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Chers visiteurs, bonjour !

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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 23:29
Âme graphique - Mousse (13)

Voici ma participation du jour sur le thème de "La mousse".

J'ai photographié de l'écume qui, selon le dictionnaire Larousse, est une "mousse blanchâtre formée à la surface de la mer par l'agitation des vagues ou par la rencontre de courants".

J'avais déjà utilisé de l'écume pour illustrer le mot "turbulence". Les deux photos ont été prises le même jour (au Diben, à Plougasnou), la photo présentée aujourd'hui est prise de plus près.

Cliquez sur la photo pour l'agrandir, on voit mieux le détail de la mousse !

Âme graphique - Mousse (13)

Et allons voir ce qui mousse chez les copains de l'atelier graphique, animé par "le petit carré jaune".

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 23:46
Le diable Vauvert - 489 pages - nov 2014
Le diable Vauvert - 489 pages - nov 2014

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La quatrième de couverture résume parfaitement l'esprit du livre :

« Le désir peut-il être si sclérosé qu’il disparaît pour de bon ? Enfoui trop profondément pour être un jour de nouveau attisé ? Vous pensiez ne plus jamais vouloir coucher avec quelqu’un, que ce genre de vie était derrière vous. Vous aviez eu vos enfants. Le sexe avait rempli son rôle. Vous aviez l’impression d’être cassée, qu’il était trop difficile de vous réparer. Les adultes ne se réparent pas. Leur état empire. La vie les consume peu à peu et ils en portent les cicatrices jusqu’à la fin de leurs jours. En fait, elles durcissent, se calcifient. Mais vous vous sentez libérée. Par miracle. »"

Quand commence ce roman, nous sommes en Angleterre. Une femme d'une quarantaine d'années, d'origine australienne, s'ennuie à mourir dans son couple. Son rôle de mère de famille ne suffit plus à l'épanouir. Voilà bien longtemps qu'elle n'a plus aucun désir pour son conjoint. En a t'elle eut un jour, d'ailleurs ? Nous comprenons qu'elle s'est mariée plus ou moins par défaut, après une période de célibat assez longue. Son corps ne s'est jamais remis d'une rupture amoureuse vécue à l'adolescence, A. ce stade de sa vie, elle éprouve le besoin de retourner en Australie, avec comme prétexte de passer quelques temps avec son père. Ses enfants l'accompagnent. Une fois sur place, elle ne peut s'empêcher de mettre ses pas sur les traces de l'homme qui a bouleversé son adolescence.

Ce livre est clairement un roman érotique. Nous revivons, au travers des souvenirs de la jeune femme, l'initiation sexuelle qu'elle a reçue autrefois. La jeune fille était amoureuse mais elle n'a jamais su si cet amour était réciproque ou pas. Quoi qu'il en soit, l'homme faisait preuve d'une grande délicatesse vis-à-vis d'elle, respectant ses envies, la guidant vers le plaisir sans empressement. Leurs jeux érotiques allaient crescendo, tout semblait se passer pour le mieux et pourtant, sans aucune explication, l'homme a mis fin à la relation du jour ou lendemain, la laissant complètement anéantie. Plus de vingt ans plus tard, cette fin brutale la mine encore. Il lui faut percer ce mystère avant de retourner en Angleterre.

Ce roman, par son volet initiation, pourrait faire penser à "Cinquante nuances de Grey" mais il n'en rien. Le langage est parfois cru mais jamais vulgaire. La jeune fille n'a rien d'une nunuche et l'homme est un anti-Christian Grey. La sexualité féminine est abordée avec subtilité et intelligence. Le livre s'adresse principalement aux femmes, ce qui n'empêche pas les hommes de s'y intéresser bien au contraire. Il se peut qu'ils y trouvent quelques clés, bien utiles pour comprendre la sexualité féminine (on n'est jamais trop informé). La fin du roman est peut-être un peu convenue mais elle a le mérite de donner de l'espoir aux les femmes qui se sont un peu endormies de ce côté-là.

Vraiment bien !

Les avis de : blablamia - Valérie - Canel - Gwenaëlle

Merci à l'agence "Anne et Arnaud" pour la découverte.

Lu dans le cadre du challenge "le premier mardi,chez Stéphie, c'est permis"

Avec mon corps - Nikki Gemmell

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 23:03

Des livres :

Mon coup de coeur, ce mois-ci c'est une BD : Abélard (billet ici)

Avril 2015 - des livres et quoi d'autre ?

