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Chers visiteurs, bonjour !

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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 23:13

Audiolib 2014 (Actes Sud 01/14) Lu par Chloé Lambert - 7 h 41 d'écoute

Pour ceux et celles qui n'auraient pas entendu parler de ce livre (on ne sait jamais), voici un bref résumé de cet "OVNI" qui n'est ni un roman, ni une biographie, ni un documentaire...

La petite communiste qui ne souriait jamais n'est autre que Nadia Comaneci, la célèbre gymnaste née au début des années 60 qui époustoufla les téléspectateurs du monde entier en réussissant un sans-faute mémorable aux olympiades de Montréal, en 1976. Souvenez-vous (ou découvrez- le si vous n'avez pas l'âge de l'avoir vu à la télévision à l'époque).

 

Lofa Lafon nous raconte comment cette jeune fille de 15 ans est parvenue à un tel exploit. Nous sommes alors en Roumanie, en plein régime communiste. Le sport est encouragé par les pouvoirs publics qui s'en servent comme vitrine aux yeux du monde. Nadia Comaneci est le produit d'un entraineur opiniâtre et prêt à tout pour conduire ses "élues" au podium. La jeune fille est consentante. Elle accepte les règles du jeu, les privations, l'abandon des plaisirs de son âge. Elle est ambitieuse et déterminée. La partie du livre concernant l'entrainement des jeunes filles et les compétitions sportives est celle qui m'a le plus intéressée. J'ai bien aimé également l'évocation du contexte de l'époque : le régime communiste, les Ceausescu, les relations de la Roumanie avec le reste du monde.

Ce qui m'a gênée, ce sont les parties où l'auteure imagine un dialogue entre elle-même et la gymnaste. Lola Lafon  précise clairement dans la préface que ces échanges sont fictifs mais le résultat est troublant. Par ailleurs, la Nadia Comanenci des conversations ne respire pas la sincérité. Elle entretient une certaine confusion dans le déroulement de sa vie. C'est voulu par l'auteure pour montrer qu'il subsiste des zones d'ombre au tableau, qu'il n'y a pas une seule et même interprétation de ce qui s'est passé en Roumanie à l'époque, mais je ne me suis pas sentie à l'aise avec ce procédé. Ces dialogues reflètent-ils l'état d'esprit de la gymnaste, ou pas du tout ? Je me suis demandé comment les dialogues étaient retranscrits dans la version papier. Peut-être apparaissent-ils en italique, marquant la frontière entre le réel et le supposé ? Avec la version audio, je n'ai pas suffisamment senti cette séparation.

En dépit de ces bémols, c'est une écoute globalement intéressante.

Une écoute commune avec Enna - Sandrine - Saxaoul - Liliba 

Je remercie la copine qui m'a prêté ce livre.

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 23:04

Voilà un petit moment que je voulais découvrir cette série BD.

Le mois Québécois était l'occasion rêvée...

Quelques mots sur les auteurs :

En général, quand on trouve deux auteurs sur une quatrième de couverture de BD, l'un a fait les dessins, l'autre les textes. Ici, ce n'est pas les cas, les deux ont dessiné et écrit, formant une sorte d'auteur virtuel. Leur méthode de travail est expliquée au début de chaque tome.

 

Tome 1 : Marie

Dans le 1er opus, le décor est planté. Nous sommes dans un petit village de la campagne québécoise, dans les années 20. Le livre commence par la mort de Félix, le propriétaire du magasin général du village. Sa femme Marie se trouve seule à la tête du commerce. Félix, bien que mort, intervient de temps en temps "off" pour commenter, du ciel, les évènements du village. Ses interventions font souvent sourire. Nous découvrons, au fil du roman, les habitants du village et clients du magasin : le curé, les fermiers des alentours...

