Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Chers visiteurs, bonjour !

Vous êtes sur le blog d'une lectrice passionnée qui aime partager ses lectures. N'hésitez pas à laisser un commentaire, que vous soyez vous-même blogueur ou pas. Vous pouvez aussi me contacter : sylir@orange.fr  ou aller faire un tour sur ma page Facebook : ici

 

Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 00:50

Notabiia - août 2014 - 167 pages


Mon grand regret, quand je me suis rendue à New York au mois d'Avril, c'est de ne pas avoir pu visiter Ellis Island, lieu symbolique des Etats-Unis d'Amérique. Cette île, à l'embouchure de l'Hudson, a accueilli les candidats à l'émigration aux Etats-Unis, de 1892 à 1954. Dans s
on tout dernier roman, Gaëlle Josse nous propose de remonter le temps pour accompagner, durant ses derniers jours sur l'île, le dernier gardien des lieux. Nous sommes en 1954 et John Mitchell écrit ceci : "Dans quelques jours, j'en aurai fini avec cette île qui a dévoré ma vie".

Durant ses dix derniers jours sur l'île, John consigne ses souvenirs sur quelques feuillets pour tenter de se libérer du poids du passé. S'il a connu quelques moments heureux sur l'île, le gardien a surtout beaucoup souffert. Le typhus lui a pris sa jeune femme, tout juste après leur mariage. Il s'est alors abruti de travail, au service de son pays, essayant de se monter droit et intègre. Il n'imaginait pas désirer un jour une autre femme que la sienne et c'est pourtant ce que se produira, mais rien de bon ne sortira de cet amour à sens unique.

Elle s'appelait Nella, elle avait débarqué sur l'île avec son frère simple d'esprit. Elle pensait leur offrir à tous deux une vie meilleure et son rêve s'est écroulé sitôt arrivé à Ellis Island car l'Amérique n'acceptait pas les attardés mentaux sur son sol. En proposant la sauver, elle et son frère, outrepassant son rôle et ses prérogatives, le gardien a, d'une certaine façon soumis la jeune femme à une contrepartie. Ce comportement est difficile à comprendre venant d'un homme que l'on croyait intègre. J'ai eu un peu de mal à l'accepter, je dois le reconnaître, même si l'homme a tenté, par la suite, de racheter sa conduite.

J'ai toutefois beaucoup aimé ce roman qui s'attache à faire un focus sur les quelques destins individuels parmi la foule des immigrants qui ont foulé le sol d'Ellis Island. J'aime quand la petite histoire rejoint la grande histoire. Gaëlle Josse décrit les conditions de vie dans l'île mais aussi toute la palette des sentiments ressentis par les émigrants : l'espoir, l'angoisse, la honte d'être ainsi observé sous toutes les coutures avant d'avoir (ou pas) le précieux sésame. 


J'ai retrouvé avec bonheur la belle écriture de Gaëlle Josse avec ce roman au thème original

Un grand merci à Valérie qui m'a offert ce livre... alors que je lui offrais le même. Une lecture commune s'imposait. Elle est moins enthousiaste que moi je crois. Allons voir...

Les avis de Clara - blablablamia

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le blog que Gaëlle Josse a ouvert pour prolonger l'écriture de ce livre. Des photos d'hier et d'aujourd'hui, des poèmes, des extraits de films (ici).

      challenge rentrée littéraire 2014 1% logoMontagePicasa.jpg

              9/12

 

Partager cet article
Repost0
3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 00:29

  Michalon - août 2014 - 185 pages

Au centre de l'histoire, une maison de famille au bord de la mer, quelque part en Bretagne. Une demeure qui a vu passer plusieurs générations et qui va bientôt changer de famille, pour la première fois depuis qu'elle a été construite. Pour Chance, qui a passé toutes ses vacances dans ce lieu enchanteur, c'est un déchirement de voir la maison se vider. Avant de dire adieu au paradis de son enfance, elle éprouve le besoin de consigner ses souvenirs par écrit. Il lui faut dire adieu aux fantômes du passé et notamment à l'un d'entre eux, qui l'empêche de vivre pleinement sa vie . 

