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Chers visiteurs, bonjour !

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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

2 février 2021 2 02 /02 /février /2021 20:45

2020 restera ancrée dans ma mémoire comme une une année très particulière. Comme tout le monde, la Covid-19 est venu bousculer mon quotidien. J'ai par ailleurs vécu, à titre personnel, des moments très difficiles en fin d'année. Je commence progressivement à lire et à bloguer mais je ne pense pas que je retrouverai de sitôt mon rythme habituel. 

Avec beaucoup de retard, voici le traditionnel bilan de mes lectures 2020 :

  Papier audio total
Français 12 13 25
Etranger 9 10 19
Total 21 23 44

 

J'ai lu au total 44 livres (contre 62 en 2019).  La proportion "papier" et "audio" est la même que l'an passé. Idem pour l'équilibre entre les auteurs français et étranger.

Voici quelques unes de mes lectures les plus marquantes :

La mère d'Eva - Silvia Ferreri 

Ce roman se penche sur l'identité de genre au travers du ressenti des parents et notamment de la mère. Un premier roman original et bouleversant !

L'homme qui savait les langues des serpents - andrus-kivirahk (lu en audio)

La quatrième de couverture m'avait un peu effrayée : parler la langue des serpents, tomber amoureuse d'un (vrai) ours, être une paysanne qui rêve du loup-garou, rencontrer des australopithèques qui élèvent des poux... Surprenant mais quel régal ce roman aux multiples dimensions !

Cent millions d'années et un jour - Jean-Baptiste Andrea (lu en audio)

J'ai dû me faire violence pour ne pas dévorer ce livre d'une traite tant l'histoire est prenante et les rebondissements inattendus. J'ai ralenti le rythme pour apprécier à sa juste valeur les descriptions de la nature. Dès les premières lignes, j'ai été émerveillée par l'écriture absolument somptueuse. 

Là où chantent les écrevisses - Delia Owens (lu en audio)

J'avais très envie de lire ce roman dont (presque) tout le monde chante les louanges. Je ne peux que me ranger du côté des avis dithyrambiques. On pourrait lui reprocher l'utilisation de "bons sentiments" mais c'est avant tout un texte intelligent et plein finesse. Ce roman possède également une dimension écologique, sans être moralisateur.  Une totale réussite !

Dans les angles morts - Elizabeth Brundage

Je ne peux vous que vous conseiller d'aller explorer les angles morts de cette histoire, de vous laisser surprendre par ses faux-semblants et ses zones d'ombres. C'est toute une époque que l'auteur fait revivre, celle des années 80, sans téléphones portables ni réseaux sociaux. 

Fille, femme, autre -Bernardine Evaristo

Onze femmes et une personne "non genrée" se succèdent et se croisent pour se présenter à nous.  Ces personnes sont fortes et courageuses mais ne cachent pas leurs faiblesses. Noires ou métis dans une Angleterre où la couleur noire n'est pas celle du désespoir, elles prennent (ou ont pris autrefois) leur destin en main. Chaque parcours est passionnant.  Une lecture exigeante mais fort intéressante.

Mais aussi...

Manderley for Ever - Tatiana de Rosnay

La belle lumière - Angélique Villeneuve

Je me souviens de tous les rêves - René Fregni

Moi ce que j'aime c'est les monstres - Emil Ferris (BD)

Salina - Laurent Gaude

Né d'aucune femme - Franck Bouysse 

...

Il est un peu tard pour vous souhaitez une belle année 2021 mais je le fais tout de même !

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28 janvier 2021 4 28 /01 /janvier /2021 00:22

Voici le récapitulatif du challenge "écoutons un livre" du mois de janvier.

Comme vous pouvez le constater, je brille par mon absence. Je n'arrive pas à lire audio ces temps-ci. En espérant que cela revienne bien vite.

Géraldine :

L'énigme de la chambre 622 - Joel Dicker 

La dernière nuit au XVème siècle - Didier van Cauwelaert 

 

Enna :

La Chambre des merveilles - Julien Sandrel 

Fendre l'armure - Anna Gavalda 

Les choses humaines - Karine Tuil

Là où chantent les écrevisses - de Delia Owens

 

Rendez-vous le 28 janvier pour les lectures de janvier.

Si vous souhaitez participer,  vous n'avez pas à vous inscrire mais seulement à laisser le lien vers votre (vos) billet(s) : ici. Je publie un récapitulatif chaque mois.

