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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

18 février 2020 2 18 /02 /février /2020 00:44

Editions 10-18 - 215 pages

Publié en 1970 en USA et en 1994 en France (C. Bourgeois) - Traduit par Jean Guiloineau

 

Toni Morrison est née dans l'Ohio le 18 février 1931 et morte à New York en 2019. Romancière, elle a été également essayiste, critique littéraire, dramaturge, librettiste, professeure de littérature et éditrice. Elle a obtenu de nombreux prix (comme le prix Pulitzer en 1988 et le prix Nobel de littérature en 1993).

Aujourd'hui, elle aurait fêté ses 89 ans. Un hommage lui est rendu dans le cadre du challenge "African-Americain History Month" organisé par Enna.

"L'oeil le plus bleu" est un roman que j'ai pioché dans ma Pile à Lire. Il s'agit du premier roman écrit par Toni Morrison. Cet ouvrage marque le début d'une oeuvre engagée dans laquelle l'autrice n'a cessé de porter la voix des noirs américains. Le roman a été écrit à la fin des années 60 mais l'histoire se passe dans les années 40. Nous suivons, sur une année, une fillette noire issue d'une famille où règne la misère. Nous savons, dès le début, que la jeune Pecola, âgée de douze ans, va mettre au monde un enfant né d'un inceste. Nous découvrons l'histoire de sa famille et leur vie quotidienne, marquée par la violence et la pauvreté. La narratrice est une autre petite fille noire, issue d'une famille plus structurée et moins pauvre mais victime néanmoins de la ségrégation.

Il serait indécent de juger la famille de Pecola. On ne peut même pas jeter la pierre au père, qui pourtant va commettre l'irréparable, tant sa propre histoire est terrible. Toni Morrison nous montre comment la pauvreté et le racisme ne peuvent conduire qu'à la violence. Pecola est sale, pas très jolie, mal habillée. Elle rêve d'avoir les yeux bleus comme les jolies petites filles blanches qui n'ont pour elle que du mépris. Ce qui va lui arriver est injuste et inhumain, à l'image de la condition des femmes noires à cette époque. 

"Les femmes blanches leur disaient : "Fais ça." Les enfants blancs leur disaient : "viens ici." Les hommes noirs leur disaient : "Allonge-toi." Les seuls dont elles n'avaient pas besoin de recevoir des insultes étaient les enfants noirs et les autres femmes noires."

Je mettrai un bémol pour la narration, un peu déconcertante. Le déroulement des faits ne suit pas l'ordre chronologique et les transitions entre les différents personnages ne sont pas faciles à identifier. C'est une lecture qui demande donc un petit effort d'attention et une certaine concentration.

En dépit de ce bémol, c'est un roman que je conseille. 

 

L'objectif PAL, c'est chez Antigone

 

Challenge 50 romans, 50 états

 

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15 février 2020 6 15 /02 /février /2020 10:26

Actes Sud Audio - lu par Guillaume Gallienne - 3 h 21

"Moi, Malaka, fils élevé dans le désert par une mère qui parlait aux pierres, je vais raconter Salina, la femme aux trois exils. Je vais dire ma mère qui gît là, au fond de la barque, et le monde qui apparaîtra sera fait de poussière et de cris"

Avant de dévorer "Salina", ma dernière lecture de Laurent Gaude, à savoir "Danser les ombres", datait de 2015. Le côté surnaturel de l'histoire m'avait perdue en chemin et j'avais terminé ma lecture sans conviction. C'est l'avis d'Enna qui m'a donné envie redonner une chance à l'auteur. 

Plongés dans une Afrique ancestrale, nous découvrons la vie de Salina au travers du témoignage de son fils, Malaka. Le jeune homme conduit sa mère jusqu'aux portes de sa dernière demeure. Pour convaincre les passeurs que la défunte a sa place dans une île-cimetière perdue au milieu des eaux, le jeune homme doit raconter l'histoire de sa mère. Sous la forme d'une tragédie en trois actes, Malaka organise son récit et se lance.

Dans un décor grandiose de pierres et de sable, Salina naît et grandit. Elle connait l'amour, la haine et le rejet. Fière et digne en toutes circonstances, cette femme, ivre de liberté et de justice, ne trouvera l'apaisement que dans ses vieux jours. Elle aura trois fils, chacun symbolisant une période de sa vie.

