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Chers visiteurs, bonjour !

Vous êtes sur le blog d'une lectrice passionnée qui aime partager ses lectures. N'hésitez pas à laisser un commentaire, que vous soyez vous-même blogueur ou pas. Vous pouvez aussi me contacter : sylir@orange.fr  ou aller faire un tour sur ma page Facebook : ici

 

Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 23:08

Au mois de mars le thème d'écoutons un livre est le suivant "Un livre dans lequel on trouve une histoire d'amour" (mais il n'est pas obligatoire de suivre le thème)

Voici les billets :

- Laure avec "Oona et Salinger" - F. Beigbeder

- Sylire avec "Oona et Salinger"- F. Beigbeder

- Valérie avec "Oona et Salinger" - F. Beigbeder

- A propos de livres avec Oona et Salinger - F. Beigbeder

- Laure avec "le vieux qui lisait des romans d'amour" - L. Sepulveda (coup de coeur)

- Sandrine avec "le vieux qui lisait des romans d'amour' - L. Sepulveda

- Saxaoul avec "le vieux qui lisait des romans d'amour"- L. Sepulveda

- Enna avec "on ne voyait que le bonheur" G. Delacourt

- Enna avec" Soie "- A. Baricco

- Manika avec" Sournois "- Alexandre Clément

- Manika avec "la prochaine fois" - Marc Levy

- Géraldine avec ''rue des voleurs" - M. Enard

Pour le 16 avril nous lirons un livre d'aventure (aventure au sens large : cela peut être une aventure humaine ou amoureuse, une expédition...)

Écoutons un livre au mois de mars - les billets

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 00:54

Je ne vous ai pas encore dit que, pour la troisième année, j'étais, cette année encore, membre du jury du prix audiolib. J'en suis vraiment ravie, d'autant que je retrouve en grande partie l'équipe de blogueurs des années passées.

Voici la sélection :

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Le prix audiolib 2015

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Le prix audiolib 2015

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n quelques mots, voilà les différentes étapes :

Audiolib propose une sélection de 10 titres à un jury de blogueurs qui, après les avoir écoutés, en retient cinq. Ces cinq livres sont ensuite soumis au vote du public.

Pour en savoir plus allez faire un tour sur le site Audiolib en cliquant sur le logo. 

Dans quelques jours, je vous donnerai mon ressenti sur ma première écoute : "Onna et Salinger" de Beigbeder (je peux déjà vous dire que ce ne sera pas mon préféré).

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 00:42

Je n'ai pas eu à chercher bien loin pour illustrer le mot "cartographie" : une petite viste dans le bureau de ma fille (qui est en terminale).

 

Comme cette trouvaille est un peu facile, je vous en propose une deuxième. Je l'ai appelée "cartographie littéraire". Entre deux serre-livres "globes", trouvés chez Emmaüs il y a quelques années, j'ai glissé des livres d'auteurs du monde entier. 

Cliquez donc sur les photos pour les agrandir.

Âme graphique (7) - Cartographie(s)

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Âme graphique (7) - Cartographie(s)

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Qu'auront trouvé mes camarades pour illustrer le mot "cartographie" ?

Vous le saurez en allant fureter chez Le petit carré jaune

Âme graphique (7) - Cartographie(s)

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 00:25

Août 2013 - 240 pages

Deux extraits qui donnent le ton :

"Au commencement je ne sais pas que j'ai un corps. Que mon corps et moi on ne se quittera jamais. Je ne sais pas que je suis une fille et je ne vois pas le rapport entre les deux"

"Je sens comme cohabitent le petit animal en short de l'enfance qui escalade le toboggan, la gymnaste marchant sur la poutre, l'adolescente qui danse sur Imagine, l'amoureuse qui monte derrière la moto, la libraire en équilibre sur un escabeau, la mère qui maintient Yoto contre sa hanche. Je marche sur le sentier et cette sensation devient concrète, je suis faite de toutes ces pièces, comme si mon corps était une maison où vivent ensemble le vif de l'existence, fait de désirs, de force et de pulsations, mais aussi l'absence. Tous ces corps de fille évoluent sous le même toit et tissent une mémoire serrée. Je suis ici mais aussi là".

