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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 00:42

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Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Mireille Vignol - août 2014 - 444 pages

 

"Nous l'invitions à tous nos mariages ; Lee était célèbre. Nous adressions les faire-part à sa maison de disques, dans un gratte-ciel new-yorkais, pour qu'elle lui transmette les enveloppes tape-à-l'oeil en papier doré lorsqu'il était en tournée à Beyrouth, Helsinki ou Tokyo. Des lieux qui dépassaient notre entendement et nos moyens limités".

Le livre commence par les retrouvailles d'une bande de trentenaires de Little Wing, petit village paumé du Wisconsin, aux Etats Unis. Leur ami Kip va se marier et les mariages sont l'occasion pour la bande d'amis de se retrouver pour passer un bon moment. Dans l'équipe, Lee jouit d'une situation un peu particulière. Musicien à succès, il se démarque par son aisance financière et sa vie New-Yorkaise. Lui aussi va se marier, invitant ses copains à New York pour l'occasion mais son mariage va capoter très vite et le laisser désabusé. De retour à Little Wing, il repense à Beth, la fille dont il était amoureux autrefois. Le hic, c'est qu'elle n'est autre que la femme de son meilleur ami, Hank. On comprend que la bonne entente au sein du groupe a du plomb dans l'aile...

 Tour à tour, chacun prend la parole pour évoquer sa situation et celle des copains : mariage, enfants, vie de couple, problèmes d'argent, tout y passe. La vie à Little Wing est bien décrite, on imagine une bourgade un peu paumée au milieu des grands espaces américains, un lieu sans beaucoup de charme sauf pour les gens qui y sont nés. Les trentenaires sont attachants et leur histoire d'amitié plutôt sympathique mais tout cela manque d'originalité et je me suis un peu ennuyée, survolant certains passages distraitement. La dernière partie du roman, plus rythmée, m'a davantage captivée. L'histoire se termine en effet par un mariage assez épique (le dernier de la bande) suivi d'une réconciliation dans une ambiance de "bad trip" assez folklorique. 

Un roman attachant mais les affres de ces trentenaires ont eu du mal à me captiver, il faut bien dire. 

Allons voir ce qu'en pensent Jérôme - Valérie et Tiphaine avec qui je partage une lecture commune. 

Lu dans le cadre des Matchs de la rentrée organisés par Price Minister.

 Ma note 13/20

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13/18 

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 00:44

Editions du Jasmn (collection "signes de vie) - 208 pages - septembre 2014 

Cette biographie reprend, par ordre chronologique, la vie de Romain Gary, diplomate et romancier français (1914-1980). Né en Lituanie russe de parents juifs, la vie Romain Gary est un véritable roman. L'auteur a largement puisé dans son existence tumultueuse pour alimenter son oeuvre littéraire mais il n'est pas simple de reconstituer son parcours en se fiant uniquement à ses écrits car Romain Gary aimait revisiter les épisodes de sa vie qui ne lui convenaient pas. Dans ce billet, je n'évoquerai qu'une partie de cette vie, trop riche pour être résumée en quelques lignes.

La personne qui a le plus compté dans la vie de Romain Gary est sa mère, Mina. Ses parents se sont séparés alors qu'il qu'il était encore très jeune et Mina a surinvesti son unique enfant, décidant de quitter la Lituanie pour la France, où elle imaginait pour son fils un illustre destin. Elle ne se trompait pas et Romain mettra un point d'honneur à ne jamais la décevoir. Toute sa vie sera un combat pour être à la hauteur des ambitions que nourrissait sa mère pour lui. D'autres femmes compteront dans sa vie mais aucune d'elles ne l'égalera. Parmi ces femmes, on trouve l'actrice Jean Seberg avec laquelle il aura un fils.

Romain et sa mère :

Avant de lire cette biographie, il me semblait ne pas connaître grand-chose de Romain Gary. Au fil de la lecture, je me suis souvenue d'un certain nombre d'éléments le concernant et notamment qu'il n'était autre que le "Emile Ajar" de "La vie devant soi". C'est épisode de la vie de Gary qui m'a le plus marquée : l'incroyable supercherie littéraire qui conduira l'auteur a recevoir deux fois le Prix Goncourt. Le pot aux roses ne sera découvert qu'après sa mort par suicide, à l'âge de 66 ans.

