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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 00:04

 

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 00:21

 

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                                                                                   Gallimard 2011 - 200 pages

Nous sommes en 1187. La jeune Esclarmonde fait scandale le jour de son mariage en refusant de prononcer le "oui " qu’on attend d’elle. Elle ne veut pas de l’homme que son père lui a choisi et préfère s’offrir à dieu. Elle demande à être emmurée dans une chapelle construite avec l’argent de sa dote. Son père, fou de colère et de tristesse, n’a d’autre choix que de se soumettre au désir de sa fille. Dans un premier temps, Esclarmonde est plutôt heureuse dans sa vie de recluse, recevant des visiteurs et priant le reste du temps. Mais sa sérénité est de courte durée car un évènement nullement prévu au programme vient bouleverser son existence…

Bien que ce livre permette de passer un bon moment sans forcément aller plus loin, il incite toutefois à la réflexion une fois refermé (durant la lecture, on est trop pris par l’histoire !). Un parallèle avec notre époque peut se faire sur différents thèmes, celui du fanatisme religieux par exemple, ou celui de la condition féminine. Esclarmonde, enfermée dans sa chapelle, vit intensément sa vie de femme. Ses préoccupations sont, d’une certaine façon, très modernes !

Tout en ayant beaucoup aimé ce roman, j’ai lu en diagonale certains passages, pourtant essentiels à la compréhension de l’histoire. D’une part parce qu’ils n’accrochaient pas mon attention mais surtout parce qu’ils m’éloignaient pour un moment d’Esclarmonde ! Il s’agit des pages évoquant la croisade en terre sainte, à laquelle participe le père de la jeune fille. Une fois le livre terminé, j’ai relu les pages survolées, saisissant mieux l’histoire, mais le charme était un peu rompu.

Quoi qu’il en soit, "Du domaine des murmures" restera pour moi une lecture marquante et d’une certaine façon jubilatoire. Je dois aussi souligner à quel point j’ai apprécié, dans ce roman comme dans le précédent, le travail de dentelière que réalise Carole Martinez avec sa plume et ses mots.

Un bémol il est vrai, mais une lecture que je conseille !  (enfin s'il reste quelqu'un qui ne l'a pas encore lu...)

Parmi les très nombreux avis de la blogosphère :  Clara - AifelleKathel - Gambadou

1pour_cent_litt_raire_2011                                                                       11/14

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 00:00

 

                                                         Quai Voltaire - 2012 - 260 pages

 

Au début du livre, Charlotte se trouve dans la chambre de son père aveugle, dont elle s’occupe du mieux qu’elle peut.  Une plume à la main, du papier devant elle, elle écrit avec passion  « Jane Eyre »...

Dans ce roman  que l’on peut qualifier de biographie romancée, l’auteure nous entraine dans l’univers des sœurs Brönte et principalement dans celui de Charlotte, l’auteure du célèbre «  Jane Eyre ».  Le livre est composé de trois parties qui correspondent à des lieux de vie successifs de Charlotte mais le récit n’est pas pour autant chronologique. Pour cette raison, il est assez difficile à résumer.  Il est parfois question de Charlotte, parfois de ses sœurs mais aussi de  « Jane Eyre ». La vie de l’héroïne et celle de sa créatrice se mêlent et s’entrecoupent car Jane,  c’est un peu Charlotte... Toutes deux ont vécu le pensionnat, ont été amoureuses d’un homme marié… Mais on ne s’y perd jamais, le roman est parfaitement cohérent dans sa narration.  

J’ai trouvé passionnant de découvrir ainsi la famille Brontë, dont la vie est loin d’être un long fleuve tranquille. Après avoir perdu leur mère puis leurs deux sœurs ainées, les quatre plus jeunes se soudent et partagent leurs jeux. La graine d’écrivain commence à germer chez les trois filles. Le garçon, moins équilibré que ses sœurs, et qui leur donnera bien du souci, sombre dans l’alcool et la drogue. La dernière partie du roman est consacrée à la publication des œuvres, période à la fois exaltante et éprouvante pour les trois sœurs. L’émulation qui a favorisé la création devient source de  tensions quand Emily et Anne sont publiées alors que le manuscrit de Charlotte est refusé. Quand le succès arrive enfin pour Charlotte,  après de nombreuses péripéties mais de façon fulgurante,  il remplit les sœurs de joie mais la famille est de nouveau touchée par le malheur…

