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Chers visiteurs, bonjour !

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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

25 décembre 2019 3 25 /12 /décembre /2019 18:20

Audiolib (Grasset) - novembre 2019 - lu par l'autrice

Nous suivons par alternance deux femmes, sur deux époques. Nous faisons tout d'abord la connaissance de Solène, avocate sans enfants, qui a consacré sa vie à sa carrière. A l'âge de 40 ans, un événement traumatisant dans sa vie professionnelle la plonge dans un burn-out aussi soudain que violent. Le psychiatre qui la suit l'oriente vers le bénévolat. C'est ainsi que Solène, sans conviction, frappe à la porte de l'Armée du Salut, qui cherche un écrivain public pour quelques heures de permanence au "Palais de la femme", dans le 11ème arrondissement de Paris. Solène découvre un lieu dont elle n'imaginait pas l'existence. Après une période de doute et de découragement, elle apprivoise les femmes qui y vivent (et l'inverse est tout aussi vrai).

La deuxième femme que nous côtoyons s'appelle Blanche Peyron. Née en 1867, elle décide, très jeune, de consacrer sa vie à aider les autres au sein de l'Armée du Salut. Mariée à un homme qui, lui aussi, se dévoue aux démunis, Blanche concentre son action sur les femmes, qui, dans la rue, sont livrées à tous les dangers. Quand elle découvre que des bâtiments sont en vente Rue Charonne, à Paris, elle imagine ce qu'elle pourrait en faire et convainc son mari de l'aider à trouver des fonds pour en faire l'acquisition. Le projet est fou. L'ancien hôtel vaut une fortune. Blanche, tenace, se démène en dépit d'une santé fragile et parvient à ses fins grâce à sa détermination. Le "Palais de la femme" est inauguré en 1926.

 

Le Palais de la Femme - Photo : Vincent Gerbet

Je ne connaissais absolument pas l'existence de ce lieu (inscrit aux bâtiments historiques). J'ai trouvé passionnant de découvrir son histoire, étroitement liée à la pugnacité d'une femme hors du commun, sortie de l'oubli grâce au roman de Laetitia Colombani. J'ai aimé la façon dont l'autrice donne vie au Palais de la Femme dans sa version actuelle. Elle explique dans l'entretien qui clôture le livre audio qu'elle a eu la chance de visiter les lieux, d'échanger avec sa directrice et de mener des entretiens avec quelques résidentes. Ces femmes lui ont inspiré les personnages secondaires du roman. 

Je n'avais pas été totalement séduite par "La tresse", le premier roman de Laetitia Colombani, le trouvant un peu "facile". Je lui préfère "Les victorieuses", pour l'originalité de son thème et la façon de le traiter. La version audio est tout à fait réussie (on sent que Laetitia Colombani, qui lit son texte, est comédienne). Si vous n'avez pas pas l'habitude de lire audio et que vous voulez vous lancer, ce livre est tout à fait adapté (ni trop long, ni trop complexe dans sa narration).

Une belle lecture de fin d'année.

Si vous voulez en savoir plus sur le Palais de la Femme, tel qu'il fonctionne aujourd'hui, je vous conseille de lire le témoignage d'un photojournaliste qui a fréquenté le Palais pendant un an (ici). Il s'agit de Vincent Gerbet. 

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25 décembre 2019 3 25 /12 /décembre /2019 10:45

 

Comme vous l'avez peut-être constaté, je suis moins présente ici ces temps derniers. Quelques jours de congés devraient me permettre de rédiger quelques billets. A très bientôt donc.

En attendant, je vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d'année.

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12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 00:34

Les escales - octobre 2019 - 389 pages

Traduit du portugais (Brésil) par Daniel Matias

L'histoire commence en 1944 en Pologne. Un homme quitte le pays avec un nourrisson qu'il a caché dans un panier, priant pour ne pas être repéré à la frontière. Pour calmer l'enfant, il fredonne une mélodie qui sera le fil conducteur du roman. Puis, nous faisons un bond dans le temps pour faire la connaissance d'Amalia, une jeune portugaise qui s'apprête à voir pour la première fois son arrière-grand-mère allemande, veuve depuis longtemps. Son  mari (l'arrière-grand-père d'Amalia) était nazi. La jeune femme découvre que l'histoire de la famille comporte des zones d'ombres que son aïeule n'a pas eu le courage d'explorer. Les confidences de cette dernière mènent Amalia au Brésil, où elle fait la connaissance d'une femme prénommée Haya. Peu à peu, la jeune portugaise reconstitue le puzzle familial et découvre le mystère de "la Sonate pour Haya".