Quel homme étrange que ce Romain Gary, talentueux, certes, mais fragile et instable. J'ai aimé parcourir une bonne partie de l'histoire du siècle dernier en découvrant sa vie. Il me tarde maintenant de découvrir la plume de l'écrivain. Je lirai prochainement "la promesse de l'aube", le récit dans lequel il évoque sa mère et dont j'ai pu découvrir, dans la biographie de Marianne Stjepanovic-Pauly, de nombreux extraits.


 

      Je remercie "les Editions du Jasmin" de m'avoir permis de découvrir un des ouvrages de leur intéressante collection "Signes de vie" qui propose des biographies de personnages célèbres. La collection s'adresse à tous les publics à partir de 15 ans. Il m'a semblé toutefois que l'opus sur Romain Gary était un peu complexe pour des enfants de quinze ans. 

Cette semaine, Stephie propose un Focus sur les Editions du Jasmin (voir ICI)


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12/12 (j'ai donc lu 2 % des livres de cette rentrée 2014) 

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 00:46

(montage emprunté à Mamzellemélo) : Merci !

Editions futuropolis - 2 tomes (160 pages au total)

Après avoir vu le film adapté de la BD éponyme de Davodeau (j'en parle ici), j'ai lu les deux tomes du roman graphique cet été, un dimanche, sur une chaise longue. Pour ne pas me répéter, je vais vous résumer l'histoire en deux lignes : Lulu, mère au foyer d'une bonne quarantaine d'années, vient de passer un entretien d'embauche absolument déplorable dont elle est sortie découragée. Devant la réaction méprisante de son mari, qu'elle a joint au téléphone en sortant de l'entretien, elle décide de ne pas rentrer tout de suite au foyer et de s'octroyer une nuit à l'hôtel. Mais voilà, Lulu prend goût à la liberté et se dit que quelques jours loin des siens, au bord de la mer, ne lui feraient pas de mal...

J'ai retrouvé Lulu avec grand plaisir. Assez différente du film physiquement, elle n'a pas, sous le crayon de Davodeau, le physique avantageux de Karine Viard. En dehors de cet aspect extérieur, c'est la même. Le film est fidèle à l'esprit de la BD. Bien que connaissant déjà l'histoire, je ne me suis pas ennuyée du tout, cherchant les similitudes avec le film, et ses différences. Quelques semaines avoir lu la BD, je ne pourrai pas vous dire précisément qu'elles sont ces différences. Entre temps, le film et la BD se sont mélangés dans ma petite tête, n'en faisant qu'un. Je me suis davantage attardée, peut-être, sur les personnages secondaires, dans la BD : l'ami de la famille qui part à la recherche de Lulu et la fille aînée de Lulu, notamment.

Une petite idée du dessin :

Les dessins sont assez réalistes, pas forcément flatteurs pour les personnages mais une certaine douceur se dégage grâce aux couleurs : de l'ocre et du bleu, principalement. 

Je garderai de Lulu, le souvenir d'une femme au foyer qui réalise qu'elle a une vie qui lui est propre et que passer sa vie au service des autres n'en est peut-être pas une, de vie (surtout avec un mari aussi peu reconnaissant ! ).  

Une petite leçon de vie à l'attention de toutes les Lulu. J'ai adoré !

L'avis de Itzamna -  Enna - Sophie - Jérôme - Noukette

Pour découvrir les autres participants de la BD du mercredi, rendez-vous chez Mango !

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 00:58

Thierry Magnier - oct 2010 - lu et écrit par François Morel

 

Le livre commence la voix de François Morel qui chante ceci :

Qui peut dire où vont les fleurs du temps qui passe?

Qui peut dire où sont les fleurs du temps passé?

Quand à la saison jolie, les jeunes filles les ont cueillies,

Quand saurons-nous un jour,

 

quand saurons-nous un jour?

Cette chanson est totalement en adéquation avec le texte lu par François Morel. Il est question du temps qui passe et de l'amour des fleurs au travers du portrait de deux vieux amoureux qui s'en sont allés, Hyacinthe et Rose, les grands parents du narrateur (et de François Morel, peut-être ?). 

