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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

26 septembre 2020 6 26 /09 /septembre /2020 17:49

Audiolib (Belfond 2009) - lu par Isabelle Miller - 19h00 - Traduit parBernard Cohen

J'ai lu (ou plus exactement écouté) ce pavé, au début de l'été. Quand je pense à cette écoute, je me revois le long des sentiers côtiers, faisant corps avec l'héroïne, partageant ses réflexions et ses malheurs. La grande qualité de Douglas Kennedy est de prendre le temps d'installer son histoire et de décortiquer minutieusement la psychologie des personnages. 

Jane a grandi dans une famille dysfonctionnelle. Sa mère, obnubilée par ses problèmes de couple, ne s'intéresse guère à sa fille. Son père, égoïste et immature, ne lui cause que des tracas. Jane, jolie et intelligente, ne parvient pas à faire les bons choix, professionnels ou personnels. Après avoir gâché la brillante carrière d'universitaire qui s'offre à elle, elle enchaine les erreurs. Un drame personnel lui portera le coup de grâce. Elle fera alors le choix de "quitter le monde". Sa reconstruction passera par la solitude et l'introspection. Douglas Kennedy nous laisse le temps d'accompagner la jeune femme dans son travail de reconstruction et, si certains ont déploré des longueurs, ce n'est pas mon cas.

Comment peut-on se planter constamment et faire systématiquement les mauvais choix ? J'ai parfois été agacée par les erreurs à répétition de Jane mais j'ai surtout éprouvé de l'empathie pour elle. J'ai aimé voyager à ses côtés, notamment dans l'Ouest du Canada, où elle débarque sous la neige et s'installe dans une maison de bord de mer. Nous la retrouvons plus tard, bibliothécaire, dans une ville où elle renoue progressivement avec une vie sociale. La dernière partie du roman, assez addictive, constitue "un roman dans le roman". Jane est amenée à se passionner pour une enquête qui fait suite à la disparition d'une fillette. Ce fait divers va lui permettre de faire prendre à sa vie une nouvelle direction...

J'ai bien aimé cette écoute et j'ai quitté Jane a regret.

Enna beaucoup moins.

Challenge "Ecoutons un livre"


 

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Le mois américain - Chez Titine

 

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23 septembre 2020 3 23 /09 /septembre /2020 23:15

Lizzie 2019 - Lu par Karl-Line HELLER (-Éditions Gallmeister) 11 heures et 17 minutes

"J’ai senti quelque chose de sauvage monter en moi. Un puissant désir de courir aussi loin que je pouvais, jusqu’à ce que ma tête se vide intégralement et que ma peau s’arrête de bourdonner…".

De la même trempe que la jeune "Turtle" de "My absolute Darling" et tout aussi rebelle, Tracy est une jeune fille atypique. Élevée par un père aimant (mais pas tordu comme celui de Turtle), Tracy a beaucoup de mal à se remettre de la mort de sa mère dont elle était très proche. Comme elle, Tracy possède un don que je ne vais pas vous livrer mais qui m'a mise assez mal à l'aise. Ce don (qui n'est pas vraiment un cadeau) peut la faire se comporter comme une "sauvage"...

La jeune fille aime entrainer les chiens que la famille élève pour la course. Nous sommes en Alaska et le Mushing est un sport très prisé. Tracy et son père partagent cette passion. Tracy aime aussi disparaître de longues heures dans la forêt à l’affût des animaux avec lesquels elle a beaucoup d'affinités.  Un jour, durant l'une de ses escapades, Tracy est victime d'une agression qui va l'obséder. L'arrivée dans leur vie d'un jeune garçon, que le père Tracy accepte d'employer dans un geste de générosité, redynamise un peu le foyer mais Tracy reste perturbée par la mort de sa mère et par l'agression qu'elle a subie. Tracy se sent troublée en présence de ce garçon. Troublée et intriguée par cet être mystérieux qui lui ressemble tant...

"Sauvage" est un roman de "Nature Writing" très dépaysant. C'est aussi un livre dérangeant et angoissant. La lectrice transmet bien l'état de tristesse de Tracy ainsi que le stress quasi-permanent contre lequel elle tente de lutter. Je ne peux pas dire que j'ai adoré ce roman. Je l'ai lu avec intérêt mais aussi, parfois, avec une certaine répulsion. Je ne le classe pas au même niveau que deux autres ouvrages du même genre : "My absolute Darling" et "Dans la forêt" pour lesquels j'avais eu un coup de cœur. Quoi qu'il en soit, c'est un roman que je recommande aux amateurs du genre. 

