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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 22:14
Editions de minuit - 239 pages - août 2016
Editions de minuit - 239 pages - août 2016

Ce roman fait partie des trois que j'ai proposés pour l'opération des matchs littéraires de la rentrée organisée par PriceMinister. Je l'ai déniché la veille de rendre ma copie.

Roman d'initiation et d'aventure, "Continuer" transporte le lecteur jusqu'aux montagnes du Kirghizistan aux côtés d'une mère et de son fils pour un voyage initiatique particulièrement périlleux. Il est d'ailleurs si risqué, ce périple, qu'on en veut presque à Sybille d'avoir entraîné son fils dans une pareille virée. C'est sans doute l'aspect du roman qui m'a le plus bousculée, étant moi-même assez mère-poule. Mais face à un adolescent qui dérive dangereusement, avec les risques que l'on connaît, on peut comprendre que cette mère ait tenté le tout pour le tout. Il faut préciser par ailleurs, pour mieux appréhender cette décision, que Sybille végétait dans sa vie suite à un traumatisme vécu dans sa jeunesse.

Les avis sur ce roman sont très partagés. J'ai eu la chance de le lire avant d'être influencée dans mon ressenti et c'est tant mieux. Si j'ai "tiqué" sur le danger que cette mère fait courir à son fils, j'ai vraiment beaucoup aimé tout le reste et notamment la relation qui s'instaure entre ces deux êtres. Parfois maladroite, la mère déborde d'énergie et ne lâche sur rien. Au cours de ce voyage, elle a dans l'idée de prouver à son fils l'absurdité du rejet de "l'autre", de celui qui est différent dont on a peur. Elle rêve de transformer son fils et elle y parviendra, même si la fin de l'aventure ne sera pas celle qu'elle imagine.

L'histoire est originale et nous fait voyager. Les descriptions des paysages sont magnifiques. Comme toujours chez Mauvignier, la langue est précise et travaillée. Certains lecteurs ont fait le reproche à l'auteur de mettre en avant trop de bons sentiments. Il y a effectivement des "bons sentiments" mais le côté dérangeant des risques que fait prendre cette mère à son fils compense l'angélisme du projet. Par ailleurs, cela fait du bien de temps en temps de lire un roman qui cultive l'optimisme. Non ?

Continuer - Laurent Mauvigner (rentrée 08-2016)

Un très beau roman que j'ai envie de défendre.

Des avis totalement divergents :

Un gros coup de coeur pour Clara/Une grande déception pour Cuné

Continuer - Laurent Mauvigner (rentrée 08-2016)

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Ce livre a été inspiré à Laurent Mauvignier par un article du Monde d'août 2014 qui relatait le périple d'un père et de son fils au Kirghizistan.

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Un récit de ce voyage "Dans les pas du fils" est sorti en mai, co-écrit par le père et son fils (Tom et Renaud François) et l'écrivain Denis Labayle. J'ai envie maintenant de lire ce récit...

challenge de la rentrée (6/18)
challenge de la rentrée (6/18)

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 05:00
Septembre 2016 - Des livres et quoi d'autre ?

Côté lecture :

Je me suis plongée un peu plus tôt que d'habitude, cette année, dans la rentrée littéraire. En effet, j'ai le plaisir d’être l'une des marraines de l'opération 2016 organisée pour les blogueurs par PriceMinister . Parmi les très belles découvertes de cette rentrée, je citerai "Yaak Valley, Montana" de Smith Henderson et "Continuer" de Laurent Mauvigner (Billet à suivre).

Comme tous les ans, j'ai participé au mois américain organisé par Titine avec 5 lectures . J'ai fait mieux qu'en 2015 (3 livres seulement). Le prochain "mois" auquel je participerai sera "Québec en Novembre" organisé par Karine et Yueyin. Je commence à y réfléchir. Il existe aussi un mois italien, en octobre, organisé par Eimelle, mais ma participation sera pour l'an prochain car je n'ai pas anticipé.

Sinon....

J'ai gagné une liseuse (Kobo) grâce à un concours organisé par Stéphie, en partenariat avec la FNAC. Je ne m'étais pas encore mise à la lecture numérique, cela va être l'occasion pour moi d'en faire le test. Ce mode de lecture ne remplacera pas la lecture traditionnelle en ce qui me concerne (j'aime trop le papier) mais je pense que j'apprécierai d'utiliser une liseuse de temps en temps, notamment pendant les vacances. Entre l'audio, le numérique et le papier, je vais pouvoir varier les plaisirs.

