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Chers visiteurs, bonjour !

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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 23:37

 

Marie, cinquante ans, vient d'être abandonnée par son mari pour une autre femme, plus jeune. Scénario malheureux mais hélas classique. Une page blanche s'ouvre à elle. Comment va t'elle la remplir ? Au début du roman, nous la trouvons en Bretagne, dans une petite maison de bord de mer pleine de livres, où elle aime se ressourcer. Elle ne semble pas aller trop mal. Pöur s'occuper, elle donne un coup de main à une amie qui tient un restaurant. De temps en temps, elle rend visite à son vieux voisin, hospitalisé à Rennes. Elle partage son temps entre Paris et la Bretagne, s'occupant, dès qu'elle le peut, de sa petite fille avec laquelle elle entretient une douce complicité. Complicité qu'elle n'a plus avec son fils aîné, depuis qu'il a abandonné le théâtre.

En Bretagne, de nouveaux voisins s'installent dans la maison d'à côté. De futurs comédiens, avec lesquels elle sympathise. Le théâtre, c'est sa passion alors pourquoi ne pas offrir ses services aux jeunes gens ? C'est ainsi qu'elle s'embarque à corps perdu dans un projet qui va mobiliser toute sa personne et lui donner la perspective d'un "après".

Ce livre avait tout pour me plaire, la Bretagne, les livres, une femme seule qui cherche à se reconstruire. Malheureusement, je n'ai pas vraiment ressenti d'empathie pour Marie et je ne l'ai pas comprise, visiblement. La fin du livre m'a complètement déroutée. Je n'avais pas perçu de signes qui pouvaient laisser supposer une telle issue à cette histoire. Peut-être suis-je passée à côté de ce livre ?

Un roman qui m'a déroutée...

lectures communesEt Valérie, qu'en a t'elle pensé ?

Martine a beaucoup aimé

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 23:25

Le week-end dernier, j'ai enchainé deux salons du livre. Le samedi à Rennes et le dimanche à Binic. Celui de Rennes était également l'occasion d’une rencontre entre blogueurs de l'Ouest.  Participaient à cette rencontre : Gambadou (notre chère organisatrice, plus pro que jamais), YvonClaire CanelEnna, Géraldine,Sandrine YaneckHervé, Xian, Aymeline, Joelle et son mari, et moi-même. Plus de garçons que d'habitude, il faut le noter !

Comme chaque année, Gambadou a accueilli, à la gare, ceux qui arrivaient par le train (Claire, Yvon et moi-même).  Elle nous a conduits dans le quartier où se tenait le salon. Cette année le festival était hébergé dans un gymnase et non dans des tentes, comme les années passées. Il y avait notamment un coin bar, très appréciable pour faire une pause et papoter entre nous. Nous avons tous apprécié ce nouveau site, bien plus spacieux et convivial que le précédent.

Avant de déjeuner, nous avons fait un tour de salon. J’en ai profité pour rendre une petite visite à Sorj Chalandon et lui faire dédicacer mon livre audio "le quatrième mur" , qu’il découvrait pour la première fois. Le livre vient tout juste de sortir en audio et Sorj Chalandon n’a pas encore eu l’occasion de l’écouter. Nous lui avons dit (Enna et Sandrine étaient avec moi) à quel point la version audio était réussie. Il a pu constater, au fil de la journée, qu'il avait un fan-club particulièrement actif .

Nous avons déjeuné à la cantine des auteurs où nous attendait un délicieux repas marocain, comme chaque année. Le dessert  était servi dans un salon à part, aménagé et décoré dans l’esprit marocain. Nous y avons croisé les organisateurs et avons pu les féliciter pour le choix du nouveau site.       

Après le déjeuner, nous nous sommes dirigés, pour la plupart d'entre-nous, vers la salle dédiée aux conférences, afin d' y couter Sorj Chalandon qui s’exprimait sur le thème suivant : « ce que la guerre fait de nous », thème central de son nouveau roman. J’avais déjà eu l’occasion d’écouter Sorj Chalandon il y a deux ans. Je me réjouissais de l’écouter de nouveau car il s’adresse au public avec une proximité toute particulière. Il est passionnant à écouter et je peux vous assurer que la salle était émue aux larmes. Enna a fait un compte rendu détaillé de la conférence. Je vous suggère d'aller lire son billet pour en savoir plus.