L'opus précédent se termine par l'arrivée d'un dénommé Serge dans le village. En panne de moto, il trouve refuge chez Marie. Cette dernière, bien seule depuis la mort de son mari, voit d'un bon oeil l'arrivée dans sa vie de cet homme gentil, prévenant et serviable, bien que gardant les distances qui s'imposent dans la situation de son hôtesse. Serge parvient assez vite à se faire accepter dans le village. Seul le mort semble émettre des réserves sur le nouveau venu : "Ca fait qu'à c'heure, il est devenu indispensable". Paraît qu'on peut plus tuer un cochon sans lui.... Dans la vie j'ai peut-être pas appris grand-chose, mais je connais les hommes et je pense qu'avec ce grand escogriffe-là, vous êtes tous sur le bord de vus faire enfirouaper" Et, toi Marie, toi... tu as les yeux qui brillent..."

Dans le 3ème tome, la situation se renverse. Serge, qui s'était imposé dans le village par sa gentillesse, se trouve dans une très mauvaise posture (et son hôtesse avec). En effet, les hommes du village, absents au moment de l'arrivée de Serge au village (ils étaient en "campagne d'hiver" pour couper du bois dans la forêt), viennent de rentrer et voient d'un très mauvais oeil cet homme qui a su trouver sa place dans le village durant son absence... Par représailles envers Marie, qui le protège, ils boycottent le magasin général. Je ne vous en dis pas plus sinon que la fin réserve une petite surprise...

Conclusion :

Les dessins sont sympathiques et assez drôles (une mention spéciale pour le curé). Les dialogues sont savoureux, avec un bon dosage de parler québécois. Certaines expressions m'ont bien amusée comme les "ti-culs" pour parler des enfants par exemple. Ne pouvant en aucun cas laisser Serge, Marie et tous les autres continuer leurs aventures sans moi, il me faut maintenant lire la suite !

Une série BD qui met de bonne humeur !

Lu dans le cadre d'une lecture commune pour Québec en septembre

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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 23:50

 

Edition de l'Olivier - 191 pages - mai 2014

Il m'est arrivé une chose étrange avec ce recueil de nouvelles... Les quatorze histoires qui le composent ont refusé de s'imprimer dans ma mémoire. Au fil de ma lecture, sitôt lues, Sitôt oubliées. J'ai fini hier soir les deux dernières nouvelles et ce sont les seules dont je me souvienne (et encore, en faisant un effort). La 4ème de couverture parle de nouvelles étourdissantes. D'une certaine façon, c'est le cas en ce qui me concerne !

En dehors du fait que je les ai oubliées au fur et à mesure, je n'ai rien à reprocher à ces nouvelles, lues avec plaisir (mais un poil d'agacement tout de même de les oublier si vite). Pour écrire ce billet j'ai relu certains passages en cherchant des points communs à ces histoires. Ce qui saute aux yeux, c'est qu'elles sont écrites à la première personne du singulier. Le narrateur raconte un épisode de sa vie où il a pris conscience de l'absurdité de son existence ou du "caillou dans la chaussure" qui le gênait pour avancer dans la vie. Certaines nouvelles sont à la limite du surnaturel, d'autres sont plus réalistes. Les narrateurs ont souvent un humour "pince sans rire". 

Un extrait de la dernière nouvelle, qui donne son titre au recueil et le ton des nouvelles :

"Et toi tu fais quoi dans la vie ?

- Je suis historienne.
- Ah, prof d'histoire? (Léger soupir désabusé dans la voix.)
- Non, enfin, j'enseigne, mais je fais surtout de la recherche. (L'interlocuteur bâille, il a envie de changer de conversation, peut-être va-t-il prétexter l'urgence d'aller remplir nos verres.) J'organise des colloques.
- Ah ouais, sur quoi?
- Sur la Shoah."
Et là, il se passait quelque chose. Quelque chose d'atroce. La tête que faisaient les gens quand je leur disais ça était un évènement en soi, une œuvre, un kaléidoscope. La grimace n'était pas toujours la même. Sa variété constituait une menace. Parfois je pensais à faire un catalogue. Irais-je jusqu'à l'exposition? me demandais-je. Je me promènerais alors avec un appareil photo et, au moment où je décocherais ma réponse, j'appuierais sur le déclencheur. L'exposition aurait pour titre : La tête que font les gens quand je leur dis que je travaille sur la Shoah.

