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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 09:09

2 heures 08 - lu par Christina Crevillèn, avec la participation de Ginette Kolinka 

J'ai entendu récemment avec tristesse, dans les médias, que le Covid-19 avait décimé plusieurs rescapés de la shoah dans un Ehpad de la région parisienne. J'espère de tout cœur que ces personnes auront laissé une trace de leur passé, comme a pu le faire Ginette Kolinka dans "Retour à Birkehau".

Issue d'une famille de petits commerçants, Ginette Kolinka a travaillé toute sa vie sur les marchés. En rentrant des camps, elle n'a pas raconté ce qu'elle avait vécu. Personne ne s'intéressait alors au récit des rescapés. Les gens voulaient oublier la guerre et personne ne réalisait ce qu'était un camp d'extermination. Ginette pesait 26 kilos quand son calvaire a pris fin. Il lui a fallu trois ans pour remonter la pente. Au fil du temps, elle a cru oublier ce qu'elle avait vécu dans les camps mais l’essentiel était intact dans un coin de sa mémoire. Ce n'est qu'une fois à la retraite qu'elle a répondu à la demande qui lui était faite de témoigner. Depuis, elle intervient dans les classes et accompagne des groupes d'enfants à Auschwitz. Elle oublie la fatigue de l'âge (elle a 95 ans aujourd'hui) pour dire inlassablement aux jeunes qu'il ne faut pas encourager la haine et le racisme.

Après avoir présenté sa famille, Ginette Kolinka relate son arrestation par la Gestapo puis ses premières heures au camp, quand la honte de la nudité était plus forte que la douleur d'un tatouage à vif : "Elle me tatoue : matricule 78599. Il y en a, parait-il, qui hurlent de douleur, de surprise, d'effroi. Je ne sais même pas si ça fait mal, tant la honte de la nudité est forte, cuisante. Je ne sens rien d'autre."

Quelques jours plus tard, il ne sera plus question de dignité mais de survie : "Des heures de garde-à-vous, gelées, tremblantes, épuisées. Je voudrais m'asseoir, m'écrouler, dormir, mais non : il faut rester debout et se tenir droite". Ginette apprend à survivre.  Chaque jour est une lutte. Elle aura la chance de s'en sortir, grâce au hasard ou à une forme d'intuition qui lui fera prendre, un jour donné, la bonne décision.

La version audio est accessible à tous. Si vous n'avez pas l'habitude de lire audio, vous ne serez pas dérouté. Ginette Kolinka commence la lecture du texte, puis passe le relais (la transition est habile) à une lectrice plus jeune qui nous ramène plusieurs décennies en arrière. Nous retrouvons Ginette, à la fin du témoignage, pour une interview par audiolib. La rescapée revient sur sa vie, avant, pendant et après les camps. 

Je peux comprendre que l'on n'ait pas envie de se plonger dans une telle lecture dans le contexte actuel.  Lire ce témoignage en période de confinement m'a pourtant permis, d'une certaine façon, de relativiser ce que nous vivons aujourd'hui.

A découvrir, aujourd'hui ou plus tard...

challenge "Écoutons un livre"

 

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5 avril 2020 7 05 /04 /avril /2020 23:12

Audiolib ( Albin Michel 2019)

 lu par Sylvain Agaësse - Benjamin Jungers - Audrey Sourdive - 8 h 44

"Ici n'est plus ici" nous offre le portrait d'une douzaine d'amérindiens qui vivent dans la ville d'Oakland (baie de San Francisco). Comme 70 % des indiens, les personnages de Tommy orange ne sont pas regroupés en tribu dans de grands espaces protégés mais tentent de survivre dans la pauvreté de quartiers populaires, où ils peinent à s'intégrer. Le lien entre les différents personnages est un pow-wow  qui doit se tenir prochainement. Un pow wow est une manifestation festive qui permet aux Amérindiens de faire vivre leur héritage culturel. Avant cet événement que tous attendent, nous faisons la connaissance de chacun.

Un pow-wow

Autant le dire tout de suite, je me suis un peu perdue dans la succession des destins individuels. Si j'ai conseil à donner, lisez ce livre d'une traite pour ne pas avoir à revenir en arrière comme j'ai dû le faire. Il n'est pas impossible de lire chaque histoire sans faire le lien avec les autres mais je trouve cela dommage car les interactions entre les personnages sont intéressantes. Par ailleurs, ce qui se passe au cours du pow-wow n'est pleinement compréhensible que si l'on a bien compris les liens entre les protagonistes.

