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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

1 novembre 2020 7 01 /11 /novembre /2020 15:03

Québec en novembre est un rendez-vous que j'aime beaucoup et auquel je participe depuis plusieurs années.

Pour tout savoir de ce challenge animé par Karine et Yueyin,  rendez-vous sur leurs blogs respectifs.

Vous pouvez aussi écouter Karine (vidéo ci-dessous) et son irrésistible accent québécois !

 

Yueyin et Karine nous proposent 15 titres de chansons québécoises qui seront à associer aux titres de nos livres. 

Voici mon programme (à date) et les dates prévisionnelles des billets :

06/11  "L'Obomsawin" - Daniel Poliquin (Ecoute commune avec Enna)

12/11 : "La délivrance" de Jennifer Tremblay

17/11 : Anne... La maison aux pignons verts - Lucy Maud Montgomery

22/11 : Le Fleuve - Sylvie Drapeau

Il n'est pas impossible que je parvienne à lire d'autres titres. 

Si vous peinez à trouver des titres québécois et que vous aimez lire audio, sachez que des titres gratuits sont à disposition sur le site Radio-Canada. J'en ai lu plusieurs et le choix est bon et varié.

Bon mois québécois à toutes et à tous !

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31 octobre 2020 6 31 /10 /octobre /2020 10:44

Audiolib 2020 (Stock) - 5 h 51 - lu par l'autrice

Je ne connaissais pas grand chose de Frida Kahlo quand j'ai commencé cette écoute. Je savais qu'elle était mexicaine et peintre, je visualisais quelques uns de ses tableaux mais je n'avais jamais eu la curiosité de me documenter à son sujet. C'est donc avec beaucoup d'intérêt que j'ai écouté cette biographie, lue avec un  talent de conteuse par l'autrice. Claire Berest met en avant, d'après ce que j'ai retenu du livre, deux aspects de la vie de Frida : le combat contre la douleur d'un corps brisé et une passion dévorante pour le peintre Diego Riviera. 

A l'âge de six ans, Frida contracte la poliomyélite, qui lui laisse comme séquelle une jambe atrophiée. Comme si cela ne suffisait pas, elle est victime d'un grave accident d'autobus à l'âge de dix-huit ans. Polytraumatisée, elle reste de longs mois à l'hôpital et garde de nombreuses séquelles physiques. Une blessure à l'abdomen est la cause de plusieurs fausses couches. Elle ne parvient pas à mener une grossesse à terme, ce qui constitue un des drames de sa vie. De ses souffrances, Frida fait des tableaux, parfois allongée sur son lit d'hôpital. Elle a subi de multiples opérations.

La colonne brisée - 1940

" Son dos, son cou, ses orteils, un pied, une jambe, son sexe. Tout a mal. Tout crie. Chaque morceau d’elle réclame d’être considéré en priorité dans la souffrance, comme une portée d’enfants égocentriques piaille à qui mieux mieux pour voler l’attention de la mère." 

Il ne faudrait pas réduire Frida à sa douleur. C'est une femme passionnée qui aime la fête et se montre joyeuse. Elle se donne corps et âme à l'homme qu'elle aime. Leur relation n'est pas exclusive. Chacun a des aventures. Frieda en souffre mais Diego a été clair dès le départ. Leur relation est chaotique, Frieda est trop amoureuse pour accepter les frasques de son homme. Le peintre sait toutefois la soutenir quand elle en a besoin. Ce n'est pas un amour à sens unique même si Frieda attend de Diego plus qu'il n'a envie de donner.

"Tu sais pourquoi je pleure ? Parce que j'ai été victime de deux horribles accidents dans ma vie, Diego, le premier c'est le tramway. L'autre c'est quand je t'ai rencontré".

 

C'est un curieux couple quand on les regarde :

"Parce qu'il est laid, Diego, d'une laideur franche et amusée d'elle-même. Une laideur gustative qui ouvre l'appétit ; on a envie de mordre ce gros ventre, d'en avoir la gorge pleine, les dents sales, de lécher les doigts puissants, de passer la langue sur ses yeux trop prononcés, trop éloignés, sans couleur claire."

Les femmes ont beaucoup de mal à se faire une place dans le milieu artistique de l'époque mais Frieda ne souffre pas que son époux soit mis en avant. Son admiration pour lui n'a pas de limite. Tous deux voyagent à l'étranger, elle est "Madame Riviera". Ce n'est que plus tard dans sa vie qu'elle sera reconnue à sa juste valeur en tant que peintre.