Je suis sensible aux histoires de maisons et cette demeure, avec son âme et son caractère bien trempé, a fait partie de celles dont j'étais curieuse d'en savoir plus. Plusieurs voix s'expriment tour à tour pour raconter son histoire : l'ordinateur, la maison elle-même, le muret en pierre... Le langage, souvent familier (un peu trop selon moi) s'adapte aux différentes voix. J'ai bien aimé observer Chance s'émanciper des entraves du passé pour prendre un nouveau départ dans la vie. C'est une jeune femme attachante, vive et spontanée, qu'on ne peut qu'aimer. J'aurais toutefois préféré qu'elle ne se cache pas derrière son écran d'ordinateur ou le muret du jardin pour s'adresser au lecteur. Le procédé ne m'a pas totalement convaincue.

Un bémol sur le style mais un premier roman attachant, à l'image de son héroïne.

Merci à Sophie chez qui j'ai gagné ce roman, ainsi qu'à l'auteure qui me l'a envoyé avec une jolie dédicace.

Les avis de Noukette - Stephie Leiloona

challenge rentrée littéraire 2014 1% logo

                                                                   10/12

Partager cet article
Repost0
30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 00:27

Quelques photos prises dimanche dernier à la pointe de Primel (Plougasnou). Ils sont amusants, ces galets empilés les uns sur les autres. Vous ne trouvez-pas ?

Je me demande toutefois combien de temps ces sculptures improvisées résisteront aux tempêtes de l'hiver... 

 

galtes--2-.jpg

 

 

galets-2-copie-1.jpg

 

 

Partager cet article
Repost0
26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 18:15

Belfond - 222 pages - août 2014

Le nom de "Frédérique Martin" ne m'était pas inconnu quand j'ai choisi cette lecture. J'avais noté, dans ma liste à lire, son précédent roman "La où meurt cette verveine", plébiscité par de nombreux blogueurs. La couverture de "Sauf quand on les aime" fait penser à une histoire de voisins ou de colocataires et c'est le cas, effectivement. Comme Enna, j'ai fait le rapprochement avec "Ensemble c'est tout", mais bien vite j'ai oublié cette référence. "Sauf quand on les aime" est une histoire moins optimiste que le conte des temps modernes d'Anna Gavalda, sans pour autant sombrer dans le désespoir, je vous rassure. 

Trois jeunes gens, Claire, Juliette et Kader, vivent en colocation par choix autant que par nécessité. Payer un loyer, quand on vit de petits boulots, n'est pas chose aisée. Par ailleurs, en situation de précarité, il est plus rassurant de ne pas mener sa barque tout seul. Un beau matin, Claire ramène à l'appartement Tisha, une jeune fille qui vient de se faire agresser dans le train. Cette agression marque le point de départ de l'histoire et sera son tragique fil conducteur.

"Sauf quand on les aime" reprend les préoccupations des jeunes de nos cités : se loger, trouver un emploi, faire face à la violence dans les lieux publics, trouver un sens à sa vie dans un contexte économique et social difficile. L'amitié est leur valeur refuge, celle qui leur permet de jamais sombrer. Je reprocherai peut-être à Frédérique Martin d'aborder trop de sujets. On peut en effet ajouter aux thèmes que j'ai déjà évoqués ceux de l'homophobie, du racisme, de l'isolement dans les grandes villes... Il est vrai que tous ces thèmes sont d'actualité mais je trouve que l'accumulation dessert le roman.

Quoi qu'il en soit, c'est un roman intéressant, fortement ancré dans notre époque et qui interpelle les citoyens que nous sommes. Frédérique Martin est une auteure que je vais désormais suivre de près.

Une lecture commune (un peu en décalé) avec Enna et Sophie.

frédérique-martinPour en savoir plus sur l'auteure, allez donc jeter un oeil chez Stephie, qui a proposé toute la semaine un coup de projecteur sur l'oeuvre de Frédérique Martin.

Livre lu dans le cadre de Masse Critique de Babelio  

challenge rentrée littéraire 2014 1% logo

8/12

Partager cet article
Repost0
21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 23:57

fd.jpg

J'ai lu - 380 pages - 2014

Les trois premières parties de cet ouvrage se présentent comme des nouvelles. La première histoire est l'extrait du journal intime d'une jeune fille de bonne famille, dans les années 80, qui rejette son environnement familial. Elle fait la connaissance d'un homme avec lequel elle noue une relation fugitive. La seconde partie nous transporte à New York dans les années 60 en compagnie d'un homme qui vient de perdre sa jeune femme enceinte. Peu à peu, nous le voyons se reconstruire et retrouver goût à la vie. 

