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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 23:00

    Thèlème 2013 (Seuil) - Lu par Bertrand Suarez-Pazos - 18 heures d'écoute     

 

Le narrateur, dans la dernière ligne droite de sa vie, nous raconte son existence peu ordinaire en raison de sa bisexualité. Il revient longuement sur son enfance, marquée par l'absence de son père et le manque d'amour de sa mère, qui n'a jamais accepté sa particularité. Nous côtoyons les différents membres de la famille, dont le passe-temps favori est la participation à une troupe de théâtre amateur. Dans le cercle familial, deux personnes comprennent et soutiennent Billy : son grand-père maternel (qui aime se travestir et jouer des rôles de femme) et son beau-père, dont il est secrètement amoureux.

En dehors de la famille, deux autres personnes marqueront de façon indélébile l'enfance et l'adolescence de Billy. Il s'agit de la Bibliothécaire Miss Frost, le grand amour de sa vie, bien que leur relation amoureuse  ait été très brève et plutôt "particulière" et un de ses camarades d'école, l'arrogant Kittredge, pour lequel il éprouvait un mélange d'attirance et de répulsion.

Une autre période de sa vie marquera fortement le narrateur. Il s'agit des "années sida". Billy verra mourir tour à tour tous ses amis, échappant miraculeusement à l'épidémie. La partie du livre évoquant ces années-là est absolument poignante. Billy est abattu mais tient le coup grâce à l'amitié d'Hélène, sa grande amie d'enfance et sa confidente de toujours.

"A moi seul bien des personnages" ne fait pas partie de ces romans "vite lu, vite oublié". C'est un texte qui oblige à ouvrir les yeux sur nos différences en matière d'identité sexuelle. Certaines scènes sont assez crues mais aucune ne m'a choquée. Sans doute parce que l'humour fait toujours surface à chaque fois qu'une scène scabreuse se profile. Certainement aussi parce que Billy est quelqu'un de foncièrement bon, qui s'efforce d'être honnête avec lui-même comme avec son entourage.

Dans ce livre, on passe par toutes sortes de sensations et d'émotions : on rit, on pleure, on s'étonne, on s'offusque... C'est une très belle aventure livresque que nous propose John Irving et je ne peux que vous conseiller de la vivre à votre tour...

Elles l'ont lu également en version Audio : Enna et Valérie (coup de coeur pour toutes les deux) 

 

Voilà un petit moment que j'ai écouté cette histoire. Je l'avais gardée pour le mois Américain organisé par Noctembule

moisamericain

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 23:42
    Un nouveau logo :) 
 
Noctambule nous propose, à compter de ce jour, et pour trois mois un challenge "US"(prolongé jusqu'au 31/08/14 aux dernières nouvelles). J'ai répondu "présente" avec enthousiasme car j'aime beaucoup la littérature américaine. C'est également l'occasion rêvée de faire diminuer un peu ma PAL (Pile à lire) américaine.
 
Je n'ai pas déterminé précisément ce que je lirai mais quelques billets sont déjà prévus de façon certaine. 
 
- A moi seul bien des personnages - John Irving  
- La mémoire est une chienne indocile - Eliot Perlman  
- La maison d'à côté - Lisa Gardner  (le 16 octobre) 
-  InvisiblePaul Auster (Lecture commune autour de l'auteur le 12 octobre) 
- Des étoiles contraires de John Green (Lecture commune le 28 octobre)  
- Tout ce que j'aimais - Siri Hustvedt (lecture commune autour de l'auteure le 10 décembre)
Il y en aura d'autres... 
 
Je pense également présenter quelques films, au gré de mes humeurs...    
 