"Elle ne peint pas pour être aimée. Elle est transparente, c'est-à-dire qu'elle ouvre grand la fenêtre vers l'intérieur".

Frieda a une personnalité très forte. Elle est dotée d'une grande originalité. Ses vêtements et bijoux reflètent son exubérance. Elle cultive son côté androgyne comme le montrent certains autoportraits, qui accentuent cette particularité. Frida est très coquette tout en ne s'épilant pas, par exemple.

Autoportrait au Collier d’Épines et Colibri, 1940

Découvrant Frida Kahlo, je ne saurai vous dire si cette biographie est fidèle et complète mais j'ai beaucoup aimé découvrir l'artiste et la femme, au travers de la plume de Claire Berest. J'ai trouvé de nombreux points communs entre "Rien n'est noir" et "Gabriële", que Claire Berest a écrit avec sa soeur Anne. Les deux ouvrages constituent de très beaux portraits de femme, dans un contexte artistique et historique fort bien reconstitué. 

La plume sensuelle et colorée de Claire Berest a su me séduire et me donner envie de lire d'autres ouvrages sur l'artiste.

Ecoutons un livre

 

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28 octobre 2020 3 28 /10 /octobre /2020 00:10
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27 octobre 2020 2 27 /10 /octobre /2020 09:42

Quai Voltaire - aout 2020 - 377 pages

"Ce soir, ils ne chanteront pas. Ils ont soixante-six ans, ils sont beaucoup trop vieux pour se convaincre que leurs chances sont bougrement bonnes, et que ce putain de monde s'intéresse un tant soi peu à leurs espoirs et à leurs rêves, en supposant qu'il leur en reste."

Nous sommes sur l'île de Martha's Vineyard, dans l'état du Massachusetts, en 2015. Lincoln Moser s'apprête à recevoir, dans sa maison familiale, Teddy et Mickey, ses copains d'université. En mai 1971, les trois garçons s'étaient retrouvés sur cette même île avec une quatrième personne nommée Jacy Calloway. Ils venaient de finir leurs études. Tous étaient secrètement amoureux de la jeune fille mais elle sortait avec un autre garçon, avec lequel elle projetait de se marier. Les quelques jours passés ensemble s'étaient terminés de façon brutale, Jacy avait quitté l'île sans explication. Nous comprenons que le mystère de sa disparition reste entier. 

Paysage de Martha's Vineyard

Nous revenons quarante ans en arrière. Les trois amis font leurs études à l'Université de Minerva, dans le Connecticut. Ils sont boursiers et, pour arrondir les fins de mois, travaillent au restaurant d'une résidence qui loge des étudiantes. C'est dans ce cadre qu'ils font la connaissance de Jacy Calloway, une belle jeune fille pleine de peps. L'insouciance de leur jeunesse est toutefois pondérée par la guerre du Vietnam, qui résonne comme une menace pour les jeunes garçons. Certains d'entre eux, tirés au sort, seront appelés pour combattre auprès des soldats professionnels.

En 2015, sur l'île de Martha's Vineyard, alors que les trois amis se remémorent le passé et profitent du moment présent, Lincoln enquête discrètement sur la disparition de leur amie. Le roman prend alors la dimension d'un thriller et je dois dire que mon intérêt a monté d'un cran. Et si l'un des amis avait quelque chose à voir avec la disparition de Jacy ? 

Ma lecture de ce roman a connu deux phases distinctes. Un léger ennui m'a accompagnée durant la première moitié. Je ne parvenais pas à m'intéresser vraiment aux jeunes gens. En revanche, j'ai dévoré la seconde partie, portée par l'intrigue. Je n'avais jamais lu Richard Russo mais cela faisait partie de mes projets. Au final, je suis contente d'avoir choisi ce titre dans la sélection "Masse critique" consacrée aux romans de la rentrée. J'ai bien aimé la façon dont l'auteur nous présente la complexité de ses personnages. "Retour à Martha's Vineyard", sans être plombant, est par ailleurs un roman assez nostalgique sur la jeunesse perdue et la vie qui passe à toute allure. 

Richard Russo est un auteur que je relirai avec intérêt mais en choisissant une période où j'ai du temps devant moi.