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18 janvier 2021 1 18 /01 /janvier /2021 00:22

Je n'ai pas eu le temps de faire mon bilan de 2020 car divers évènements sont venus bouleverser mon quotidien. Je mets toutefois en ligne ce petit jeu que je fais chaque année et que j'avais bien avancé début décembre. J'espère trouver le temps de me pencher sur le bilan de mes lectures 2020 d'ici fin janvier. J'ai aussi quelques livres lus qui n'ont pas été chroniqués et qui se rappellent à moi régulièrement.

Voici donc quelques unes de mes lectures de 2020 :

Décris-toi…

Fille, femme, autre (vraiment beaucoup aimé !)

 

Comment te sens-tu ?

Jours sans faim

 

 Décris où tu vis actuellement…

La mer et au-delà (non chroniqué pour encore)

 

 Si tu pouvais aller où tu veux, où irais-tu ? 

Manderley for ever 

 

Ton moyen de transport préféré ? 

Dans le même bateau 

 

Ton/ta meilleur(e) ami(e) est… 

Sauvage

 

Toi et tes ami(e)s vous êtes…

Là où chantent les écrevisses 

 

Comment est le temps ?

Rien n'est noir 

 

Quel est ton moment préféré de la journée ?

La belle lumière 

 

Qu’est la vie pour toi ? 

Bienvenue au club

 

Ta peur ?

Quitter le monde

 

Quel est le conseil que tu as à donner ?

Ne quittez pas !

 

La pensée du jour…

Ici n'est plus ici

 

Comment aimerais-tu mourir ? 

Beloved

 

Les conditions actuelles de ton âme ? 

Je me souviens de tous vos rêves 

 

Ton rêve ? 

Tangente vers l'est

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13 janvier 2021 3 13 /01 /janvier /2021 00:58

La boite à bulles - 133 pages - Sept 2020

Hyppolyte, acteur fauché d'une troupe de théâtre, tombe amoureux d'une jeune fille appartenant à une ethnie voisine. Cette dernière lui demande une somme astronomique en échange de sa main. Elle ne le prend absolument pas au sérieux.

Rien n'arrête le jeune homme, qui a sept jours pour relever le défi. Il fait preuve d'imagination et fait fonctionner ses réseaux pour tenter de réunir la somme. Une de ses astuces est d'ouvrir un lieu de vie qu'il va nommer le Ting Tang Sap Sap. Il s'agira ensuite de le faire vivre et fructifier...

 

L'auteure (Anaële Hermans) fait la part belle au conte, par l'intermédiaire d'une "histoire dans l'histoire" particulièrement truculente (une des premières astuces d'Hyppolyte pour gagner de l'argent).

J'ai particulièrement apprécié l'humour qui se dégage de l'album. Il est fait référence, notamment, à une particularité africaine dont j'avais déjà entendu parler : "les parents à plaisanterie". La coutume veut qu'on se balance des noms d'oiseaux si l'on est "parents à plaisanterie". Ce véritable "sport national" ne manque pas de piquant.

Le lieu est fort bien restitué par des planches colorées qui décrivent avec moultes détails les décors. Nous sommes plongés dans l'ambiance d'un village africain dont les habitants, un peu nonchalants, sont toujours prêts à se rendre service. Les mœurs et le rythme de ce village sont si différents de ce que nous connaissons chez nous, que le dépaysement est complet.

Une lecture anti-morosité !

Lu dans le cadre d'une opération "Masse Critique" de Babelio

La bd de la semaine, c'est chez Noukette

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29 décembre 2020 2 29 /12 /décembre /2020 21:14

Voici le récapitulatif du challenge "écoutons un livre" du mois de décembre.

Enna :

L'ombre de la baleine" - Camilla Grebe

Victime 2117 (T8) : Jussi Adler Olsen

Géraldine :

Vivre vite - Philippe Besson

 Sang Famille - Michel Bussi

Rendez-vous le 28 janvier pour les lectures de janvier.

Si vous souhaitez participer au challenge, il n'y a pas à s'inscrire mais seulement laisser un lien vers votre billet : ici. Je fais un billet récapitulatif chaque mois.

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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 21:28

Editions la Martinière - 296 pages - 2020

Bertille, une jeune femme qui mène une existence sans fantaisie, se trouve par hasard en possession de quelques feuillets sur lesquels sont consignés une confession bien mystérieuse. Ces feuillets sont précieux pour son propriétaire, un vieil homme dont elle fait la connaissance. Une amitié se lie entre Bertille et son nouvel ami. Victor lui confie son histoire et l'encourage à se rendre dans les Vosges pour enquêter sur l'affaire qui l'a conduit en prison, accusé du meurtre d'un jeune enfant.