Septembre 2016 - Des livres et quoi d'autre ?

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Côté travail :

Il est rare que je parle de mon travail, mais je fais une entorse à mes habitudes car je risque d'avoir, durant les mois qui viennent, moins de temps pour ce blog.

Septembre 2016 - Des livres et quoi d'autre ?

J'ai entamé, depuis début septembre, une formation dans mon domaine d'activité (les ressources humaines). Cette formation va me prendre quelques jours par mois et se cumuler avec mon travail, déjà prenant. Ne vous étonnez donc pas si mon rythme de publication diminue.

Je vous souhaite un bel automne à tous !

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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 22:38
Calmann Levy - août 2016 - 412 pages
Calmann Levy - août 2016 - 412 pages

James Bennet est un critique d'art très atypique. En effet, il est atteint de synesthésie (un phénomène neurologique par lequel deux ou plusieurs sens sont associés). Cette particularité est vécue par James tantôt comme un handicap, tantôt comme une richesse. L'autre personnage masculin du roman, Paul Engales, est un peintre argentin exilé à New York. C'est un génie qui attend son heure de gloire. Il vit dans un squat avec d'autres artistes méconnus. Les routes de James et de Paul vont finir par se croiser grâce à un tableau représentant Lucy, la muse de Paul. Leur rencontre va bouleverser le destin de chacun des trois protagonistes.

J'ai lu récemment un autre roman qui met en scène le milieu artistique new- yorkais. Il s'agit de "tout ce que j'aimais" de Siri Hustvedt. Dans les deux ouvrages, des critiques d'art font la pluie et le beau temps dans l'activité artisque de l'époque. Le roman de Molly Prentiss se situe dans les années 70, celui de Siri Hustvedt une dizaine d'années plus tard.

J'aime beaucoup les romans qui s'emparent du sujet de la création artistique. Celui-ci avait donc toutes les chances de me plaire. J'y ai trouvé de très beaux passages sur les affres de l'artiste mais aussi sur les difficultés de trouver l'inspiration quand on est critique d'art. Les personnages ne manquent pas d'originalité et les liens qu'ils tissent entre eux sont riches et complexes. J'ai eu quelques difficultés à entrer dans le roman, ce sera mon petit bémol mais une fois bien immergée dans l'histoire, j'ai passé un très bon moment.

Une plume originale et un premier roman de la rentrée qui mérite d'être découvert.

Eva, Antigone et Cathulu en ont fait un coup de cœur.

Le mois américain, c'est en septembre, et chez Titine
Le mois américain, c'est en septembre, et chez Titine

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challenge de la rentrée (5/18)
challenge de la rentrée (5/18)

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 22:30
Audible 2015 - Lu par Pierre Tissot - 2 h 06
Audible 2015 - Lu par Pierre Tissot - 2 h 06

Prends un joint, trésor, et surtout ne te fatigue pas à le faire passer. J'ai horreur de ces baveux chipotages en commun ! Quitte à être dégénérée, autant le faire comme une lady, tu ne crois pas ?

Cet été, j'ai écouté en format audio le premier tome des fameuses "Chroniques de San Francisco" dont j'entends parler depuis si longtemps. Mon écoute a été fragmentée mais je n'ai pas trop perdu le fil car le roman se présente sous la forme de courtes chroniques.

De nombreux personnages plus ou moins déjantés et attachants évoluent dans l'entourage de Madame Madrigal, qui tient une sorte de pension de famille à San Francisco. Le roman commence par l'arrivée chez cette Madame Madrigal de Mary Ann, une jeune fille assez réservée qui a quelques difficultés à se fondre dans l'ambiance de la ville. Nous sommes dans les années 70, en pleine révolution culturelle.

Après une période d'adaptation, Mary Ann finit par se lâcher. Nous suivons ses aventures ainsi que celles des autres personnages de la pension, on ne s'ennuie pas une seconde.

C'est un roman assez jubilatoire, qui brosse le tableau d'une époque joyeuse et décomplexée "les seventies". A découvrir si ce n'est déjà fait.

Je remercie l'amie qui m'a prêté ce livre.