J'ai été emportée immédiatement par ce récit, construit comme un thriller. Les pages se tournent toutes seules et, dans une période où ma concentration n'était pas optimale, c'est le genre de livre dont j'avais besoin. Pour autant, je ne peux pas dire que je sois complètement séduite par ce roman "un peu facile" bien que traitant d'un sujet qui ne l'est pas : celui de la shoah . J'aurais voulu en savoir plus sur le ressenti des personnages. J'aurais aimé que le roman suscite en moi une réflexion, des questionnements.

Je ne voudrais toutefois pas être trop sévère avec cette histoire bouleversante et assez extraordinaire, surtout quand on découvre qu'elle est inspirée d'un fait réel (ce qui m'a surprise tant l'histoire est incroyable et l'issue miraculeuse).

Un roman agréable à lire mais qui m'a laissée un peu sur ma faim.

Une lecture commune avec Antigone. Allons découvrir son billet !

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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 00:39

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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 00:05

 

"A cette époque, la prison n'était encore pour moi qu'un concept théorique, une facétie de jeux de dés vous enjoignant de passer votre tour enfermé dans la case pénitentiaire du Monopoly".

Nous faisons la connaissance de Paul Hansen dans une prison de Montréal où il purge une peine de prison de deux ans. Avant de savoir ce qui l'a conduit dans les murs de ce pénitencier, nous parcourons son existence en commençant par sa naissance, en France. Le couple formé par ses parents est détonnant. Son père est un pasteur d'origine danoise et sa mère gère une salle de cinéma avant-gardiste, voir subversive. Le couple explose à la fin de l'adolescence de Paul. Le pasteur va vivre au Québec, Paul le rejoint et vit de petits boulots, avant de trouver un poste d'intendant dans une résidence "standing". Un peu plus tard, il rencontre une jeune femme, pilote d'aéroplane. Paul passera vingt ans de sa vie à bichonner les habitants de sa résidence, jusqu'à ce qu'un nouveau chef lui impose une autre façon de travailler...

En alternance avec sa vie d'avant, nous découvrons la vie de Paul à la prison. Ce sont les passages du roman que j'ai préférés. La façon dont Paul parle de son co-détenu est à la fois cocasse et amicale. Il y a une vrai complicité entre ces deux-là en dépit de leurs différences. Leur promiscuité pourrait être insupportable si Paul n'était pas l'homme bienveillant et tolérant qu'il est. 

Si j'ai beaucoup aimé les passages concernant Paul, j'ai trouvé trop longs certains passages du roman, et notamment ceux concernant la vie du pasteur, que je trouve exagérément détaillée. J'ai eu par ailleurs un peu de mal à croire au personnage de la compagne de Paul, vraiment très atypique (cela suffisait peut-être de doter Paul d'un père et une mère hors du commun...). Les personnages sont assez caricaturaux mais très attachants. Ils sont nés pour vivre dans un autre monde que le notre, plus humain, plus tolérant. 

"Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon" est un bon roman mais qui ne m'a pas transportée autant que je l'aurais imaginé.

J'ai lu ce livre avant qu'il décroche ne le Goncourt et je dois dire que j'ai été surprise par le choix du jury.

En novembre, c'est le mois québécois sur les blogs, animé par Yueyin et Karine.