Ma lecture des sœurs Brontë datant de fort longtemps, j’ai eu envie de me replonger dans « Jane Eyre ». J’ai entrepris cette lecture parallèlement à « Quand j’étais Jane Eyre »,  mais en lecture audio. C’est un des points forts du roman de Sheila Kohler que de donner envie de relire les œuvres qu’il évoque. Ce n’est pas sa seule qualité. L’ouvrage nous plonge dans le contexte sociologique et religieux des milieux bourgeois du 19ème siècle en Angleterre. A aucun moment je me suis demandé quelle était la part du réel et celle de la fiction, les deux se mêlant avec bonheur.

Une lecture passionnante !

Un grand merci à Logo News Book et à la table ronde.

Le lien vers les autres participants  - L'avis de Clara

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 00:51

Rosa Candida de Audur Ava Olafsdottir

 

  

 Un très joli conte des temps modernes (où d'un autre temps, peut-être...)

Mon billet

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 00:41

 

 

   

Livior - lu par Valérie Charpinet - 15 heures 40

 

edition de livres audio Le Livre qui parleAprès avoir expérimenté les sites gratuits de classiques tombés dans le domaine public, j’ai tenté cette fois la lecture audio d’un livre plus récent, via « le livre qui parle »  une « librairie sonore » sur internet, qui m’a proposé de découvrir un de leurs titres après avoir lu mon billet consacré à la lecture audio. Dans leur catalogue, j’ai choisi en téléchargement « Suite française », que je souhaitais lire depuis un bon moment. Le site propose également la vente de CD. J’ai beaucoup aimé l’interprétation de la comédienne et je dois dire que qualité du son est irréprochable. Ce n'est pas toujours le cas des sites gratuits (ce que l'on peut tout à fait comprendre).

Je connaissais un peu la vie d’Irène Némirovsky mais pas les conditions dans lesquelles ce livre avait été écrit, pendant la guerre, avant sa déportation à Auschwitz. L’auteure était juive. Le manuscrit a été miraculeusement sauvé après sa déportation et publié à titre posthume en seulement en 2004 grâce à une de ses filles.  Il a obtenu le Prix Renaudot cette même année.  La connaissance de ce contexte donne une dimension supplémentaire à cette œuvre, très émouvante et remarquablement écrite.

Deux parties forment « Suite française » mais Irène Nemirovsky,  envoyée à la mort en pleine création, en avait prévu trois autres. L’œuvre finale aurait été une sorte de « Guerre et Paix ». Les deux textes (200 pages environ chacun) peuvent se lire indépendamment. L’un de l’autre et se suffisent à eux-mêmes mais on ne peut que déplorer l’absence parties manquantes. L’œuvre aurait été magistrale.

Dans  « Tempête en juin », l’auteure raconte l’exode de juin 40. Nous suivons tour à tour différents personnages, de conditions et de caractères différents. Les défauts et qualités des uns et des autres se trouvent exacerbés durant l’épreuve. Chaque chapitre constitue une sorte de tableau. Et tous ces tableaux mis bout à bout constituent une fresque effrayante et superbe à la fois. L’âme humaine est mise en lumière sans concession.

Dans  « Dolce »  sommes maintenant en 41. C’est le temps de l’occupation. Pour illustrer cette période trouble et dérangeante, Irène Némirovsky choisit cette fois de nous conduire dans un village occupé par les allemands et plus particulièrement chez les dames Angelier qui hébergent contre leur gré un officier allemand. Lucile et sa belle-mère cohabitent difficilement.  Mal mariée, Lucile supporte sans tristesse l’absence de son mari, prisonnier de guerre. L’officier allemand, cultivé et sympathique, finit par charmer Lucile sans toutefois celle-ci ne perde de vue qu’il est l’ennemi. Comme dans « tempête en juin » les caractères des uns et des autres sont décrits minutieusement. Les officiers allemands ne sont pas diabolisés. Ni pire ni meilleurs que leurs homologues français, ils sont présentés comme des victimes de la guerre, eux aussi…  Quand on sait que le texte a été écrit « en direct », l’analyse et le recul d’Irène Némirovsky  par rapport aux évènements sont très surprenants.

