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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

8 janvier 2020 3 08 /01 /janvier /2020 20:50

Audiolib (Grasset 2001) - octobre 2019 - lu par l'auteure - 3 h 47 H

"Elle se sentait de mieux en mieux, plus légère, plus pure aussi. Elle devenait plus forte que la faim, plus forte que le besoin. Plus elle maigrissait, plus elle recherchait cette sensation pour mieux la dominer. A ce prix seulement elle parvenait à une forme de soulagement, d'apaisement."

"Jours sans faim" est un texte très intime que Delphine de Vigan a fait paraître en 2001 sous un pseudo. Il ne s'agit pas d'un roman mais d'un récit assez sobre dans lequel elle raconte un épisode pénible et douloureux de sa vie. L'autrice a été hospitalisée alors qu'elle était adolescente pour une anorexie à un stade qui la mettait en danger de mort. Elle ne s'étend pas sur les causes de cette anorexie mais sur les conséquences physiques de la maladie. 

Pour avoir flirté avec l'anorexie dans ma jeunesse, je sais ce qu'est l'addiction au jeune et l'euphorie qu'elle procure. J'étais au début de l'engrenage quand une amie m'a ouvert les yeux. J'ai pu faire marche arrière sans trop de difficultés. Delphine de Vigan n'a eu cette possibilité. Elle était à un state de la maladie tellement avancé, qu'il lui était impossible de s'en sortir sans l'aide du corps médical. 

"En manque, le corps vole au-dessus des trottoirs. Plus tard, les chutes dans la rue, dans le métro, et l'insomnie qui accompagne la faim qu'on ne sait plus reconnaître. Et puis le froid est entré en elle, inimaginable. Ce froid qui lui disait qu'elle était arrivée au bout et qu'il fallait choisir entre vivre ou mourir".

L'autrice décrit son corps décharné et sans force. Elle raconte les longues semaines à l’hôpital, les efforts surhumains qu'elle a dû déployer pour reprendre quelques grammes puis quelques kilos.  Elle évoque le regard des autres, leurs remarques déplacées parce qu'ils ne connaissent pas l'anorexie. Elle raconte la relation avec le médecin qui lui a sauvé la vie, sa patience, sa gentillesse.

"Jours sans faim", à la limite du documentaire, est lu par l'autrice elle-même. Ce n'est pas l'ouvrage de Delphine de Vigan que je préfère mais c'est une pièce importante de son oeuvre. Il est intéressant de lire ce récit, que l'on peut qualifier d'initiatique, en complément de "Rien ne s'oppose à la nuit", dans lequel l'autrice évoque les relations avec sa mère.

Un témoignage a mettre entre les mains des adolescentes et de leur parents.

 

Challenge "Ecoutons un livre"

 

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4 janvier 2020 6 04 /01 /janvier /2020 13:48

Je vous souhaite tout d'abord une bonne année 2020 !

Voici un petit bilan de mes lectures de 2019.

J'ai lu 62 romans (contre 59 en 2018) et 10 BD (ce qui est peu par rapport à l'objectif que je m'étais fixé).

Voici la répartition des romans lus :

  papier audio total
Français 14 12 26
Etranger 21 15 36
Total 35 27 62

 

Ce bilan est conforme, en nombre d'ouvrages,  aux années précédentes. En revanche, la répartition est différente. Je lis habituellement plus de romans français que de romans étrangers. Cette année, la tendance est inversée. J'explique cet écart par une participation plus importante aux mois thématiques (québécois et américain, notamment). Je constate également que j'ai beaucoup lu en version audio (mes balades sont accompagnées d'une histoire dans les oreilles et je marche de plus en plus...).

Voici une sélection de mes lectures les plus marquantes de l'année  :

- L'oiseau captif de Jasmin Darznic

Ce superbe roman nous raconte l'histoire de la poétesse Forough Farrokhzad, née en iran dans les années 30. Cette femme n'a cessé de défendre sa liberté et le droit de vivre selon ses désirs. Le style de ce roman est remarquable tant il est en accord avec celui de la poétesse, que nous découvrons grâce aux extraits de poèmes qui agrémentent le récit. 

Ce petit bijou de poésie est mon gros coup de coeur de l'année (on le trouve en poche chez Milady). 

- La pentalogie "le poids des secrets" de Aki shimazaki

J'ai tout aimé dans cette série de cinq petites histoires, toutes reliées entre elles par un secret de famille. L'écriture est d'une grande délicatesse, la construction parfaitement maîtrisée et le contexte historique fort bien retranscrit. Nous sommes au Japon au 20ème siècle. Si le poids des secrets de famille conditionne la vie des personnages, le contexte géo-politique le fait tout autant.

Cette pentalogie est une petite merveille (on la trouve en poche dans la collection Babel d'Actes Sud).

- Le plongeur de Stephane Larue

Ce roman québécois est sans doute la lecture la plus originale de mon année 2019, grâce à son style époustouflant. Le narrateur est un jeune homme intelligent, bosseur et attachant mais il a un gros problème, il s'agit d'une addiction aux machines à sous qui lui gâche la vie. Pour éponger ses dettes, il travaille comme plongeur dans un restaurant.

Les dialogues sont savoureux et le rythme endiablé. Je conseille ce roman à ceux qui n'ont pas peur de sortir des sentiers battus (on le trouve en poche chez Le Quartanier ). 

