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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 23:59
Le salon du livre de Binic, version 2015

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Comme l'an passé, je me suis rendu de nouveau cette année au sympathique Salon de Binic, dans les Côtes d'Armor. Arrivée sur place à 12 h 30, j'ai retrouvé Gambadou. Nous avons commencé par déguster des crêpes dans un charmant retaurant donnant sur le port "La maison de Léa". 

Le salon du livre de Binic, version 2015

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Le salon du livre de Binic, version 2015

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Après avoir bien mangé et bien papoté, nous avons fait le tour d'une petite exposition consacrée à Hugo Patt. Puis, après un rapide tour du salon, nous avons enchaîné les tables rondes. 

La première était consacrée à "La BD, un média de reportage" avec Emmanuel Lepage, Virginie Ollagnier et Olivier Jouvray (tous trois co-fondateurs, avec d'autres, de la revue Dessinée). Il a donc été question de la revue Dessinée, sa création, son contenu, sa cible... J'ai trouvé la démarche passionnante. Me mettant peu à peu à la BD, je me demande si je ne vais pas finir par m'y abonner, à cette revue... 

Emmanuel Lepage (très agréable à écouter), nous a parlé de ses reportages (Tchernobyl, les terres australes...). Il nous a livré quelques anecdotes sympathiques. Une fois lancé, il est intarissable sur son métier. 

N'hésitez pas à cliquer sur les photos pour les agrandir.

Le salon du livre de Binic, version 2015

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Le salon du livre de Binic, version 2015

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La deuxième table ronde réunissait Brigitte Giraud, Jean Rouaud et Bjorg Larsson sur le thème "Un prix littéraire, quel impact sur le travail de l'écrivain". Ils ont tous trois raconté leurs expériences de prix littéraires, se "lâchant" un peu pour décrire la petite cuisine (pas très digeste) de ces prix.

Le salon du livre de Binic, version 2015

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Dans la troisième (et dernière table ronde) à laquelle nous avons participé, le thème était le suivant : "Est-ce que ces livres nous dérangent". J'ai beaucoup aimé écouter Fabienne Juhel s'exprimer sur l'originalité de son oeuvre. Philippe Jeanada m'a un peu énervé en critiquant l'ouvrage de Jean-Luc Seigle "Je vous écris dans le noir" que j'ai tant aimé. Nadine Monfils, que ne je connaissais pas, n'a pas la langue dans la poche mais je ne suis pas certaine que ses romans soient faits pour moi. 

La journée (vraiment très sympa) a passé trop vite. L'an prochain, j'essayerai de m'organiser différemment. 

Le ressenti de Gambadou sur cette même journée (ici)

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 23:09

L'idée de l'atelier "Âme graphique, proposé par "Le Petit Carré Jaune", est d'illustrer un mot par une photo. Cette semaine, la tâche n'était pas des plus simples avec le mot "Justice" dont voici une définition : (source Wikipédia) :

"La justice est un principe philosophique, juridique et oral fondamental en vertu duquel les actions humaines doivent être sanctionnées ou récompensées en fonction de leur mérite au regard du droit, de la morale, de la vertu ou autres sources prescriptives de comportements".

Le hasard fait que j'ai lu récemment deux ouvrages que l'on peut qualifier de "réhabilitations littéraires" :

Dans "Je vous écris dans le noir", Jean-Luc Seigle nous propose un autre regard sur l'affaire "Pauline Dubuisson", affaire qui défraya la chronique, en France, quelques années après la fin de la guerre 39-45. Pauline comparaissait devant la justice pour avoir tué son financé mais au final ses mœurs (trop légères pour l'époque) avaient été jugées, autant que son crime. Une telle affaire serait jugée très différemment aujourd'hui.

"Le voyant", de Jérôme Garcin,(billet à suivre) est un récit biographique qui rend honneur à un homme d'exception, injustement oublié des Français : Jacques Lusseyran. Devenu aveugle à l'âge de huit ans, il avait fondé et dirigé un mouvement résistant lycéen pendant la guerre 39-45. Il fut également un grand écrivain et un professeur talentueux. Il méritait qu'on lui rende justice.