 
Et des chansons pour rêver de l'Amérique, dont celle-ci, kitchissime, chantée par Jo Dassin en 1970 ( Certains vont me maudire car ils ne pourront pas s'en débarrasser de la journée)
.....
L'Amérique, l'Amérique, je veux l'avoir et je l'aurai
L'Amérique, l'Amérique, si c'est un rêve, je le saurai
Tous les sifflets des trains, toutes les sirènes des bateaux
M'ont chanté cent fois la chanson de l'Eldorado
De l'Amérique
......
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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 23:34
         
 
Je n'ai pas été très active  sur ce challenge (seulement deux lectures présentées) mais j'ai aimé découvrir de nouveaux auteurs et, via nos camarades québécoises, découvrir un peu de leur culture, qu'elles partagent avec passion. Merci donc à Karine et Yueyin  ! Vous trouverez sur leurs blogs respectifs les récapitulatifs des billets de tous les participants. Je vais rester encore un peu dans l'ambiance du challenge en lisant très prochainement : Il pleuvait des oiseaux de Jocelyne Saucier, une romancière québécoise (tous ceux qui ont lu ce livre l'ont adoré)    
 
Je vous propose un petit récapitulatif des lectures québécoises de ce blog (avant et pendant le challenge), centrées sur deux auteurs (mais lesquels !) : Jacques Poulin et Gabrielle Roy. Il va tout de même falloir que j'élargisse mon horizon québécois !
 
Jacques Poulin :
   
 
 Gabrielle Roy :
 
 
 
 
 
 
A l'année prochaine je l'espère, pour un nouveau mois québécois ! Avec cette fois, en ce qui me concerne, la découverte impérative de Michel Tremblay. Autre auteure que j'aimerais découvrir (entre autres) : Anne Hebert.   
Pour finir, un peu de musique pour le plaisir d'entendre l'accent québécois et parce que j'aime cette chanson depuis toujours.     
   
 
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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 23:42

 

 

Je ne réponds pas toujours aux tags () mais comme j'ai été taguée 6 fois en une semaine, je peux difficilement botter en touche. 

La première à m'avoir taguée est Lou avec le Tag des 11. Voici les réponses aux onze questions que j'ai piochées dans les 33 qu'elle proposait

 

1 - T'imagines-tu parfois en héroïne de roman? (Allez, avoue! Tu t'es déjà vu en Lizzie, non?)

Quand je lis, je peux tout à fait me mettre dans la peau de l’héroïne, l’espace de la lecture. Mais, quand j’ai refermé le livre, hop, je redeviens moi !

2 - Lecture aux toilettes?

Avec un livre, non, mais en écoutant un livre audio, bien-sûr ! C’est juste un peu gênant au moment tirer la chasse d’eau. Il faut penser à mettre sur pause ou se précipiter hors des toilettes avant que ça ne fasse trop de bruit.

3 - Le meilleur endroit pour lire chez toi est ...

Mon canapé, avec une bonne tasse de thé, les pieds surélevés (mais c’est réservé au week-end), la semaine c’est uniquement le soir et au lit, avec une tisane.

4 Quel genre de littérature n’achèteras-tu jamais ? Pourquoi ?

De la Chick lit. Je n’irai pas dépenser un Kopeck pour des niaiseries

 5 - Cites-moi un personnage de roman que tu détestes profondément.

La belle-mère de cendrillon 

 

 6 Salée ou sucrée ?

Oh, les deux ! Je suis gourmande (mais une gourmande raisonnable tout de même car j’ai très mauvaise conscience quand je me goinfre)

7 Ovin ou Caprin :  

Cette question me ramène à une conversation délirante avec des amis ou il où il était question de trouver le nom du mari de Madame Chèvre et celui du mari de Madame Mouton (entre autres...)

 Anne si tu passes par-là, c'est quoi, ça, déjà ?

8/ Biscuits ou bonbons ?

       Les bonbons que j’aime sont ceux qui collent aux dents, alors je me rabats sur les biscuits

9  - Regardes-tu souvent la télévision?  

Très peu et je m’en passe très bien. Quand mes enfants étaient petits, après une journée de travail, je m’écroulais parfois devant la télévision, une fois qu’ils étaient au lit. Je suis bien contente de trouver désormais l’énergie suffisante pour faire autre chose ! 