J'ai lu ce roman de Brigitte Giraud en fin d'année, à un moment où je peinais à écrire mes billets, je n'ai donc rien écrit à ce sujet. Ce huit mars, journée de la femme, je suis dit que ce serait tout de même bien de mettre à l'honneur "Avoir un corps"  car c'est un livre écrit par une femme et qui évoque bien un aspect de la féminité, celui qui concerne le corps. Ce sera un billet succinct.

Après Daniel Pennac et son "Journal d'un corps" (que je n'ai toujours pas lu alors que je l'ai dans ma Pile A Lire), Brigitte nous offre une géographie du corps féminin, de l'enfance à l'âge adulte. Il manque la maturité et la vieillesse (c'est un peu dommage mais cela s'explique, ce livre est d'inspiration autobiographique et l'auteure a une cinquantaine d'années).

Après l'enfance, marquée entre autres par la prise de conscience de ce que la société attend d'une fille, il est question de l'adolescence avec l'étape cruciale d la découverte du corps de l'autre et l'interaction entre deux corps, puis arrive la maternité et le monde travail, qui tous deux marquent pour la narratrice l'entrée dans le monde des adultes. La narratrice connaît ensuite un deuil, la mort du "garçon", son compagnon. C'est alors le manque cruel du corps de l'autre et la prise de conscience qu'un corps n'est qu'une enveloppe charnelle. 

Née à la même époque que la narratrice, j'ai retrouvé dans ce roman des souvenirs et sensations oubliées. Je ne suis pas surprise que Brigitte Giraud ait écrit ce livre à la cinquantaine, l'âge où les femmes réalisent plus que jamais qu'elles ont un corps et qu'il change au fil du temps. J'aimerais une suite à ce livre, la vie ne se termine pas à cinquante ans...

A lire ! (indispensable si vous aimez Brigitte Giraud).

Les avis de : Antigone - Clara -Mirontaine 

Crédit photo Babelio

Avoir un corps - Brigitte Giraud

.Aujourd’hui, c'est place aux femmes sur les blogs, organisé par Sophie.

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 00:16

Pour présenter ma photo du jour et de "demain", je laisse la parole à mon réveil qui meurt d'envie de s'exprimer sur le sujet : 

 

"Minuit dix, Il est déjà demain ! Dans quelques heures tu seras réveillée par ma sonnerie alors dépêche-toi de fermer ce livre et d'éteindre cette lampe. La journée va être très très longue pour toi".

 

Ah ce réveil... d'une cruauté et d'une lucidité qui me désolent !

 

Ame graphique (6) - Demain

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Il me tarde de découvrir les photos de mes petits camarades. Photographier "Demain", ce n'était pas évident. Allons vite faire un tour chez le petit carré jaune.

Ame graphique (6) - Demain

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 00:10

Un livre :

Mon coup de coeur du mois est "je vous écris dans le noir" de Jean-Luc Seigle (billet à suivre)

Février 2015, des livres et quoi d'autre ?

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Un spectacle :

J'ai vu "La liste de mes envies" d'après le roman de Grégoire Delacourt

Réalisateur/Metteur en Scène : Anne Bouvier - Interprète : Mikaël Chirinian  et  Jean-Paul Bordes -Adaptation : Mikaël Chirinian

Février 2015, des livres et quoi d'autre ?

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Février 2015, des livres et quoi d'autre ?

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Mikaël Chirinian joue tous les rôles : Jocelyne, mercière à Aras, son mari, leurs enfants, les deux copines...

Pour ceux qui n'ont pas lu le Best Seller de Delacourt, un petit résumé de l'histoire : Jocelyne, qui a gagné au loto, hésite à en parler à son entourage. C'est une femme simple, qui n'a aucun goût pour le luxe. Elle se demande ce que cette somme apportera à sa vie. La suite de l'histoire nous montre que ses doutes étaient fondés.

J'ai beaucoup apprécié ce one man show et ma fille, qui m'accompagnait, également. L'acteur est excellent et sa métamorphose très réussie (avec trois fois rien, il devient un autre). Cette adaptation est émouvante, parfois drôle. J'ai préféré le spectacle au livre mais je crois que pour apprécier pleinement le spectacle il est préférable connaître un peu l'histoire au préalable. C'est peut-être le bémol de la prestation, si j'en crois les avis recueillis à la fin du spectacle. 