Un recueil agréable à lire, une jolie plume mais pourquoi n'ai-je pas réussi à retenir ces histoires ? 

Les avis (très positifs) de Clara - Cathulu

Merci à entrée livre pour ce partenariat.

 

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 23:35

Métaillé - 416 pages - 04/09/2014

Quand j'ai reçu ce livre de la rentrée littéraire par l'intermédiaire d'une opération organisée par Libfly, je ne savais pas ce que j'allais trouver dans l'enveloppe et je dois dire que de découvrir le nom d'Olivier Truc m'a plutôt plu. Je me souvenais des nombreuses critiques positives sur "Le dernier lapon" et notamment celle d'Aifelle, qui m'avait fait noter le titre. En relisant son billet, j'ai pu constater que l'on retrouve, dans le second opus, les mêmes ingrédients que dans le premier : deux policiers (les mêmes), un roman touffu très difficile à résumer et une immersion dans les problématiques économiques et culturelles de la région. 

Cette fois sommes à Hammerfest, une petite ville de l'extrême nord de la Laponie, au bord de la mer de Barents. Nina et Klemet font partie de la police des Rennes. Ils sont chargés de veiller à ce qu'aucun incident ne vienne troubler l'ordre public. Les rennes ont en effet la fâcheuse manie de se balader où bon leur semble. Les policiers sont également amenés à gérer les conflits entre les éleveurs et la population urbaine. 

Le roman commence par la noyade d'un jeune éleveur de Rennes. Accident ou coup monté ? Puis c'est au tour du maire de la ville de trouver la mort tout près du rocher sacré. D'autre morts étranges et n'ayant à priori rien à voir les unes avec les autres se succèdent. Que se passe-t'il à Hammerfest ? C'est ce que nos deux policiers vont tenter de découvrir...

J'ai apprécié cette lecture mais je ne l'ai pas faite dans les conditions idéales, morcelant un peu trop ma lecture. Les personnages sont nombreux, plusieurs intrigues se croisent et par moment je ne savais plus "qui était qui". Heureusement, j'ai lu les cent dernières pages d'une traite, ce qui m'a permis de raccrocher le wagon. C'est un roman original et intéressant mais qui demande une certaine concentration. Je lirai très certainement "Le dernier lapon", qui me parait présenter plus en détail Klemet et Nina, les deux policiers.

Un polar original et dépaysant mais qui demande de la concentration 

Je remercie Libfly et les éditions Métailié.

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 19:11

Ce mois de septembre, je participerai une nouvelle fois au challenge "Québec en septembre".

Pour vous présenter le challenge, je laisse la parole à la délicieuse Karine et son irrésistible accent québecois :

 

 

Cette année j'ai choisi de découvrir Michel Tremblay  avec "la grosse femme d'à côté est enceinte" ainsi que la série BD "Magasin Général" de Loisel et Tripp. J'ai lu également un roman de mon auteur québécois préféré Jacques Poulin.

Si vous souhaitez découvrir la littérature quebecoise, je vous conseille d'aller piocher des idées chez Karine ou Yueyin (les deux co-organisatrices du challenge).