10  - Cornes-tu les pages d'un livre

Jamais !!! Je respecte trop l’objet livre. Pour tout dire, je suis du genre maniaque avec les livres.    

11 - Quelle est la chose sans laquelle tu ne peux t’imaginer sortir de chez toi?

    Mes lunettes ! Je suis très mal à l’aise sans. Non seulement, je ne vois rien mais en plus je n’entends rien (je sais, c’est bizarre ).  

 

Ce tag n'étant pas très nouveau, je ne taguerai personne cette fois...

 

 

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 23:15

    Editions Dialogues - 237 pages - août 2013 

 

"Dans notre famille, il s'agissait de faire bonne figure. Alors peu importait notre tristesse ou notre fragilité : lorsque nous arrivions, comme nous étions chéris notre peine tendait à disparaître instantanément et nous nous lovions naturellement dans un bien-être protecteur et simple, nous nous y fondions, décidés à engranger toutes les marques d'affection. L'anxiété qui nous taraudait, qui vivait en nous depuis toujours, nous la mettions sous cloche. Nous ne parlions pas : on nous demandait, on nous suppliait du bout des lèvres, sans que cela se voit véritablement, de nous taire et de faire bonne figure".

 

Anne, la narratrice, nous raconte son enfance bourgeoise dans la région parisienne. De l'extérieur, on pourrait dire qu'elle a reçu "une bonne éducation". Parents et grands-parents cultivés, vacances linguistiques, équitation... Dans un immeuble où cohabitent plusieurs générations, la vie devrait être douce, elle l'est parfois. Mais il y dans cette famille un gros problème : la mère se montre particulièrement violente vis à vis de ses enfants. Impuissant, le père finit par quitter le domicile familial. Les autres membres de la famille ne soulèvent pas le problème, par méconnaissance de la situation ou par crainte du scandale. Anne grandit, avec cette souffrance ancrée au fond d'elle-même. Une souffrance qui la poursuit quand elle part vivre en Afrique avec son père. La jeune fille, peu armée pour un changement de vie aussi radical supporte mal le choc des cultures. D'autant qu'elle n'a pas choisi cette vie-là.

Comment arriver à l'âge adulte sans séquelles quand on a vécu une enfance et adolescence aussi perturbées ?     

"Une bonne éducation" est un roman bien écrit, les mots sonnent justes et les émotions sont bien rendues. La quatrième de couverture nous parle d'un roman "dans le sillage de François Mauriac ou Hervé Bazin", je n'irai pas jusque-là. C'est un roman qui se lit bien, certes, mais il lui manque un peu d'originalité pour se démarquer de nombreux livres sur le même thème.

 

  L'avis d'Alice 

  3/6

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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 23:08

J'ai lu 2013 (Liana Levi 2011) - Traduit de l'Italien par Françoise Brun - 410 pages        

 

Anna et Francesca sont deux jeunes italiennes de quatorze ans à peine. Elles vivent à Piombani, une ville industrielle de Toscane, au bord de lamer. Dans cette ville d'Italie, la vie est rythmée par l'aciérie qui fait vivre les familles.

Un peu trop sûres d'elles en raison de leur beauté presque provocante, les deux adolescentes croquent la vie à pleine dents. Elles rêvent de quitter la barre d'immeubles qui fait face à la mer, et dans laquelle vivent leurs familles. Englués dans un quotidien laborieux et sans fantaisie, les parents des jeunes filles n'offrent pas à leur progéniture un modèle de vie bien enthousiasmant. On comprend donc sans peine leur besoin d'évasion...

Ce qui fait la richesse de ce livre, c'est qu'il joue sur plusieurs tableaux. C'est un roman social, avant tout, évoquant une Italie industrielle bien loin des cartes postales. C'est aussi un roman qui décrit, avec une grande justesse, la période de l'adolescence chez les jeunes filles. Amitiés fusionnelles et parfois destructrices, difficulté de faire cohabiter un corps de femme et un cerveau qui n'évolue pas à la même vitesse... C'est vraiment un très beau roman, non dénué de poésie en dépit de l'environnement glauque qui en est son décor.