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Un week-end familial à Nantes ...

Vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir.

Le passage Pommeraye (superbe !)
Le passage Pommeraye (superbe !)

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Des rues et des places où il fait bon flâner
Des rues et des places où il fait bon flâner

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un petit air de Central Parc dans le parc de Procé
un petit air de Central Parc dans le parc de Procé

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Merci pour tout  A et S !
Merci pour tout A et S !

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Une exposition :

J'ai pu prendre quelques jours de vacances pendant lesquels j'ai visité, avec Gwenaëlle, l'exposition consacrée à l'artiste contemporain Jacques MONORY, à Landerneau (exposition organisée par le Fonds Edouard Leclerc).

Un univers particulier, cinématographie et autofictionnel où la couleur bleue prédomine.

Une visite très dépaysante et intéressante bien que cet univers soit assez loin de nos goûts respectifs en matière artistique.

Autoportrait de l'auteur
Autoportrait de l'auteur

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Avril 2015 - des livres et quoi d'autre ?

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Avril 2015 - des livres et quoi d'autre ?

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Autoportrait des deux visiteuses...
Autoportrait des deux visiteuses...

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 23:12
Darguaud 2011 - tome 1 et tome 2
Darguaud 2011 - tome 1 et tome 2

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Abélard habite une petite cabane dans les marais, à l'écart du monde. Il aime pêcher et jouer de la musique. Curieux de tout, il aimerait bien visiter notre vaste monde mais l'occasion ne s'est pas encore présentée. Un beau jour, il fait la connaissance d'une jolie jeune femme dont il tombe amoureux. Quelqu'un lui dit que pour séduire une femme comme elle, il faut lui offrir des étoiles... Il tente d'en attraper, en montant sur une échelle, en vain. Quand on lui parle d'un objet qui vole dans le ciel, là-bas, en Amérique, Abélard ne réfléchit pas longtemps et quitte son marais pour le nouveau monde. Mais la route vers l'Amérique est semée d’embûches et Abélard n'est pas au bout de ses peines. Durant son voyage, il va être confronté à la cruauté et àla bêtise humaine. Il fera aussi de belles rencontres comme celle de Gaspard, l'ours un peu bourru (mais au grand cœur), qui va le prendre sous son aile.

Quelle merveilleuse BD ! Abelard est un petit canard délicieux, gentil comme tout et un peu naïf, ce qui ne l'empêche pas de se poser des questions philosophiques grâce aux petits papiers qu'il tire chaque jour de son chapeau, comme par magie. En voici quelques exemples : "Si deux hommes ont toujours la même opinion, l'un d'eux est de trop" ou "La solitude, c'est l'indépendance qui présente sa note"...

Sous ses airs enfantins, cette BD soulève donc des questions existentielles et les dessins sont un régal pour les yeux. Le sourire aux lèvres et parfois la larme à l'oeil, je l'ai parcourue avec enchantement. C’est une pépite que j'offrirai sans hésitation !

Vous pouvez cliquer sur les images pour les agrandir

Abélard - Dillies et Hautière T1 et T2 (BD)

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Abélard - Dillies et Hautière T1 et T2 (BD)

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Abélard - Dillies et Hautière T1 et T2 (BD)

Un gros coup de coeur !

(Merci à Fransoaz pour le conseil)

Noukette et Jérôme en ont fait aussi un coup de coeur

Cette semaine, chez Jacques
Cette semaine, chez Jacques

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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 23:17
Audiolib 2015 (Zulma 2014) - 12 h 36 - lu par Thibault De Montalembert
Audiolib 2015 (Zulma 2014) - 12 h 36 - lu par Thibault De Montalembert

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Une fois n'est pas coutume, (vous allez comprendre pourquoi), je vous livre la quatrième de couverture :

"Martial Canterel, richissime opiomane, se laisse interrompre dans sa reconstitution de la fameuse bataille de Gaugamèles par son vieil ami Holmes (John Shylock). Un fabuleux diamant, l’Anankè, a été dérobé à Lady MacRae. Voilà donc Holmes et l’aristocratique dandy embarqués dans la poursuite du dangereux criminel. Par une mise en abyme jubilatoire, cette poursuite vient s’entrecroiser avec les aléas d’une fabrique de cigares du Périgord où, comme aux Caraïbes, se perpétue la tradition de la lecture, à voix haute, des aventures de Jean Valjean ou de Monte-Cristo. Mais la fabrique est bientôt reprise par le fondateur de B@bil Books, une usine de liseuses électroniques…

Cette folle équipée romanesque est aussi une réflexion sur l’art littéraire, doublée d’une critique radicale de la gouvernance anonyme qui nous aliène jusque dans nos bonheurs les plus intimes."