 

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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 23:43

10-18 (Philippe Rey 2011) - traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Pascal Haas - 501 pages

maynard.JPGLa carrière officielle d'écrivain de Joyce Maynard commence en 1972. Elle a 18 ans et vient d'écire un article dans le New York Times, suscitant l'admiration des lecteurs du journal, notamment celle de J.D. Sallinger avec lequel s'instaure une relation épistolaire. Quand ils se rencontrent "pour de vrai", Joyce est séduite par cet homme charismatique, plus âgé qu'elle de 35 ans. Laissant ses études en plan, elle s'installe avec lui. Un an plus tard, l'écrivain la met dehors brutalement, la laissant anéantie... Vingt-cinq ans plus tard, alors que sa propre fille a dix-huit ans, Joyce Maynard éprouve le besoin de revenir sur cette période marquante de sa vie. Dans ce long récit de 500 pages, elle tente de comprendre comment et pourquoi elle est tombée amoureuse de cet homme. Puis, elle revient sur "l'après Sallinger".

Les personnages principaux des romans de Joyce Maynard sont des adolescents ou de jeunes adultes. La romancière est fascinée par cet âge de la vie. Dans ses romans, les personnages reviennent souvent en arrière pour comprendre leur parcours de vie. C'est le cas dans "Et devant moi le monde". Joyce Maynard évoque une mère envahissante et impudique, un père alcoolique. Des parents peu protecteurs mais aimants, qui la stimulent intellectuellement et l'incitent à écrire. Fragile et peu sûre d'elle, Joyce aurait besoin d'être valorisée et encouragée et c'est tout l'inverse qui se produit  quand elle vit avec Sallinger. Après la rupture, une longue reconstruction l'attend, avant de devenir la femme épanouie qu'elle est aujourd'hui.

On peut reprocher à Joyce Maynard de dévoiler une histoire d'ordre privée. Elle écorne l'image de Sallinger, ne cache pas les défauts de ses parents et ne présente pas son ex-mari sous le meilleur angle. Toutefois, je ne suis pas choquée par ces révélations parce qu'elles interviennent longtemps après les faits et qu'elles n'ont pas de caractère revanchard. Joyce Maynard a pris le temps de la réflexion, offrant à ses lecteurs une analyse construite et dépassionnée. L'écrivaine a longtemps été présentée comme la porte-parole de sa génération sur un malentendu. Elle s'est servie d'une partie de sa vie pour écrire des chroniques dans les journaux, passant sous silence les moments difficiles, les erreurs, les égarements, les traumatismes. En révèlant la vérité, elle cesse d'être une icône et permet aux femmes de se reconnaitre en elle, de réfléchir à leur propre parcours de vie. 

J'aime vraiment de plus en cette auteure...

Lu pour la session du 1er septembre du blogoclub, dont le thème est une lecture libre de l'auteur Joyce Maynard. Voici les titres lus par les blogoparticipants :

Les filles de l'ouragan : Izamna - Hélène - Claudialucia - Gambadou

Long week-end : Mimi Pinson - Claire-Jeanne - Denis - Juliette - Titine - Anne - Amandine

Une adolescence américaine : Kathel

L'homme de la montagne : Valérie - Itzamna

Baby Love - Titou

 

Le 1er décembre, le thème du blogoclub sera "l'amour maternel"

 

Aujourd'hui, c'est aussi le premier jour du mois américain, chez Titine...

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 23:00

Mercure de France - 2014 - 131 pages

 

L'histoire se passe à Venise, vous l'auriez deviné. Le personnage principal vient de prendre un poste de professeur de violon dans une famille fortunée. Son travail consiste à donner des cours particuliers au garçon de la famille. Ce professeur est quelqu'un de tourmenté, porteur d'une histoire familiale très lourde, que sa grand-mère lui a racontée pour qu'il la transmette lui-même. Malheureusement, les détails du récit se sont peu à peu envolés de sa mémoire. Par le dépaysement que lui apporte Venise, le professeur tente d'apaiser sa culpabilité, en se promenant dans la ville, en s'intéressant à d'autres histoires que la sienne.

Anne Revah décrit de façon assez subtile les déambulations de son personnage dans la ville. C'est cet aspect du roman que j'ai le plus apprécié. J'ai visité Venise il y a dix ans et j'avais adoré me perdre dans ses ruelles colorées pour déboucher sur des petites places pleines de charme. Depuis, je ne résiste pas aux romans qui se passent à Venise. Sur une chaise longue, dans le jardin, j'étais à Venise...