Ce roman, aux allures de conte, contient une dimension intemporelle. La lutte de Salina pour son intégrité ressemble à celle de multiples femmes à travers le monde. C'est en cela qu'elle nous touche particulièrement. La plume de Laurent Gaude, poétique et théâtrale, m'a emportée immédiatement, tout comme la voix de Guillaume Galienne. Je suis sortie de mon écoute charmée par ce beau texte, émue par l'histoire de Salina que je n'oublierai pas de si tôt.

Le livre audio se termine par une interview de Laurent Gaude qui nous explique que "Salina" est à la base une pièce de théâtre, qu'il a retravaillée pour en faire un roman. Quelle bonne idée !

Du très bon laurent Gaudé !

 

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8 février 2020 6 08 /02 /février /2020 00:05

Lu par : Cachou Kirsch, Simon Duprez - 9 h et 9 min - sept 2019 (La manufacture de livres)

Vendue par son père à un maître des forges, Rose se retrouve, à quatorze ans, prisonnière d'un château entouré d'une forêt. La jeune fille va vivre, dans ce lieu maléfique, un véritable calvaire, avant d'être enfermée dans une institution pour femmes, à quelques encablures du château. Rose aurait pu perdre la raison mais son amour des mots la sauve de la folie.  Au château, elle s'évade en lisant le journal qu'elle subtilise chaque soir. Plus tard, dans son cachot, elle écrira sa vie, utilisant les mots qu'elle a engrangés précieusement. Un jour, ses cahiers arriveront aux mains de Gabriel, le prêtre du village. Bouleversé, il se lancera dans une sorte d'enquête pour en savoir plus sur Rose...

Le livre aurait pu commencer par "Il était une fois, dans une contrée lointaine, une jeune fille enfermée dans un château au milieu des bois".  On trouve dans ce château un "ogre" et "une vilaine sorcière". Dans une chambre à l'écart, repose une "belle au bois dormant" qu'il ne faut déranger sous aucun prétexte. En commençant à rédiger de ce billet, j'ai réalisé à quel point ce roman s'apparentait au conte, ce qui peut expliquer les petites invraisemblances qu'on peut y déceler.  J'avoue que je n'y avais pas pensé pendant la lecture, emportée par l'intrigue qui m'a happée dès la première page, pour ne plus me lâcher. Je me suis laissé surprendre par les faux-semblants avec lesquels joue l'auteur (ceux qui ont lu l'ouvrage me comprendront).

"Né d'aucune femme" est un roman polyphonique qui donne la parole successivement à plusieurs personnages. Pour cette raison, je suis ravie de l'avoir découvert en version audio. Deux voix portent le texte : Cachou Kirsch, qui lit régulièrement pour Audiolib, nous livre le récit poignant de Rose. Simon Duprez, que je ne connaissais pas, nous offre une très juste lecture, adaptant son interprétation à la psychologie et l'âge des personnages masculins.

J'avais très envie de lire cet ouvrage, qui connait un grand succès. Je n'irai pas jusqu'au coup de cœur mais je ne n'en suis pas loin.

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2020 (pour en savoir plus, vous pouvez cliquer sur l'image ci-dessous)

challenge "Écoutons un livre"

 

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4 février 2020 2 04 /02 /février /2020 00:10

Voilà quelques années que je participe avec un très grand plaisir au Prix audiolib. Cette année encore, j'ai eu la joie d'être sélectionnée pour faire partie du Jury qui détermine les 5 titres qui seront soumis au vote du public courant juin. Je remercie chaleureusement Audiolib pour la confiance renouvelée.

J'ai lu, d'ores et déjà, en version audio  "Dans la forêt". Un coup de coeur !

J'ai écouté également "Né d'aucune femme". Une belle découverte dont je vous parlerai dans quelques jours.

Actuellement, je suis plongée dans "Miroirs de nos peines" de Pierre Lemaitre. Il s'agit du 3ème tome d'une trilogie qui avait commencé par "Au revoir là-haut". J'ai retrouvé avec joie la voix de l'auteur, qui lit avec brio son texte.

Je dois dire que je suis ravie par la sélection car (je crois que c'est la première fois), tous les titres me tentent !.

Pour en savoir plus sur le Prix et la sélection, rendez-vous sur le site d'Audiolib.

 

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1 février 2020 6 01 /02 /février /2020 18:59

Les deux livres audio que je présente dans ce billet évoquent la même époque, vécue sous deux angles bien différents. Ces écoutes datent de l'été dernier. Je n'avais pas trouvé le temps, sur le moment, d'écrire des billets. Voilà qui est fait (en condensé).