Voici donc Bertille dans les Vosges, au moment de noël, dans un hôtel quasiment vide mais tenu par une femme avec laquelle elle va sympathiser. Elle se fait passer pour une journaliste de la télévision et les habitants du village acceptent de lui confier ce qu'ils savent de cette triste histoire, qui, bien que lointaine, est restée dans les mémoires. En 73, un enfant de dix ans a été retrouvé noyé dans un lac à proximité du village. La thèse du meurtre a été retenue et Victor, l'instituteur, a été accusé d'avoir commis cette atrocité.

Aux côtés de Bertille, tout en prenant connaissance des feuillets de Victor, nous remontons le passé et tentons de démêler les fils de cette histoire complexe, qui met en scène plusieurs personnages. Nous apprenons à connaitre Bertille et les profondes blessures qui sont gravées dans son corps et dans son âme. Ce n'est pas pour rien qu'elle s'est intéressée à cette histoire, nous le découvrons au fil du roman.

J'ai bien aimé l'ambiance de ce roman bien que le sujet soit loin d'être léger. Le temps a fait son effet et permet de mettre à distance les faits qui nous sont contés. Ce livre ne me restera sans doute pas très longtemps en mémoire mais il m'a permis de passer un agréable moment et c'est déjà bien. Le personnage de Bertille est attachant et je l'ai quitté à regret.

Une lecture agréable.

Merci à Babelio pour cette opération Masse critique

 

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30 novembre 2020 1 30 /11 /novembre /2020 20:48

Avec un peu de retard, voici le récapitulatif du challenge écoutons un livre du mois de novembre.

Enna :

L'ossobawin - Daniel Poliquin

Blood orange

La déesse des mouches à feu - Geneviève Pettersen

Sylire :

Rien n'est noir - Claire Berest

L'ossobawin - Daniel Poliquin

Géraldine :

Des chauves souris des singes et des hommes, de Paule Constant

Voici venir les rêveurs, d'Imbolo Mbue

 

Rendez-vous le 28 décembre pour les lectures de décembre.

Si vous souhaitez participer au challenge, il n'y a pas à s'inscrire mais seulement laisser un lien vers votre billet : ici. Je fais un billet récapitulatif chaque mois.

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12 novembre 2020 4 12 /11 /novembre /2020 00:13

Editions de la Bagnole - récit théatral - 2014 - 96 pages

Une femme est au chevet de sa mère mourante. Cette dernière veut revoir son fils qu'elle n'a pas vu depuis vingt ans mais le fils refuse de se déplacer. La fille n'a pas le courage de dire vérité à sa mère et tente de convaincre son frère avant qu'il ne soit trop tard.

Comment un fils peut-il refuser cette dernière faveur à sa mère et surtout pourquoi ? Nous le découvrons, la gorge serrée, au fur et à mesure que l'histoire nous est contée. En tant que mère, je n'ai pas eu de mal à me glisser dans la peau de cette femme qui ne mérite pas cette dernière épreuve de la vie.

Le récit, très court, se lit d'une traite, ce qui renforce l'émotion ressentie. La délivrance est la troisième partie d'une trilogie. Je ne le savais pas en commençant ma lecture mais cela ne m'a nullement dérangée car l'histoire se tient par elle-même. En commençant ma lecture, j'ai eu peur d'être perturbée par le style mais cela n'a pas été du tout le cas, bien au contraire. La litanie de cette mère m'a atteinte droit au cœur tout comme la douleur de sa fille. Il est question de domination masculine et de violence familiale. Une violence banalisée mais non moins révoltante.

Un extrait, pour vous donner une idée du style :

"Si tu ne viens pas au chevet de maman ce sera comme si elle mourait seule.

Elle ne dira pas je meurs en tenant les mains de mes filles.

Elle dira.

Elle dira je meurs sans mon fils.

Et ce sera comme si nous n’existions pas."

Un très beau texte.

Une lecture commune avec Enna, pour le mois québécois.

Lu dans le cadre de Québec en novembre, organisé par Karine et Yueyin

 

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9 novembre 2020 1 09 /11 /novembre /2020 19:44
Finitude - Octobre 2020 - 220 pages

Pierre vient de perdre un poste haut placé dans un grand groupe d'édition, après avoir refusé de faire un "rapport" sur une personne accusée de malversations et qu'il croit innocente. Désormais au chômage, Pierre accepte un poste de VRP qui lui fait parcourir la France pour faire la promotion de livres et d'encyclopédies. Il visite essentiellement les libraires et les bibliothèques. Ce poste est moins passionnant que le précédent mais lui fait voir du pays et rencontrer des gens. Le temps passé en voiture lui permet de réfléchir à l'évolution du monde du livre avec la disparition des petites maisons d'éditions, avalées peu à peu (à son grand regret) par des grands groupes.