Mon humble avis :

Je vais être honnête avec vous, je n'ai pas compris grand-chose à cette histoire au point qu'il m'est difficile de la résumer. J'ai tenté de m'accrocher jusqu'à la moitié de l'écoute, luttant pour empêcher mon esprit de vagabonder, mais sans succès. Je crois que je n'ai jamais eu d'écoute aussi laborieuse. Je ne vous dirai pas que je n'ai pas réussi à me concentrer de temps en temps mais à la moindre digression, mon esprit s'échappait pour voguer vers d'autres aventures.

En échangeant avec d'autres blogueuses qui participent à ce prix, je me suis rendu compte que je n'étais pas la seule dans ce cas, ce qui m'a un peu consolée. C'est très perturbant d'être hermétique à un texte à ce point. Par curiosité, j'ai écouté les deux derniers chapitres, qui m'ont éclairée sur le lien entre les deux histoires du livre à savoir une enquête autour de la perte d'un diamant et l'histoire d'une fabrique de cigares où on lit à voix haute, aux ouvriers, des œuvres littéraires. Cette deuxième histoire aurait pu me captiver mais quand je commençais à me concentrer sur cette histoire, il était temps de passer à la seconde.

J'ai tout de même réussi à rire un peu durant mon écoute, ceux qui ont lu le livre me comprendront, il s'agit des moments où Madame Dieumerci tente de trouver des solutions à l'impuissance de son mari. Vous allez me dire : mais quel est le lien entre l'histoire de ce couple et les deux autres histoires ? On ne le saisi qu'à la fin du roman...

Je tiens à préciser que le lecteur Thibault De Montalembert n'y ait pour rien, sa prestation est parfaite, comme d'habitude.

Mon billet est un peu décousu ? Oui, sans doute, mais bien moins que ma lecture, je vous assure !

L'avis de Papillon sur la version papier qui me fait rager de ne pas avoir pu entrer dans ce livre :

"Un roman brillantissime et vertigineux que se doit de lire tout amoureux des livres".

Keisha a beaucoup aimé aussi la version papier

Lu dans le cadre du prix audiolib 2015
Lu dans le cadre du prix audiolib 2015

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Challenge rentrée littéraire 2014 (18ème)
Challenge rentrée littéraire 2014 (18ème)

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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 23:30

Cela faisait longtemps qu'il n'y avait pas eu le musique sur ce blog.

Je ne suis pas une adepte du slam mais je trouve ce texte magnifique.

On y va ?

A suivre, les paroles.

Après la nuit,

Avant le jour,

Et à travers les roselières

Après la nuit,

Avant le jour,

J'irais chercher, les hautes lumières.

Aux innocents les mains pleines,

J't'emmène lancer des médailles dans l'eau bleue des fontaines

Et cueillir à nouveau ces visions qu'on s'offrait autrefois,

Comme des couronnes.

Ces visions qu'on s'échangeait pour se dire, pour se rappeler,

Je suis veilleur, tu es musée.

Je veux sentir les feuilles de menthe craquer sous nos dents

Avec la chlorophylle qui s'échappe.

Et t'faire écouter le son de carillons qu'fait le claquement des drisses de pavillon

Contre les mâts, avec en fond le grand fracas de la mer qui rapporte,

Et au dessus la procession de cargo des nuages bas et blancs.

Je voudrais te faire rencontrer les femmes cyprines et les bolqueens

Qu'elles nous habillent de robes et de diadèmes au croisement d'Amsterdam,

Et d'la 80ème pendant que moi je te mettrais au poignet des bracelets de tissu

Qui deviendront des bracelets de fleurs, puis des rubans, puis des violons.