Lu dans le cadre d'une opération "Masse critique" de Babelio

 

Une partie du roman se passe dans le Connecticut, l'autre dans le Massachussets

 

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20 octobre 2020 2 20 /10 /octobre /2020 21:58

Audiolib 2020 (Seuil) - Lu par Marie du Bled - 11 h 

"Un marais n’est pas un marécage. Le marais, c’est un espace de lumière, où l’herbe pousse dans l’eau, et l’eau se déverse dans le ciel. Des ruisseaux paresseux charrient le disque du soleil jusqu’à la mer, et des échassiers s’en envolent avec une grâce inattendue – comme s’ils n’étaient pas faits pour rejoindre les airs – dans le vacarme d’un millier d’oies des neiges."

Nous sommes à Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Kya vit avec sa famille dans le marais, en marge de la population. Ils logent dans une cabane qui offre le confort minimal. Alors qu'elle a six ans, la mère de Kya abandonne le foyer. Ses frères et sœurs fuient également les lieux dès qu'ils le peuvent et de façon définitive. La petite fille vit seule avec son père quelques temps, avant que ce dernier ne disparaisse. Kya, livrée à elle-même, devient "la fille du marais".

"Comme tous les autres, il avait entendu parler de la Fille des marais et, au fil des ans, l'avait parfois croisée, soit dans son bateau, glissant au fil de l'eau comme si elle ne faisait qu'un avec les courants, soit se précipitant hors de l'épicerie comme un raton laveur s'éloigne d'une poubelle."

 

source instagram /Delia Owens

Grâce à quelques rencontres providentielles et portée par sa force de caractère, la petite fille grandit et s'ouvre aux trésors naturels qui l'entourent. Un jeune garçon, Hate, lui apprend à lire et à compter. Le garçon lui rend visite le plus souvent possible et lui apporte des livres de sciences naturelles, qu'elle dévore. Au fil des années, leur relation devient plus intime mais Hate finit par l'abandonner aussi, au grand désespoir de Kya.

La jeune fille continue à étudier la flore et la faune du marais et consigne ses observations par écrit. Elle dessine également. Elle n'oublie par Hate mais se laisse embarquer dans une autre relation qui va qui lui occasionner de gros ennuis avec la justice. Le récit, qui se déroule sur deux époques, 1952 et 1969, finit par se rejoindre dans la dernière partie du livre. 

J'avais très envie de lire ce roman dont (presque) tout le monde chante les louanges. Je ne peux que me ranger du côté des avis dithyrambiques. Ce roman possède de grandes qualités. Le personnage principal, Kya, est extrêmement attachant. Il y de bons sentiments mais c'est avant tout un texte intelligent et plein finesse. Ce roman possède également une dimension écologique, sans être moralisateur.  La construction tient suffisamment en haleine pour que l'on ne s'ennuie pas une minute. Cerise sur le gâteau, la fin est très réussie.

Je ne regrette pas d'avoir opté pour la version audio. La lectrice incarne parfaitement la jeune Kya et parvient à nous faire vibrer pour ce très beau texte.

Une totale réussite !

 

Quelques mots sur l'autrice (source Babelio) :

Diplômée en zoologie et biologie et titulaire d'un doctorat en comportement animal, elle part s’installer avec son mari, chercheur et biologiste comme elle, au Botswana en 1974. Ensemble, ils étudient les différentes espèces de mammifères de la région. Ils publient trois livres de non-fiction. Delia Owens publie également de nombreux articles scientifiques en menant ses recherches sur les espèces animales en danger. Elle monte des projets de sauvegarde de grande ampleur. "Là où chantent les écrevisses" ("Where the Crawdads Sing", 2018) est son premier roman.

Challenge écoutons un livre
challenge 50 romans - 50 états : la Caroline du Nord

 

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15 octobre 2020 4 15 /10 /octobre /2020 23:28
Lu par Léovanie RAUD - 2019

Olivier Norek est un nom que l'on voit sur les blogs autant que dans les librairies. Il me fallait donc un jour ou l'autre faire connaissance avec sa plume même si, pour être honnête, le polar n'est pas mon genre de prédilection. 

Bien souvent, pour mener leurs enquêtes, les auteurs font appel à des inspecteurs un peu cabossés ou atypiques. C'est le cas de Noémie Chastain, capitaine en PJ parisienne, qui a été défigurée par un coup de de feu en pleine tête. Après son arrêt de travail (par crainte qu'elle ne soit pas en mesure d'assurer pleinement son poste) sa hiérarchie l'a mutée pour une mission plus ou moins bidon dans un commissariat de province où il ne se passe pas grand chose habituellement.

Coup de chance pour Noémie, une affaire vient bousculer l'équipe apathique du commissariat. Une "cold case" concernant des enfants disparus refait surface et Noémie Chastain met un point d'honneur à la résoudre. Mais voilà, tout le monde n'a pas intérêt à ce que cette affaire soit résolue...