Un roman à la fois dérangeant et captivant.

Une lecture commune que je partage avec Enna

Le mois américain - chez Titine

 

Challenge écoutons un livre
Challenge 50 romans - 50 Etats (Alaska)

 

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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 23:58

Le livre de poche (Quai Voltaire 2018) - 630 pages

C'est après avoir écouté une émission des Bibliomaniacs que l'envie m'est venue de découvrir "Dans les angles morts". Le destin a bien fait les choses, car je l'ai trouvé dans une boite à livres quelques temps après. Cherchant une idée pour "le pavé de l'été" (challenge chez Brize) tout en préparant mes lectures pour le mois américain, j'ai jeté mon dévolu sur ce roman. 

Nous sommes dans les années 80, dans un village de campagne qui commence à être colonisé par de riches New-yorkais en recherche de calme et d'authenticité. Les nouveaux arrivés côtoient des fermiers qui ont des difficultés à gagner leur vie. Certains sont au bord du gouffre, peinant à dégager la rentabilité nécessaire pour rembourser leurs prêts. C'est le cas de la famille Hale, que la faillite a brisé. Leur maison a été rachetée une bouchée de pain par George Clare et sa famille. Cette acquisition ne leur portera pas bonheur. Un soir, en rentrant du travail, l'universitaire trouve sa femme Catherine, assassinée. Leur petite fille est dans sa chambre, saine et sauve. Pour découvrir qui est l'auteur du meurtre, nous revenons en arrière pour tenter de comprendre ce qui s'est tramé dans la ferme, du temps des Hale, mais aussi après la vente de la ferme aux Clare. 

J'ai tout aimé dans ce thriller psychologique : l'écriture, l'histoire, les personnages, l'ambiance... au point d'avoir littéralement dévoré les plus de 600 pages, envoûtée. J'ai beaucoup aimé le personnage de Catherine Clare, une jeune femme effacée et d'apparence fragile. Un autre personnage de l'histoire, moins central, m'a marquée, celui de la femme qui tient l'agence immobilière du village. Il se trouve qu'elle est également l'épouse du shérif. Le couple, témoin de la succession de malheurs, sera fortement impacté par cette histoire qui ne cessera de les hanter des années durant.

Je ne peux vous que vous conseiller d'aller vous même explorer les angles morts de cette histoire, de vous laisser surprendre par les faux-semblants et les zones d'ombres. Rares sont les romans où la psychologie des personnages est si fouillée. C'est toute une époque que l'auteur fait revivre, celle des années 80, sans téléphone portable ni réseaux sociaux. L'histoire ne se serait pas passée de la même façon à notre époque pour des raisons que, bien entendu, je ne vous livrerai pas...

Un coup de coeur !

Le pavé de l'été chez Brize

Thème du jour du mois américain : le polar

Le mois américain - chez Titine

 

Challenge chez Antigone

 

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13 septembre 2020 7 13 /09 /septembre /2020 23:56

Globe - septembre 2020 - 470 pages

Je viens de finir cette lecture et je me sens orpheline de ces femmes qui m'ont accompagnée durant près de quinze jours. Onze femmes et une personne "non genrée" se succèdent et se croisent pour se présenter à nous.  Ces personnes sont fortes et courageuses mais ne cachent pas leurs faiblesses. Noires ou métis dans une Angleterre où la couleur noire n'est pas celle du désespoir, elles prennent (ou ont pris autrefois) leur destin en main.  Certaines commencent leur vie, comme Yazz, d'autres vivent avec leurs souvenirs, comme Hattie . S'il est beaucoup question de race dans l'ouvrage, toutes les femmes peuvent s'y retrouver car de multiples autres thèmes sont abordés : le féminisme, le couple, la parentalité, le monde du travail... 

Le style de cette oeuvre est absolument inclassable. Poétesse et femme de théâtre, l'autrice a inventé une forme nouvelle qui mélange différents genres. J'ai eu peur au départ de ne pas m'habituer à la ponctuation fantaisiste mais au bout d'une trentaine de pages, j'étais totalement absorbée par l'histoire, appréciant ce style qui fait corps avec le texte. Je ne me suis pas offusquée des phrases sans point qui partent à la ligne comme bon leur semble. 