C'est le mois américain (organisé par Titine)
C'est le mois américain (organisé par Titine)

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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 22:09
Phlippe Rey - sept 2016 - 472 pages - traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Isabelle D. Phlilippe
Phlippe Rey - sept 2016 - 472 pages - traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Isabelle D. Phlilippe

Joyce Maynard est l'un des auteurs étrangers dont je guette avec gourmandise les parutions. J'ai lu quasiment tous ses romans publiés en France avec une préférence pour son autobiographie "Et devant moi le monde", que j'ai dévorée. Son thème de prédilection est l'adolescence, qu'elle ne se lasse pas d'explorer sous différents angles.

Dans "Les règles d'usage", la romancière a choisi comme personnage principal une adolescente qui vit à New York dans une famille recomposée. La jeune Wendy mène une existence plutôt heureuse, si ce n'est qu'elle aimerait voir plus souvent son père, qui vit en Californie. Le 11 septembre 2001, la mère de l'adolescente se trouve dans une des tours du Word Trade Center. La romancière raconte la terrible attente de la famille, qui durera plusieurs semaines car le corps de la mère de Wendy ne sera jamais retrouvé.

La seconde partie du livre raconte la reconstruction de la jeune fille, qui vit désormais en Califormie. Grâce à la grande liberté de mouvements que lui laisse son père, la jeune fille fait toutes sortes de rencontres qui vont la sortir peu à peu de son chagrin. Cette seconde partie s'apparente à un roman initiatique. Joyce Maynard nous présente une galerie de personnages secondaires aux destinées tortueuses. Le choix sera laissé à Wendy de retourner à New York avec son beau-père et son petit frère ou de rester en Californie avec son père. C'est le petit suspense du roman.

L'objectif de Joyce Maynard n'était pas d'offrir à ses lecteurs un roman palpitant mais de se mettre dans la peau d'une adolescente qui perdu un être cher dans des conditions traumatisantes. Le résultat est concluant, j'ai aimé cette immersion dans une famille recomposée mais je dois avouer que j'ai déploré quelques longueurs, notamment quand la jeune fille se remémore les moments passés en compagnie de sa mère .Ces digressions ont leur importance mais traînent un peu en longueur et ralentissent le rythme du récit.

Quoi qu'il en soit, c'est une lecture que les inconditionnels de Joyce Maynard apprécieront. On y retrouve tous les ingrédients des romans précédents. A quand le prochain ?

L'avis de Laure

Je remercie l'Agence Anne et Arnaud.

Lu dans le cadre du mois américain (Lecture commune autour de Joyce Maynard)
Lu dans le cadre du mois américain (Lecture commune autour de Joyce Maynard)

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challenge de la rentrée (4/18)
challenge de la rentrée (4/18)

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 22:10
1 h 49 minutes - Audiolib (Grasset) - Lu par Sandrine Kiberlain
1 h 49 minutes - Audiolib (Grasset) - Lu par Sandrine Kiberlain

Il y a deux ans, j'ai demandé à Marie, la femme d'Henri: "Maintenant que la vie se termine, tu penses qu'on a bien fait de revenir des camps ?" Elle m'a répondu: "Je crois que non, on n'aurait pas dû revenir. Et toi qu'est-ce que tu en penses ? " Je n'ai pas pu lui donner tort ou raison, j'ai juste dit: "Je ne suis pas loin de penser comme toi." Mais j'espère que si la question m'est posée à mon tour juste avant que je ne m'en aille , je saurai dire oui, ça valait le coup".

"Et tu n'es pas revenu" est une longue lettre adressée à son père par Marceline Loridan-Ivens, rescapée du camp de Birkenau. Déportée en 1944 avec son père, ils n'auront pas le même destin. Après avoir montré à sa fille, au péril de sa vie, tout l'amour qu'il lui portait, le père de Marcelline finira, comme tant d'autres, par être exterminé .

Aidée dans son travail d'écriture par Judith Perrignon, Marceline Loridan-Ivens témoigne de ce qu'elle a vécu à Birkehau. Elle évoque également la période, ô combien difficile, qui a suivi le retour des camps. Comment raconter l’indicible à des gens qui de surcroît ne veulent pas entendre ? Comment se réinsérer dans une vie "normale" et vaincre la culpabilité d'être vivante alors que d'autres n'ont pas eu cette chance ?

Marceline Loridan-Ivens ne se pardonnera jamais d'avoir oublié les derniers mots de son père, consignés sur une lettre qu'elle a perdu au camp. Ce livre est une forme de réparation mais aussi, peut-être, le témoignage qui lui permettra de dire, aux derniers jours de sa vie, qu'elle a bien fait de rentrer des camps, ne serait-ce que pour raconter ce qui s'y est passé.