Âme graphique - Justice (10)

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D'autres photos de "justice" chez le petit carré jaune...

Âme graphique - Justice (10)

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 06:07

Un livre

Ma lecture la plus marquante du mois est sans nul doute "Le voyant" de Jérôme Garcin (billet à suivre)

Mars 2015, des livres et quoi d'autre ?

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La marée du siècle :

Quand on habite en bord de mer, les grandes marées sont des évènements incontournables. Nous n'avons pas été à la pêche à pied cette fois mais nous avons profité du spectacle au Port Du Diben (Plougasnou).

Des moments très sympas en famille...

A marée haute le samedi soir...

(cliquez sur les photos pour les agrandir)

Mars 2015, des livres et quoi d'autre ?

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Mars 2015, des livres et quoi d'autre ?

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Et le lendemain à marée basse.

Mars 2015, des livres et quoi d'autre ?

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Mars 2015, des livres et quoi d'autre ?

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Deux salons du livre au mois de mars : 

Celui de Rennes a été l'occasion d'une rencontre entre blogueurs.

(cliquez sur l'image pour accéder à mon billet)

Mars 2015, des livres et quoi d'autre ?

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A binic, (billet à suivre) j'ai passé la journée avec Gambadou. Nous avons surtout assisté aux tables rondes. C'est un très chouette salon, dans un cadre qui ajoute un assurément un plus.

Mars 2015, des livres et quoi d'autre ?

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 00:40
Trompe La Mort - Jean-Michel Guenassia

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Tom est né en Inde d'un père anglais et d'une mère indienne, tous deux ingénieurs. Alors qu'il est âgé d'une huitaine d'années, ses parents décident de quitter New Delhi pour Londres. La terre s'écroule sous les pieds du jeune garçon qui doit quitter sa nounou, son quartier, ses amis. En arrivant en Angleterre, le contraste est si saisissant que Tom peine à s'intégrer, privilégiant la compagnie de la communauté indienne à Londres. Quand la mère de Tom tombe malade, la famille entame une sorte de descente aux enfers. Son père le déçoit beaucoup, au point qu'à 18 ans, il finit par claquer la porte du domicile familial pour s'engager dans les Royal Marines. Sa deuxième vie, celle de "Trompe-la mort" commence alors. Mille fois il manque de mourir, mille fois il est sauvé. Il devra toutefois quitter l'armée pour entamer une troisième vie qui qui le mènera en Inde, où l'attendent d'autres aventures.

"Trompe-La-Mort" est un véritable roman d'aventures. Ce n'est pas mon genre de prédilection mais je dois toutefois admettre que c'est livre prenant, où l'on ne s'ennuie pas une seule seconde. Mon principal bémol concerne la crédibilité du personnage. Passer si près de la mort autant de fois est improbable et la répétition des exploits de Tom, aussi sympathique soit-il, a fini par me lasser (tout comme son histoire d'amour, d'ailleurs). La partie qui m'a intéressée le plus est celle qui se déroule à Londres et qui nous fait côtoyer la communauté indienne. J'ai bien aimé aussi les passages très dépaysants qui se passent en Inde.

De l'auteur, j'avais préféré "Le club des incorrigibles optimistes"

Les avis de Clara  et de Violette (assez proches du mien)

Léa est plus enthouasiaste

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 00:03
Âme graphique - Fil (9)

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Cette semaine, c'est le mot "Fil" qu'il convient d'illustrer dans l'atelier "Âme Graphique".

J'ai tout de suite pensé à une série de photos que j'avais prises en 2008 au Festival des Jardins de Chaumont sur Loire, en 2008.

Au dessus des fleurs, sur un fil, était étendu du linge teint aux couleurs des fleurs, pour un résultat très romantique.