Ceux qui ont passé leurs vacances chez les grands-parents, à la campagne, étant enfant, s'y retrouveront. Les autres aussi ! C'est un texte à la fois drôle et émouvant, plein de nostalgie et de joie de vivre.

Une belle idée de cadeau de Noel, si vous commencez à y songer...

 Et un petit cadeau dès à présent, un extrait du texte, trouvé sur Dailymotion et lu par l'auteur. On a même droit à quelques pages du livre qui accompagne le CD (et que je compte bien feuilleter un jour !). 

Merci Sandrine !

 

Lu dans le cadre de "Ecoutons un livre", chez Valérie. Cette fois, je suis bien dans le sujet puisqu'il s'agissait d'écouter un livre écrit à la première personne.

free-road-trip-games-audio-book

 

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 00:51

Actes Sud - août 2014 - 164 pages

"Longtemps, je me suis demandé quelle était l'odeur des Père et si, un jour, ma peau de fille en serait imprégné"

Dans une maison qu'on ne situe pas géographiquement, vit une jeune fille entourée de femmes. Elle n'a pas le souvenir d'avoir vécu ailleurs. Un jour son père l'a déposée là, avec sa mère, parce que cette dernière avait soi-disant "fauté". La jeune fille nous raconte son quotidien, les relations distantes qu'elle entretient avec sa mère, dans cette prison de l'attente. Certaines femmes finissent par partir après avoir "purgé leur peine" mais la mère et la jeune fille croupissent là depuis des années. La mère finit par mourir de chagrin. La jeune fille, qui rêvait secrètement de rencontrer son père, quitte alors la maison des femmes pour rejoindre celle de son père...

Ce qui frappe d'emblée dans ce roman, c'est l'écriture. Des phrases courtes, une atmosphère oppressante, à l'image de cette prison sans barreaux. Les femmes obéissent sans broncher, écrasées sous le poids des traditions. Kaoutar Harchi rend fort bien cette société patriarcale profondément injuste à l'égard des femmes. La seconde partie du roman s'apparente à une tragédie grecque, l'écriture devient alors plus lyrique.

Ce n'est pas un livre dans lequel on s'installe confortablement pour passer un bon moment. Il est difficile de s'attacher aux personnages, de se projeter en eux. En tout cas, je n'ai pas réussi à le faire, d'où une petite frustration en ce qui me concerne. J'aurais aimé voir la narratrice prendre son destin en main plutôt que de s'accrocher à un père qui a fait preuve de tant de lâcheté. Je suis dure à l'égard de cet homme, j'en suis consciente. Avait-il la possibilité d'agir autrement ? Sans doute pas.

Une lecture un peu frustrante mais j'ai beaucoup aimé la plume de l'auteure.

Je partage cette lecture avec Valérie, que je remercie  !

Les avis de : Mimi - Noukette - Leilonna 

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11/12

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 00:29

La Bible expliquée aux enfants

La librairie des Ecoles - 176 pages - sept 2014 

Je me suis rendu compte en lisant "Le royaume", d'Emmanuel Carrère que j'avais des lacunes en matière de culture religieuse. Je suis allée au catéchisme étant enfant et même à la messe, jusqu'à l'âge de 13 ans mais ce qui m'en reste est un peu disparate. "Le royaume" d'Emmanuel Carrère a éveillé mon intérêt pour l'histoire du christianisme et plus globalement pour les écrits composant la bible. L'occasion se présentant pour moi de lire "La bible expliquée aux enfants", je me suis dit que ce serait un bon moyen de faire le point sur mes connaissances (et mes lacunes).

Le livre s'ouvre par la création du monde, puis apparaissent, par ordre chronologique, les principales étapes de l'histoire biblique : Adam et Eve, Noé, la tour de Babel, Abraham... L'ancien testament couvre les 4/5 de l'ouvrage. Les illustrations, assez classiques, sont parlantes pour un enfant. De temps à autres, des explications sont données pour raccrocher les "faits" à la morale chrétienne. J'en ai relevé une qui fait écho à la définition du "royaume de dieu" par Emmanuel Carrère : "Accepter que le royaume de dieu vienne sur la terre, c'est vivre à la manière de dieu. Cela veut dire donner gratuitement sans compter, pardonner à ceux qui nous ont fait mal physiquement... La manière de vivre que proposait Jésus exigeait donc un choix parfois difficile... Mais grâce à l'Esprit Saint, il savait résister aux tentations. Il savait, lui, que seuls l'amour et la foi portent des fruits".

