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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 23:14

Le mois d'avril n'a pas été un mois facile pour moi. Heureusement, quelques bons moments l'ont adouci.

Côté livres : mon livre préféré du mois d'avril : "Tout ce qu'on de s'est jamais dit" de Céleste NG (billet à suivre).

En avril, des livres et quoi d'autre ?

Une soirée avec des copines blogueuses :

J'ai reçu chez moi, pour un petit dîner entre copines : "Philisine" (de passage en Bretagne), Fransoaz (ex blogueuse) et Gwenaelle (qui avait quitté, pour l'occasion, sa plume et ses pinceaux). L'après-midi du même jour, alors que je travaillais, toutes trois avaient passé l'après-midi à Brest avec Clara.

La soirée a été chaleureuse et animée. Nous avons parlé de livres et de blogs mais aussi de nos vies !

Une rencontre avec Mathias Enard :

Je venais d'abandonner "Boussole" quand j'ai participé à une rencontre avec son auteur, à la Librairie "Livres in Room" à Saint-Pol-De-Léon. J'espérais me remotiver à poursuivre mon écoute mais cela n'a pas été le cas. L'auteur est passionnant à écouter, quand on l'a en face de soi, mais dans une lecture audio, nettement moins.

J'ai apprécié de l'entendre parler de l'orientalisme, un sujet qu'il maîtrise sur le bout des doigts. J'ai aimé également les histoires de femmes qu'il nous a racontées avec passion, des femmes qui ont voyagé en Orient à une époque où c'était à peine concevable de le faire en France.

Cette rencontre a été un beau voyage dans l'univers de Mathias Enard, que j'avais beaucoup aimé dans "Rue des voleurs" ou "Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants".

En avril, des livres et quoi d'autre ?

Une sortie cinéma : la passion d'Augustine réalisé par Léa Pool

En avril, des livres et quoi d'autre ?

L'histoire se passe dans un couvent, au Québec, dans les années 60. Une religieuse, passionnée de musique, initie des jeunes filles au piano. Cette religieuse, Mère Augustine, est en charge de la direction du couvent. Sa vie va être bouleversée par deux événements qui vont se produire la même année. L'un d'entre eux est l'arrivée au couvent de sa jeune nièce.

En avril, des livres et quoi d'autre ?

Ce film a été pour moi un enchantement. Les prises de vue sont superbes et la bande son également (Bach, Mozart, Schubert... sans parler des chants). Certaines scènes sont cocasses, d'autres particulièrement émouvantes. Sans être religieux, ce film rend hommage, sans mièvrerie, aux "bonnes sœurs" d'autrefois. Nous les découvrons à un tournant de leur vie : elles se doivent d'évoluer et d'aller vers le monde.

"La passion d'Augustine" ne fera sans doute pas beaucoup de bruit en France, c'est pourtant une petite merveille.

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 18:13
La Thé Box d'avril (1)

En avril Audiolib s'associe à "La thé Box" pour proposer "une box Black spéciale polar et thé noir".

Inutile de vous dire que quand Audiolib m'a proposé de recevoir une de ces box en échange d'un billet de présentation sur mon blog, je ne me suis pas fait prier. Lecture + thé, ça me connait. Et même si le polar n'est pas mon genre littéraire de prédilection, j'en lis tout de même quelques uns.

Je ne me suis jamais abonnée à une Box mais j'en ai offert une : La Pen Ar Box (produits bretons) - à mon fils "expatrié" à Paris. Je connais aussi "My little Box" offerte à ma fille par des amies. Je n'ai jamais sauté le pas de m'abonner moi-même mais je dois dire que j'ai beaucoup aimé recevoir celle-ci.

Avant de vous présenter son contenu, un mot sur le design : la boite (en forme de livre) met tout de suite dans l'ambiance "polar". Tout comme le cahier des saveurs (avec sa couverture "Shelock holmes" et ses petits clins d'oeil à Agatha Christie, au fil des pages). Ce carnet présente les différents thés et donne des conseils d'utilisation (durée d'infusion...). Il présente aussi quelques polars édités par audiolib.

Cliquez pour agrandir
Cliquez pour agrandir

Que trouve t'on d'autre dans la box ? :

- Une nouvelle de Fred Vargas "Salut et liberté", suivie d'extraits de polars Audiolib". Ce CD dure 1 h 35, temps idéal pour une première découverte audio.