Je porte le blason d'mon clan,

J'l'ai désormais gravé sur la face visible de mon cœur,

Mais ça ne fait pas mal rassure toi au contraire,

J'ai fait broder nos souvenirs étincelant sur des manteaux de nuit

Qu'mon offert des frères tisserands drapiers de canut

J'ai à la main mes aussières, je suis prêt.

Après la nuit,

Avant le jour,

Et à travers les roselières

Après la nuit,

Avant le jour,

Je t'offrirai les hautes lumières.

Aux innocents les mains pleines je t’emmène plonger dans la Seine

Et nager dans les courants fort de Beauchamp,

Nager dans les rivières, remonter les ruisseaux,

Puis prendre un bain brûlant, où je laverais ta peau

Au lait d’ânesse, avant de sécher ton corps moi même

Comme avant, quand on était adolescent.

Je veux faire l'amour dans les champs, dans les clairières, dans les taxis,

Je veux faire l'amour partout, même sur les toits de Paris.

Je veux résider au creux de ton cou, et dans tes draps parfumés aux lilas,

Tandis qu'une madré enveloppé d'un châle rouge bénit nos fronts

En silence avec des croix de baume au camphre.

Je te montrerai comment décrocher les boules blanches des symphorines

Pour les éclater sous nos pieds et entre nos doigts,

Avant d'aller regarder la lumière d'un lampadaire qui rougeoie

Et qui vacille sur les berges du fleuve endormi,

Dont les risées de vent emplissent la surface.

Je veux offrir cette cigarette à ma mère,

Cette cigarette d'après la guerre et son odeur vanillé,

Je t’emmène voir le granit rose de ses îles qu'on ne peut pas déplacer

Mais c'est pour nous protéger,

Je t'emmène tout rejouer, peut être tout perdre,

Mais peut être aussi tout rafler, tout braquer, tout gagner

Après la nuit,

Avant le jour,

Et à travers les roselières

Après la nuit,

Avant le jour,

Je t'offrirai les hautes lumières.

Aux innocents les mains pleines je t'emmène voir

Taulet, Cavour, Sienne et Navone,

Toucher la faïence des rues de Lisbonne,

Et le marbre blanc, lisse et brillant des palais.

Je veux entendre les Salam des chauffeurs,

Et qui nous crie, les enfants je vous emmène à Orléans si ça vous plait.

Je veux t'offrir le tintement des couverts d'argent contre le cristal

Et les mots précieux des miens.

Je veux écouter les histoires des anciens encore et encore,

Ces histoires millénaires qui renaissent,

On s'est connu y a trois mille ans, on se retrouve maintenant,

Et nos enfants feront de même.

Je t'emmène loin des griffes de la colère, loin des regrets, loin des nausées,

Je t'emmène loin de la barbarie et des odeurs de kérosène brûlé,

Je t'emmène courir après des filles, après des garçons, après des rêves,

Et contempler les vivants, ces gens qu'on croise parfois

Et qui nous font tomber amoureux pour deux, pour trois.

On doit encore parcourir la terre,

On doit trouver cent mille sœurs et cent mille frères,

Pour plus jamais être seul dans les cimetières,

Alors sur la colline du Palatin, par dessus les dômes byzantins

Bientôt nous serons postés, nous armerons nos flèches de diamants,

Pour devenir sagittaires et décrocher, les hautes lumières

Après la nuit,

Avant le jour,

Et à travers les roselières

Après la nuit,

Avant le jour,

Je t'offrirai les hautes lumières.

Après la nuit,

Avant le jour,

Et à travers les roselières

Après la nuit,

Avant le jour,

Je t'offrirai les hautes lumières.

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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 23:37
Âme graphique - Délicatesse (12)

Pour ce nouvel épisode de l'atelier "Âme graphique", c'est le mot "délicatesse" qu'il convient d'illustrer. J'aime ce mot, au sens propre comme au sens figuré.

En regardant autour de moi dans la maison, à la recherche d'une idée, mes yeux se sont posés sur cette orchidée : la délicatesse de la fleur, du geste de la personne qui me l'a offerte et, en arrière-plan, celle de la porcelaine ancienne dans le buffet.

Ma photo de la semaine n'est pas très originale. Peut-être bien que mes camarades auront fait preuve de plus de créativité...Allons faire un tour chez le petit carré jaune.