L'auteure ne se contente pas de reprendre les différents personnages de la bible et leur histoire. Elle part du postulat que dieu existe et délivre un message religieux. Je pense donc que l'ouvrage s'adresse prioritairement à des enfants issus de familles croyantes. Pour les autres enfants, un accompagnement des parents me semble nécessaire. A titre personnel, l'objectif est atteint. Bien entendu, le livre s'adressant à des enfants, je n'ai pas fait un tour complet de la question, mais j'ai trouvé l'ouvrage pédagogique et assez passionnant à lire.

Une lecture intéressante !

Je remercie la librairie des écoles pour ce partenariat.

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      10/12

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 00:50

Notabiia - août 2014 - 167 pages


Mon grand regret, quand je me suis rendue à New York au mois d'Avril, c'est de ne pas avoir pu visiter Ellis Island, lieu symbolique des Etats-Unis d'Amérique. Cette île, à l'embouchure de l'Hudson, a accueilli les candidats à l'émigration aux Etats-Unis, de 1892 à 1954. Dans s
on tout dernier roman, Gaëlle Josse nous propose de remonter le temps pour accompagner, durant ses derniers jours sur l'île, le dernier gardien des lieux. Nous sommes en 1954 et John Mitchell écrit ceci : "Dans quelques jours, j'en aurai fini avec cette île qui a dévoré ma vie".

Durant ses dix derniers jours sur l'île, John consigne ses souvenirs sur quelques feuillets pour tenter de se libérer du poids du passé. S'il a connu quelques moments heureux sur l'île, le gardien a surtout beaucoup souffert. Le typhus lui a pris sa jeune femme, tout juste après leur mariage. Il s'est alors abruti de travail, au service de son pays, essayant de se monter droit et intègre. Il n'imaginait pas désirer un jour une autre femme que la sienne et c'est pourtant ce que se produira, mais rien de bon ne sortira de cet amour à sens unique.

Elle s'appelait Nella, elle avait débarqué sur l'île avec son frère simple d'esprit. Elle pensait leur offrir à tous deux une vie meilleure et son rêve s'est écroulé sitôt arrivé à Ellis Island car l'Amérique n'acceptait pas les attardés mentaux sur son sol. En proposant la sauver, elle et son frère, outrepassant son rôle et ses prérogatives, le gardien a, d'une certaine façon soumis la jeune femme à une contrepartie. Ce comportement est difficile à comprendre venant d'un homme que l'on croyait intègre. J'ai eu un peu de mal à l'accepter, je dois le reconnaître, même si l'homme a tenté, par la suite, de racheter sa conduite.

J'ai toutefois beaucoup aimé ce roman qui s'attache à faire un focus sur les quelques destins individuels parmi la foule des immigrants qui ont foulé le sol d'Ellis Island. J'aime quand la petite histoire rejoint la grande histoire. Gaëlle Josse décrit les conditions de vie dans l'île mais aussi toute la palette des sentiments ressentis par les émigrants : l'espoir, l'angoisse, la honte d'être ainsi observé sous toutes les coutures avant d'avoir (ou pas) le précieux sésame. 


J'ai retrouvé avec bonheur la belle écriture de Gaëlle Josse avec ce roman au thème original

Un grand merci à Valérie qui m'a offert ce livre... alors que je lui offrais le même. Une lecture commune s'imposait. Elle est moins enthousiaste que moi je crois. Allons voir...

Les avis de Clara - blablablamia

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le blog que Gaëlle Josse a ouvert pour prolonger l'écriture de ce livre. Des photos d'hier et d'aujourd'hui, des poèmes, des extraits de films (ici).