 

 

Un restaurant

Le 13 février, veille de la Saint-Valentin, je ne travaillais pas. J'ai déjeuné ici avec mon mari. Le panorama est exceptionnel et le menu, entre terre et mer, vaut vraiment le détour.

Pour le plaisir des yeux :

cliquez sur les photos pour les agrandir  :

 

 

 

Février 2015, des livres et quoi d'autre ?

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Février 2015, des livres et quoi d'autre ?

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Février 2015, des livres et quoi d'autre ?

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Après le déjeuner, une balade entre terre et mer :

A Saint-Samson, Plougasnou (à pied, en partant du restaurant)

Cliquez sur les photos pour les agrandir

 

Février 2015, des livres et quoi d'autre ?

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Février 2015, des livres et quoi d'autre ?

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 00:20
Une Jeunesse - Patrick Modiano (blogoclub)

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Très belle photo d'Olivier Roller, que j'ai empruntée à "Libération Livres". (en cliquant sur la photo, vous accederez à l'article).

Une Jeunesse - Patrick Modiano (blogoclub)

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Au programme de ce blogoclub du premier mars, une lecture libre autour de Patrick Modiano, qui a obtenu le Prix Nobel de littérature 2014 pour : "L'art de la mémoire avec lequel il a évoqué les destinées humaines les plus insaisissables et dévoilé le monde de l'occupation".

 J'ai proposé aux blogueurs qui le souhaitaient, de s'associer au blogoclub pour cette lecture. Il y aura donc peut-être un peu plus de participants que d'habitude. 

 

Une Jeunesse - Patrick Modiano (blogoclub)

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J'ai acheté ce roman il y a quelques années à une foire aux livres organisée par ma bibliothèque, me disant qu'un jour ou l'autre, j'aurais peut-être envie de relire Modiano. Les romans de cet auteur ne m'avaient pas complètement transportée à l'époque où je les avais lus. J'étais curieuse de savoir si, avec deux (si ce n'est trois) décennies de plus, mon ressenti serait différent.

Le roman s'ouvre sur un anniversaire, celui d'Odile, 35 ans, mariée avec Louis. Puis, nous remontons le temps, Odile et son mari ont dix-neuf ans. Ils sont aussi paumés l'un que l'autre et ne pouvaient que s'entendre. Un peu naïfs, ils se laissent porter par la vie avec une sorte de nonchalance qui les rend attachants. Tous deux prennent des risques en fréquentant des gens assez louches mais ne semblent pas spécialement inquiets de ce qui pourrait leur arriver. Par chance pour eux (mais peut-être pas pour le lecteur), ils traversent leur jeunesse sans encombre.

J'ai oublié de préciser un détail qui a son importance quand on lit Modiano, nous sommes à Paris. Aucune date n'est donnée mais j'ai imaginé un Paris des années 50 ou 60. Un Paris en noir et blanc, un peu désuet, où le temps s'écoule lentement.

Il ne se passe pas grand-chose dans ce livre, c'est un roman d'atmosphère. En repensant à ma lecture, une quinzaine de jours après l'avoir finie, c'est l'ambiance qui me revient, plus que l'histoire. Il est question du temps d'avant, celui de la jeunesse, qui passe très vite. Ce qui fait dire à Odile, qui fête ses trente-cinq ans, qu'elle a presque l'âge d'être grand-mère. 

Les dernières phrases du livre m'ont interpellée. Je les ai lues plusieurs fois car elles semblent résumer le message que veut faire passer Modiano avec cette histoire (le couple a quitté Paris et les embrouilles pour le Sud de la France) : 

"Un matin qu'ils suivaient la Corniche, entre Nice et Villefranche, Louis éprouva une curieuse sensation de légereté et d'hébétude, et il aurait voulu savoir si Odile la partageait.

Quelque chose, dont il se demanda plus tard si ce n'était pas tout simplement sa jeunesse, quelque chose qui lui avait pesé jusque-là se détachait de lui, comme un morceau de rocher tombe lentement vers la mer et disparaît dans une gerbe d'écume".

