.

"Un don" est une l'histoire d'amour entre une mère et une fille, entre une esclave et un affranchi, entre un homme et sa maison. La notion de "Liberté" est au centre du roman, mais elle ne se concerne pas que l'esclavage. D'autres formes de liberté sont évoquées. La phrase de ce livre que je retiendrai est celle que prononce la mère de Florens à fin du roman et dont voici un extrait : "recevoir le pouvoir de dominer autrui est chose difficile, s'emparer de force de ce pouvoir est chose erronée, donner ce pouvoir à autrui est chose mauvaise".

L'écriture de Toni Morisson, riche et envoûtante, est à découvrir absolument (mais il est vrai qu'elle demande un certain effort de concentration et d'attention).

Un don - Toni Morrison (blogoclub)

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Un don - Toni Morrison (blogoclub)

Lu dans le cadre du blogoclub qui proposait, pour ce premier septembre, une lecture au choix de l'oeuvre de Toni Morrison.

Les liens des participants :

Home : Lisa - Hélène - Denis

Un don : Enna - zarline

Délivrances : Gambadou - Laure

Tar Baby : Florence

Sula :Titine

Beloved : claudialucia - Elettre

Le 1er décembre, nous lirons un titre qui contient un prénom. Nous attendons les suggestions des blogoparticipants pour procéder au vote.

Un don - Toni Morrison (blogoclub)

1er jour du mois américain organisé par Titine.

Un don - Toni Morrison (blogoclub)

Le roman n'est pas situé géographiquement, j'ai donc décidé de le classer dans l'état de naissance de l'auteure, l'Ohio, pour mon défi "50 romans, 50 états".

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 13:37
Mois américain (+ projet 50 états)

Cette année, je vais participer de nouveau au Mois américain préposé par Titine en vous présentant les livres suivants :

- Un don de Toni Morrison

- Prête à tout de Joyce Maynard

- Six jours de Ryan Gattis (en cours de lecture)

- Un petit boulot de Ian Levison (en cours d'écoute)

Selon mon humeur, mes envies mais surtout mon temps disponible (c'est ce qui me manque le plus), je vous parlerai peut-être d'un film ou deux et pourquoi pas d'autre chose en rapport avec les Etats-Unis.

Je pense aussi entreprendre un challenge perso pour mieux connaître les USA, le challenge "50 états en 50 romans". J'ai piqué l'idée à Kathel. C'est un challenge qui a tourné sur les blogs il y a quelques années et qui renaît tranquillement sans que personne (à ma connaissance) ne recense les liens.

Je n'ai pas compté le nombre exact de romans américains que contient ma PAL mais si je vous dis une trentaine, je ne dois pas être loin du compte. Voilà une motivation de plus pour me lancer dans ce challenge.

Mois américain (+ projet 50 états)

Je vais récapituler mes propres liens ici.

En avant route pour l'Amérique !

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 23:26
Audiolib 2015 (Héloïse d'Ormesson) - 2 heures
Audiolib 2015 (Héloïse d'Ormesson) - 2 heures

Après avoir présenté simplement et brillamment ce que l'on sait, d'un point de vue scientifique, de la création du monde, D'Ormesson nous entraîne sur le terrain philosophique, en nous proposant une réflexion sur l'existence (ou non) d'une force créatrice qu'il appelle Dieu.

Sans nous en mettre plein la vue, l'auteur déroule sa position. Il ne croit pas que la création de l'univers soit le fruit du hasard et s'attache à le démontrer, tout en restant très prudent : "La vérité est que sur l'avant-notre-monde comme sur l'après-notre-mort nous ne savons rien. Le contraire n'est pas sûr non plus.Nous pouvons croire. Nous pouvons rêver. Nous pouvons espérer. Nous ne pouvons pas savoir."