- Trois chouettes cartes postales sur le thème du polar

- Du chocolat noir (vite mangé)

- des mignardises à la bergomote et au cassis

- un petit pot de gelée de thé au Darjeeling

- un mignon petit infuseur en forme de théière

La Thé Box d'avril (1)

ET... du thé, bien-entendu, en vrac et en sachet ainsi que de la tisane.

J'ai commencé la dégustation mais je préfère vous donner mon avis sur les différents produits quand j'aurai fini de goûter à tout.

Conclusion : une présentation soignée et un contenu alléchant, pour des amateurs de thé curieux de découvrir de nouvelles saveurs.

A bientôt pour mon avis sur les produits.

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 06:16
Autoportrait d'une journée en couleurs - Atelier Âme graphique

Voici mon plateau de petit déjeuner (en couleurs !) sur lequel s'est installée une petite chouette qui accueille mes lunettes pendant la nuit. Et bien, on va dire que cette chouette, c'est moi. Et hop ! voilà mon autoportrait en couleur !

Allons voir ce qu'ont imaginé les camarades de l'atelier du Petit carré jaune...

Le thème était, aujourd'hui, "Autoportrait d'une journée en couleurs". Pas facile !

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 23:55
lu par Raphaël Enthoven - sept 2015 (1946) - 7 h 35
lu par Raphaël Enthoven - sept 2015 (1946) - 7 h 35

Primo Levi est né en 1919 en Italie, dans une famille bourgeoise d’origine juive. En 1943, il vient tout juste d’adhérer à un mouvement de résistance, quand il est arrêté et déporté à Auschwitz. Il en ressortira miraculeusement en janvier 1945 après avoir connu l’enfer, qu’il raconte et analyse dans « Si c'est un homme ».

Primo Levi nous explique comment, conçu pour broyer l’individu, le camp de concentration fabrique des sous-hommes dont la seule préoccupation est de tenter de survivre. Devenu esclave, affamé et luttant contre les maladies, le détenu doit faire face à une organisation complexe qu’il doit intégrer au plus vite pour avoir une petite chance de rester vivant. S’ajoute à cela, une lutte perpétuelle entre détenus pour conserver le peu de biens qu'ils détiennent individuellement. Chacun doit faire preuve de ruse pour ne pas mourir de froid ou d’épuisement, quitte à pénaliser les autres. Ce qui impressionne, dans l’expérience personnelle de Primo Levi c’est sa lucidité de tous les instants et sa capacité à rester un homme quoi qu’il arrive, réussissant même à nouer des relations d’amitié. De constitution plutôt faible, c’est son mental qui l’a sauvé (et la chance).

Dans son récit, Primo Levi s’exprime calmement, sans haine ni passion. Grâce à la réflexion philosophique qu'il retire de sa terrible expérience, il nous apporte des clés pour une meilleure compréhension de l'être humain.

J'ai lu pour la première fois ce livre en 2010 (en version papier). Je croyais m'en souvenir parfaitement et pourtant j'ai redécouvert le texte. Sans doute cette impression est-elle liée à l'interprétation du philosophe Raphaël Enthoven. Une interprétation qui, je dois le dire, m'a un peu déconcertée dans un premier temps. Je me souvenais d'un texte assez froid, d'une description presque clinique des faits. Ce n'est pas ce qui ressort de l'interprétation de R. Enthoven, qui humanise le récit par la modulation de sa voix. Son intonation fait ressortir notamment l'ironie dont fait parfois preuve Primo Levi et qui m'avait échappé à la première lecture. Dans la postface, Raphael Enthoven s'exprime sur la difficulté de donner une âme à un texte sans le dénaturer, je pense qu'il a réussi ce challenge. Ce n'était pas gagné, selon moi, dans la mesure où le philosophe s'exprime habituellement de façon plus maniérée.

Deux bonus nous sont offerts par la version audio, ce qui est toujours appréciable : une interview de Primo Levi et la postface de Raphael Enthoven. La deuxième partie de cette postface, très philosophique, m'a un peu perdue en cours de route mais l'ensemble apporte des clés de compréhension pour ce texte essentiel du XXème siècle.

Une bonne façon de redécouvrir "Si c'est un homme" qu'il faut avoir lu (voire relu) dans sa vie.