J'a eu un petit temps d'adaptation avant d'associer la voix de Sandrine Kiberlain (que j'aime beaucoup au cinéma) à une lecture audio mais j'ai trouvé au final son interprétation très juste.

Un témoignage de plus sur l'holocauste me direz-vous ?

Certes, mais chaque histoire est singulière et mérite d'être connue.

Et tu n'es pas revenu - Marceline Loridan-Ivens (audio)

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Lu dans le cadre de "Ecoutons un livre". Ce mois-ci, nous avons écouté "un livre ancré dans la réalité"

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 19:25
Ecoutons un livre - septembre 2016

Le thème (suggéré - non imposé) du mois est : "une histoire ancré dans la réalité".

Les participants sont :

Dans le thème :

Enna : courir - Jean Echenoz

Sylire : Et tu n'es pas revenu - Marceline Loridan-Ivens

Malika : Moi Malala - Malala Yoysafzai

Malika : Dans les forêts de Sibérie - Sylvain Tesson

Hors thème :

Sandrine : la carrière du Mal - Robert Galbraith :

Enna : la magie du rangement - Marie kondo

Pour le mois d'octobre nous écouterons "un policier" !

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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 22:04
Belfond août 2016 - 576 pages - traduit de l'américain par Nathalie Peronny
Belfond août 2016 - 576 pages - traduit de l'américain par Nathalie Peronny

Pete Snow est un assistant social qui intervient dans la "Yaak Valley", une vallée sauvage du Montana. L'homme tente de sauver des familles alors que la sienne part à vau-l’eau. Le frère de Pete est recherché par la police, son ex-femme est alcoolique et sa fille traverse une mauvaise passe. Pete a du mal à faire face à sa désastreuse situation familiale et se réfugie un peu trop souvent dans l'alcool. Mais quand sa fille disparaît subitement, Pete met tout en oeuvre pour la rechercher, sans lâcher le suivi des familles dont il s'occupe.

Une de ces familles va l'entraîner dans une aventure sociale et humaine hors du commun. Le père, Jérémiah Pearl, est un fondamentaliste chrétien qui vit en marge de la société. Un jour, affamé et en guenilles, le fils de Pearl fait irruption à l'école du village. Appelé à la rescousse, Pete tente d'apprivoiser l'enfant, qui finit par le conduire jusqu'à son père. Avec une infinie patience et beaucoup de psychologie, l'assistant social parvient à établir le contact avec Jérémiah Pearl. Il s'agira ensuite de raisonner l'homme, ce qui n'est pas une mince affaire.

"Yaak Valley, Montana" est un bon gros pavé américain qui ne manque ni d'originalité ni de souffle. L'auteur pointe du doigt une Amérique qui tourne le dos sans vergogne aux plus défavorisés. Les instances locales sont corrompues et les habitants plus ou moins résignés. Le travail de Pete est d'autant plus remarquable qu'il doit se battre sans appui.

Le contexte est assez glauque mais il se dégage de ce roman beaucoup d'humanité. Les descriptions de la nature environnante, d'une beauté à couper le souffle, apportent au lecteur de belles bouffées d'oxygène. L'écriture est poétique et la traduction sans fausse note. J'ai été littéralement emportée par l'histoire.

Yaak Valley, Montana - Smith Henderson (rentrée littéraire 08/16)

Sorte de "Western social" intelligent et addictif, ce premier roman est assez époustouflant.

Clara est moins enthousiaste que moi mais Léa tout autant (sinon plus !).

Lu grâce à une opération "Masse critique" de Babelio
Lu grâce à une opération "Masse critique" de Babelio

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Challenge de la rentrée (3/18 - catégorie "Touche à tout")
Challenge de la rentrée (3/18 - catégorie "Touche à tout")

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Et je fais progresser mon challenge" 50 romans, 50 états"
Et je fais progresser mon challenge" 50 romans, 50 états"

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 19:33
Des oreilles pour lire 2014 (Buchet-Chastel) - 2 heures 25 - Lu par Elodie Huber
Des oreilles pour lire 2014 (Buchet-Chastel) - 2 heures 25 - Lu par Elodie Huber

Mei est une jeune chinoise de 17 ans, vive, intelligente et romantique. Coupée de sa famille, l'adolescente travaille comme une quasi-esclave dans une usine de textile. Grâce aux automatismes acquis, elle laisse parfois vagabonder ses pensées. Ces petites bulles de liberté lui permettent de tenir le coup.