Amma, homosexuelle, est la première à ouvrir la danse. Elle est au centre du roman. Ce soir, c'est la première de sa nouvelle pièce, au National theatre. Autour d'elle gravitent ses proches et des connaissances.  Nous les retrouverons au fil des pages. Le lien avec Amma ne saute pas toujours aux yeux mais il faut être patient, tout se met en place à la fin du roman. Parfois dans le présent, d'autres fois dans le passé, nous naviguons d'un milieu à un autre, d'une époque à une autre.

Chaque destin est passionnant et forme une histoire qui se tient, à la manière d'une nouvelle. Mon personnage préféré est la femme la plus âgée, Hattie, quatre-vingt treize-ans. Nous remontons le temps et découvrons ses origines mais aussi sa descendance, qui réserve quelques surprises. Hatie est ouverte d'esprit, courageuse et riche des valeurs qui l'ont construite.

Je ne peux que vous conseiller ce roman. Si vous vous laissez tenter, surtout lisez-le sans impatience. En cette période de rentrée littéraire, les tentations sont grandes. Il serait dommage de ne pas donner à ce roman le temps qu'il demande.

Un ouvrage riche et passionnant. Un incontournable de cette rentrée, assurément.

Une lecture commune avec Antigone et Fanny

 

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12 septembre 2020 6 12 /09 /septembre /2020 13:42

Alma Editeur - 217 pages - août 2020

La quatrième de couverture :

"« Odessa. On ne sait pas trop quand. Plus tard, mais pas très tard. Odessa, mais cela aurait pu être ailleurs. Une chose est sûre : là vit Ossip Ossipovitch, le grand écrivain national. Bien qu’il se soit toujours refusé à publier, son œuvre immense circule, on ne sait trop comment, parmi les Odessites qui en récitent, racontent et redisent les mille aventures, les mille exploits.
J’ai longtemps vécu à Odessa. J’ai fréquenté ou cru fréquenter Ossip Ossipovitch et les cercles auxquels il appartenait. J’ai entrepris ici de mettre par écrit certaines des bribes de son œuvre qui m’ont été transmises.
Lectrice, lecteur, il m’a paru important qu’elles arrivent jusqu’à toi qui n’as pas eu la chance de participer au soulèvement puis à la grande insurrection. Puisses-tu tirer grands fruits de son enseignement. »
 
Dans cette fable politique, la fantaisie, le burlesque et la poésie se jouent de la fin du monde.  Face aux cyniques raisons d’Etat, la révolte est possible et désirable, qui redonnerait beauté et sens à la vie. Une variation sur les Nuits debout, à la mode odessite."

 

 

Quand je me suis installée sous la couette pour parcourir les premières pages de ce roman, j'espérais être happée par l'histoire. Je savais qu'Antigone n'avais pas apprécié cette lecture mais qu'en revanche l'irrégulière avait été séduite. De quel côté allais-je pencher et surtout allais-je réussir à me détacher de leurs avis pour constituer le mien ?

Hélas, je ne suis pas parvenue à entrer dans l'univers de ce roman. Je n'ai pas réussi à m'intéresser à Ossip Ossipovitch, grand écrivain national dont les textes circulent sous le manteau mais que personne n'a vu. Je dois pourtant admettre que le style de Marie Baudry est intéressant. Ses phrases sont fluides et la façon dont le narrateur s'adresse au lecteur aurait pu me donner envie d'en savoir plus sur les habitants d'Odessa et sur l'insurrection mentionnée dans la quatrième de couverture. Oui, mais voilà... le côté absurde de cette fable m'a laissée sur le bord de la route et j'ai senti la panne de lecture se profiler à l'horizon. 

Faible que je suis, j'ai lâchement abandonné ce livre pour en commencer un autre...

Antigone a été plus courageuse que moi (mais tout aussi déçue)

l'irréguière , en revanche a aimé sa lecture : "un premier roman plein de charme, très original, très riche du point de vue des questionnements qu’il soulève, et qui ravira les curieux "

Aurez-vous envie de vous faire votre propre avis ?