C'est un roman sur la mémoire, sur la culpabilité qui ronge un individu de l'intérieur, sur sa reconstruction. Malheureusement ces thèmes sont un peu survolés, tout comme celui de la shoah, qui supporte difficilement de passer au second plan s'il n'y a pas une histoire forte au premier plan. Dans "Quitter Venise", les personnages se croisent mais il ne se passe pas grand-chose entre eux.

La fin est ouverte, la dernière phrase est étonnante. D'une certaine façon, elle m'a déstabilisée. J'ai re-feuilleté l'ouvrage, étonnée d'avoir mis de côté si facilement un de mes questionnements du début. J'ai bien aimé me faire surprendre mais j'ai déploré une certaine lourdeur dans l'écriture, que j'ai attribué (ai-je raison ?) à cet exercice stylistique. Je ne peux pas en dire plus à ce sujet sous peine de spoiler. Par ailleurs, bien que le procédé soit intéressant, il ne constitue pas la raison d'être du roman.

Au final, mon avis est donc mitigé. J'ai aimé retrouver Venise mais je suis restée sur ma faim et je n'ai pas trouvé l'écriture aussi aboutie que dans les précédents romans de l'auteure, notamment Manhattan, son premier roman.

Les avis de Géraldine et de Leiloona (assez proches du mien)

Lu dans le cadre d'un partenariat avec Mercure de France, que je remercie pour l'envoi.

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 23:30

Durant l'été, avec l'idée de repérer des lectures pour la rentrée, j'ai écouté "les bonnes feuilles" sur France culture. L'émission, qui dure 20 minutes, commence par un extrait du livre dont il va être question (les premières pages), lu par l'auteur. Cette lecture est suivie d'un entretien assez général avec l'écrivain, mené par Augustin Trappenard et Sandrine Trainer. Au cours de l'entretien, un second extrait est lu. Les deux journalistes ne donnent pas leur opinion sur les oeuvres présentées. 

J'aime beaucoup lire audio mais j'ai trouvé l'écoute de certains extraits fastidieuse. Les auteurs ne sont pas forcément de bons conteurs. Par ailleurs, écouter un extrait sans rien savoir du livre que l'on écoute n'est pas évident, je trouve. Si je retente l'expérience l'an prochain, je lirai les résumés des livres auparavant.

Je n'ai eu beaucoup d'envies irrésistibles contrairement à ce que j'imaginais. Voici la liste des livres qui ont retenu mon attention, sachant que pour la plupart, ce sont des livres d'auteurs dont je connais au moins le nom. 

- L'enfant des marges - Frank Pavloff : la lecture par l'auteur est très moyenne mais F. Pavloff est l'auteur de Matin Brun et son nouveau livre se passe à Barcelone (deux bons points). D'après ce que j'ai compris, il est question des relations entre un petit fils et son grand-père.

- Le royaume - Emmanuel Carrère : Les extraits sont très convaincants, l'entretien avec l'auteur passionnant et c'est un de mes auteurs chouchous. J'ai aimé tout ce que j'ai lu de lui. Il a une façon très personnelle d'écrire ses romans, mélangeant fiction, réflexions personnelles et éléments autobiographiques. Dans cet opus il est question des débuts de la chrétienté. Je ne suis pas particulièrement attirée par le thème mais je ne l'étais pas non plus par le précédent "Limonov", pour lequel j'ai eu un coup de coeur. Le bémol : 640 pages (serai-je captivée jusqu'au bout ?)

Peine perdue - Olivier Adam : j'ai l'impression que cet auteur tourne un peu en rond, racontant toujours plus ou moins la même histoire. Mais comme cela fait un petit moment que je ne l'ai pas lu, si c'est un bon cru, pourquoi pas. L'histoire se passe en bord de mer, sur la côte d'Azur où une série de drames va se dérouler.