Quelques semaines avant noël, seule période de l'année ou chaque ouvrière retrouve sa famille, Mei se fait punir pour un geste de rébellion. Sa punition sera de passer seule les fêtes au dortoir. Ces quelques jours, qu'elle appréhende tant, ne se passeront pas comme prévu.

Il ne faut pas trop en dire pour préserver le suspense mais sachez que Mei va vivre une histoire d'amour aussi merveilleuse qu'éphémère. Le cœur serré, nous pressentons que le retour à la réalité sera terrible. Mei en est consciente également mais choisit de vivre l'intensité du moment et nous la comprenons.

"La fabrique du monde" dénonce l'exploitation des jeunes chinoises dans les industries textiles. C'est également une bouleversante histoire d'amour qui m'a fait penser au chef-d'oeuvre de l'écrivain japonais Yasushi Inoué "Le fusil de chasse". On y retrouve la même intensité dramatique.

Le format audio convient parfaitement bien à ce court roman fort bien interprété par Elodie Huber.

La fabrique du monde - Sophie Van der Linden (audio)

Je remercie Audible et Babelio pour cette écoute.

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 09:05
Les matchs de la rentrée littéraire c'est reparti, et je suis l'une des marraines ! # MRL16

Depuis plusieurs années, Priceminister propose aux blogueurs de recevoir un livre de la rentrée littéraire parmi une sélection choisie par des parrains et marraines. Cette année, j'ai la chance d'avoir été sélectionnée comme marraine. Je partage l'aventure avec Antigone, Moka, Plume de Cajou et Leiloona.

Au mois d'août, j'ai compulsé les catalogues des éditeurs, lu plusieurs livres en avant-première, pris connaissance des premiers billets et beaucoup échangé avec les autres marraines.

Au terme de cette passionnante recherche de pépites, j'ai jeté mon dévolu sur 3 livres : deux auteurs français (un homme et une femme) et un auteur étranger.

Voici ma sélection :

Un paquebot dans les arbres - Valentine GOBY - Actes Sud - 268 pages
Un paquebot dans les arbres - Valentine GOBY - Actes Sud - 268 pages

C'est le premier livre que j'ai choisi, un choix presque instinctif et un "pari". Je ne l'ai pas encore lu mais j'ai choisi de faire confiance à Valentine GOBY dont j'avais beaucoup aimé le précédent roman "Kinderzimmer". Les premiers billets m'ont rassurée, ce roman a de très belles critiques.

Yaak Valley, Montana - Smith Henderson - Belfond - 576 pages
Yaak Valley, Montana - Smith Henderson - Belfond - 576 pages

Pete, assistant social dans le Montana, est très impliqué dans son travail. Il tente de sauver des familles alors que la sienne part à vau-l’eau.

"Yaak Valley, Montana" est un bon gros pavé américain qui ne manque ni d'originalité ni de souffle. L'auteur pointe du doigt une Amérique qui tourne le dos sans vergogne aux plus défavorisés.

Sorte de "Western social", intelligent et addictif, ce premier roman est époustouflant. J'ai vraiment adoré !

Continuer - Laurent Mauvignier - Editions de Minuit - 239 pages
Continuer - Laurent Mauvignier - Editions de Minuit - 239 pages

Le troisième roman a été le plus compliqué à trouver. Je voulais à tout prix un second coup de cœur. Je l'ai déniché la veille de rendre ma copie et je l'ai lu quasiment d'une traite.

"Continuer" nous conduit jusqu'aux montagnes du Kirghizistan, aux côtés d'une mère et de son fils adolescent, pour un formidable voyage initiatique.

Quel beau roman que ce dernier Mauvignier ! Une langue superbe, une histoire originale et émouvante, une réflexion intéressante sur la peur de l'autre.

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Voici maintenant un aperçu de l'intégralité de la sélection, riche et variée.

Les matchs de la rentrée littéraire c'est reparti, et je suis l'une des marraines ! # MRL16

Allez vite rendre visite aux autres marraines pour en savoir plus sur leurs choix respectifs : Antigone - Moka - Plume de Cajou - Leiloona

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Et pour avoir tous les détails de l'opération, précipitez-vous sur le blog de Priceminister !

Les matchs de la rentrée littéraire c'est reparti, et je suis l'une des marraines ! # MRL16

Bonne chance pour le tirage au sort !

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Published by sylire - dans Pêle-mêle
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