Cette « suite française », passionnante par son contenu, l’est plus encore par son écriture, superbe.  J’ai été littéralement bluffée par le style irréprochable de cette femme d’origine russe, qui a appris le français avec  sa gouvernante française.

A lire absolument ! Quant à moi, je n’en resterai certainement pas là avec l’œuvre d’Irène Nemirovsky.

Le billet d' Alice

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 00:49

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                                                                                          DUPUIS-  2010 - 114 pages

Je lis peu de BD, ce n’est pas dans ma culture. Mais quand je me laisse tenter, je suis rarement déçue parce que bien conseillée (merci Brigitte !).

Ce titre fait partie de la série "secrets" conçue et écrite par Frank Giroud. Chaque histoire fait appel à un dessinateur différent, le thème commun étant celui du " secret de famille".

Publié à l’origine en 2 tomes, « L’Echarde » est sorti en 2010 en 1 seul ouvrage. Je suis ravie d’avoir eu l’opportunité de  lire des deux opus à se suivre car j’aurais été frustrée de devoir attendre le  second.  Le texte se tient presque sans les illustrations, qui apportent toutefois un très appréciable bonus.

Nous sommes alternativement plongés dans deux périodes de l’histoire contemporaine. Le récit se déroule principalement en mai 68 mais nous fait remonter en 1942, par l’enquête que va mener une jeune étudiante, Annette, pour comprendre le suicide inexpliqué de son père. Le drame est survenu alors que la jeune fille et sa sœur étaient en vacances leurs parents.  En 68, bon nombre de secrets de famille datant dernière guerre n’ont pas été levés et empoisonnent les générations qui suivent. C’est le cas ici…

Grâce à sa construction très habile, on ne peut lâcher cette  BD une fois commencée.

 Non-amateur de BD, celle-ci est pour toi !

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 00:36

null                                          Edition Poche : "J'ai lu" 2010 480 pages

                                               (Le Rouergue : 2008)     

Après la déferlante de louanges, de billets et de prix sur ce livre sorti en 2008, j’ai préféré attendre quelque temps pour le savourer tranquillement. J’ai choisi un soir de tempête car je savais que l’histoire commençait par une scène de gros temps.  Je n’ai pas eu de mal à me mettre dans l’ambiance, ayant vécu mon enfance sur la cote bretonne. J’imagine aisément la mer déchainée, le vent, les embruns…

Passé cette épisode tumultueux, c’est le calme qui s’installe. Nous sommes à la Hague en hiver. Une femme s’est réfugiée dans ce lieu pour tenter de surmonter dans le calme la mort de son compagnon. Elle est ornithologue et passe ses journées à arpenter les côtes pour observer les oiseaux migrateurs. Curieuse et ouverte aux autres malgré son chagrin, elle va vers la population et s’intègre au village, écoutant les confidences, devinant les secrets des uns et des autres…

Le jour de la tempête, elle a croisé un homme qui l’a intriguée, un certain Lambert. Il est venu mettre en vente la maison famiale, qui n'est plus occupée. Attirée par le coté sombre de l’homme, elle s’intéresse à lui et apprend que sa famille a vécu un drame autrefois. La narratrice interroge discrètement les habitants du village et tente de dénouer les fils de l’histoire…

Lambert quitte régulièrement le village et revient. La narratrice se reconstruit peu à peu, profitant de ses moments de solitude pour songer à son ancien compagnon et apprivoiser son absence définitive. Vivre à ce rythme tranquille, l’espace de plusieurs soirées, m’a fait beaucoup de bien. L’intrigue autour de la famille de Lambert avance lentement mais qu’importe, ce n’est pas un thriller.

Un très beau roman…

                                          

                                                                   

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 00:34

 

 
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Groupe découvert à l'occasion du Festival des mots, à Landivisiau.
Un premier album prometteur dans lequel le jeune groupe a choisi de mettre en musique les mots de Pablo Néruda.
Si l'occasion se présente pour vous d'aller les écouter, n'hésitez pas, c'est vraiment bien !
  