Les avis des copines qui participent au Prix : Enna - Meuraie - A propos de livres

Si c'est un homme - Primo Levi

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2016​

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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 23:50
Traduit de l'anglais par Stéphane Roques - Les escales - 457pages
Traduit de l'anglais par Stéphane Roques - Les escales - 457pages

Quand commence ce roman, Eva est une jeune étudiante de Cambridge. Nous sommes dans les années 60, elle a 19 ans et sort avec David, un beau gosse qui entame une carrière de cinéma. Un jour, alors qu'elle se rend à l'université en vélo, elle roule sur un clou. Le destin lui offre alors trois voies possibles. La romancière choisit de nous faire découvrir chacune de ces voies, sachant que le même homme, Jim, jouera un rôle plus ou moins déterminant dans la vie de la narratrice, quoi qu'il arrive.

Ces histoires ont pour point commun, selon moi, d'être assez convenues. Eva est une femme de son époque et les vies que lui offre la narratrice sont assez banales. Elles se ressemblent d'ailleurs tellement, ces vies, qu'il est difficile de ne pas se perdre entre les versions. J'ai fini par rédiger un bref résumé des trois variantes, que je consultais régulièrement au fil de ma lecture.

L'idée de départ était intéressante mais je ne trouve pas que le résultat soit très heureux. Prendre des notes n'est pas adapté à ce genre de roman qui se lit idéalement sur une plage ou au bord de le piscine, sans crayon à portée de main.

Ce livre ne sera pas mon préféré de la sélection du Prix Relay. Je m'en doutais un peu mais j'en attendais tout de même un peu plus, compte tenu de sa construction originale et des premiers avis des lecteurs.

Dommage...

L'irrégulière est, contrairement à moi, très enthousiaste sur ce roman :

"un premier roman d’une très grande qualité, qui nous fait réfléchir à nos choix et à leurs conséquences, parfaitement maîtrisé malgré un choix narratif assez risqué !"

Nos avis sont totalement opposés... Cela arrive !

Quoi qu'il arrive - Laura Barnett

Lu dans le cadre du Prix Relay Des voyageurs

Le site Facebook : https://www.facebook.com/prixrelay

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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 23:43
2016 -279 pages
2016 -279 pages

Quand j'ai su que Pierre Lemaitre avait publié un nouveau roman, j'ai imaginé dans un premier temps qu'il pouvait s'agir de la suite de "Au revoir là-haut", que j'attends avec impatience. J'ai bien vite compris que je faisais fausse route mais j'ai tout de même souhaité découvrir "Trois jours et une vie", sans mettre la barre trop haut pour ne pas être déçue.

Dès le premier chapitre, j'ai savouré le bonheur de retrouver l'écriture de Pierre Lemaitre. Le romancier nous plonge cette fois dans un petit village de province entouré de forêts, où tout le monde se connait. Dans les quartiers, on surveille autant les enfants des autres que les siens. Aussi, quand le petit Rémi, six ans, disparaît une heure ou deux, ce n'est pas la panique. Ses parents imaginent qu'il joue avec un camarade un peu plus âgé, comme Antoine, le plus proche voisin. Mais Antoine, comme les autres, rentre seul à la maison et prétend ne pas avoir vu l'enfant. En tant que lecteur, nous savons qu'Antoine était dans la forêt avec Rémi et qu'il a une bonne raison de mentir. En effet, il a tué le garçonnet, pas tout à fait par accident...

Cette scène se produit dès le début du roman. La question de "qui est le meurtrier ? " ne se pose donc pas. Pourtant, l'auteur parvient à nous garder sous pression jusqu'au bout, aidé par un événement imprévisible qui va ralentir l'enquête...

Ce qui fait l'intérêt de ce roman, outre le suspens qui nous tient en haleine, c'est qu'il nous place dans la peau d'un jeune meurtrier rongé par la culpabilité, qui attend dans l'angoisse que les policiers trouvent l'indice qui le démasquera... ou pas. J'ai bien aimé également l'étude des mœurs assez féroce de ce village de province.

"Trois jour et une vie" n'est pas comparable avec le chef-d'oeuvre qui a obtenu le Prix Goncourt mais c'est un roman qui vaut largement la peine d'être lu. Je le conseille !

Les avis divergents de : Clara - Noukette - Jérôme - Sandrine

Je remercie les Editions Albin Michel pour l'envoi de ce livre.