 J'ai assez bien accroché avec les deux premières histoires, nettement moins avec la troisième. Il s'agit de la correspondance entre deux résistants de sexes opposés durant la seconde guerre mondiale. Au fil des lettres, nous les voyons tomber amoureux l'un de l'autre. Ils ne rencontreront physiquement qu'une seule fois. J'avoue que cette correspondance, assez répétitive, m'a plutôt ennuyée.

Je me doutais que les différents personnages finiraient par se croiser, la quatrième de couverture le laissait supposer, ainsi que l'arbre généalogique placé au début de l'ouvrage. J'imaginais entre ces personnages des liens plutôt ténus mais ce n'est pas le cas. Mises bout à bout, ces histoires n'en forment qu'une, à laquelle j'ai eu beaucoup de mal à croire. La vie est une suite de hasards, certes, mais à ce point... C'est dommage car l'idée de base était intéressante et j'ai aimé guetter les liens entre les personnages.

Une petite déception...

Je partage cette lecture commune avec d'autres blogueurs : Enna - Fleur - Tiphaine

Je remercie Sylvana et les Editions "J'ai lu" pour la découverte.

challenge rentrée littéraire 2014 1% logo

                                                     7/12

Partager cet article
Repost0
19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 23:36

Editions POL août 2014 - 640 pages

Depuis quelques années, je lis systématiquement, à leur sortie, les livres d'Emmanuel Carrère. Sur n'importe quel thème, il réussit à m'embarquer. J'aime sa façon de créer une intimité avec le lecteur. Quand il parle des autres, il n'est jamais bien loin, intervenant pour donner son point de vue ou raconter une anecdote sur sa propre vie. "Le royaume" ne fait pas exception et si j'ai quelques réserves, elles n'ont pas gâché mon plaisir de lecture.

J'ai passé quinze jours sur ce pavé de plus de 600 pages. Je ne vous dirai pas que cela a été une lecture facile. Le sujet est ardu. Parfois, il me fallait reposer l'ouvrage pour "digérer" ce que je venais de lire.  Je n'ai pas une très grande culture religieuse et j'ai dû faire quelques recherches pour éclairer certains points qui me semblaient obscurs. Certains le restent encore. Pour bien faire, il faudrait que je le relise en entier, à la lumière que ce que j'ai appris depuis mais je ne m'en sens pas le courage. Si une version audio venait à sortir, en revanche, je me précipiterais pour l'écouter car je suis persuadée qu'une deuxième lecture m'apporterait autant que la première.

La première partie est totalement consacrée à un épisode qui a fortement marqué la vie d'Emmanuel Carrère : les trois années durant lesquelles il a été un fervent adepte du christianisme. Et quand je dis fervent, je n'exagère pas. Il allait tous les jours à la messe et consacrait au moins une heure par jour à commenter les évangiles. Il évoque l'importance, dans son cheminement, de sa marraine, très croyante, qui lui a fait rencontrer celui qui est devenu son meilleur ami et avec lequel il a pu échanger longuement sur sa foi. Il s'interroge aujourd'hui sur ce qui l'a amené à la croyance : la dépression, le besoin de se trouver un refuge ? Il s'interroge sur ce qui porte des personnes à l'esprit cartésien à croire en quelque chose d'aussi invraisemblable que la résurrection, par exemple.

 Cette première partie est la plus facile à lire. On est dans le ton des précédents ouvrages de Carrère avec les petites touches d'humour et d'autodérision qui le caractérisent. Un exemple : "Tout peut arriver, y compris que l'égocentrique et moqueur Emmanuel Carrère se mette à parler de Jésus, avec cette bouche en cul-de-poule qu'on est obligé de faire pour émettre la seconde syllabe (essayez de dire zu autrement), et qui, même au temps de ma plus grande dévotion, m'a toujours rendu ce nom vaguement obscène à prononcer."  Les passages où il illustre sa volonté de se conduire en chrétien, envers et contre tout, sont assez truculents. Je pense à l'épisode de la baby-sitter, pour ceux qui ont lu l'ouvrage.

Les trois autres parties sont consacrées aux débuts du christianisme. Je ne vais pas vous résumer les plus de six cent pages de l'ouvrage, c'est impossible et j'en serai bien incapable. Je vais tenter de vous livrer succinctement ce que j'en ai retenu. J'espère ne pas faire d'erreurs car je n'ai pas pris de notes durant ma lecture. 