Âme graphique - Délicatesse (12)

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 23:30
Allary Editions 2015 - 159 pages
Allary Editions 2015 - 159 pages

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L'arabe du futur - Riad Sattouf (BD)

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Le sous-titre de ce livre, "Une jeunesse au Moyen-Orient 1978 - 1984" résume le thème de cet ouvrage. L'auteur nous plonge dans son enfance, entre la Libye et la Syrie, pays dans lesquels il a vécu enfant. Nous découvrons deux pays sous le joug de dictateurs, c'est le règne de Kadhafi en Libye et celui d'Hafez-El-Assad en Syrie. La mère de l'auteur est française, son père syrien. Le petit Riad est blond aux yeux bleus, autant dire qu' il ne passe pas inaperçu en Moyen-Orient.

L'auteur nous propose un portrait assez désastreux de ces pays et leurs habitants : pauvreté, saleté, violence, obscurantisme... Le moins que l'on puisse dire c'est que ses yeux d'enfants n'ont pas capté grand-chose de positif de ces années-là. L'auteur n'offre pas non plus de ses parents une image très positive : une mère effacée, un père sans doute cultivé et lettré mais qui surprend par son manque d'esprit critique. Quant au petit Riad, sa couleur de cheveux ne lui facilite pas l'existence. Quand il revient en France pour les vacances, chez sa grand-mère bretonne, il ne serait pas fâché d'y déposer définitivement ses valises. Mais il faut repartir en Syrie ou l'attend l'école, censée faire de lui "un arabe du futur".

J'ai bien aimé découvrir cet album autobiographique bien qu'il verse un peu, me semble-t'il, dans la caricature. Les souvenirs de Riad ont peut-être été revisités par l'adulte qu'il est devenu et qui porte un regard sans concession sur le Moyen-Orient qu'il a connu ? Les syriens et les libyens en prennent plein la tête. Je ne suis pas en mesure de savoir si c'est exagéré ou non. Même les enfants sont présentés, pour la plupart, comme violents et cruels. En revanche le petit Riad est attachant et nous le suivons bien volontiers dans sa vie quotidienne et ses jeux d'enfant.

L'arabe du futur - Riad Sattouf (BD)

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Un regard assez dérangeant sur le Moyen Orient des années 80.

Lu dans le cadre de "La BD fait son festival" organisé par Price Minister à l'occasion du 42ème festival d'angoulême, où "L'arabe du futur" a obtenu le Prix du meilleur Album.

Note attribuée : 14/20

L'arabe du futur - Riad Sattouf (BD)

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Cette semaine, c'est chez Stephie
Cette semaine, c'est chez Stephie

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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 23:21
Audiolib 2015(Buchet/Chastel août 2014) - 3 heures d'écoute - Lu par Marie-Christine Barrault
Audiolib 2015(Buchet/Chastel août 2014) - 3 heures d'écoute - Lu par Marie-Christine Barrault

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"Dans les fermes où on se fait la guerre entre vieux et jeunes, c'est dur pour l'ouvrier qui se trouve sans savoir de quel côté se tourner quand l'un a dit blanc, l'autre noir. Joseph en a séparé des pères et des fils, ou des frères, ça s'empoignait au fond de l'étable ou à la grange juste à côté de la trappe ouverte sur un escalier bien raide, il a reçu des coups perdus et ensuite on l'a regardé de travers parce qu'il avait vu ce qui doit rester caché dans le secret des familles".

Joseph est un ouvrier agricole "à la mode d'autrefois". Il vit chez ses patrons mais sait se montrer discret. Tout en étant gentil avec lui, les propriétaires de la ferme gardent leurs distances. Ce sont de bons patrons mais chacun reste à sa place. Marie-Hélène Lafon nous raconte la vie quotidienne de Joseph dans cette ferme de Cantal, ce qu'il voit et ce qu'il devine. Peu à peu se dresse le portrait un homme simple dont la vie intérieure est moins banale qu'il n'y parait. Joseph vit avec ses souvenirs d'enfance, avec ceux qui lui restent de Sylvie, la femme qu'il a aimée autrefois. Joseph pense aussi à sa mère, qui est partie vivre dans le sud de la France avec son frère aîné, l'abandonnant à son sort. Des blessures au cœur, il en a eu son compte, qu'il a tenté de noyer dans l'alcool, ce n'était pas une bonne idée. Désormais serein pour aborder la dernière ligne droite de sa vie, il profite des petits plaisirs qui s'offrent à lui et admire la campagne qu'il aime tant.