HHhH - Laurent Binet (audiolib)- 11 h 06

"Je ne peux pas raconter cette histoire telle qu'elle devrait l'être. Tout ce fatras de personnages, d'événements, de dates, et l'arborescence infinie des liens de cause à effet, et ces gens, ces vrais gens qui ont vraiment existé, avec leur vie, leurs actes et leurs pensées dont je frôle un pan infime... "

En commençant cet ouvrage, je ne connaissais rien de l'opération « Anthropoïde » qui s'est déroulée à Prague lors de la seconde guerre mondiale.

En 1942, deux parachutistes tchèques sont mandatés par Londres pour assassiner un membre de la Gestapo dont je connaissais vaguement le nom, mais pas l'histoire : Reinhard Heydrich. Bras droit d'Himmler, celui qu'on nommait "le bourreau de Prague" est le planificateur de la Solution Finale. 

Au fil des pages, Laurent Binet, nous livre ses réflexions sur l'écriture de son roman : Il raconte l'enquête historique minutieuse qu'il a menée et nous fait part de ses états d'âme quand il prend le parti d'imaginer les scènes dont l'histoire n'a pas gardé de traces.

Tout m'a passionnée dans ce roman : le fait historique, la façon de le raconter et les réflexions de l'auteur sur sa démarche. J'ajoute que le lecteur, Emmanuel Dekoninck, est excellent.

 

Le journal d'Hélène Berr (Audiolib)  

"Cela m'est un bonheur de penser que si je suis prise, Andrée aura gardé ces pages, quelque chose de moi, ce qui m'est le plus précieux, car maintenant, je ne tiens plus à rien d'autre qui soit matériel ; ce qu'il faut sauvegarder, c'est son âme et sa mémoire."

J'ai enchaîné la lecture de "HHhH" avec celle du "Journal d'Hélène Berr" et je dois dire que le parallèle entre les ouvrages est à la fois saisissant et glaçant. Pendant qu'Heydrich planifie la solution finale, Hélène Berr et sa famille, dans un Paris occupé, vivent aux aguets, craignant chaque minute une arrestation et la déportation. 

Jeune et brillante étudiante en lettres à la Sorbonne, Hélène se trouve progressivement exclue des cours, puis des transports en commun, avant de devoir vivre dans la clandestinité, tentant d'aider les plus malheureux qu'elle. Hélène Berr est d'une lucidité incroyable et d'une maturité qui s'affirme au fil des pages. Ce témoignage extrêmement fort est lu de façon juste et émouvante par l'actrice Elsa Zylberstein.

Le livre audio comporte une préface écrite et lue par Patrick Modiano. A la fin du livre, il nous est proposé le témoignage de Mariette Job, la nièce d'Hélène Berr.

Deux très bons livres, que je vous conseille sans hésitation.

challenge "Écoutons un livre"

 

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28 janvier 2020 2 28 /01 /janvier /2020 00:27

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26 janvier 2020 7 26 /01 /janvier /2020 20:36

Folio - 160 pages

"Nous avons tous un petit jardin secret que l'on atteint par des routes bordées d'acacias, de sureaux et de songes. Il ressemble à ces petits cimetières que l'on trouve à la sortie des villages, il protège nos plus beaux souvenirs, ce que nous avons de plus précieux. Dans ces jardins saute et gambade notre enfance, défilent tous les chagrins d'une vie."

J'ai découvert René Frégni il y a une quinzaine d'années. Depuis, j'ai lu une dizaine de ses titres (il m'en reste encore à découvrir). Chaque fois, c'est un grand plaisir de lecture. René Frégni écrit des fictions (plus exactement des polars) mais également des récits autobiographiques dans lesquels il raconte sa vie à Manosque, son amour des femmes, son admiration pour la nature... C'est dans le registre autobiographique que je le préfère.

"Je me souviens de tous mes rêves" est un de ses récits intimes. Le livre s'ouvre sur septembre et se termine en février. Je ne crois pas qu'il y ait de référence à une année précise. Disons que c'est celle où il a perdu son chat. Il avait sauvé l'animal d'une mort certaine, dix ans plus tôt, dans la prison des Baumettes où il animait un atelier d'écriture. L'auteur tenait beaucoup à "Baumette" qui était devenu, au fil du temps, son compagnon d'écriture.

L'auteur évoque diverses rencontres : un clochard, un homme qui fait des bulles sous sa fenêtre, un autre qui prend des photos pour immortaliser ce qui est jeté... Il consacre un long chapitre au libraire de Banon qui a créé "Les bleuets", cette belle librairie perdue au milieu de nulle part, dans le Lubéron. Il est aussi question d'Isabelle, la femme qu'il aime. Chaque histoire est l'occasion d'une réflexion sur la société ou sur la nature.