Dans la deuxième partie, Emmanuel Carrère évoque longuement la communauté créée par l'apôtre Paul de Tarse. Paul ne faisait pas partie des premiers compagnons de Jésus. Ce dernier lui est apparu après sa résurrection, sur le chemin de Damas. Paul avait la particularité de convertir les "gentils"(non juifs) alors que, jusqu'ici, les apôtres ne s'adressaient qu'aux juifs. Paul disait à ses convertis que la fin du monde était imminente, que Jésus Christ reviendrait sur terre pour le jugement dernier, que tous y assisteraient. Les gens ont commencé à mourir autour de lui sans le que Christ ne réapparaisse mais les gens n'ont pas perdu la foi pour autant. L'histoire du christianisme était en marche...

Dans la troisième partie nous est contée la vie de Luc, compagnon de route de Paul et l'un des plus grands évangélistes du nouveau testament. On sent qu'Emmanuel Carrère a une certaine affection pour Luc, on pourrait même dire qu'il se montre assez complaisant vis-à-vis de lui, lui pardonnant ses petits arrangements avec l'histoire. Il le présente comme un romancier, plus que comme un croyant. 

Dans la quatrième partie appelée l'enquête, Emmanuel Carrère compare les différents évangiles, tente de se faire une idée de la personnalité de Jésus et surtout de ses disciples. Il tente de démêler le vraisemblable et ce qui ne l'est pas. J'ai trouvé sa démarche passionnante même si de temps en temps, il m'a perdu en route. 

Tout au long de son roman, Emmanuel Carrère réfléchit aux valeurs du Christianisme, à l'inversion des valeurs proposée par cette religion. Il cite notamment cette phrase : les premiers (sur terre) seront les derniers (devant dieu). Cette inversion des valeurs est parfois poussée à l'extrême. Il prend comme exemple la très injuste parabole du fils prodigue. L'écrivain réfléchit aussi à ce que serait un monde où l'on appliquerait à la lettre le message de Jésus. Il en conclut qu'un tel monde ne pourrait pas fonctionner mais il pense toutefois qu'il y a quelque chose à tirer de cette religion, un code de conduite toujours valable aujourd'hui. Sans être croyant, il adhère, d'une certaine façon à ce "royaume" évoqué par Jésus. 

Ce qui m'a passionnée également, c'est le contexte historique, relaté par Emmanuel Carrère avec une pédagogie un peu farfelue, parfois. Je dois avouer que certaines comparaisons avec notre époque m'ont agacée. Emmanuel n'est pas à un anachronisme près dans ce livre. Je vous ai dit au début de mon billet que j'avais quelques bémols à émettre. Je viens de vous en citer un mais celui que je placerai en tout premier concerne l'épisode érotique glissé par Emmanuel son récit et dont il aurait franchement pu se passer. Mais bon, je lui pardonne cet égarement .

Désolée pour la longueur de ce billet mais il y a tant à dire sur "Le royaume". 

Coup de coeur ou pas ?  je ne n'en suis pas loin, assurément.

D'autres avis (partagés) : L'irrégulière - Eva - valérie - laure

challenge rentrée littéraire 2014 1% logo

6/6

 

Partager cet article
Repost0
16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 23:36

 

Photo : [PRIXAUDIOLIB2014] Nous sommes ravis de vous annoncer le lauréat du Prix Audiolib 2014 ... Le Prix Audiolib 2014 est attribué à "L’Extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea" de Romain Puértolas lu par Dominique Pinon ! Bravo à tous ceux qui ont donné vie à ce livre audio et un très GRAND merci à notre exceptionnel jury de blogueurs et à tous ceux qui ont soutenu ce titre ! Ecoutez-en dès maintenant un extrait >> http://bit.ly/1wtevuG

Lundi soir, j'ai pu participer à la remise du Prix Audiolib grâce à un grand coup de chance : une formation à PARIS le lendemain. En sortant du train, je me suis rendue au Bistrot du Peintre, où j'avais rendez-vous avec Valérie. Vers 19 heures, après avoir papoté une bonne heure, nous avons rejoint les locaux de Radio Nova où avait lieu la Remise du Prix.

Valérie, certaine que le gagnant serait Pierre Lemaître, avait réussi à me convaincre. Quand j'ai aperçu Dominique Pinon, avec dans la main "L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire IKEA", j'ai compris que la piste de Valérie était foireuse (Dominique Pinon est l'excellent lecteur du Fakir..). Valérie, si un jour tu cherches une reconversion, ne va pas taper à la porte de Cormaran Stike, tu ne lui seras d'aucune utilité.