 

Chez Antigone

 

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3 septembre 2020 4 03 /09 /septembre /2020 23:27

Lu par : Rachel Arditi - 9 h et 19 min - Traduit parNathalie Cunnington

 

"Il y a tout un monde offshore Miss Tourneau. Un monde d'argent sale, caché dans des comptes-écrans, qui appartient à des personnes très puissantes et très dangereuses."

Annabel et Marina sont deux femmes qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre. Pourtant, leurs destins vont se croiser. L'une est journaliste et vit aux Etats Unis, l'autre, mariée à un banquier d'affaires, vit en Suisse...

J'ai plutôt bien aimé ce thriller qui nous plonge de le monde la haute finance. Je dois avouer toutefois qu'un mois après cette écoute, il ne m'en reste pas grand chose. Les personnages sont nombreux et l'histoire assez alambiquée. Côté positif, le thriller a du rythme et la lectrice est à la hauteur.

Je ne connaissais pas Christina Alger. En faisant quelques recherches, j'ai vu qu'elle était issue d'une d’une grande famille de la finance new-yorkaise. Elle semble effectivement bien maîtriser le sujet et nous décrit un monde impitoyable où l'humain passe loin derrière l'argent.

 

Une lecture agréable mais rien de transcendant.

 

Challenge "Ecoutons un livre"
Le mois américain, chez Titine

 

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31 août 2020 1 31 /08 /août /2020 23:22

 

Comme chaque année en septembre, entre deux romans de la rentrée, je participe au mois américain organisé par Titine. 2020 ne fera pas exception. J'ai lu quelques titres pendant l'été, il me reste à écrire les billets.

 

Voici, à date, les titres que j'ai prévu de présenter :

- 4/09 (thème ladies first) : "La femme du banquier" de Christina Alger


- 17/09 (thème du polar/roman noir/thriller) : "Dans les angles morts" d'Elisabeth Brundage


- 24/09 "Sauvage" de Jamey Bradbury (une écoute commune avec Enna)


- 26/09 (thème de la famille) : "Quitter le monde" de Douglas Kennedy (en audio)

J'essayerai également de présenter (au moins) une BD et un film.

 

Bon mois américain à tous et à toutes !

 

 

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30 août 2020 7 30 /08 /août /2020 14:37

Le passage - août 2020 - 238 pages

Je connais l'histoire d'Helen Keller depuis fort longtemps. Beaucoup de livres (notamment en jeunesse) lui ont été consacré. Angélique Villeneuve reprend le flambeau, d'une façon originale . Elle fait de Kate, la mère d'Helen, le personnage central de son ouvrage. Quelle bonne idée ! 

Pour ceux qui ne connaîtraient pas Helen Keller (je ne sais pas s'ils sont nombreux), il s'agit d'une auteure, conférencière et militante américaine, née en 1880 et morte en 1968. Helen, devenue sourde et aveugle à l'âge de deux ans, est la première personne handicapée à avoir obtenu un diplôme universitaire. Ce parcours exceptionnel ne s'est pas fait sans difficultés, notamment dans la petite enfance. La prise en charge par une préceptrice d'exception, Ann Sulivan, a littéralement sauvé l'enfant des ténèbres.

Kate Adams Keller

Angélique s'est mise dans la peau de Kate Adams Keller, s'appuyant sur la documentation qu'elle a trouvée. Elle retrace l'existence de cette jeune mère, confrontée au lourd handicap de sa fille, rendue quasi-sauvage par son incapacité à communiquer. Angélique imagine le regard des autres et les difficultés quotidiennes de tout parent confronté au handicap d'un enfant. Mariée à un homme plus âgé qu'elle (il s'agit pour lui d'un remariage), la jeune femme cumule les difficultés et doit se battre pour s'affirmer.

Bien que les deux histoires n'aient rien à voir l'une avec l'autre, je n'ai pas pu m'empêcher de faire le lien entre "la belle lumière" et "la mère d'Eva", lu précédemment. Dans les deux cas, l’héroïne est une femme confrontée à un enfant "hors norme" qui bouscule la famille et remet en question l'équilibre de celle-ci. Etre mère n'est pas un long fleuve tranquille, toutes les mères le savent, mais certaines sont plus malmenées que d'autres. Kate Keller fait partie de cette catégorie.