"...Quand j'allume la télé c'est encore plus terrifiant. Des torrents de boue envahissent les villes, midi et soir, et les terroristes sont partout.

Quand je vais chez Isabelle, le mercredi et le dimanche, je découvre une planète dont personne ne parle. Elle n'est pas médiatique, pas scandaleuse, elle ne fait pas peur. Elle est discrète et profonde. La plupart des gens veulent avoir peur. Autour de la petite ferme d'Isabelle, ils ne verraient que silence et ennui. Au bout d'une heure, ils seraient en manque de catastrophes et s'enfuiraient chez eux, retrouver un monde en flammes."

Les femmes, c'est la grande passion de René Frégni. Sa mère, sa fille Marilou et son amoureuse Isabelle sont très présentes dans ses récits, au point qu'on a l'impression de les connaître personnellement quand on lit l'auteur régulièrement. Dans le présent récit, l'auteur rend visite à Marilou à Montpellier, où elle fait ses études. Il passe de longs moments avec Isabelle dans son jardin et rend visite à sa mère décédée, pendant la nuit, quand il rêve.

"Je ne choisis pas mes rêves, ils m'apportent ce qui me manque le plus. Enfant, dans les pensions et les tristes colonies de vacances, j'attendais ma mère, tous les jours. Elle était vivante et elle ne venait pas. Maintenant elle est morte et elle vient chaque nuit."

René Frégni sait nous émouvoir mais aussi nous faire rire. J'ai particulièrement aimé l’anecdote des "seins de la femme du facteur", dont il reçoit une photo par la poste (je n'en dirai pas plus mais c'est une histoire vraiment  très amusante). Un autre épisode m'a bien fait rire : la prestation de père-noël dans un costume à 6 euros dégoté à la farfouille (avec la barbe qui ne tient pas et le pantalon trop court).

Vous l'avez compris, je me suis régalée avec ce récit poétique qui fait passer du rire aux larmes, de la mélancolie à la joie de vivre. Si vous ne connaissez pas la plume de René Frégni, vous passez à côté d'un auteur talentueux et attachant.

Une très belle lecture.

L'objectif Pal, c'est chez Antigone

Ce livre dormait depuis près de deux ans dans ma Pile à Lire.

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22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 00:56

Futuropolis - nov 201) - 157 pages

J'ai choisi cette BD car je l'avais repérée sur un blog. Le contexte du roman, à savoir la réunification des deux Allemagne, est un sujet qui m'intéresse beaucoup. J'ai étudié l'Allemand au lycée (avant 90) et j'aimais beaucoup étudier des textes qui évoquaient la civilisation et l'histoire contemporaine de l'Allemagne. 

Nous suivons, dans son quotidien, une jeune rameuse de l'Ouest prénommée Wiebke. Le sport occupe une grande partie de son temps mais ce n'est pas vraiment une passion. Elle suit sa sœur aînée, douée pour l'aviron. Au bout d'un certain temps, les deux sœurs ne rament plus ensemble. La nouvelle partenaire de Wiebke est une jeune fille "anciennement de l'Est". Nous sommes dans les années 90. La réunification vient tout juste d'avoir lieu et ne se fait pas sans peine. Après une si longue séparation, il n'est pas aisé de ne faire qu'un, du jour au lendemain. Les divergences entre l'Est et l'Ouest se retrouvent aussi dans le sport. L’Allemagne de l'Est (comme tous les pays de l'Est) avait une culture sportive très développée. Il n'en est pas de même pour l'Allemagne de l'Ouest, plus "cool" dans les entraînements.

Si le sport intéresse la jeune femme, le sujet des garçons occupe également son esprit. Nous suivons les aventures amoureuses et sexuelles de Wiebke que j'ai trouvé assez libérée pour l'époque, notamment dans la façon d'évoquer le sujet avec ses parents.

Quelques planches sont strictement documentaires afin de nous donner quelques éléments de compréhension des thèmes évoques. Les planches qui traitent de la technique de l'aviron ne m'ont pas particulièrement passionnée, je l'avoue, contrairement à celles qui traitent de la réunification allemande.

J'ai beaucoup aimé l'esthétique de la BD, très soignée. Le noir et blanc prime sur la couleur mais sans austérité. Le trait est précis, les visages expressifs. Dans les bulles, la taille des caractères aurait peut-être pu être un peu plus grande.