Une jeune auteure à suivre de près !

Les billest de Clara  - Papillon - Kathel 

De ce livre a été tiré un film (sorti en juin 2013)

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 23:31

Babel (Lemeac - Actes Sud) 1998 - 225 pages

"Chat sauvage" est le 4ème roman de Jacques Poulin que je lis. J'ai découvert cette jolie plume il y a quelques années avec "la tournée d'automne", une petite merveille et mon préféré  de l'auteur à ce jour. A chaque nouvelle lecture, je retrouve son univers avec ravissement. Le petit monde de Jacques Poulin est peuplé d'amoureux de la littérature : libraires, écrivains et lecteurs passionnés. Le narrateur est bien souvent un homme d'âge mur, souvent un écrivain.

C'est le cas dans "Chat sauvage", le narrateur est écrivain public. Il vit dans la même maison que Kim, une amie avec laquelle il entretient des liens plus qu'amicaux (bien que chacun garde son indépendance à tous niveaux). Kim est une sorte de psychothérapeute qui reçoit bien souvent ses clients la nuit (il y a beaucoup de bizarreries dans l'univers de Poulin, c'est ce qui fait son charme).

Jack (c'est le nom du narrateur) reçoit parfois ses clients sur rendez-vous mais plus souvent, ces derniers se présentent à son bureau sans prévenir. L'écrivain public exécute pour sa clientèle toutes sortes de travaux (CV, courriers divers, traductions...) mais sa spécialité, ce sont les lettres d'amour. Il a une astuce imparable pour donner du panache à ses lettres : il "emprunte" des phrases dans les correspondances de grands écrivains.

Un jour un vieil homme dont le comportement est un peu étrange, vient le trouver. Jack, curieux de nature, mène son enquête pour savoir qui est cet homme. Il sent qu'il a des choses à lui apprendre...   Avec Jack, nous sillonnons la ville de Québec (notamment le vieux quartier) à la recherche d'indices.

"Chat sauvage" se termine de façon un peu étrange (mais c'est une fin "à la Jacques Poulin"). Je pense donc qu'il vaut mieux être déjà familiarisé avec son univers pour apprécier cette histoire à sa juste valeur. Pour découvrir l'auteur une première fois, je conseillerais plutôt "la tournée d'automne". 

Un univers à découvrir !

Lu dans le cadre de "Quebec en septembre", organisé par Karine et Yueyin 

 

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 23:42

pal1Au mois de juin, pleine de bonnes résolutions, je m'étais inscrite au challenge "Destinations PAL", organisé par Lili Galipette pour faire baisser ma Pile A Lire pendant l'été.

 

Ma PAL se composait à fin juin de 201 livres, J'en ai lu 8 pendant l'été (ce qui n'est pas si mal). A la fin de l'été, je me retrouve pourtant avec 210 livres à lire Trouvez l'erreur....

 

En fait, j'avais oublié un petit détail : L'été, je prends le temps de faire quelques vide-greniers et cette année la pêche a été très fructueuse. Plein de chouettes à livres à 1, 2 ou 3 euros (pour les brochés) qui me tendaient les bras ! Que voulez-vous, je n'ai pas pu résister ! J'ai fait aussi quelques échanges sur Babelio.

J'ai donc pris une petite résolution : essayer de piocher dans ma PAL tout au long de l'année une lecture sur deux... On verra si je tiens le cap ! 

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 23:27

Orages ordinaires, de William Boyd, lu par Alain Ghazal

Audiolib (Seuil 2010) - 13 h 70 - traduit par Christianne Besse - Lu par Alain Ghazal

Adam Kindred est un jeune climatologue qui vient tout juste de débarquer à Londres avec l'idée d'un nouveau départ dans la vie. Il vient de divorcer et s'est présenté le matin même à un entretien pour un emploi qui comblerait ses espérances. Mais sa journée va prendre une bien curieuse tournure...