 

9/12

 

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26 novembre 2019 2 26 /11 /novembre /2019 00:16

Les escales - octobre 2019 - 324 pages

Je ne savais pas à quoi m'attendre en commençant ce livre, qui est arrivé dans boite aux lettres sans crier gare. Peut-être en raison de la couverture et du titre, j'ai pensé dans un premier temps qu'il pouvait s'agir d'un roman "à l'eau de rose". Je faisais route ! Ce livre est un récit autobiographique qui relate l'histoire d'Elisabeth, la grand-mère de l'autrice. Le point de départ du récit est un carnet regroupant des  listes (un peu comme un bullet-journal). Ce carnet, qui a appartenu à Elisabeth, a été transmis à Lulah Ellender par sa mère (la fille d'Elisabeth), atteinte d'un cancer. En lui donnant le carnet comme on tend un fil, voici ce que la mère de Lulah lui a dit :  "Tiens-le, suis-le. Ne le lâche pas. Tu en auras besoin".

L'autrice se lance alors avec passion dans cette véritable enquête familiale, dont le carnet constitue le fil conducteur. Elle consulte notamment les archives de la famille (journaux intimes, lettres, photos...). Au fil de la lecture, nous découvrons quelques exemples de listes mais aussi des photos. Elisabeth a beaucoup voyagé dans sa vie. Lulah Ellender prend soin de nous situer le contexte historique, géographie et culturel des pays traversés.

Vous vous demandez certainement qui était Elisabeth et s'il y avait matière à lui consacrer un roman. Je vous répondrai sans hésitation que oui. Née en 1915, fille de diplomate puis femme d'ambassadeur, Elisabeth a eu une vie mouvementée. Nous la suivons en Chine, à Beyrouth, à Rio et à Paris. Nous découvrons quel était le rôle d'une femme d'ambassadeur, délicate mission, non reconnue et pourtant exigeante. Son carnet de listes permet à Elisabeth de structurer sa vie quotidienne, les réceptions, les nombreux déménagements. Nous découvrons au fil du récit, les failles de cette femme sujette aux dépressions post-partum mais aussi son courage à affronter les difficultés et malheurs qui la touchent.

Tant par la forme que par le fond, "les listes d'Elisabeth" est un récit original et passionnant. C'est un beau portrait de femme qui nous fait voyager à travers le monde. C'est aussi une réflexion sur transmission, sur l'importance de connaître son histoire. Ce qui m'a beaucoup plu, également, c'est la méthodologie utilisée par l'autrice pour réaliser ce portrait. La démarche est organisée, presque scientifique (j'ai pensé à Annie Ernaux). Pour autant, le portrait n'a rien de froid. L'autrice exprime ses émotions, des doutes, son empathie pour son aïeule. La fin du récit est à la fois triste et réconfortante.

Une très belle découverte.

 

Une lecture avec Antigone, qui partage mon coup de coeur.

8/12

 

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22 novembre 2019 5 22 /11 /novembre /2019 08:49

Boréal compact - 248 pages

C'est l'histoire d'une famille qui habite l'île de la petite poule d'eau, située dans une région sauvage et reculée du Manitoba, au nord de Winnipeg.

Les enfants Tousignant ne connaissent pas l'école jusqu'à ce que Luzina, leur mère, ait l'idée de demander au gouvernement  une institutrice pour sa famille nombreuse (7 enfants en âge d'être scolarisés). La réponse est positive et trois étés de suite, les enfants de la petite poule d'eau auront un enseignant à leur disposition. Nous assistons à la fabrication de l'école, à l'accueil des trois enseignants qui se succéderont et à leur cohabitation avec la famille. Très sociable et désireuse d'éduquer ses enfants, Luzina est aux anges. Par la suite, pour continuer à apprendre, les enfants devront quitter l'île. Pour Luzina ce sera à la fois un déchirement et une grande fierté.

J'ai lu ce livre dans sa version papier, il y a une douzaine d'années. Quand j'ai vu que le titre était proposé en version audio sur le site de Radio-Canada, j'ai eu envie de le découvrir de nouveau et je dois dire que j'ai apprécié ma lecture tout autant que la première fois. Il faut dire que l'accent québécois apporte un plus à la version papier, nous mettant dans l'ambiance. L'interprétation est très réussie.