Bien que je ne sois pas une grande sportive, j'ai bien aimé suivre les entraînements et le championnat du monde, dernier épisode de ce roman graphique. Je dois dire toutefois que ce sont les aspects culturels et historiques qui m'ont intéressée le plus.

Une BD assez originale. Je conseille !

L'avis d'Antigone

Lu dans le cadre d'une opération Masse Critique de Babelio

La BD du mercredi c'est chez Noukette

 

 

 

 

 

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14 janvier 2020 2 14 /01 /janvier /2020 19:49

Iconoclaste - Août 2019 - 308 pages 

"C’est un spectacle qu’il faut avoir vu une fois dans sa vie : la Terre bâille une langue énorme, crevassée, se lèche avec curiosité et attrape au passage, si elle y parvient, les alpinistes qui osent s’y risquer. Plus d’une histoire s’est effondrée là, dans un grand craquement bleu, dans le silence dur de cette mer sans poissons."

Si, pour commencer l'année, vous voulez être embarqué dans une aventure hors du commun, je vous propose de rejoindre l'équipe de paléontologues de "cent millions d'années et un jour", menée par Stan, un professeur en fin de carrière. Stan ne veut pas quitter ce monde sans avoir été au bout du rêve qui le hante depuis de nombreuses années. Il s'est mis dans l'idée de retrouver le squelette (d'un Brontosaure ?) aperçu par un enfant, il y plus de cinquante ans.

Pour l'accompagner dans son expédition, Stan sollicite Umberto, un de ses collègues, qui accepte le challenge et le rejoint sur les lieux, accompagné de Peter, son assistant. Aidé par un guide, les hommes entament leur ascension, qui ne sera pas sans risque, les entraînant dans une aventure aussi périlleuse pour leur santé physique que mentale.  Les rapports entre les protagonistes se tendent au fil d'une aventure humaine dont personne ne sortira indemne, pas même le lecteur

"Je suis à cet instant charnière de la vie d’un homme, le point fou où plus personne ne croit en lui. Il peut reculer, une décision dont tout le monde sans exception, louera la sagesse. Ou aller de l’avant, au nom de ses convictions. S’il a tort, il deviendra synonyme d’arrogance et d’aveuglement. Il sera à jamais celui qui n’a pas su s’arrêter. S’il a raison on chantera son génie et son entêtement face à l’adversité.
C’est l’heure grave de ne plus croire en rien, ou de croire en tout."

J'ai dû me faire violence pour ne pas dévorer ce livre d'une traite tant l'histoire est prenante et les rebondissements inattendus. J'ai ralenti le rythme pour apprécier à sa juste valeur les descriptions de la nature. Dès les premières lignes, j'ai été émerveillée par l'écriture absolument somptueuse.

Ce roman réunit toutes les qualités que j'attends d'un roman. C'est un gros coup de coeur !

 

D'autres avis très positifs : Kathel- papillon - Violette

Aifelle est moins enthousiaste

 

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11 janvier 2020 6 11 /01 /janvier /2020 13:52

 

Ce petit jeu, que je fais chaque année, me donne l'occasion de revisiter mes lectures.

Je vous ai mis un petit commentaire en face des titres que je conseille.

 

Décris-toi…

Celle que vous croyez

 
Comment te sens-tu ?

Dans le faisceau des vivants / (émouvante lecture)

 
Décris où tu vis actuellement…

Où bat le coeur du monde

 
Si tu pouvais aller où tu veux, où irais-tu ? 

Dans la forêt  /  (coup de coeur)

 

Ton moyen de transport préféré ? 

Didier, la cinquième roue du tracteur / (une chouette BD !)

 

Ton/ta meilleur(e) ami(e) est… 

 La daronne / (La version audio est excellente !)

 

Toi et tes ami(e)s vous êtes…

Les victorieuses  / (un sujet intéressant et bien traité)


Comment est le temps ?

la tête sous l'eau


Quel est ton moment préféré de la journée ?

Après la fête


Qu’est la vie pour toi ? 

 L'art de la joie  / (à lire mais plutôt en version papier)

 

Ta peur ?

L'oiseau captif  / (gros coup de coeur)


Quel est le conseil que tu as à donner ?

Feel good / (humour et fantaisie mais pas que... )


La pensée du jour…

Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon


Comment aimerais-tu mourir ? 

Par amour / (Le Havre pendant la guerre. à lire)

 

Les conditions actuelles de ton âme ? 

 Je me promets d'éclatantes revanches / (découverte d'une femme d'exception)

 

Ton rêve ? 

Un monde flamboyant  (une réflexion intéressante sur le monde artistique au féminin)

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