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 23:14
Actes Sud 2015 - 16 heures - u par Emmanuel Dekoninck
Actes Sud 2015 - 16 heures - u par Emmanuel Dekoninck

Les trois premiers tomes de Millenium ont été écrits par Stieg Larson. L'auteur avait pour projet de poursuivre la série mais il est mort avant d'avoir eu le temps me mener son projet à terme. Un autre romancier, Davis Lagercrantz, a pris le relais en écrivant "Ce qui ne me tue pas".

Nous retrouvons donc, dans ce quatrième opus, les héros de la série : le brillant journaliste "Mikael Blomkvist" et la hackeuse asociale "Lisbeth Salander". Bien-entendu, leurs chemins vont de nouveau se croiser dans une histoire assez complexe que j'aurai beaucoup de mal à vous résumer. Dans les grandes lignes, il est question d'intelligence artificielle, de surveillance informatique mais aussi du syndrome du savant. C'est ce dernier thème qui m'a le plus intéressée : nous suivons un jeune autiste, qui joue un rôle central dans l'intrigue.

Pour être honnête, si ce livre ne s'était pas trouvé dans la sélection du Prix Audiolib, je ne l'aurai pas lu, bien que j'aie apprécié les deux premiers opus. J'avais d'ailleurs fait l'impasse sur le 3ème tome. Un 4ème opus, écrit de surcroît par un autre auteur que le " père" de la série, n'était pas dans mes projets de lecture.

Quel est mon verdict ?

J'ai trouvé cet opus fidèle aux précédents, tant au niveau des personnages que de l'ambiance, mais je confirme que les deux premiers opus m'auraient suffit. Je n'ai rien à reprocher à l'interprétation d'Emmanuel Dekoninck mais j'ai trouvé cette écoute bien longue (16 heures). Je manquais de motivation, certes, mais je dois dire que l'histoire m'a semblé en outre un peu trop compliquée.

Un avis mitigé, donc.

Les avis de Sandrine - Saxaoul - A propos de livres - Meuraie

Millenium 4 - Ce qui ne me tue pas - David Lagercrantz (audio)

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2016

Millenium 4 - Ce qui ne me tue pas - David Lagercrantz (audio)

Mais aussi du challenge "Ecoutons un livre".

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 16:15
Écoutons un livre au mois d'avril

Le thème proposé pour avril est le suivant :

"un livre qui se passe dans une ville ou sa banlieue."

Les billets :

Sylire : Ce qui ne me tue pas, Tome 4, Millénium, David Lagercrantz

Enna : La fille du train - Paula Hawkins

Vive les bêtises : Maman a tort de Michel Bussi

Le 16 mai, il n'y aura pas d' "Écoutons un livre" car je serai en voyage et je ne pourrai pas faire le récapitulatif des billets.

Pour le 16 juin, je vous propose "Un livre qui se passe sur une île (petite ou grande)". Cela permettra à ceux qui le souhaitent, de faire d'une pierre deux coups en participant au mois anglais.

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 23:02
Cher pays de notre enfance (Enquête sur les années de plomb de la Vème république )- E. Davodeau / B. Collombat (BD)

Ce sont le titre et la photo de cette BD qui m'ont attirée. De Gaulle fut en effet le président de ma petite enfance (hum, cela ne me rajeunit pas). Je ne savais pas au juste à quoi m'attendre, sinon qu'il s'agissait d'un reportage sur la Vème république, mais j'étais confiante. Davodeau est une valeur sûre.

Des affaires dont il est question dans cette enquête, je connaissais en gros les grandes lignes. Je me souviens notamment d'images en noir et blanc relatant l'affaire du ministre Boulin ou celle du juge Renaud. En revanche, je ne savais pas grand chose du le SAC (service d'action civique), qui est au cœur de l'enquête.

Benoit Collombat et d'Etienne Davodeau nous démontrent que de 1960 à 1981 (année de dissolution du SAC), la démocratie était bien souvent bafouée au profit d'actions réalisées en sous marin par ce fameux SAC : pressions diverses, couvertures d'affaires....Cette milice du parti gaulliste avait également pour consigne, entre autre, de donner un coup de main aux grandes entreprises pour contrer les syndicats. Les moyens utilisés étaient peu glorieux (intimidation, harcèlement...).

Nous suivons les deux auteurs dans leur périple à travers la France. Au contact des témoins de l'époque, ils tentent d'en savoir plus sur les affaires qui n'ont jamais été élucidées. Les témoins s'expriment sans trop de difficultés mais certaines vérités ne sont dites qu'à demi-mots.