Helen est née en Alabama dans une famille de planteurs. En toile de fond , nous découvrons le contexte sociétal et racial de l'époque. Au sein de la famille Keller, les domestiques noirs sont bien traités mais ce n'est pas le cas partout. Les tensions raciales sont fréquentes, notamment en ville. 

L'écriture sensuelle et poétique d'Angélique Villeneuve restitue à merveille le climat chaud et moite de ce coin d'Amérique ainsi que sa végétation luxuriante. Nous sommes immergés au cœur de la plantation, en compagnie de la famille Keller. La description de la gestuelle de l'enfant, qui évolue dans le temps, est particulièrement réussie. Nous sommes aux côtés de l'enfant, hypnotisés par sa fascinante évolution. 

Un court extrait pour vous donner une idée du style :

"Comme la petite se rue sur elle, ardente, explosive, elle attrape ses poignets. Une odeur de chien, de lait aigre et de buis bondit autour d'elles, mêlée au monologue infini qui repend, de mimiques et de halètements."

Je suis admirative de la capacité d'Angélique Villeneuve à se renouveler. C'est encore un très beau roman qu'elle nous offre pour cette rentrée.

Une parfaite réussite !

Une lecture commune (en retard pour moi) avec   AntigoneAifelle, Cathulu, Geneviève et Mes échappées livresques

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28 août 2020 5 28 /08 /août /2020 19:37
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23 août 2020 7 23 /08 /août /2020 23:00
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Editions Sixtrid - Lu par Hélène Lausseur

Dans ce roman (au titre un peu racoleur), Irène Frain nous offre une biographie romancée de la célèbre scientifique, qu'elle présente sous un angle inattendu, celui de de sa vie sentimentale. Tout le monde associe le prénom de Marie à celui de Pierre (Curie) dont elle fut épouse. Le couple est à l'origine des premières recherches sur la radioactivité. Ce que ne sait pas le commun des mortel, c'est qu'après le décès accidentel de Pierre, Marie a eu une liaison avec Paul Langevin, ami et collègue de son mari. Paul était (mal) marié et sa vie de couple frisait le désastre. Jeanne, son épouse, se montrait caractérielle et cupide. Auprès de Marie, Paul trouvait une complicité intellectuelle qu'il n'avait pas avec sa femme.

Pierre et Marie Curie

 

Paul Langevin

Aujourd'hui, une situation comme celle de Paul et Marie serait banale mais, à l'époque, l'adultère était un délit. Dès que leur histoire est sortie de la clandestinité (bien malgré eux) le scandale a éclaté. Puis l'affaire est allée en justice, mettant Marie dans une situation plus que délicate.

L'intérêt du roman est de situer l'histoire dans son contexte sociétal et historique. Irène Frain a mené une enquête minutieuse sur la vie de Madame Curie, qu'elle ne résume pas à cette affaire. C'est toute une époque qui est retracée, avec une attention portée aux lieux. Irène Frain s'est rendue là où avait vécu la scientifique pour se faire une idée plus précise de son cadre de vie. Elle a reconstitué les zones d'ombres de l'existence de Marie Curie, nous présentant ses hypothèses. L'autrice s'est beaucoup documentée, récoltant de précieux renseignements dans les livres de compte de Marie. Irène Frain évoque également les difficultés rencontrées par Madame Curie dans un milieu scientifique exclusivement masculin.

"Marie Curie prend un amant" est un roman intéressant, tant sur la forme que sur le fond. Irène Frain nous montre que l'on ne peut réduire une femme ou un homme, aussi illustres soient-ils, à ce qui les a rendu célèbres. Nous sommes tous des êtres dotés de sentiments qui parfois interfèrent avec la sphère professionnelle ou publique. Au début du siècle, on ne pardonnait rien à une femme et encore moins quand elle se mesurait aux hommes sur le plan intellectuel et professionnel. Marie Curie en a payé le prix fort et a dû se battre pour obtenir ses deux Prix Nobel. 

J'ai été ravie de retrouver la lectrice Hélène Lausseur que j'ai croisée plusieurs fois dans mes lectures audio et dont j'apprécie beaucoup la voix et l'interprétation.

Une agréable découverte.

L'avis d'Enna

, qui m'a donné envie d'écouter ce roman.

 

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