Ce roman m'avait plutôt semblé nostalgique de ce que l'on appelle "la jeunesse", cette période de la vie où l'insouciance et la légereté permettent de vivre au jour le jour, sans trop se poser de questions. Dans l'extrait que je viens de citer, à l'inverse, la jeunesse serait un poids dont il serait bon de se libérer pour être heureux.  Ne serait-ce pas un peu des deux ? C'est peut-être ce qu'a voulu dire Modiano et cela me semble assez juste.

Alors, ai-je aimé ces retrouvailles avec Modiano ?

J'ai passé un bon moment, un peu hors du temps, mais je garde tout de même une préférence pour les romans aux histoires plus consistantes.

Je dédie ce billet à Galéa, grande admiratrice de Modiano.

Une Jeunesse - Patrick Modiano (blogoclub)

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Les avis des autres participants  :

Rue des boutiques obscures : Enna - Valérie - Philisine - Nathalie

L'herbe des nuits : Titine - Claudialucia - Juliette

Dora Bruner - Gambadou - Mimi Pinson - Itzama

Dans le café de la jeunesse perdue : Lisa -  Florence

Un pedigree : Lisa - Galéa

Accident nocture : Denis

Dimanches d'août : Hélène - Praline

Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier : Claire-Jeanne

 

Le 1er juin, le thème choisi est "un auteur de langue allemande". Chacun suggère un titre et nous procédons au vote du titre qui sera retenu. Si vous souhaitez participer au blogoclub, merci d'envoyer un mail à lecturecommune@yahoo.fr

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 00:15
Rue des boutiques obscures - Patrick Modiano (avis de Valérie)

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lu par Jean-Louis Trintignant (Ecoutez Lire)

 

Je laisse la parole à Valérie, blogueuse itinérante.

 

Même si je me fais de plus en plus rare sur la blogosphère (il faut dire que les romans de la rentée de janvier ne m’encouragent pas vraiment à sortir de ma grotte), je ne pouvais pas rater ce rendez-vous du blogoclub, d’abord parce que c’est le blogoclub de ma copine Sylire, auquel je suis très attachée même si je m’y suis mise tardivement et puis parce que c’était aussi une manière de me rapprocher d’une amie chère.

Pour ma troisième (ou peut-être quatrième, j’ai un doute) tentative avec Patrick Modiano, j’ai choisi de limiter les risques et de prendre le titre qui a reçu le Goncourt en 1978, même si, il faut le noter, les membres de l’académie Goncourt avaient alors précisé que ce Prix était aussi remis à l’auteur pour l’ensemble de son œuvre. Dans ce roman, Guy Roland, notre narrateur qui aura donc désormais pour toujours la voix de Jean-Louis Trintignant pour moi, part à la recherche de son identité. Amnésique depuis une quinzaine d’années, il ressent le besoin de suivre ses propres traces en se basant sur les souvenirs des personnes qu’il va croiser et qui pensent le reconnaître. Il découvre alors que son vrai nom était Jimmy Pedro Stern mais qu’il a aussi vécu sous un nom d’emprunt, Pedro McEvoy.

Dans ce sixième roman, Modiano explore la période de l’Occupation et nous mène donc de Paris à Rome, où se trouve cette fameuse rue des boutiques obscures, en passant par ces lieux qui ont servi de refuge aux uns et aux autres, la Suisse ou Bora Bora.

J’ai préféré ce roman à ceux que j’ai découverts précédemment. J’ai pris du plaisir à écouter la première moitié du roman et je pense que la lecture de Jean-Louis Trintignant y a contribué. Mais j’ai fini par me lasser un peu et me perdre dans les méandres des souvenirs de Guy Roland. Je précise que le fait que Modiano situe Giverny dans l’Oise n’en est pas la raison (mais quand-même, j’ai pesté, le fer à repasser à la main, ce qui peut être très dangereux quand on est maladroite comme moi). J’ai appris en écrivant ce billet, puisqu’il faut bien avouer que je ne connais pas la vie de l’auteur, que son attirance pour le thème de la période de l’Occupation vient du passé trouble de son père et du sentiment de culpabilité que Patrick Modiano a toujours ressenti face à ce passé.