Aurais-je lu un documentaire de format classique sur ce sujet ? Certainement pas. Je ne suis pas assez férue d'histoire politique pour cela. En revanche, le format BD m'a tout à fait satisfaite Une BD est vite lue et les illustrations donnent un côté ludique à la lecture. Par ailleurs, le dessin permet de mieux visualiser les scènes de crime et de retranscrire les expressions des visages. Ces expressions en disent parfois plus long que les paroles quand les témoins s'expriment à mots couverts.

Une BD passionnante sur un sujet plutôt original.

Ma note : 17/20

Cher pays de notre enfance (Enquête sur les années de plomb de la Vème république )- E. Davodeau / B. Collombat (BD)

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Cher pays de notre enfance (Enquête sur les années de plomb de la Vème république )- E. Davodeau / B. Collombat (BD)

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Cher pays de notre enfance (Enquête sur les années de plomb de la Vème république )- E. Davodeau / B. Collombat (BD)

Lu dans le cadre de "La BD fait son Festival" organisé par Price Minster

#1Blog1BD

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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 06:19
Actes Sud 2016 - 432 pages - traduit de l'anglais (Australie) par : France CAMUS-PICHON
Actes Sud 2016 - 432 pages - traduit de l'anglais (Australie) par : France CAMUS-PICHON

En se fiant à la couverture de ce livre, on pourrait imaginer une tout autre histoire que celle que nous propose Richard Flanagan. Certes, une très belle femme joue un rôle important dans l’existence du personnage central mais ce n'est pas pas sur leur histoire d'amour qu'est centré le roman.

Au début du livre, nous faisons la connaissance de Dorrigan Evans, jeune médecin militaire plein d'avenir. Dorrigan fréquente une jeune fille de bonne éducation mais n'est pas réellement amoureux. Avant d'être fait prisonnier par les japonais, le jeune médecin s'éprend de la jeune épouse de son oncle, la sublime Amy. Il a désormais deux femmes dans sa vie (il épousera l'une d'entre elles après la guerre, je ne vous dirai pas laquelle).

Changement d'ambiance, nous retrouvons Dorrigan dans l'enfer d'un camp de prisonniers australiens. Les hommes dont il a la charge sont traités comme des esclaves pour ne pas dire des bêtes de somme. Dorrigan se montre juste et généreux. Il tente au mieux de préserver la santé et la dignité des soldats, ce qui se révèle de plus en plus compliqué. Les japonais sont composés d'une minorité de sadiques et d'une majorité de "suiveurs" qui obéissent aux ordres de l'empereur avec dévouement et fidélité. Ils estiment de pas avoir la possibilité d'agir autrement puisque l'ordre leur a été donné de construire une ligne de chemin de fer, coûte que coûte. L'absurdité de ce camp est révoltant, les conditions de vie des soldats inimaginables.

"Des rangées de prisonniers gisaient tels des insectes mourants tombés d’un étrange essaim, non pas alignés mais dans un curieux désordre, autant de cigales dont le thorax se soulevait à intervalles réguliers sur les lattes de bambou, avec leurs énormes yeux vides et sans éclats, et pour tout signe extérieur de vie cette cage thoracique décharnée qui se soulevait et retombait".

Le style de Flanagan est flamboyant. Certaines scènes sont insoutenables et pourtant, grâce à l'écriture, d'une incroyable beauté. L'histoire se met en place assez lentement mais, une fois les cinquante premières pages passées, on ne peut plus lâcher le roman. Avec intelligence et sans manichéisme, Richard Flanagan nous raconte la vie d'un homme, confronté au meilleur et au pire de l'être humain. Nous le découvrons dans tous les aspects de sa vie, publique et privée.

Pour écrire cette histoire (qui l'a occupé dix ans de sa vie), l'auteur s'est inspiré de la vie de son père, qui a travaillé dans ce camp de prisonnier.

Je conclurai par ce passage qui résume ce que je retiendrai de ce roman :

"Le monde ne changeait pas, la violence avait toujours existé et ne serait jamais éradiquée, les hommes mourraient sous la botte, victimes de la poigne et des atrocités d'autres hommes jusqu'à la fin des temps, et toute l'histoire humaine était celle de la violence".

L'avis de Leiloona - Culturelle

La route étroite vers le nord lointain - Richard Flanagan

Lu dans le cadre du Prix Relay Des voyageurs

Le site Facebook : https://www.facebook.com/prixrelay

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