Après une grosse petite déception, nous avons repris du poil de la bête en découvrant le beau sourire de Chloé, notre contact chez Audiolib (c'est vrai qu'elle a un beau sourire, je ne fayote pas).

Nous avons fait la connaissance d'Emma et de Leiloona, puis nous avons assisté à la remise du Prix. Romain Puértolas (l'auteur) et Dominique Pinon (le lecteur) ont reçu leur prix de la main de Valérie Levy-Soussan, la directrice d'AUDIOLIB (que Chloé nous a gentiment présentée par la suite).

Après ces émotions, nous avons pu fêter la victoire du Fakir avec un verre de champagne et nous jeter sur déguster avec modération le délicieux buffet, tout en papotant. Julien Châtelet (lecteur de plusieurs livres audio) est venu nous saluer. Il nous a confié qu'il venait régulièrement lire nos billets. Nous l'avons trouvé très sympathique. Nous avons également aperçu, dans la foule, Fédéor Atkine (le formidable lecteur du 4ème mur) mais il était très entouré, nous n'avons pas pu lui parler.

Ainsi s'est terminée mon expérience de jury du Prix Audiolib 2014 (snif snif). Enfin pas tout à fait car Valérie et son mari m'ont très gentiment déposée à Rueil-Malmaison, où je passais la nuit chez mon fils. Nous avons donc pu faire, en voiture, un petit débriefing de la soirée.

Mes deux livres favoris pour ce prix étaient "le quatrième mur" de Sorj Chalandon (lu par Fédéor Atkine) et "Au revoir là-haut" de Pierre Lemaître (lu par lui-même). Mais je me réjouis pour le gagnant, qui a trouvé son public. 

Vous voulez avoir une petite idée du prix et de la soirée ? Regardez donc ! 

On me voit de loin et de dos (ne pouffe pas de rire Canel) mais en revanche, vous verrez très bien Valérie qui a été interviewée et qui se débrouille comme une chef.

 

Partager cet article
Repost0
15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 23:22

 

9782952761246FS

   Lu par Raphaèle Moussafir -Lire dans le noir - 1 heures 45

Toute une palette d'émotions se joue dans ce court texte centré sur les visites de Rachel, garçon manqué d'une petite dizaine d'années, chez sa "psy", Madame Trébla. Au début des entretiens avec Madame Trébla, Rachel est un peu sur ses gardes mais peu à peu elle se lâche et se met à lui raconter sa vie : les déboires avec les copines, la mère surprotectrice, les relations houleuses avec l'institutrice, le père juif rescapé des camps... Tout y passe et Rachel arrive à nous faire rire même quand, parfois, on devrait plutôt grincer des dents. Pour ce qui connaissent "Le petit Nicolas" (tout le monde, je suppose), on est dans le même registre, en plus grave sur la fin. 

Avant d'être un roman, "Du vent dans mes mollets" était un spectacle. Le passage à la lecture audio s'imposait et il est vraiment très réussi. Pour vous dire, je l'ai écouté trois fois (et je serais bien capable de l'écouter une quatrième). Raphael Moussafir donne vie aux différents personnages en changeant de voix. Certaines interprétations sont à mourir de rire (celle de l'institutrice par exemple). J'ai beaucoup aimé aussi la blague téléphonique à cette malchanceuse Madame Courtecuisse (ceux qui connaissent le texte me comprendront).

Un film a été tiré du roman. J'ai visionné la bande annonce et j'ai été très déçue par la voix de Rachèle, très différente de celle du livre Audio. Quant à la petite fille qui joue dans le film, elle ne correspond en rien non plus à la Rachèle que je me suis imaginée. Je ferai donc l'impasse sur le film.

Raphaëlle Moussafir lit Du vent dans mes mollets au Salon du livre le mardi 17 mars (photo : Micka PERIER).Un régal, ce livre audio !

Merci Eva pour le prêt !