Comme la première fois, j'ai adoré imaginer la petite île verdoyante en pleine nature avec ses poules d'eau et ses moutons. Je me suis prise d'affection pour Luzina, si bienveillante et si gaie. Peut-être parce que je suis maintenant dans la tranche d'âge où les enfants ne sont plus à la maison, j'ai été plus sensible au le syndrome du nid vide qui gagne Luzina, même si je le gère plutôt bien.

Certains éléments de l'histoire sont autobiographiques. En effet, toute jeune institutrice, Gabrielle Roy a été nommée pour un été dans cette région reculée du Manitoba. Elle n'a pas eu la chance d'y côtoyer Luzina. A l'inverse, elle garde le souvenir de s'y être ennuyée à mourir. Son seul réconfort était la présence des enfants et l'observation des paysages magnifiques de la région.

Gabrielle Roy

Dans une dernière partie, quasi déconnectée de la première, Gabrielle Roy évoque un autre personnage, l’ecclésiastique qui rend visite à la famille de Luzina une fois par an. J'aurais préféré que cette partie soit intégrée différemment au récit. Ce sera mon bémol.

On pourrait trouver l'histoire mièvre mais ce n'est pas ainsi que je l'ai perçue. J'ai apprécié de lire un roman fort bien écrit qui prône la bienveillance dans les rapports humains. 

J'ai téléchargé ce livre audio (gratuitement) sur le site de Ici.Radio-Canada

Une bien jolie lecture, que je partage avec Enna (allons voir son avis).

En novembre, c'est le mois québécois sur les blogs, animé par Yueyin et Karine.

challenge "Écoutons un livre"

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19 novembre 2019 2 19 /11 /novembre /2019 00:10

152 pages - 2016

Michel Tremblay est un auteur québécois né à Montréal en 1952. Dans cet ouvrage d'inspiration autobiographique, l'auteur nous propose de courts récits tout à fait truculents, qui se présentent sous la forme de dialogues entre Michel Tremblay, enfant, et un membre de sa famille (mère, grand-mère ou une de ses tantes). Certains chapitres m'ont davantage plu que d'autres mais l'ensemble est très plaisant à lire.

Nous sommes dans les années 50. Michel Tremblay est un petit garçon curieux et malicieux qui pose question sur question, mettant souvent dans l'embarras ses interlocuteurs. Quand il s'agit de religion, par exemple, il prend au pied de la lettre ce qui est écrit dans la bible et met le doigt sur ce qui s'explique difficilement. Inutile de souligner que son institutrice (il fréquente un collège religieux) se méfie quand il lève le doigt. A la maison, il épuise sa mère tout en la faisant rire. Nous découvrons une famille gaie, aimante, qui ne manque pas de fantaisie.

La langue, orale, est très imagée. En voici un aperçu :

"Les animaux, y se marisent-tu? Pas comme nous autres, là, je le sais, mais... y fondent-tu une famille, comme nous autres? Ça doit, même si le père de Bambi on le voit pas ben ben souvent. Je sais pas si la mère de Bambi se plaint, comme madame Lafortune, à côté de chez-nous, parce qu'à' voit jamais son mari... 

Et un autre :

-Mais pourquoi y faut que les tartes ça soit des surprises pour le temps des fêtes? J’comprends pas… (Michel)

-Une autre affaire que tu comprends pas. Des fois je me demande si j’ai pas mis au monde un nono qui comprend rien (la mère) 

-En tout cas, chus pas assez nono pour pas comprendre que tu réponds pas à ma question (Michel)

Si vous souhaitez découvrir la littérature québécoise, c'est un auteur incontournable.

En novembre, c'est le mois québécois sur les blogs, animé par Yueyin et Karine.

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16 novembre 2019 6 16 /11 /novembre /2019 00:27

Libretto 2015 (pour la version française) - 208 pages

« Mais toute cette histoire, puisqu'il me faut la raconter, a commencé avec le compas Nikolski. » 

Quand commence l'histoire, nous sommes en 1989. Trois jeunes gens prennent leur destin en main pour voler de leurs propres ailes. Deux d'entre-eux quittent leur famille (un garçon et une fille). Le narrateur, libraire, se retrouve seul après avoir perdu sa mère. Si les deux premiers jeunes gens sont de "vrais" voyageurs, le dernier ne voyage que dans les livres. Tous trois vont se croiser dans le tourbillon de la vie. 