Cette enquête m'a fait passer un bon moment. Le personnage de Noémie Chastain est attachant.

L'avis d'Enna

Merci à l'amie qui m'a prêté ce livre !

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11 octobre 2020 7 11 /10 /octobre /2020 13:22

POL - 392 pages - août 2020

 

C’est utile quand la vie vous sourit de savoir qu’elle va vous passer à tabac et quand on tâtonne dans les ténèbres, que la lumière va revenir. Ça donne de la prudence, ça donne de la confiance. Ça aide à relativiser ses états d’âme. Du moins ça devrait.

Tout commence par un stage de Yoga, auquel participe Emmanuel Carrère avec l'idée d'écrire "un petit livre subtil et souriant sur le Yoga". Le résultat n'est pas à la hauteur de l'objectif même si, au début du roman, on pourrait le croire. 

L'auteur pratique la méditation régulièrement mais pas de façon soutenue. Avec un stage intensif d'une dizaine de jours, il se fixe un petit challenge personnel à relever. S'adonner à la méditation, assis pendant plusieurs heures sur un petit coussin, n'est pas donné à tout le monde (à titre personnel, je l'imagine pas tant j'ai besoin d'être "productive"). 

"Il s'agit de s'asseoir en silence, de porter l'attention sur son souffle, d'être présent à tout ce qui traverse le champ de la conscience, de l'observer sans le juger, de ne rien attendre, de laisser faire, de lâcher prise."

Le stage commence sur de bonnes bases mais l'attentat de Charlie Hebdo vient tout chambouler. L'auteur, qui connait personnellement Bernard Maris, est appelé à Paris pour participer à ses obsèques. A la page 148 (sur 390) nous quittons le stage de Yoga pour suivre l'écrivain à son domicile, où il est ramené brutalement à la "vraie vie". Il est fortement déconseillé d'interrompre un stage de méditation avant la fin. L'auteur va l'apprendre à ses dépens. La partie suivante s'appelle "Histoire de ma folie". L'auteur bascule, pour une raison qui n'est pas dite mais que l'on peut deviner en lisant la presse, dans une très profonde dépression. Hospitalisé en psychiatrie, il est diagnostiqué bipolaire.

"On est deux dans le même homme, et ces deux là sont des ennemis".

Il touche le fond et passe, dans un état second, quatre mois cauchemardesques. Puis il sort de l'hôpital et, peu de temps après, part pour Léros, une île de la mer Egée où l'attend une mission humanitaire. Dans une partie intitulée "les garçons", il parle d'autres vies que la sienne, sans s'oublier.

"Tu n'es pas juste venu prendre notre malheur, tu as raconté aussi le tien."

La publication d'un livre d'Emmanuel Carrère est pour moi un évènement. L'auteur laisse passer plusieurs années entre deux publications et choisit toujours des thèmes très originaux. Chaque livre est une aventure dans laquelle je me plonge "corps et âme". Yoga n'a pas fait exception même si, je l'avoue, j'ai trouvé cet opus moins abouti que les précédents, plus décousu. Le fil conducteur est "la méditation" mais l'enchainement des différentes séquences de l'ouvrage m'a semblé artificiel. 

Quoi qu'il en soit, c'est un livre que aimé parcourir (pour ne pas dire dévorer). L'écriture d'Emmanuel Carrère est d'une grande fluidité. La partie concernant le Yoga est traitée avec beaucoup d'humour. Celle intitulée "Histoire de ma folie" contraste avec la précédente, bien que l'auteur sache pratiquer l'autodérision en toutes circonstances. Nous plongeons avec l'écrivain dans le monde de la folie.

Emmanuel Carrère est un personnage admiré par les uns, détesté par les autres. A titre personnel, j'essaye de faire la part des choses entre l'écrivain et la personnalité médiatique, même si les deux cohabitent fortement chez Carrère, comme le montre l'extrait ci-dessous :

"J'écris pour devenir un meilleur être humain, c'est vrai, j'écris parce que j'aime écrire, j'écris par goût du travail bien fait, j'écris parce que c'est ma façon de connaître la réalité. J'écris aussi pour être célèbre et admiré, ce qui n'est certainement pas le meilleur moyen de devenir un meilleur être humain. Mon travail est le bastion de mon ego."

Lire ou ne pas lire Yoga ? A vous de voir !