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              9/12

 

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 00:29

  Michalon - août 2014 - 185 pages

Au centre de l'histoire, une maison de famille au bord de la mer, quelque part en Bretagne. Une demeure qui a vu passer plusieurs générations et qui va bientôt changer de famille, pour la première fois depuis qu'elle a été construite. Pour Chance, qui a passé toutes ses vacances dans ce lieu enchanteur, c'est un déchirement de voir la maison se vider. Avant de dire adieu au paradis de son enfance, elle éprouve le besoin de consigner ses souvenirs par écrit. Il lui faut dire adieu aux fantômes du passé et notamment à l'un d'entre eux, qui l'empêche de vivre pleinement sa vie . 

Je suis sensible aux histoires de maisons et cette demeure, avec son âme et son caractère bien trempé, a fait partie de celles dont j'étais curieuse d'en savoir plus. Plusieurs voix s'expriment tour à tour pour raconter son histoire : l'ordinateur, la maison elle-même, le muret en pierre... Le langage, souvent familier (un peu trop selon moi) s'adapte aux différentes voix. J'ai bien aimé observer Chance s'émanciper des entraves du passé pour prendre un nouveau départ dans la vie. C'est une jeune femme attachante, vive et spontanée, qu'on ne peut qu'aimer. J'aurais toutefois préféré qu'elle ne se cache pas derrière son écran d'ordinateur ou le muret du jardin pour s'adresser au lecteur. Le procédé ne m'a pas totalement convaincue.

Un bémol sur le style mais un premier roman attachant, à l'image de son héroïne.

Merci à Sophie chez qui j'ai gagné ce roman, ainsi qu'à l'auteure qui me l'a envoyé avec une jolie dédicace.

Les avis de Noukette - Stephie Leiloona

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                                                                   10/12

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 00:27

Quelques photos prises dimanche dernier à la pointe de Primel (Plougasnou). Ils sont amusants, ces galets empilés les uns sur les autres. Vous ne trouvez-pas ?

Je me demande toutefois combien de temps ces sculptures improvisées résisteront aux tempêtes de l'hiver... 

 

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 18:15

Belfond - 222 pages - août 2014

Le nom de "Frédérique Martin" ne m'était pas inconnu quand j'ai choisi cette lecture. J'avais noté, dans ma liste à lire, son précédent roman "La où meurt cette verveine", plébiscité par de nombreux blogueurs. La couverture de "Sauf quand on les aime" fait penser à une histoire de voisins ou de colocataires et c'est le cas, effectivement. Comme Enna, j'ai fait le rapprochement avec "Ensemble c'est tout", mais bien vite j'ai oublié cette référence. "Sauf quand on les aime" est une histoire moins optimiste que le conte des temps modernes d'Anna Gavalda, sans pour autant sombrer dans le désespoir, je vous rassure. 

Trois jeunes gens, Claire, Juliette et Kader, vivent en colocation par choix autant que par nécessité. Payer un loyer, quand on vit de petits boulots, n'est pas chose aisée. Par ailleurs, en situation de précarité, il est plus rassurant de ne pas mener sa barque tout seul. Un beau matin, Claire ramène à l'appartement Tisha, une jeune fille qui vient de se faire agresser dans le train. Cette agression marque le point de départ de l'histoire et sera son tragique fil conducteur.

"Sauf quand on les aime" reprend les préoccupations des jeunes de nos cités : se loger, trouver un emploi, faire face à la violence dans les lieux publics, trouver un sens à sa vie dans un contexte économique et social difficile. L'amitié est leur valeur refuge, celle qui leur permet de jamais sombrer. Je reprocherai peut-être à Frédérique Martin d'aborder trop de sujets. On peut en effet ajouter aux thèmes que j'ai déjà évoqués ceux de l'homophobie, du racisme, de l'isolement dans les grandes villes... Il est vrai que tous ces thèmes sont d'actualité mais je trouve que l'accumulation dessert le roman.

Quoi qu'il en soit, c'est un roman intéressant, fortement ancré dans notre époque et qui interpelle les citoyens que nous sommes. Frédérique Martin est une auteure que je vais désormais suivre de près.

Une lecture commune (un peu en décalé) avec Enna et Sophie.

frédérique-martinPour en savoir plus sur l'auteure, allez donc jeter un oeil chez Stephie, qui a proposé toute la semaine un coup de projecteur sur l'oeuvre de Frédérique Martin.

Livre lu dans le cadre de Masse Critique de Babelio  

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8/12

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