Mécanisme de survie en milieu hostile - Olivia Rosenthal : l'extrait m'a intrigué mais en lisant le résumé du livre après coup sur le site de France culture, je me demande si ce livre est vraiment pour moi : "un roman d’apprentissage, un thriller métaphysique, un récit d’épouvante ou un manuel d’exorcisme". Hum... Je n'ai jamais lu l'auteure mais j'ai  dans ma PAL "Que font les rennes après noel". Je ferais peut-être mieux de commencer par celui-là.

Fleur et sang - F. Valléjo : L'auteur évoque le destin croisé de deux chirurgiens (le premier du temps de Louis XIV, le second de nos jours). Voilà un moment que je veux lire cet auteur alors pourquoi pas avec celui-ci, bien que le thème de la médecine ne me passionne guère en général.

L'amour et les forêts - Eric Reinhadrt : il est question des relations entre un auteur et sa lectrice. Les extraits m'ont bien plu mais comme il est fait référence à son précédent roman "Cendrillon", que je n'ai pas lu, je me demande si c'est gênant ou pas. J'attends les premiers avis. 

Oona et Salinger - F. Beigbeder : J'ai beaucoup aimé les extraits et la façon dont Begbeder a présenté son livre. Et comme je sors tout juste de ma lecture de "Et devant moi le monde" où  Joyce Maynard présente sa relation avec Salinger, le sujet me m'intéresse. Et si j'en crois les avis lus ici ou là, il se pourrait bien que ce soit son meilleur roman. 

Un monde flambloyant  - Siri Hudsvedt : L'histoire se passe dans les milieux de l'art et traite de la création artistique. Le sujet me fait un peu peur mais j'avais tellement aimé "un été sans les hommes" que, si l'occasion se présente, je me laisserai certainement tentée.

Joseph - Marie-Hélène Lafon : j'aime beaucoup écouter cette auteure évoquer son amour des mots et de son Auvergne natale. Marie-Hélène Lafon me parait être quelqu'un de très authentique. Comme je ne suis jamais déçue par ses romans, il est probable que je lise celui-ci. Le personnage principal du roman s'appelle Joseph (d'où le titre), il est ouvrier agricole dans le Cantal.

Charlotte - David Foenkinos : Voilà un auteur que je lis toujours avec plaisir. Il sort cette fois de son registre habituel en écrivant un roman sur Charlotte Salomons, une artiste peintre morte en 1943 à Auschwitz. Ma crainte concernant ce livre concerne sa construction : un long poème narratif.

C'est Valérie qui m'a donné envie de faire ce petit débriefing de mon écoute des bonnes feuilles. Elle a fait un premier compte rendu (ici) et en fait un second (aujourd'hui). 

le lien vers l'émission : ici

Il me reste quelques émissions à écouter (si j'ai le temps car avec la reprise du travail, mon temps s'est réduit en peau de chagrin...)

 

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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 23:25

Philippe Rey - août 2014 - 316 pages - traduit de l'angais (américain) par Françoise Adelstain

Nous sommes en Californie, l'été 1979. Deux pré-adolescentes de parents divorcés, Rachel et Patty passent l'été chez leur mère, qui les surveille du coin de l'oeil. Les deux filles occupent leurs journées à jouer dans les montagnes voisines, rêvant d'un peu de piment pour épicer leur quotidien. Leur père, inspecteur de police un peu fantasque, vient les voir régulièrement, du moins jusqu'au jour où une affaire l'occupe jour et nuit : un tueur en série sévit dans la montagne. Les filles de l'inspecteur se sentent investies d'une mission : aider leur père à retrouver le tueur. Dans la seconde partie, nous retrouvons Rachel trente ans plus tard. Devenue romancière, elle évoque cet épisode de son adolescence, analysant avec recul ce qui s'était passé cet été-là ainsi que les conséquences du dénouement de l'affaire. Elle ne sait pas encore que ce retour en arrière l'entrainera sur les traces de son passé...