D'Ormesson a choisi de "croire". Il nous l'explique ainsi : "L'immense avantage de Dieu, qui est si peu vraisemblable, est de donner au monde, invraisemblable lui aussi, une espèce de cohérence et quelque chose qui ressemble à l'espérance. Sous l'œil et sous la main de Dieu, l'histoire, incompréhensible sans Dieu, cruelle et paradoxale avec lui, prend un semblant de sens : elle est un discours qui se poursuit, un roman en route vers sa fin, un labyrinthe mis en mouvement".

"Comme un chant d'espérance" un texte très court (2 heures) que j'ai pris grand plaisir à écouter pour être une nouvelle fois éblouie par le mystère de la vie. J'aime bien, de temps en temps, m'arrêter quelques instants pour remplacer ma petite vie dans l'immensité de l'univers. L'existence d'un Dieu tel que D'Ormesson l'imagine n'est plus ahurissante que la création du monde mais de là à me transformer en croyante, tout de même pas.

C’était la première fois que je lisais D'Ormesson. J’ai apprécié son écriture élégante et fluide mais plus encore sa finesse d'esprit. Je ne m'attendais pas à apprécier autant un de ses ouvrages, j'avoue que j'avais peur de m'y ennuyer, ce qui n'a pas été le cas, bien au contraire.

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Lu dans le cadre de ma participation au comité de lecture pour le Prix de "Lire dans le noir".
Lu dans le cadre de ma participation au comité de lecture pour le Prix de "Lire dans le noir".

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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 23:34
SonoBook 2015 (JC Lattès 2014)
SonoBook 2015 (JC Lattès 2014)

"Pour de nombreux jeunes, le raisonnement est le suivant, « La France n’a pas fait de moi un médecin, c’est un pays de salauds, je les emmerde ». Mais peu de gens osent leur répondre que de très nombreux Maghrébins sont devenus médecins, avocats et que toutes les conditions sont offertes par la France pour y arriver et que ce n’est peut-être pas du devoir de la France d’amener tous ces enfants, Français de souche ou issus de l’immigration, parmi la bourgeoisie".

Lydia Guirous est une enfant de l'immigration. Avec ses parents, elle a quitté l'Algérie pour la France à l'âge de six ans. A Roubaix, la famille a tout fait pour s'intégrer et Lydia, brillante élève, a saisi sa chance et bénéficié de la gratuité des études en France. Diplômée de l'université Paris Dauphine et d'une école de commerce, elle se bat pour la laïcité et contre la montée du communautariste. Bien entendu, tout n'a pas été simple dans son parcours, mais elle démontre par son exemple que l'on peut y arriver quand on met toutes les chances de son côté.

La jeune femme demande aux français de défendre la culture française et les valeurs républicaines. Elle cite l'exemple de Roubaix qui a perdu son identité et ressemble désormais à une sorte de "Bled"; Les immigrés d'origine maghrébine y vivent entre eux, sans se donner la moindre chance de s'intégrer. Elle considère que les politiques qui acceptent le communautarisme le font par intérêt personnel, pour des voix supplémentaires aux élections mais qu'au final, c'est "la blonde" qui récolte les fruits de tout cela.

Elle s'oppose à l'autorisation du port du voile, qui va à l'encontre de l'égalité des sexes, et considère que le "hallal" n'est autre qu'un commerce lucratif permettant à certains de "s'en mettre plein les poches". Ses positions sont courageuses et les islamistes intégristes la taxent de "collabeur". J'avoue que son souhait de fermeté et son refus des compromis m'a surprise et interpellée. Si Lynda Guirous n'était pas d'origine maghrébine, ses positions pourraient être interprétées comme un manque de tolérance. Elle considère qu'en ne défendant pas suffisamment nos valeurs et se montrant trop laxiste, nous faisons le jeu des extrémistes. Voilà qui donne à réfléchir, surtout après les événements du début de l'année.

La version audio se prête bien à ce texte, que je vous conseille (en version papier si l'audio ne vous tente pas).

Un sujet délicat, des positions courageuses.

Allah est grand, la république aussi de Lydia Guirous

Lu dans le cadre du Prix "Lire dans le noir".

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