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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 17:21

 

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                                                                                   Stock - 266 pages - aout 2011

 

Nous suivons dans "Pas d'inquiétude" le parcours d’un père qui accompagne son enfant sur le chemin de la maladie, une grave maladie dont l’issue peut etre fatale. On ne sait pas d’emblée à qui s’adresse le récit. Etrangement, le narrateur ne parle de son épouse qu’en la nommant « ma femme ».  On comprend par la suite qu’il s’adresse au médecin de l’hôpital qui a suivi le jeune Medhi. Un médecin qui, durant cette période, va faire la pluie et le beau-temps dans la famille, par les nouvelles qu’il annonce.

Dès le début de la maladie, la famille comprend qu’il y a eu un avant qui ne ressemblera jamais à l’après. Tous les petits soucis quotidiens de l’avant paraissent désormais futiles. Comme toujours dans ce cas, tous se reprochent de ne pas avoir su profiter du bonheur quand il était là.  La maman de Medhi  n’apparait que sous le regard du père. Elle vient de changer de travail, de métier même et toute son énergie lui est nécessaire pour y faire face. C’est donc le papa qui prend en change le quotidien de Medhi. On le suit dans ses moments de découragement, d’agacement, d’abattement.  Et puis arrive la solidarité des collègues de boulot qui offrent leurs  journées de RTT et les sentiments partagés du père du Medhi devant cet élan de solidarité.

 Il est question de l'enfant malade dans le roman, bien entendu, mais au travers des autres uniquement. Le personnage central n’est autre que la maladie. De la façon dont l’enfant vit les choses, nous ne saurons rien.

Après quelques pages de «Pas d’inquiétude», j’ai eu l’envie l’espace de quelques instants d’abandonner cette lecture. L’immersion dans le quotidien d’une famille dont l’enfant était malade me coûtait, je l’avoue. J’ai continué parce que j’aime beaucoup l’écriture de Brigitte Giraud et que je me trouvais lâche de ne pas affronter cette histoire.  Je n’ai pas regretté d’avoir persévéré car texte m’a semblé d’une grande justesse et plein d’humanité. L’écriture de Brigitte Giraud est remarquable, d’une grande précision dans le choix des mots. Elle va très loin dans l’analyse du ressenti de ce père et de ce que devient, dans cette sorte de chaos,  le  couple et la famille.

Fort, très fort…1pour_cent_litt_raire_2011

                                                                                                        10/14

Clara -  Antigone et Fransoaz ont beaucoup aimé.

Yv est moins enthousiaste

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 00:15

                                                                                      Arléa - Janvier 2012 - 280 pages

Comme dans le précédent Roman de Marie Sizun « Plage » quelques jours de solitude vont permettre à une femme de réfléchir à sa vie et d’y voir plus clair. La narratrice est d’origine française. Elle a quitté la France pour se marier à un américain. Elle vit à New-York une vie tranquille et plutôt heureuse. Un héritage lui donne l’occasion de revenir en France pour quelques jours.  Dans l’avion, une sensation étrange l’envahit soudain, une sorte d’absence,  « un léger déplacement ». Ce léger malaise s’estompe mais elle se sent différente...

Le retour sur  les lieux de son enfance lui fait prendre conscience du chemin parcouru mais aussi du temps qui lui reste à vivre. A soixante ans, elle n’a pas de temps à perdre! L’envie  d’éclaircir les zones d’ombres de son passé s’impose à elle peu à peu. Elle prendra le temps qu’il faut pour cela. Elle se laisse envahir par l’atmosphère des lieux et se promène dans le quartier qu’elle fréquentait autrefois. En tête à tête avec Hélène pendant ces quelques jours, nous la suivons  dans ses questionnements.  Nous découvrons son passé au rythme des souvenirs qui remontent à la surface et que, parfois, elle choisit de chasser momentanément parce qu’ils sont trop douloureux.

C’est un roman le thème de la maturité, sur  le temps qu’il reste à vivre. Le pèlerinage d’Hélène sur les lieux de son passé va lui permettre de comprendre ce qu’elle a longtemps occulté et de prendre des décisions qui la mettront en paix avec elle-même. Ceux qui ont déjà lu Marie Sizun retrouveront  sa plume avec grand plaisir! Les autres ont l’embarras du choix. Les six romans sont à découvrir, avec un incontournable : «La femme de l’allemand ».

Un voyage dans l’univers de Marie Sizun que j’ai beaucoup apprécié, cette fois encore !

Le billet de Clara

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