20140329_152603.jpg

Après la conférence, j'ai fait un tour du salon avec Sandrine et j'ai été surprise d'y trouver un auteur dont j'aime beaucoup la plume : René Fregni. Je pensais avoir lu dans le programme qu'il n'était présent sur le salon que le dimanche. Mon enthousiasme pour son oeuvre l'a enchanté (il faut dire qu'il n'est pas très connu en Bretagne). J'ai acheté un de ses livres (un des rares que je n'ai pas lus) et j'ai eu le droit à une dédicace qui m'a fait rougir. C'est quelqu'un de très chaleureux et un brin séducteur .  

20140329_155532---Copie.jpg

En fin de journée, nous nous sommes retrouvés à plusieurs pour papoter dans le coin bar, échanger nos impressions sur le salon et sur nos achats. J'ai été très raisonnable, je n'ai acheté qu'un livre et de poche (celui qui contient la fameuse dédicace...)

20140330_201725.jpg

Le "plus" de Rennes, par rapport à d'autres salons, c'est la qualité des conférences, très bien menées et passionnantes. C'est aussi un salon à taille humaine, où les auteurs sont abordables facilement. Vivement l'année prochaine !

Pour avoir d'autres comptes rendus de la journée, n'hésitez pas à rendre visite à mes camarades listés au début du billet.

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 00:06

Audiolib 2014 (Grasset 2013) - 9 heures 10 - lu par Féodor Atkine

Tout a commencé par une histoire d'amitié, sans laquelle rien ne serait arrivé. George, le narrateur, a rencontré Sam alors qu'il était étudiant. Tous deux étaient passionnés de théâtre. Sage et réfléchi, il forçait l'admiration de George. Gauchiste plus ou moins activiste, Georges avait des idées politiques bien arrêtées, Sam était plus modéré. Ce dernier, juif d'origine grecque, avait été marqué dans sa chair par la révolte contre la dictature des colonels, en 1973. Il était alors un militant engagé. Sam est devenu le meilleur ami de Georges, le témoin de son mariage puis le parrain de sa fille.

Quelques années plus tard, dans les années 80, Sam, gravement malade et condamné, demande à George une chose insensée. Il s'agit de continuer à sa place le projet qu'il avait engagé : monter la pièce "Antigone" d'Anouilh, à Beyrouth, en pleine guerre civile. Cette pièce est un prétexte pour tenter d'organiser une trêve de quelques heures dans la barbarie de la guerre, en réunissant les ennemis autour d'un projet commun. George, ne pouvant rien refuser à son ami, laisse alors femme et enfant pour se rendre au Liban, les notes de son ami en poche et une bonne dose d'inconscience dans ses valises. Il ne sait pas encore qu'il ne rentrera pas de ce voyage indemne. Une tragédie se jouera bien à Beyrouth, mais pas celle que l'on croit. Georges, qui ne voulait pas prendre parti pour un camp ou pour un autre, se trouve embarqué malgré lui dans la violence et la haine de l'autre. 

Sorj Chalandon réussit l'exploit de raconter l'irracontable, l'inimaginable, avec une écriture ou chaque phrase est porteuse de sens, dont on voudrait se souvenir absolument pour la méditer plus tard. Mais impossible de les noter toutes alors on les enchaîne, sans répit, jusqu'au bout. Avant de commencer cette lecture, je m'étais replongée un peu dans le contexte de la guerre du Liban, une guerre civile absolument terrible, marquée notamment par les massacres de Sabra et Chatila. Au travers des mots de Sorj Chalandon, j'ai eu l'impression de vivre cette guerre en direct, embarquée aux côtés de Georges dans l'horreur de ce combat fratricide. Jai été écoeurée par ce que je voyais. J'ai pleuré de tristesse et tremblé d'effroi. J'ai rarement été aussi secouée par un texte.

Dans l'entretien qui suit la lecture de l'ouvrage, Sorj Chalandon nous explique avec beaucoup d'émotion qu'il a couvert le Liban dans les années 80, comme journaliste de guerre, et que George, c'est un peu lui. Il nous explique qu'il a écrit ce livre pour se soulager un peu du poids cette expérience traumatisante dont il n'est pas sorti indemne, lui non plus. 

Sorj Chalandon nous offre un roman absolument bouleversant, à lire (ou mieux à écouter) absolument. A noter que le 4ème mur a obtenu le Prix Goncourt des Lycéens en 2013.

La version audio est formidable (je pèse mes mots). Le lecteur (Fédéor Atkine) a exactement le ton qui convient à ce texte. 