L'avis de Papillon - celui de Keisha

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6 octobre 2020 2 06 /10 /octobre /2020 23:16

Editions verticales 2012 - 127 pages

En 2010, dans le cadre de l'année France-Russie, Maylis de Kerangal a voyagé dans le Transsibérien. De ce voyage est né une fiction radiophonique publiée il y a 10 ans sur France culture. Cette fiction a inspiré à l'écrivaine un texte qu'elle a appelé "tangente vers l'est". 

Maylis de Kerangal lors de son voyage dans le transsibérien

De Moscou à Vladivostok, le transsibérien transporte des voyageurs de tous horizons. Hélène, la jeune compagne d'un expatrié, a décidé de fuir une vie qu'elle n'apprécie guère. Elle prend le train à Krasnoïarsk en direction de l'est, sans idée vraiment précise de ce qu'elle va faire ensuite. Dès le début du voyage, elle remarque un jeune appelé nommé Aliocha. Ce dernier observe la jeune femme également. Ils ne parlent pas la même langue, ce qui rend d'autant plus étrange ce qui va se passer.

Nous sommes tantôt dans la tête d'Hélène, tantôt dans celle d'Aliocha. On ne sait pas grand chose de leur passé. Tous deux sont concentrés sur le moment présent. L'un songe à s'échapper, l'autre se laisse aller à la rêverie. Le paysage est monotone, une forêt interminable défile sous leurs yeux. Les haltes sont attendues avec impatience. Par la fenêtre ils observent les voyageurs déambuler sur les quais. Au fil du voyage, la relation entre Hélène et Aliocha s'intensifie et ils deviennent complices. Pour le meilleur ou pour le pire ?

"La seule chose qu'il sait, c'est qu'à l'instant où les deux femmes ont frappé à la porte, elle est passée dans son camp, à la seconde où elle a ouvert pour leur faire vérifier qu'elle était bien seule, à cette seconde-là, elle est devenue sa complice. Elle ne sait peut-être même pas pourquoi elle a fait ça, peut-être par jeu, pour jouer le jeu. Mais elle n'a pas agi sous la menace, il en est certain : elle, c'est une autre histoire, il ne sait pas laquelle mais c'est autre chose".

J'ai bien aimé ce roman d'ambiance servi par l'écriture précise et tendue qui caractérise Maylis de Kerangal. 

Maylis de Kerangal dans le transsibérien. J'y vois aussi Hélène...

Ce livre était dans ma PAL depuis quelques années. Je suis ravie de l'avoir découvert. J'aime vraiment beaucoup l'écriture de Maylis de Kerangal.

Objectif Pal chez Antigone

 

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2 octobre 2020 5 02 /10 /octobre /2020 21:37

Audiolib 2009- 2 h 55 - lu par l'auteur

 

L'histoire est celle de deux amis d'enfance, Mando et Loup, dont la relation d'amitié va dégénérer. Mando est en attente d'une relation fusionnelle, ce qui n'est pas le cas de Loup. Dès le départ, nous sentons que leur amitié va mal tourner mais lequel est "la mauvaise rencontre" de l'autre ? 

"Obstinément, Mando restera fidèle à sa ligne, tentant de maintenir le mythe de l’âme sœur avec un aveuglement qui me serrera le cœur lorsque j’aurai enfin accès à ses cahiers. "

De l'auteur, j'avais beaucoup aimé "un secret" mais aussi "la petite robe de Paul" il y a une bonne dizaine d'années. J'étais assez confiante en lisant "La mauvaise rencontre" et je n'avais pas tort. J'ai aimé ce court roman, bien construit et subtil. Nous retrouvons le penchant de l'auteur pour la psychanalyse, ce qui n'a pas été pour me déplaire. 

Le texte est lu par Philippe Grimbert et c'est une réussite (ce n'est pas toujours le cas quand l'auteur lit son texte).

Une lecture intéressante et un auteur que j'ai eu plaisir à retrouver.

Merci à l'amie qui me l'a prêté.

Challenge mensuel "Ecoutons un livre"

 

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28 septembre 2020 1 28 /09 /septembre /2020 20:25

Voici nos écoutes pour le mois de septembre.

Géraldine :

Amerigo -  Stefen Zweig :

La goûteuse d'Hitler - Rosella Postorino 

 

Enna :

Une femme simple et honnête - Robert Goolrick 

Sauvage" - Jamey Bradbury 

 

Sylire :

La femme du banquier - Christina Alger

Sauvage - Jamey Bradbury

Quitter le monde - Douglas Kennedy

 

Rendez-vous le 28 octobre pour vos écoutes du mois prochain !

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