Cliquez sur la photo pour l'agrandir

Âme graphique - Fil (9)

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Il me tarde d'aller voir ce qu'ont fait mes petits camarades de l'atelier Âme Graphique (ici)

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 22:25

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"Je vous écris dans le noir" commence par un avant-propos dans lequel Jean-Luc Seigle nous présente une femme, Pauline Dubuisson, condamnée à la perpétuité en 1953 pour le meurtre de son ex-fiancé (le ministère public avait requis la peine de mort). En se basant sur les faits connus et en comblant les silences, Jean-Luc Seigle offre à la jeune criminelle une réhabilitation littéraire. Je ne connaissais pas Pauline Dubuisson jusqu'ici, pas plus que le film de Couzot inspiré par son histoire :  "La vérité" (avec Brigitte Bardot dans le rôle de Pauline). J'ai donc entrepris cette lecture sans aucun à priori. 

 

Jean-Luc Seigle imagine une lettre laquelle la jeune femme se confie. Nous sommes en 1962. Pauline est sortie de prison. Elle est allée voir le film de Clouzot qui l'a bouleversée. Pour tenter de tourner la page, elle a préféré quitter la France pour le Maroc. Là-bas, elle est tombée amoureuse d'un homme qui l'a demandée en mariage. Par honnêté, elle a décidé de lui raconter son histoire. C'est ce récit imaginaire que nous offre l'auteur. Un récit bouleversant dans lequel on découvre une femme intelligente et en avance (trop) pour son époque.

 

Nous la découvrons à l'adolescence, pendant l'occupation. Ses deux frères sont morts à la guerre, sa mère est sous le choc et Pauline, un peu livrée à elle-même, flirte avec les soldats. Chassée de l'école pour mauvaise conduite, elle est prise en charge scolairement par son père. En 1944, Pauline est embauchée comme infirmière dans un hôpital. Son père l'incite à faire du charme à un beau médecin allemand pour obtenir de la nourriture, elle ne se fait pas prier. A la fin de la guerre, une épreuve terrible l'attend : la tonte publique suivie d'un viol collectif. Jean-Luc Seigle est persuadé que ce traumatisme, vécu par la jeune fille alors qu'elle n'avait que 16 ans, explique en partie le meurtre du fiancé quelques années plus tard. Lors du procès, en 1953, le fait d'avoir été tondue à la libération a au contraire joué en sa défaveur, renforçant son image de femme sans moralité.

 

La lettre de Pauline, imaginée par Jean-Luc Seigle, est bouleversante. C'est un très beau portrait de femme, très bien construit et d'une grande finesse. Je l'ai lu en apnée, littéralement happée par cette histoire tragique. Je ne sais pas si Jean-Luc Seigle s'approche au plus près de la vérité (Pauline Dubuisson se s'est jamais vraiment dévoilée) mais sa version est tout à fait crédible. Pour tenter d'approcher la psychologie de cette femme, l'écrivain s'est mis dans sa peau, en immersion totale et le résultat est remarquable. Ce qui m'a beaucoup plu également, c'est l'étude du contexte politique et sociologique de l'époque, qui doit être pris en compte pour appréhender, des années plus tard, une affaire judiciaire de ce type.

Un coup de coeur.

Le billet de Clara (aussi enthousiaste que moi)

Je vous écris dans le noir - Jean-Luc Seigle

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 00:19
Denoel février 2015 - 304 pages
Denoel février 2015 - 304 pages

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Quatre histoires composent ce roman que je qualifierais plutôt de recueil de nouvelles tant le lien entre ces histoires est ténu. Leur point commun est de raconter une particularité filiale assez forte, voire extraordinaire. L'auteure nous explique à la fin du roman qu'elle s'est inspirée de faits réels. Deux histoires m'ont marquées plus que les autres. Celle de Madeleine qui va découvrir une part d'elle-même qu'elle ne connait pas en faisant des examens de sang dans un contexte bien particulier :celui de donner un rein à son fils unique malade (si toutefois elle est compatible). L'autre histoire qui a retenu mon attention est celle d'Ariel et de Marie, qu'un écrivain n'aurait osé imaginer tant elle semble improbable. Ariel va voir sa brillante carrière politique s'effondrer parce que le hasard lui a joué un vilain tour.