écoute communeEcoute commune avec les copines du Prix Audiolib Enna et Sandrine

16/18

challenge_goncourt_des_lyc_ens

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 00:44

Diabase - 158 pages - 2013

 

"Dès le début, j'ai senti que je ne maîtrisais plus rien, tel un ballon de baudruche échappé dans le ciel, voué à disparaître".

Dans ce court roman, il est question de la souffrance d'une femme dont l'homme est parti, pour toujours. Seule avec de jeunes enfants, elle survit, au jour le jour, tentant de surmonter la douleur et le manque. Elle perd parfois pied, secourue par l'ainé de ses fils qui, non seulement veille sur sa mère, mais aussi sur son petit frère. Cette femme ne veut voir personne, s'enferme dans son chagrin, devient asociale. Personne ne peut partager sa souffrance. Une descente aux enfers s'engage qui sera suivie d'une remontée progressive à contre-courant, parce que la vie finit (presque) toujours par reprendre le dessus.

Les phrases de Liza Kerivel sont courtes, nerveuses. Le style est travaillé. Il n'y a aucun pathos dans ce texte mais beaucoup de justesse dans l'analyse de la douleur.

C'est un texte poignant et percutant, qui se lit d'une traite

J'ai acheté ce livre au salon du livre de Carhaix en octobre. L'auteur se trouvera à Binic dimanche. Je compte bien lui en toucher quelques mots.

objectif pal

                                                                             15/18

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 00:13

      XO édition fév 2014 - Traduit de l'anglais par Edith Walter - 369 pages 

Quand l'imagination d'un enfant provoque une tragédie familiale... 

Tout commence en 1972. Le jeune Byron a appris par son ami James que deux secondes allaient être ajoutées à l'heure officielle pour la faire coïncider avec la rotation de la terre. Le jour J, le jeune Byron, obnubilé par cette histoire, croit voir sa montre reculer de deux secondes. Il se jette sur sa mère pour lui communiquer l'information. Cette dernière, au volant, fait un écart, renversant une petite fille à vélo, sans s'en apercevoir. Byron, tétanisé, se tait. Mais ce secret est bien trop lourd à porter pour si un jeune garçon. Il en parle à son ami James, qui décide de prendre les choses en main.

L'histoire revêt par moments l'allure d'un conte. On est un peu hors du temps, dans cette maison isolée au milieu de la lande. Pourtant, l'époque dans laquelle est ancrée cette histoire a son importance. Nous sommes dans les années 70, la femme, à cette époque, est bien souvent dépendante de son mari à tous niveaux. C'est le cas de la mère de Byron, puissance X. Ecrasée par l'autorité de son mari, elle ne s'épanouit guère dans le milieu bourgeois qui est devenu le sien depuis son mariage. Elle tente de masquer ses difficultés et y parvient à peu près, jusqu'à ce jour où tout bascule à cause de deux maudites secondes...

Le personnage de Diana m'a beaucoup touchée. Le portrait qu'en fait Rachel Joyce, tout en finesse et subtilité, est très émouvant. Et comment ne pas être attendri par l'attachement de Byron à sa mère et par son éternel sentiment de culpabilité dans l'enchainement malheureux des malheurs de sa famille ? Je ne vous ai pas tout dit de ce roman qui offre une autre histoire en parallèle, celle d'un certain Jim, bourré de tocs...

Une très agréable découverte...

Il me reste maintenant à découvrir du même auteur "La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry", que j'ai dans ma PAL

Les avis de Alex - Sandrine - Keisha

photo (15)

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 00:27

Je serai le samedi à Rennes et le dimanche à Binic. Quand on aime, on ne compte pas !

Gros avantage par rapport aux salons parisiens, les auteurs sont abordables sans avoir à se coltiner une queue de trois kilomètres (bon, ceci-dit, j'aimerais tout de même bien aller au salon du livre de Paris un jour, ne serait-ce que pour me réjouir encore plus de la convivialité de nos petits salons régionaux).

Une rencontre entre blogueurs est prévue à Rennes le samedi. Voir ici

Pour en savoir plus sur les auteurs invités, les conférences et tables rondes organisées, cliquez sur les affiches.  

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 00:16

Le Démon du soir ou la ménopause héroïque

Dargaud - mai 2013 - 50 pages

 

Noémie, qui approche la soixantaine, est très inquiète. La mammographie qu'elle vient de passer a révélé deux petites boules suspectes. Entre le moment où le médecin lui annonce la nouvelle et celui où des examens complémentaires vont la rassurer, elle va avoir le temps de se faire un sang d'encre et de constater que ses proches (mari et enfants) ne se fatiguent pas beaucoup pour la soutenir.