Pierre Lombard est un personnage attachant. Il ne manque pas d'humour, se lie facilement et pratique l'autodérision. J'ai pris plaisir à le suivre le long des routes de France, partageant ses réflexions. Je n'ai pas réussi à replacer le roman dans le temps. Il me semble que cela fait belle lurette qu'on ne vend plus d'encyclopédies papier.

La description du monde du livre est assez pessimiste et désabusée. Aux côtés de quelques passionnés de littérature, nous découvrons des gestionnaires peu soucieux de la qualité des ouvrages qu'ils proposent.  Plus généralement, il est question du rapport de l'homme au travail. J'ai trouvé certaines réflexions très justes, comme celle-ci, par exemple, qui peut s'appliquer à n'importe quel métier :

"Patience devant les clients énervés, Patience devant les responsables de rayons surmenés. Patience devant les décontenancés, patience devant les pleutres, les séducteurs, les indifférents, les vulgaires, les arrogants. S'il se laisse à les mépriser, il méprisera sa relation à la vente. S'il méprise son travail, il se méprisera. Se méprisant, il vivra tout cela avec dégoût. Alors, il ne lui restera que ses yeux pour pleurer".

On peut lire, sur la quatrième de couverture, que Christian Estèbe a été libraire puis représentant en librairie et qu'il est aujourd'hui bouquiniste à Marseille. Son personnage principal, Pierre Lombard, a un parcours assez proche. L'auteur semble bien connaitre son sujet. Amoureux des livres et des mots il partage avec nous sa passion.

"Passer de l'écrit vain, à l'écrit vrai, lever le voile des mots d'usage, des mots d'usure. Comment gratter les mots. Ecrire pour retrouver en soi ce qui parle à soi, donc à tous. Etroite est la passerelle, et il faut être un peu funambule pour tirer l'or de cette vieille matière corrompue que sont les mots." 

Voilà un roman intelligent, à l'écriture soignée et non dénué d'humour. Bien qu'il n'y ait pas de réelle intrigue (juste un petit rebondissement à la fin), l'histoire est assez prenante.

Une belle découverte !

 

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6 novembre 2020 5 06 /11 /novembre /2020 00:36

Lu par Richard Léger - publié en 1987 -Prise de parole - 164 pages

L'histoire se passe en dans un petit village de l'Ontario, Sioux Junction. Thomas Obomsawin, un peintre métis connu dans le monde entier, attend son procès. Il est accusé d'incendie criminel. Le narrateur, son troisième biographe, nous raconte son étonnante histoire, en la remplaçant dans dans le contexte de Sioux Junction, le village natal du peintre. Le narrateur nous présente l'histoire du village en remontant à ses origines. Nous assistons également au procès pour le moins "folklorique".

Résumer ce livre est très réducteur car l'histoire, foisonnante, est peuplée de personnages tous aussi truculents les uns que les autres, à commencer par Thomas, que l'on apprend à connaitre au fil du roman. Quel curieux personnage et quelle vie étonnante ! La ville de Sioux Juction, moribonde quand commence le procès, revient à la vie avec l'arrivée sur place du juge, des avocats et des témoins, sans parler des curieux. Cela fait l'affaire de l'hôtel (miteux) de la ville, théâtre de soirées mémorables. Le dénouement, qui nous offre quelques surprises, est particulièrement réussi.

J'ai passé un excellent moment avec ce roman plein de fantaisie et plus profond qu'on pourrait le croire. L'auteur aborde la question de l'identité et des relations entre blancs amérindiens. Il nous offre également une réflexion sur la langue (je devrais dire les langues) mais aussi de l'art. Le lecteur est formidable et interprète les dialogues pittoresques avec une langue qui l'est tout autant (surtout pour les non-initiés). Ce coin du canada francophone utilise un français agrémenté d'expressions typiques très imagées. Je me suis régalée.

Une très belle découverte !

Une lecture commune avec Enna

Lecture audio téléchargée sur le site Radio-canada

Lu dans le cadre de Québec en novembre, organisé par Karine et Yueyin

(rubrique : Balade à Toronto – Jean Leloup Un livre d’un auteur canadien, mais pas québécois)

 

Ecoutons un livre - 2020

 

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