 

Les quatre histoires s'intercalent les unes dans les autres. Ce procédé maintient le suspense mais demande un certain effort lorsqu'il faut quitter une histoire pour se plonger dans une autre. Habituellement j'aime cette construction mais cette fois j'ai été déroutée car je pensais lire un "vrai" roman, pas des "presque" nouvelles. C'est un peu dommage car j'ai apprécié l'écriture de l'auteure et l'originalité des histoires racontées.

Un peu déçue, vous l'avez constaté, mais je suis un cas isolé. Ce livre a obtenu un gros succès au Québec sous le titre "le mur mitoyen".

L'avis de Livrogne et Yueyin

Celui de Karine (qui a lu l'ouvrage quand il est sorti au Québec)

 

Lu dans le cadre d'un partenariat avec Denoel

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 09:53
Festival "Rue des Livres" 2015

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Voici un petit compte rendu rapide de ma journée de samedi dernier, Rue des Livres à Rennes, où je retrouvais mes camarades blogueurs : Gambadou - Yvon - Canel - Géraldine - et Yaneck.

Nous avons déjeuné ensemble autour d'un sympathique repas marocain. Comme nous n'étions pas nombreux, nous avons pu discuter tous en même temps, ce qui est très appréciable.

Festival "Rue des Livres" 2015

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Nous avons également croisé Aymeline et Xian MorIaty (bénévoles ainsi Joëlle et son mari, venus passer l'après midi au salon.

J'ai échangé avec Marie Sizun, que je suis depuis ses débuts (avant qu'elle ne publie "la femme de l'allemand, qui a obtenu le prix Elle en 2008). J'ai acheté son dernier roman "la maison-guerre"

Élégante, comme toujours !
Élégante, comme toujours !

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J'aime bien discuter avec les auteurs dont j'ai lu les ouvrages mais je préfère les conférences ou les cafés littéraires. L'avantage des "petits" salons, c'est qu'il y a toujours de la place disponible pour y participer.

J'ai écouté Fouad Laroui, auteur marocain très érudit que je ne connaissais pas et qui nous a parlé notamment de l'histoire de la culture musulmane. Il présentait son dernier roman "Les tribulations du dernier Sijilmassi

Festival "Rue des Livres" 2015

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Ensuite, nous avons assisté à une rencontre avec Gilles-Martin Chauffier et Béatrice Fontanel sur le thème suivant : "Grande Histoire et histoire de famille".

G.M Chauffier évoquait son livre "la femme qui dit non" et B. Fontanel son nouveau roman "Plus noir avant l'aube".

Le livre de G.M Chauffier m'a davantage tenté, notamment parce qu'il se passe en partie à l'Ile aux Moines, en Bretagne. L'auteur y évoque des souvenirs personnels et il était très ému en nous en parlant. Gambadou a acheté le roman de B. Fontanel. J'attends donc son avis !

Festival "Rue des Livres" 2015

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Nous avons pu assister à la moitié de la conférence suivante (il était déjà l'heure de partir) sur le thème de "la famille au delà des barreaux" qui regroupait Karine Resset pour "L'ombre de nous même" et Guillaume Guéraud pour "Baignade surveillée".

Je suis intriguée par "Baignade surveillée", j'aimerais bien le lire un jour ou l'autre. J'aimerais aussi découvrir la plume de Karine Resset.

Une bien belle journée ! (encore merci à Gambadou pour l'organisation)

Vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 00:56

Cette semaine, pour l'atelier "Âme Graphique" nous devions illustrer le mot peur. J'ai trouvé une première idée, un masque mexicain devant lequel je suis tombée en arrêt dans une pizzeria. Mais le Mexique, c'est un peu loin de mon univers habituel, alors l'idée m'est venue de photographier une gargouille d'église.

En rentrant de réunion en début de semaine, j'ai traversé quelques villages du Centre Finistère et j'ai trouvé ma Gargouille à Sizun. Avec son allure de dragon, elle fait peur mais aussi un peu rire. Elle me plaît bien

(cliquez sur les photos pour les agrandir).

De près
De près

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De plus loin...
De plus loin...