Après avoir fait le bilan de sa vie actuelle, un mari bedonnant qui passe son temps devant la télé, une fille qui ne pense à qu'à lui refourguer ses enfants et un fils aux abonnés absents, elle décide de tout plaquer et de prendre son destin en main. Elle trouve un arrangement avec son patron pour quitter l'entreprise (ce qui n'est pas trop compliqué vu son âge) et elle prend le large, des projets plein la tête. A un âge où bien des femmes subissent leur vie, Noémie décide d'utiliser sa liberté retrouvée pour s'offrir un élixir de jeunesse, oubliant ses 60 ans pour croquer la vie à pleine dents.

Les dessins sont caricaturaux (notamment les visages) l'idée étant de faire rire ou sourire. Le texte dans les bulles a une police assez grande, ce qui m'a surprise au départ. Je lis peu de BD humoristiques mais j'ai bien apprécié celle-ci. L'âge de 60 ans n'est pas forcément une étape facile à franchir pour les femmes (je n'y suis pas encore, mais je l'imagine sans peine). Autant prendre les choses du bon côté, ce que fait Noémie, Puisqu'on ne peut pas remonter le temps...

Une BD à offrir à toutes celles qui approchent des 60 ans...

(mais on peut la lire avant !)

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 00:56


Saxaoul, du blog "Echappées" a suggéré à ceux (ou plus exactement celles) qui le souhaitaient de publier aujourd'hui-même un billet sur la lecture audio. J'ai déjà mis en ligne plusieurs billets sur le sujet, le billet d'aujourd'hui reprend donc en partie ce que j'ai déjà écrit dans les précédents.

Je lis audio tout en faisant autre chose. Mes journées étant bien chargées, ce nouveau temps de lecture est une bénédiction pour moi. Cerise sur le gâteau, je ne vois plus les tâches ménagères comme étant des corvées. Bien-entendu, lire audio tout en faisant autre chose demande un peu pratique au départ. Je conseille donc à ceux qui sont tentés par l'aventure de commencer par des textes simples et courts. 

J'aime aussi lire audio en marchant (mais je ne le fais que quand je suis seule). Tout à l'heure par exemple (nous sommes dimanche quand j'écris ce billet), je suis allée marcher le long d'un sentier côtier avec le quatrième mur de Sorj Chalandon dans les oreilles. J'écoute aussi en conduisant (mais uniquement sur les trajets habituels, qui ne me demandent pas trop de concentration).

 

Mes yeux me permettent de moins en moins de lire plusieurs heures d'affilée. La lecture audio tombe donc à pic. Les insomnies de milieu de nuit sont également adoucies (sans déranger mon mari en allumant la lampe de chevet).

Je n'aime pas lire deux ouvrages "papier" simultanément. En revanche, j'alterne sans problème papier et audio car je ne vis pas les deux supports de la même façon. Je peux même dire que maintenant, j'ai besoin des deux : la lecture papier pour une intimité maximale avec un texte et la lecture audio pour le confort et le "plus" apporté par la voix du lecteur. 

Pour l'heure, la lecture audio n'est pas très répandue. Pour preuve, la place qu'occupent les livres audio dans les librairies. Mais le choix ne cesse d'augmenter et je m'en réjouis. La qualité des livres audio continue elle-aussi de s'améliorer. 

Voici le lien vers mes précédents billets : ici et (dans le second billet je fais quelques suggestions de lecture pour se familiariser avec la lecture audio).

En conclusion, je dirai : VIVENT LA LECTURE AUDIO ET LES AUDIOLECTEURS !


Les billets des audiocopines :

Saxaoul - Enna - Sophie - Sandrine - Leiloona - Valérie


Noukette nous explique pourquoi elle a abandonné l'idée de lire audio.


Nous sommes maintenant une bonne dizaine à échanger régulièrement sur nos lectures audio (notamment pour le prix audiolib).

Il y a aussi le rendez-vous mensuel "Ecoutons un livre", chez Valérie.

 

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 00:10

Docteur Sleep de Stephen King, audiolib

Traduit par Nadine Gassie - Lu par Julien Chatelet - 18 h 44

 

Docteur Sleep est la suite de "Shining", le roman d'horreur de Stephen King, publié en 1977, et adapté au cinéma en 1980 par Stanley Kubrick. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu le premier opus pour se plonger dans celui-ci.