"Ici n'est plus ici" est un roman vraiment très intéressant pour se faire une idée de la vie des amérindiens urbains. Les personnages sont ne sont pas tous des enfants de cœur mais ils sont attachants. Les actes de violence qu'ils sont amenés à commettre s'expliquent par l'extrême précarité dans laquelle vit cette population déracinée et peu considérée. L'alcool et drogue font partie du quotidien, entraînant une escalade de violence qui se retourne au final contre la population. Nous le constatons dans la dernière partie du roman, sanglante et spectaculaire.

Trois lecteurs interprètent les douze personnages (deux hommes et une femme). Je me suis aperçue que j'étais plus réceptive aux chapitres lus par Audrey Sourdive. Probablement parce qu'elle interprète les personnages féminins, ceux dont je me suis sentie le plus proche. 

Une lecture intéressante mais je ne suis pas certaine que le format audio soit à privilégier pour découvrir ce roman (sauf à le lire quasiment d'une traite). 

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2020.

 

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29 mars 2020 7 29 /03 /mars /2020 17:40

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24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 19:40

Emil Ferris - Monsieur Toussaint Louverture - Tome 1 - 2018 - 416 pages

Depuis sa sortie, ce roman graphique fait l'objet de nombreux avis élogieux sur les blogs. Il est dans ma Pile à lire depuis un bon moment mais il me fallait de la disponibilité pour m'y plonger. J'ai choisi une semaine de vacances pour l'ouvrir et j'ai bien fait car il faut un peu du temps pour le parcourir, en raison du nombre de pages (plus de 400) mais aussi de la richesse des dessins qu'il contient.

Si l'histoire en elle-même est très intéressante, l'esthétique de l'album l'est plus encore. Je ne suis pas une spécialiste du genre mais je crois que cet ouvrage est absolument unique. Se présentant sous la forme d'un cahier à spirale très épais (avec lignes), l'ouvrage offre une multitude de dessins, réalisés avec des stylos billes ou des feutres. La police de caractère est soignée et très agréable à lire (je déteste les écritures "pattes de mouche").

 

Emil Ferris nous propose le journal d'une fillette qui se représente comme un monstre. Cela m'a surprise au départ mais je me suis laissée envoûter par le talent de l'autrice sans trop attacher d'importance à cette histoire de monstres.

Nous sommes à Chicago dans les années 60. Karen vit avec sa mère et son frère dans le sous-sol d'un immeuble. Dans un appartement du bâtiment, une femme est retrouvée morte dans sa chambre. Il s'agit d'Anka Silverberg, une rescapée de la shoah. Si la thèse du suicide est avancée, Karen n'y croit pas et se lance dans une enquête qui va lui faire découvrir un pan de l'histoire de l'Allemagne.

Cette enquête, tout à fait passionnante, retrace donc le passé d'Anka. Dans le même temps, nous découvrons le présent de la jeune Karen, dont la maman est atteinte d'un cancer. Le quotidien de Karen est perturbé par la maladie. Son frère Deeze, plus âgé, la prend sous son aile. Deeze n'est pas un personnage très net mais il déborde d'amour pour sa jeune sœur, qui ne ressemble pas vraiment aux autres petites filles. Karen a du mal à être acceptée pour ce qu'elle est.

 

Karen

 

Deeze, le frère de Karen

 

 

Nous découvrons, avec Karen, les bas quartiers de Chicago et la "faune" qui y vit. Nous croisons des drogués, des prostituées et des truands. Certains sont bienveillants, d'autres bien moins et Karen échappe parfois au pire. Avec son frère, elle parcourt les musées et s'intéresse à des peintres classiques (Goya, Delacroix...). Elle vit littéralement les scènes de ces tableaux et les représente.

On pourrait parler de ce roman graphique pendant des heures tant cet OVNI littéraire est extraordinaire mais le mieux est de le découvrir par vous-même. En ce qui me concerne, j'attends avec impatience le tome 2 pour découvrir la suite des aventures de Karen et le dénouement de son enquête. 

Après avoir refermé l'ouvrage, j'ai fait des recherches sur Emil Ferris, dont l'histoire est assez extraordinaire. J'ai appris que l’existence de "Moi, ce que j'aime, c'est les monstres" tient du miracle. L'autrice a contracté, à l'âge de 40 ans, une méningo-encéphalite qui a failli la laisser paralysée. Ses proches, comprenant que dessiner était vital pour elle, lui fixaient un stylo sur la main avec des bandes adhésives. "Moi j'aime les monstres" a pris vie à ce moment-là. Il a mis six ans à devenir ce chef-d'oeuvre (je n'hésite pas à le qualifier ainsi).