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Voici l'enclos paroissial de Sizun, où j'ai trouvé ma gargouille.
Voici l'enclos paroissial de Sizun, où j'ai trouvé ma gargouille.

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Pour ceux qui ne le sauraient pas, un enclos paroissial est un ensemble architectural purement breton composé d'une église, d'un calvaire, d'un ossuaire...(pour en savoir plus : voir ici)

Allons vite voir chez "le petit carré jaune" si mes camarades auront eu de l'inspiration cette semaine.

Ame graphique (8) - Peur

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 00:07

Audiolib 2015 (Grasset 2014) - 7 heures - lu par Edouard Baer

Le livre commence par une introduction assez pathétique dans laquelle Beigbeder nous raconte son désintérêt total pour les gens de son âge. Il nous explique qu'il aime la compagnie des jeunes gens, avec lesquels il parvient à oublier son âge. Cette introduction donne le ton, Beigbeder ne s'effacera pas devant Oona et Salinger. Vers le milieu du roman, il revient sur le sujet en tentant de nous persuader que c'est une bonne chose que l'homme soit bien plus âgé que la femme dans un couple. Il illustre son propos par de multiples exemples. Dans l'épilogue, comme si cela ne suffisait pas, il raconte sa rencontre avec sa femme actuelle (nettement plus jeune que lui, naturellement).

Une autre source d'agacement, les comparaisons ridicules et (ou) anachroniques, comme celle-ci (il parle d'un jeune serveur) : "un jeune antillais aux dents écartées qui ressemblait à Yannick Noah bien avant la naissance de Yannick Noah".  

Pourtant, je ne serai pas négative sur toute la ligne. L'écrivain, en mêlant fiction et faits connus, nous raconte l'amour de jeunesse entre l'auteur de "l'attrape coeur" et la future Lady Chaplin, faisant revivre toute une époque. Leur liaison prendra fin avec le départ de Salinger pour le Front mais l'écrivain s'accrochera à cet amour durant toute la guerre. De son côté, Oona fera la connaissance de Charlie Chaplin, qu'elle épousera assez vite. Beibeder imagine la vie de Salinger au front et évoque les blessures psychologiques dont il ne guérira jamais vraiment. Loin de la guerre qui déchire l'Europe, les Chaplin sont heureux dans leur nouvelle vie. Le contraste entre les deux univers est saisissant. C'est la partie du livre à mon sens la plus réussie. 

Plusieurs fois durant mon écoute, j'ai regardé des photos d'Oona adolescente puis adulte, mariée à Chaplin et mère de huit enfants. Dans cette vidéo évoquée par l'auteur, on la découvre jeune fille, faisant des essais pour le cinéma. Elle est assez craquante. 

On la retrouve quelques années plus tard avec Chaplin et deux de leurs enfants.
On la retrouve quelques années plus tard avec Chaplin et deux de leurs enfants.

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Après la mort de Chaplin, Oona perdra le goût de vivre. Charlie était tout pour elle, son époux mais également, probablement, un père de substitution, le sien n'ayant jamais joué son rôle.

J'aurais pu aimer ce livre si Beigbeder s'était effacé pour se concentrer sur la vie de ses personnages, s'il n'avait pas tenté de justifier son goût pour les jeunes femmes, s'il n'avait pas pris ses lecteurs pour des idiots avec des comparaisons idiotes... Je dois reconnaître toutefois que je ne me suis pas ennuyée, intéressée notamment par la vie d'Oona O'Neil.

Un mot sur la version audio : Edouard Baer a le ton qui convient au texte, un ton "à la Beigbeder".

De gros bémols mais une écoute qu'au final je ne regrette pas.

Lu dans le cadre d'Audiolib et d'écoutons un livre, tous les 16 du mois. Ce mois-ci, le thème était "un livre dans lequel on trouve une histoire d'amour".

Oona et Salinger - Frédéric Beigbeder (audio)

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Oona et Salinger - Frédéric Beigbeder (audio)

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Oona et Salinger - Frédéric Beigbeder (audio)

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