 

Rue des boutiques obscures - Patrick Modiano (avis de Valérie)

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Rue des boutiques obscures - Patrick Modiano (avis de Valérie)

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 00:35

Le mot de la semaine est "turbulence". Ce mot est associé pour moi aux turbulences aériennes mais comme j'habite en bord de mer, je vous propose plutôt une turbulence maritime. 

Voici ma photo, prise un jour où la mer remuait dans tous les sens (c'est souvent le cas, l'hiver, en Bretagne), formant au bord de l'eau une écume qui s'envole vers le ciel ... et retombe parfois dans mon jardin, suivant les vents.

Vous pouvez cliquer sur la photo pour l'agrandir.

Je suis impatiente de découvrir les autres turbulences chez le petit carré jaune

Âme graphique (5) - Turbulence

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Âme graphique (5) - Turbulence

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 00:24

 

 

Aout 2014 - 224 pages - Gallimard

"Pendant des années, j'ai pris des notes.
J'ai parcouru son œuvre sans cesse.
J'ai cité ou évoqué Charlotte dans plusieurs de mes romans.
J'ai tenté d'écrire ce livre tant de fois.
Mais, comment?
Devais-je être présent?
Devais-je romancer son histoire?
Quelle forme mon obsession devait-elle prendre?
Je commençais, j'essayais, puis j'abandonnais.
Je n'arrivais pas à écrire deux phrases de suite.
Je me sentais à l'arrêt à chaque point.
Impossible d'avancer.
C'était une sensation physique, une oppression.
J'éprouvais la nécessité d'aller à la ligne pour respirer.

Alors, j'ai compris qu'il fallait l'écrire ainsi." 

Au premier abord, j'ai été un peu déstabilisée par la forme de ce roman : un long poème narratif, aux vers libres. Mais une fois familiarisée avec cette particularité, j'ai été happée par l'histoire tragique de cette jeune fille juive qui a eu la malchance de naître à la mauvaise époque. Je ne connaissais pas Charlotte Salomon avant de la découvrir sous la plume de David Foenkinos. 

Née dans un foyer juif intellectuel et plutôt aisé de Berlin, Charlotte a été frappée très jeune par le malheur. Sa mère s'est suicidée alors qu'elle n'avait que neuf ans. Cette mort violente n'a été ni la première ni la dernière de sa lignée. Mais contrairement à sa mère et à sa tante, Charlotte ne choisira pas sa mort. Elle sera arrachée à la vie à l'âge de vingt-six ans, ainsi que le bébé qu'elle portait. Réfugiée à Nice, où elle se sentait pourtant en sécurité, elle sera dénoncée, ainsi que son mari. Elle mourra à Auschwitz en octobre 1943, laissant derrière elle une oeuvre d'une étonnante beauté.

En marchant, elle pense aux images de son passé. 
Pour survivre, elle doit peindre son histoire.
C'est la seule issue.
Elle le répète encore et encore.
Elle doit faire revivre les morts.
Sur cette phrase, elle s'arrête.
Faire revivre les morts.
Je dois aller encore plus profondément dans la solitude
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De son vivant, Charlotte n'a pas eu la reconnaissance qu'elle aurait dû avoir. A l'école des beaux-arts, où s'était inscrite à Berlin, elle a subi une injuste discrimination du fait de ses origines juive. Poussée par sa passion du dessin, Charlotte ne s'est pas découragée, peignant dans l'urgence. Elle pressentait que le temps lui était compté. Elle ne se trompait hélas pas. Son oeuvre, autobiographique, a servi de matériau à Foenkinos. L'écrivain partage avec nous sa fascination, sa tendresse et son admiration pour la jeune artiste. En refermant l'ouvrage, très émue, je n'ai eu qu'une envie, découvrir sa peinture. 

Un roman original tant par la forme que par le fond.

 

Les avis de : Noukette - L'irrégulière - Laure (Micmélo) - Gambadou - Zazy

 

Ce livre a obtenu le prix Goncourt des lycéens.

 

Charlotte :

Charlotte - David Foenkinos

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Un aperçu de son oeuvre :

 

Charlotte - David Foenkinos

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Vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir.

Pour en savoir plus sur Charlotte Salomon

Une lecture qui rentre dans le challenge 1 % 2014 (15)

Charlotte - David Foenkinos

cou.

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