Cela ne surprendra pas ceux qui l'ont lu, je classe cet ouvrage dans mes coups de coeur.

La BD de la semaine, c'est chez Noukette.

 

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21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 14:16

Arléa - janvier 2020 - 223 pages

"Ne quittez pas" est un recueil de quarante nouvelles.  L'autrice s'est amusée à recenser des tranches de la vie quotidienne en lien avec le téléphone.  Certaines sont actuelles, d'autres en rapport avec un passé révolu. L'usage du téléphone a évolué dans le temps. Aujourd'hui, les mails, SMS, messageries instantanées... remplacent partiellement le téléphone. Il n'en est pas question ici et, si dans quelques scénettes nous croisons un téléphone portable, c'est le téléphone "traditionnel" qui est mis en avant.

A plusieurs occasions, j'ai replongé dans mes souvenirs. Un chapitre est par exemple consacré aux cabines téléphoniques. Je me suis souvenue que je les utilisais surtout  pour appeler mes parents quand j'étais au lycée puis étudiante à 200 kilomètres de chez moi. J'appelais aussi mon amoureux du moment.... Marie Sizun nous fait remarquer le côté confidentiel qu'avaient ces lieux, les conversations restaient secrètes.  Aujourd'hui, les gens marchent dans la rue (enfin quand je dis aujourd'hui ... hier, avant le coronavirus !), suspendus à leur téléphones portables, sans prêter attention aux oreilles indiscrètes.

Le téléphone est un moyen d'annoncer un événement marquant. Nous nous  souvenons précisément du lieu où nous nous trouvions quand l'annonce de la mort d'un proche nous a été faite par téléphone. C'est le thème du chapitre "Mort par téléphone". 

Marie Sizun a recensé tous les petits agacements qui font le charme du téléphone : l'erreur de numéro, les quiproquos, la ligne brouillée, le "pas de réseau" mais aussi quand il n'y a personne au bout du fil...

L'ouvrage n'est pas à lire d'une traite. Il est préférable de picorer une histoire par ci, par là. C'est ce que j'ai fait et des souvenirs me sont revenus, en écho aux anecdotes et histoires relatées par Marie Sizun.

Billet écrit avant le coronavirus  (non publié) et complété ce jour.... 

Le téléphone joue un rôle primordial en cette période de confinement. Je pense notamment  aux personnes âgées qui se trouvent isolées physiquement de leur famille. 

Alors, prenez soin de vous et appelez ceux que vous aimez !

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7 mars 2020 6 07 /03 /mars /2020 16:20

Albin Michel - 2020 - 14 h 01

Je vous présente aujourd’hui le dernier opus de la trilogie "les enfants du désastre" de Pierre Lemaitre. J'étais impatiente de découvrir ce titre et ravie de le découvrir dans la sélection des romans en lice pour le Prix Audiolib 2020.

Pierre Lemaitre a l'art et la manière de décrire des scènes inoubliables. Une de celles que je retiendrai cette fois se situe au début de l'histoire. Une jeune femme prénommée Louise court dans la rue, nue. Louise est un personnage secondaire de "Au revoir là-haut". Nous l'avions laissée enfant, nous la retrouvons adulte. Elle est institutrice durant la semaine et sert dans un restaurant le week-end.

Un jour, un habitué du restaurant fait une étrange proposition à Louise, qu'elle accepte après réflexion. Cet homme veut tout simplement la voir nue, contre une coquette somme d'argent. Le rendez-vous, qui se tient dans un hotel, tourne mal (mais pas dans le sens où vous pouvez l'imaginer). Louise se retrouve dehors, nue. Qui est cet homme ? Nous l'apprendrons dans la seconde partie du roman. Mais avant cela, nous ferons un petit séjour sur la ligne maginot, dans les tranchées. Nous ferons la connaissance de plusieurs personnages dont Raoul et Gabriel, deux soldats que nous croiserons plus tard sur les routes d'une France en pleine débâcle.

Dans cette drôle de guerre, rien n'est impossible et Pierre Lemaitre nous offre quelques scènes jubilatoires. Certaines m'ont fait penser au film "La septième compagnie", tant il force le trait. Sur les routes de l'exode, en plus de nos deux soldats, nous retrouverons Louise et Jules (le patron du restaurant dans lequel elle travaille) ainsi que d'autres personnages, qui tous verront leur destin basculer.