L'avis de Sandrine - Eva

 

Le 16 du mois, c'est le rendez-vous de "écoutons un livre" chez Valérie. Un thème est proposé, que l'on peut suivre (ou non). Ce mois-ci, c'était "écoutons un classique". J'ai tout faux mais j'essayerai de faire mieux la prochaine fois. Il s'agira d'écouter un livre raconté à la première personne.

free-road-trip-games-audio-book


 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 23:27

Thélème - 2014 6 h 10 (Actes Sud 2013)

“Je vais te faire embaucher au Betrieb. La couture, c’est mieux pour toi. Le rythme est soutenu mais tu es assise. D’accord ?
– Je ne sais pas.
– Si tu dis oui c’est notre enfant. Le tien et le mien. Et je te laisserai pas.
Mila se retourne :
– Pourquoi tu fais ça ? Qu’est-ce que tu veux ?
– La même chose que toi. Une raison de vivre.”

Aussi étonnant que cela puisse paraitre, des femmes ont mis au monde des enfants, au camp de concentration de Ravensbrück, en 1944. La plupart de ces bébés mouraient avant l'âge de trois mois, en dépit des efforts de leur mère pour les maintenir en vie. Valentine Goby a rencontré deux de ces enfants, des miraculés, ainsi qu'une mère de Ravensbrück. Elle a pu échanger également avec celle qui fut la puéricultrice de la Kinderzimmer (qui veut dire : la chambre des enfants, en allemand). Grâce à ces témoignages et à son formidable talent de conteuse, Valentine Goby a écrit ce beau roman à la fois terrible et lumineux : "Kinderzimmer".

Au tout début de l'histoire, nous faisons la connaissance d'une jeune femme, Mila, déportée politique. Elle est enceinte mais refoule l'idée inconcevable de mettre un enfant au monde dans ce lieu. Au fur et à mesure que la grossesse avance, il lui faut faire face à cette réalité : la "chose" qu'elle a en elle devra sortir un jour. Mila commence donc à chercher, sans succès, des femmes enceintes ou des bébés dans le camp. Elle s'accroche à la vie, tant bien que mal, encouragée par quelques femmes dont elle est proche. Des femmes qui la soutiendront jusqu'au bout de l'aventure. Car l'enfant naîtra... 

Je ne vous en dirai pas plus sur ce qu'il adviendra de Mila et de son enfant mais sachez que dans l'horreur des camps de concentration il y a eu quelques parenthèses d'humanité. Que des femmes se sont mobilisées pour perpétrer la vie, même si cette vie ne devait durer que trois mois. En menant ce combat elles résistaient à leur façon à la barbarie nazie.

Si ce n'est déjà fait, lisez-ce livre (ou écoutez-le), vous ne le regretterez pas.

La version audio est lue par la voix douce et jeune de Pauline Huruguen. Je l'ai écoutée par courtes séances car c'est tellement fort que j'avais besoin de faire des pauses régulièrement.

Je vous laisse avec Valentine Goby qui apporte des éclaircissements sur la genèse de son livre.

      Ce livre dans le cadre du challenge "Les anciens sont de sortie", chez Stephie 

les anciens sont de sortie 1/ ?

Partager cet article
Repost0
6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 09:17

crédit photo : http://timemanagementninja.com/2012/02/21-ways-to-define-a-positive-attitude/

Taguée par la très sympathique Philisine,  je dois vous donner trois choses positives de ma journée, trois jours de suite. Aujourd'hui, je vous parle de ma journée d'hier.


1- c'est plus facile d'être positif le dimanche, je le conçois, mais il y a des gens qui arrivent à se pourrir la vie tous les jours de la semaine ! (c'est très rarement mon cas)

Hier matin, j'ai commencé ma journée comme la veille : en bouquinant. Puis, j'ai pris connaissance des billets de la lecture commune du "royaume" via mon smartphone (toujours au lit). Je me suis régalée en lisant les différents billets, très intéressants, avec des avis très partagés (ce que j'aime particulièrement).

2 - La bonne surprise de la journée : le temps. Pour un 5 octobre, exceptionnel ! Nous avons déjeuné sur la terrasse . Je connais quelques grincheux qui ne vont pas me croire (si, si, en Bretagne !).

repasjpg.jpg

3 - L'après-midi rien de tel qu'une bonne balade sous le soleil pour regonfler les batteries. Vous allez me dire, difficile d'être négatif dans ces conditions  (si, si, en pensant au lundi. Mais bon, ça va, j'ai réussi à l'oublier ce fichu lundi).

10726224_578683638925188_1818683031_n--2-.jpg

 Philisine m'a fait remarquer que je n'avais tagué qu'une seule personne. Je propose donc à Valérie et Sandrine de s'y coller.

Partager cet article
Repost0