« les gens et les bêtes mouraient mais pas les prés, pas les terres, pas la rivière, tout se conservait et il avait beaucoup à penser. La Santoire, par exemple, il était né au bord, il avait vécu là, pas loin, dans sa vallée ou autour, il l’avait entendue souvent la nuit et connaissait toutes ses saisons, un peu comme si elle avait coulé à l’intérieur de lui. »

Vous l'aurez compris "Joseph" n'est pas un livre d'action. Certains trouveront qu'il ne se passe pas grand chose. Ce n'est pas mon cas. C'est un monde révolu que fait revivre Marie-Hélène Lafon et elle le fait fort bien, avec une écriture précise et travaillée. On sent que chaque mot est pesé et bien à sa place. Marie-Christine Barrault a le ton qui convient parfaitement à ce texte, son interprétation est irréprochable. A la fin du CD, Audiolib propose un entretien avec l'auteure, dans lequel nous apprenons que Marie-Hélène Lafon s'est inspirée de la nouvelle de Flaubert "Un coeur simple". J'avais effectivement fait le rapprochement entre les deux textes. Comme la "Félicité" de Flaubert, le "Joseph" de Marie-Hélène Lafon est une personne douce et attachante qui mérite largement un détour littéraire.

Un petit roman touchant et d'une grande pudeur.

Allons voir ce qu'en ont pensé Leiloona et Sophie avec qui je partage cette lecture. Vous verrez, deux avis bien différents.

Lu dans le cadre du Prix AUDIOLIB 2015

Joseph - Marie-Hélène Lafon (audio)

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Joseph - Marie-Hélène Lafon (audio)

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 23:25
19 h 05 - audioblib 2014 (Albin Michel 2014)
19 h 05 - audioblib 2014 (Albin Michel 2014)

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L'histoire commence en Birmanie durant la seconde guerre anglo-birmaine (1852). Le sergent Bowman, de la Compagnie des Indes Orientales, a choisi ses hommes pour une mission secrète qui va virer au cauchemar. Les anglais de son expédition vont être capturés et torturés. Seuls une dizaine de ces hommes, et parmi eux Bowman, auront la vie sauve. De retour à Londres, le sergent tente de survivre en s'étourdissant à coup d'opium et d'alcool. Un évènement va le sortir de son abrutissement : la découverte d'un corps mutilé dont il reconnait la signature : il s'agit de l'un de ses ex-compagnons en Birmanie. Il sait dès lors qu'il n'a d'autre solution que celle de partir à la recherche des neuf hommes qu'il a perdus de vue. Ses recherches débutent à Londres puis nous entrainent dans le nouveau monde.

Voilà un livre que je n'aurais jamais lu s'il ne s'était pas trouvé dans la sélection du prix Audiolib et j'ai bien failli déclarer forfait avant la fin de la première partie, beaucoup trop sanglante et violente à mon goût. La deuxième partie m'a intéressée davantage et notamment la description de Londres, en proie à l'épisode de "la grande puanteur", une période de l'histoire anglaise que je ne connaissais pas. C'est au cours de cette seconde partie, que la première femme du roman fait son apparition, humanisant le récit (et surtout Bowman). A partir de là, mon intérêt pour l'histoire est allée crescendo. La reconstruction de Bowman est intéressante à suivre et l'histoire ne manque pas de rebondissements.

Roman d'aventure, western, thriller, ce livre brasse tous les genres. Je dirais même qu'à la fin du roman, l'histoire a un petit quelque chose de "la petite maison dans la prairie". Je ne regrette donc pas de m'être accrochée car au final j'ai passé un bon moment. Si j'ai réussi à être patiente, c'est sans nul doute grâce au lecteur, vraiment excellent. J'ai écouté un certain nombre de livres audio et découvert de très bons lecteurs mais peut-être bien que Philippe Alard est le meilleur d'entre eux. Il m'a époustouflée en modulant sa voix pour interpréter les différents personnages, sans forcer le trait et en donnant l'illusion qu'il y a plusieurs lecteurs. 

Ce n'était pas gagné, mais j'ai aimé (avec un bémol pour le début) !

Je partage une lecture commune avec Saxaoul et Sophie

Trois mille chevaux vapeur - Antoine Varenne (audio)

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