J'ai vraiment passé un excellent moment avec cette galerie de personnages. Si la première partie est un peu lente (j'ai eu peur d'être déçue), le rythme s’accélère progressivement. La dernière partie du roman ne laisse aucun répit et nous permet de rassembler toutes les pièces du puzzle. 

Audiolib nous offre, en bonus, un entretien réalisé avec Pierre Lemaitre, qui nous donne quelques informations sur sa démarche d'écriture. Il s'est beaucoup documenté, ressortant de l'oubli quelques faits historiques.

"Miroir de nos peines" n'est pas, selon moi, le meilleur opus de la trilogie mais il est tout à fait dans la lignée des précédents. Pour rien au monde je ne l'aurais lu en version papier car Pierre Lemaitre lisant son texte, c'est vraiment la cerise sur le gâteau. On sent qu'il "s'éclate" en lisant ses romans. Il y met tout son coeur et apporte une réelle plus-value au texte papier.

Un très bon divertissement !

 

 

 

 

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29 février 2020 6 29 /02 /février /2020 00:15

 

A l'occasion du challenge "African-American History Month", j'ai regardé "Green book", que j'avais repéré à sa sortie en France mais pas eu l'occasion de voir.  Ce film relate une histoire vraie, celle de l'amitié improbable entre Tony Lip, un videur italo-américain du Bronx et Dr Don Shirley, un pianiste noir de renommée mondiale. Ce dernier cherche un chauffeur pour une tournée de plusieurs semaines. Tony, qui vient de se faire virer de son job, se présente pour le poste. Don Shirley le sélectionne pour les qualités qu'il devine chez l'homme. Il ne se trompera pas...

Au cours de la tournée, chacun va apprendre de l'autre. Tony est un peu rustre mais loyal et débrouillard. Don Shirley est cultivé, distingué et sérieux, du moins en apparence. En réalité, il ne l'est pas tant que cela. Sa solitude lui pèse et le rejet dont il fait l'objet le conduit parfois à un ras le bol qui le rend imprudent. Ils vont apprendre à se connaitre et deviendront de très bons amis. Le chauffeur est interprété par Viggo Mortensen et le pianiste par Mahershala Ali. Tous deux sont très crédibles dans leurs rôles respectifs.

 

Quelques mots sur le titre.

Le "Green Book"est le guide qui regroupait les adresses des hôtels réservés aux noirs. Don Shirley, bien que jouant dans de très grands hôtels, ne pouvait y séjourner. Il devait se contenter des hôtels du "Green Book", symbole révoltant du ségrégationnisme.

 

 

Voilà un excellent film, qui traite d'un sujet sérieux avec une bonne dose d'humourA voir à tout prix si ce n'est déjà fait.

Lu dans le cadre du challenge organisé par Enna

Aujourd'hui, le thème proposé est "une biographie" (je ne suis pas tout à fait dans le thème mais un peu tout de même...)

Don Shirley (1927 - 2013)

 

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28 février 2020 5 28 /02 /février /2020 00:04

 

Une fois par mois (le 28), je récapitule les liens des participants au challenge. 

Si vous souhaitez participer, c'est Ici

Voici les liens de février :

Enna :

L'allée du sycomore : John Grisham

 

Emma

La femme à la fenêtre - AJ Finn

 

Valentine :

Au revoir - Pierre Lemaitre

 

Sylire :

HHhH - Laurent Binet 

Journal - Hélène Berr

Né d'aucune femme - Franck Bouysse

Salina - Laurent Gaude

 

 

 

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26 février 2020 3 26 /02 /février /2020 00:34

 

Glénat - 72 pages - 2014

Cette superbe bande dessinée est consacrée au musicien Robert Johnson. Ce grand guitariste et chanteur de blues est né en 1911 (Missisipi) et mort 27 ans plus tard. Son nom ne me disait rien de prime abord mais je me suis aperçue, en faisant des recherches, que je connaissais plusieurs de ses titres (dont un repris par Eric Clapton).

Ce qui frappe en ouvrant l'album, c'est son esthétisme. Le dessin, en noir et blanc est très évocateur. La première page nous met dans l'ambiance. On voit le musicien jouant de la guitare, avec autour de lui trois femmes aux courbes généreuses. En arrière plan se trouve une bouteille. La musique, les femmes et l'alcool, voilà un résumé de la vie du musicien, développée dans cet ouvrage somptueux.