En effet, par un concours de circonstances, il tombe sur scène d'un crime et pressent qu'il sera le premier suspect. Par instinct de survie, il prend la fuite et se cache pour réfléchir posément à la situation. Le temps passe et il se rend compte qu'effectivement, il a eu raison se fier à son instinct. Recherché à la fois par la police et par un tueur à gages, il doit déployer des trésors d'ingéniosité pour ne pas se faire prendre...  

Tombé rapidement dans la clochardise parce qu'il ne possède plus un sou, il fait les bonnes rencontres, déjoue les pièges et parvient même à changer d'identité. Etonnamment, il regrette très peu sa vie d'avant, prenant sa malchance comme une aventure à vivre le mieux possible. Ne pouvant compter sur la police pour trouver l'assassin de la victime du meurtre, il décide de mener lui même l'enquête. Une enquête qui va le mener dans les dessous peu glorieux de l'industrie pharmaceutique.

Orages ordinaires est un "thriller tranquille", qui tient toutefois en haleine. C'est aussi l'histoire d'un homme qui apprend à se connaître dans l'adversité. Découvrant une autre facette de lui-même, il se rend compte qu'il n'est pas si attaché qu'il le croyait à la vie matérialiste qu'il menait auparavant. D'emblée, je me suis attachée à Adam Kindred, jeune scientifique sympathique et ouvert d'esprit. Je dois dire que je l'ai quitté à regret et que j'aurais bien aimé faire encore un bout de chemin à ses côtés.

Voilà un bon moment que je voulais découvrir la plume et l'univers de William Boyd, je ne suis pas déçue.

Rien à dire sur le lecteur, parfait ! 

Une lecture commune avec Mrs B et Sandrine, dans le cadre du challenge de Valérie :

free-road-trip-games-audio-book

 

 

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 23:02

 

Audiolib août 2013 (Edtions Guerin) - 6 heures d'écoute - Lu par Vincent Schmitt      

 

Avec beaucoup d'humour, de l'autodérision et d'un brin de moquerie vis-à-vis de certains pèlerins qui le méritent bien, Jean-Christophe Ruffin nous raconte Son chemin de Compostelle. Avec une motivation assez floue au départ, l'écrivain-médecin a pris la route "la bouche en cœur", sans trop savoir ce qui l'attendait. Le début a donc été un peu laborieux. Toutefois, il a vite compris que les fâcheux contretemps et galères diverses faisaient partie du voyage et qu'il fallait les accepter pour apprécier les bons moments à leur juste valeur. Bien que n'ayant pas entrepris ce périple pour des raisons religieuses, JC Ruffin s'est laissé gagner peu à peu par un certain sentiment mystique, une fois le chemin bien entamé.

   

J'ai écouté ce récit le sourire aux lèvres, assez captivée par les rencontres et expériences diverses du Jacquet (c'est ainsi qu'on appelle le pèlerin de Compostelle). Je ne doute pas que cette expérience soit fort enrichissante mais je me contenterai probablement de l'avoir vécu par procuration. Traverser des zones industrielles ou longer des autoroutes (même si c'est pour déboucher au bout d'une dizaine de kilomètres sur un paysage magique), ne me tente guère, pas plus que de croiser des bobos qui sont là pour la frime. Je n'ai pas non plus spécialement envie de me coucher entre deux ronfleurs, après avoir compté mes ampoules aux pieds. Je ne voudrais pas avoir l'air de réduire le chemin à ces petits désagréments mais je ne pense pas avoir la motivation nécessaire pour les surmonter. Quoi qu'il en soit, le sujet m'intéresse toujours autant !

 

La forme audio convient parfaitement à ce type de livre, notamment pour ceux qui ne sont pas familiarisés avec la lecture audio. Pas de noms de personnages à mémoriser ni de construction compliquée, il suffit de se laisser porter par la voix. Et six heures, ça passe vite !

 

J'ai beaucoup aimé ce récit de voyage, je vous le conseille. 

Pour en savoir plus et écouter un extrait, c'est ici 

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