On retrouve dans ce roman les thèmes de prédilection de Joyce Maynard : la famille, l'adolescence et l'exploration du passé pour l'analyser. Une intrigue policière pimente le récit. Bien que très prenante, cette intrigue m'a paru assez peu réaliste (ce sera mon petit bémol). Ce qui m'a beaucoup intéressée, en revanche, c'est l'exploration tout en finesse de l'imaginaire et du monde intérieur des pré-adolescentes (et notamment de Rachel, l'aînée des deux soeurs). Je me suis remémorée certaines situations ou ressentis de ma propre adolescence. J'ai beaucoup aimé également le regard lucide mais bienveillant que Rachel, adulte, pose sur son enfance. 

Un petit bémol mais je suis tout de même séduite par ce nouveau roman de Joyce Maynard 

les avis de Clara - Kathel 

Je remercie l'agence Anne et Arnaud pour l'envoi.

Première lecture pour le challenge de Hérisson :

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 23:16

Me voilà de retour après une pause bloguesque de près de 3 semaines qui m'a fait le plus grand bien (tenir un blog, c'est fatigant !). Cette année, j'ai toutefois gardé un pied dans la blogosphère durant cette pause, grâce (ou à cause ? ) de Facebook. 

Durant le mois d'août, j'ai eu une petite contrariété "bloguesque", celle de me voir imposer de la publicité par Overblog, la plateforme qui héberge mon blog. D'autres blogueurs, dans le même cas que moi, ont choisi de prendre leurs clics et leurs claques et d'aller voir ailleurs. Je n'ai pas ce courage, je l'avoue. Je préfère donc payer une contribution qui me donne la possibilité de me débarrasser de ces vilaines publicités qui ont défiguré mon blog au mois d'août.

Une autre nouveauté concernant la vie de mon blog : j'ai créé une page Facebook pour mon "SYLIRE" (ici). Pour suivre l'actualité de mon blog (et mes pérégrinations de lectrice), cliquez sur "j'aime". 

 Pendant mes vacances, j'ai lu (un peu moins que prévu) mais j'ai trouvé le temps de rédiger des billets au fur et à mesure. Je les publierai dans les semaines qui viennent. Ma rentrée professionnelle s'annonçant chargée, je suis bien contente d'avoir ces billets d'avance. 

 

 Qu'ai-je donc lu pendant l'été ? 

        Des auteurs québécois pour le challenge de Karine "Québec en septembre". Un challenge furieusement sympathique grâce à notre Karine préférée et sa co-équipière Yueyin. Billet de présentation dans quelques jours...

 

       Un peu de littérature américaine également que je présenterai dans le cadre du "Mois américain" organisé par Titine (et pour mon challenge "j'ai rêvé New-York" que finalement, je poursuivrai jusqu'à la fin de l'année)

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       J'ai découvert en avant-première trois titres de la rentrée littéraire, ce qui me permettra d'amorcer ma participation au "challenge 1% de la rentrée littéraire 2014", organisé par Hérisson. Les trois livres lus jusqu'ici sont "le détroit du loup" d'Olivier Truc " - "l'homme de la montagne" de Joyce Maynard et "Quitter Venise" d'Anne Revah.


challenge rentrée littéraire 2014 1% logo

 

Rassurez-vous, je n'ai pas fait que lire loin de là. Je me suis promenée sur les sentiers côtiers, je me suis baignée, J'ai vu des spectacles et des expositions, j'ai rencontré des amis, et même des amis blogueurs : Cathe et son mari, au début de mes vacances, puis Clara, Franzoaz et Philisine la semaine suivante, lors d'une crêpe-party. J'adore passer du virtuel (pas si virtuel que cela, en fait) au réel. 

 

Mes vacances se terminent, je reprends le travail lundi.

 

Bonne rentrée à tous ! 

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