 

 

Robert Johnson s'est retrouvé très jeune sans père. Ce dernier a dû quitter son domicile, poursuivi par le propriétaire de la plantation dans laquelle il travaillait. La mère du petit Robert aura successivement deux autres compagnons, qui feront office de père mais auxquels Robert donnera du fil à retordre. La seule chose qui intéresse le garçon, c'est de jouer "de la musique du diable". Après des débuts laborieux, le jeune musicien fera une rencontre qui lui mettra le pied à l'étrier. En quelques mois, il apprendra la technique et deviendra un excellent guitariste. Ses progrès sont si spectaculaires qu'on le soupçonnera "d'avoir vendu son âme au diable" en échange de ce talent fulgurant. 

Dès les premières pages, j'ai été intriguée par le narrateur, qui ne se présente qu'à la toute fin,  sous la forme d'une devinette que l'on élucide sans trop de difficultés. J'ai aimé le ton décalé de ce narrateur mystère.

"Love in Vain" est une BD que j'ai eu envie de parcourir une deuxième fois, après avoir fait quelques recherches complémentaires sur ce génie qui fait encore référence dans l'univers du blues. Je ne résiste pas à vous faire écouter la reprise par Clapton du titre "Sweet Home Chicago".

A la fin de l'album, il nous est proposé de découvrir quelques paroles de chansons, superbement illustrées..

Une belle réussite, à tous points de vue !

 

J'ai lu cette Bd dans le cadre du challenge organisé par Enna

Mais aussi de la BD de la semaine, chez Moka

 

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24 février 2020 1 24 /02 /février /2020 14:12

 Dérive des âmes et des continents - Shubhangi Swarup 

Editions Métaillé- mars 2020 - 362 pages - Traduit de l'anglais (Inde) par Céline Schwaller

J'avais recueilli des avis très positifs sur Goodreads (voir ici) avant de sélectionner cet ouvrage dans la liste  proposée par Babelio lors de sa dernière opération "Masse critique". Que s'est-il passé pour que je jette l'éponge à la 99ème page alors que j'aime découvrir des univers variés et que j'abandonne rarement un livre, trouvant toujours un intérêt à continuer ma lecture ? 

Il faut reconnaître que l'univers de cet auteur est assez éloigné de mes lectures habituelles. Nous suivons deux jeunes mariés qui viennent de s'installer sur les îles Adaman. Girija est un scientifique qui étudie les phénomènes naturels de l'archipel. Sa femme, Chanda, parle aux arbres et aux fantômes. Elle est fortement impactée par ces conversations pour le moins surprenantes.

Une grande partie du roman est consacrée à la découverte de l'île : son histoire, sa flore et sa faune. J'ai bien aimé me faire une idée des lieux mais ce côté très descriptif du roman m'a éloignée de l'histoire. Je n'ai pas compris où nous conduisait l'auteur et ne suis pas parvenue à me mettre dans la peau des personnages. Lassée de bailler à chaque page, je suis passée à autre chose.  

Je crois que c'est la première fois que j'abandonne un livre choisi dans une opération Masse Critique de Babelio. Je suis vraiment déçue de ne pas être parvenue à m'intéresser à ce roman indien pourtant prometteur.

 

Une semaine et un jour - Marijosé Alie

Editions HC Chopin - 1er trim 2020 - 345 pages 

Autre abandon :

Nous suivons parallèlement deux jeunes femmes tout juste "débarquées" à Paris : l'une en 1788 et l'autre à notre époque. Nous savons qu'un lien de parenté unit ces deux personnes et que toutes deux ont quitté les Antilles.

Je dois avouer qu'aucune des deux femmes ne m'a donné l'envie de dépasser les cent premières pages. Je les ai donc abandonnées à leur destin, l'une dans un quartier mal famé d'un Paris pré-révolutionnaire et l'autre dans une errance physique et psychologique inquiétante.

Voilà un autre roman pour lequel je ne saurai jamais si j'ai eu raison ou pas de déclarer forfait. Le risque, quand on cumule les abandons, c'est qu'une "panne de lecture" s'installe. Fort heureusement, j'avais au même moment une lecture-audio prenante qui compensait mes déboires "papier".

On peut trouver sur Babelio des avis plus enthousiastes que le mien (voir ici)

Ces deux romans auront, je l'espère, plus de chance dans une deuxième vie. Je les ai déposés dans une boite à livres. 

 

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