Le personnage principal de Shining, Dan Torence, a grandi. Pour fuir les fantômes de son enfance, il est devenu alcoolique. Le livre commence par l'épisode le plus trash de sa descente aux enfers. Après avoir passé la nuit chez une fille ramassée dans un bar, Dan découvre au domicile de cette dernière un jeune enfant, livré à lui-même et visiblement maltraité. Encore sous l'effet de l'alcool et de la drogue, il s'enfuit lâchement avec l'argent de la fille, sans se préoccuper de l'enfant.

Après avoir retrouvé ses facultés, Dan réalise qu' il a touché le fond et décide de mettre un terme à sa vie de dépravé. Par chance, il rencontre les bonnes personnes au bon endroit, s'inscrit aux Alcooliques Anonyme et commence un long chemin vers la rédemption. Les choses se compliquent quand Dan fait la connaissance d'Abra, une toute jeune fille qui, comme lui, possède des pouvoirs surnaturels. Pour des raisons qu'il serait trop long de détailler ici, ils vont devoir lutter contre une communauté de pseudo-vampires "le noeud vrai". Le livre étant un pavé (en audio, pas loin de 19 heures d'écoute), vous pouvez en déduire que cette lutte ne va pas être simple. 

Je ne sais pas comment j'ai trouvé le courage d'aller jusqu'au bout de cette écoute car le surnaturel et moi ça fait deux. L'histoire est tellement improbable que je ne l'ai même pas trouvée effrayante. Ce qui m'a retenue de déclarer forfait c'est sans nul doute le personnage de Dan, que j'ai trouvé intéressant et attachant. Sa démarche vers l'abstinence, entouré de ses amis des Alcooliques Anonymes, m'a intéressée. Tout comme son travail dans une maison de retraite, où il accompagne vers la mort les malades en phase terminale (ce qui lui a valu le surnom de docteur Sleep). J'imagine qu'il y a une symbolique derrière cette histoire, comme la recherche de la jeunesse éternelle dans nos sociétés, par exemple, mais j'avoue qu'elle m'est passée au-dessus.

Vraiment pas ma tasse de thé, ce style d'histoire..

 

free-road-trip-games-audio-book

 

Lu pour le prix Audiolib et dans le cadre de Ecoutons un livre,proposé par Valérie

Une écoute commune avec  LeiloonaMrs BSandrine, Enna Saxaoul Valérie 

(Sophie/Vicim et Gwenaëlle publieront leurs billets plus tard)

14/18     moisamericain

 

 

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 00:53

Mon amie américaine

Albin Michel janv 2014 - 188 pages

La narratrice de ce roman et son amie Molly se sont connues au cours de leur vie professionnelle, à l'étranger. Elles sont toutes deux acheteuses et distributrices de films. La narratrice, mariée et mère de deux enfants, concilie comme elle peut sa vie de famille avec les exigences de son métier. Son amie américaine, Molly, mène avec panache sa vie de célibattante à New York. Les deux amies aiment se retrouver et parler de longues heures de leur vie et de leur métier, jusqu'au jour où la narratrice apprend que son amie est dans le coma, entre la vie et la mort, victime d'une rupture d'anévrisme.

Folle d'inquiétude, elle se rend à son chevet. De retour en France, la narratrice pense à Molly, presque nuit et jour, pendant des semaines. Un beau jour, Molly se réveille mais elle n'est plus la même. La rupture d'anévrisme a créé des séquelles physiques irréversibles que l'américaine n'accepte pas. Refusant ou ne pouvant tout simplement pas se battre, elle se laisse aller et son caractère se modifie. La narratrice ne retrouve plus son amie...

Dans ce court roman, il est question de la maladie, de ce qu'elle implique pour l'entourage indirect. Les premiers temps sont douloureux : le choc de la nouvelle, la folle angoisse du diagnostic puis parfois, le douloureux constat que celui (ou celle) que l'on a connu n'est plus le (la) même. Comment gérer la lutte très intime entre le manque d'envie et le devoir de maintenir la relation ? Voilà une situation à laquelle tout le monde peut être confronté un jour ou l'autre.

Un roman d'une grande sincérité sur le  sujet sensible de l'amitié.


Lu dans le cadre de l'opération "Masse critique" de Babelio

 

MontagePicasa.jpgphoto (15)Livres contre critiques

 


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