Nikolski est un roman d'aventure qui nous fait voyager. Montréal est le lieu où se croisent les personnages mais nous voyageons à travers le continent. Le roman s'étale sur une bonne dizaine d'années et nous fait découvrir plusieurs univers parmi lesquels l'archéologie ou la piraterie des temps modernes.

« Peu à peu, l’ambition de perpétuer les traditions familiales s’insinua dans son esprit. Il lui semblait inconvenant que l’arrière-arrière-petite-fille d’Herménégilde Doucette consacrât sa vie à éviscérer des morues et faire des devoirs de sciences naturelles. Elle était destinée à devenir pirate, morbleu ! » 

Ce roman est ma troisième lecture audio pour le mois québécois J'ai entrepris cette écoute à un moment où les conditions n'étaient pas idéales : manque de temps et esprit occupé par tout autre chose. Or, cet ouvrage demande de la concentration. Plusieurs histoires se croisent sans liens apparents et de nouveaux personnages apparaissent au fil du récit. Je suis revenue plusieurs fois en arrière et pris quelques notes pour m'y retrouver. Bien que mon écoute ait été un peu laborieuse, j'y ai pris plaisir. J'ai aimé les personnages, le voyage dans le temps et dans l'espace mais aussi le ton du lecteur, très enjoué. Je n'ai saisi le lien entre les personnages qu'à la fin du roman (manque de concentration ?).

Nikolski est un premier roman original et foisonnant (sans doute un peu de trop). Compte tenu de sa construction alambiquée, je me demande si la version audio est la plus adaptée.

Une lecture commune avec Enna (allons voir ce qu'elle en a pensé !)

J'ai téléchargé ce livre audio (gratuitement) sur le site de Radio-Canada

En novembre, c'est le mois québécois sur les blogs, animé par Yueyin et Karine.

challenge "Écoutons un livre"

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13 novembre 2019 3 13 /11 /novembre /2019 00:47

Casterman 2009 - 133 pages

Voilà une BD que j'ai trouvé (c'est rare) dans une boite à lire. Je ne peux pas dire que la couverture m'ait attirée de prime abord (ce serait plutôt l'inverse) mais le nom de l'auteur m'était familier. Je l'ai donc rapportée à la maison, où elle est restée plus de six mois sur une étagère, avant que je me décide à l'ouvrir.

L'histoire commence par l'opération de séduction d'une jeune étudiante en lettres par le narrateur. Leur rencontre se passe à la bibliothèque. On sent de l'hésitation du côté de la jeune fille, par timidité, par peur de s'engager ? La sensualité est palpable, l'attirance est physique avant tout. Le premier baiser arrive, puis la première nuit...

Fabien Vives n'avait que vingt-cinq ans quand l'ouvrage a été publié. Il a choisi comme thème celui d'une rencontre amoureuse, une rencontre assez quelconque, mais qu'il raconte assez joliment, en se mettant dans les yeux du narrateur, que l'on ne voit jamais. C'est la jeune femme que l'on suit, on ne verra pas le jeune homme. C'est la grande originalité de l'album.

Fabien Vives utilise des crayons de couleur, en privilégiant les couleurs chaudes. Le rouge prédomine. Au fil des pages, je me suis habituée au graphisme et au final je trouve que les dessins sont en phase avec le texte. La jeune femme aux cheveux roux est très féminine dans sa façon de se vêtir, dans ses expressions. On est sous le charme, tout comme le narrateur.

J'ai parcouru cet ouvrage avec plaisir mais je dois dire que la fin m'a déconcertée. J'ai peut-être raté quelque chose tant il me reste un goût d'inachevé. Ce sera mon bémol (avec la couverture que je trouve affreuse).

Une première approche de l'auteur intéressante mais je ne suis pas totalement conquise par cet album.

 La BD de la semaine, c'est chez Stephie

Le challenge "objectif PAL", c'est chez Antigone

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