Feel Good - Thomas Gunzig

Ce livre est avant tout une satire sociale. Sans misérabilisme, l'auteur aborde le thème de la précarité. Si les personnages manquent cruellement d'argent, ils ne manquent pas de fantaisie. 

Le roman de l'année qui m'a fait rire le plus (parfois jaune)

- Martin Eden de Jack London (lu en version audio)

Dans "Martin Eden", Jack London raconte l'histoire fascinante d'un homme qui lui ressemble beaucoup. Tout comme Jack London, le jeune autodidacte du roman consacre sa vie à l'écriture. 

Un classique absolument passionnant à découvrir si ce n'est déjà fait. 

J'ai beaucoup aimé également :

- C'est toi maman sur la photo - Julie Bonnie

- L'autre qu'on adorait - Catherine Cusset

- La Daronne - Hannelore Cayre

- Dans la forêt - Jean Hegland

- Je me promets d'éclatantes revanches - Valentine Goby

Blacksad - Dias Canales/Guarnido (BD - 1er tome)

J'ai eu beaucoup de mal à faire une sélection cette année. Je constate à l'occasion de ce bilan 2019, que l'année a été année riche en belles lectures. J'espère que 2020 le sera tout autant.

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30 décembre 2019 1 30 /12 /décembre /2019 00:23

Le 30 décembre 2006, j'ouvrais mon blog. Cela fait 13 ans aujourd'hui. Je vous mentirais si je vous disais que mon enthousiasme est intact. Une certaine lassitude s'installe parfois. Je repars toutefois pour une quatorzième année car je ne me vois pas fermer ce blog qui m'a tant apporté ces dernières années. Je m'autoriserai à faire des pauses plus fréquentes et, peut-être, à regrouper certaines lectures. Je laisse de côté, pour le moment, ma rubrique "des livres et quoi d'autre". J'y reviendrai quand j'aurai un peu plus de temps.

Quand j'ai commencé ce blog, les échanges se faisaient exclusivement sur les blogs. Aujourd'hui , Facebook et Instagram donnent une autre tonalité. Nous sommes dans l'instantanéité, dans le visuel. Les chroniques se trouvent noyées dans un fil d'actualité qu'on ne maîtrise pas vraiment. On croise les mêmes chroniques plusieurs fois : sur le blog, sur Facebook et Instagram. Je trouve cette redondance assez lassante.

Merci à mes visiteurs, les occasionnels et les fidèles. C'est grâce à vous que ce blog existe encore après toutes ces années. J'espère partager avec vous, en 2020, de belles lectures. 

A très bientôt pour un bilan de mes lectures 2019 !

 

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28 décembre 2019 6 28 /12 /décembre /2019 00:05

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25 décembre 2019 3 25 /12 /décembre /2019 18:20

Audiolib (Grasset) - novembre 2019 - lu par l'autrice

Nous suivons par alternance deux femmes, sur deux époques. Nous faisons tout d'abord la connaissance de Solène, avocate sans enfants, qui a consacré sa vie à sa carrière. A l'âge de 40 ans, un événement traumatisant dans sa vie professionnelle la plonge dans un burn-out aussi soudain que violent. Le psychiatre qui la suit l'oriente vers le bénévolat. C'est ainsi que Solène, sans conviction, frappe à la porte de l'Armée du Salut, qui cherche un écrivain public pour quelques heures de permanence au "Palais de la femme", dans le 11ème arrondissement de Paris. Solène découvre un lieu dont elle n'imaginait pas l'existence. Après une période de doute et de découragement, elle apprivoise les femmes qui y vivent (et l'inverse est tout aussi vrai).

La deuxième femme que nous côtoyons s'appelle Blanche Peyron. Née en 1867, elle décide, très jeune, de consacrer sa vie à aider les autres au sein de l'Armée du Salut. Mariée à un homme qui, lui aussi, se dévoue aux démunis, Blanche concentre son action sur les femmes, qui, dans la rue, sont livrées à tous les dangers. Quand elle découvre que des bâtiments sont en vente Rue Charonne, à Paris, elle imagine ce qu'elle pourrait en faire et convainc son mari de l'aider à trouver des fonds pour en faire l'acquisition. Le projet est fou. L'ancien hôtel vaut une fortune. Blanche, tenace, se démène en dépit d'une santé fragile et parvient à ses fins grâce à sa détermination. Le "Palais de la femme" est inauguré en 1926.

 

Le Palais de la Femme - Photo : Vincent Gerbet

Je ne connaissais absolument pas l'existence de ce lieu (inscrit aux bâtiments historiques). J'ai trouvé passionnant de découvrir son histoire, étroitement liée à la pugnacité d'une femme hors du commun, sortie de l'oubli grâce au roman de Laetitia Colombani. J'ai aimé la façon dont l'autrice donne vie au Palais de la Femme dans sa version actuelle. Elle explique dans l'entretien qui clôture le livre audio qu'elle a eu la chance de visiter les lieux, d'échanger avec sa directrice et de mener des entretiens avec quelques résidentes. Ces femmes lui ont inspiré les personnages secondaires du roman. 

Je n'avais pas été totalement séduite par "La tresse", le premier roman de Laetitia Colombani, le trouvant un peu "facile". Je lui préfère "Les victorieuses", pour l'originalité de son thème et la façon de le traiter. La version audio est tout à fait réussie (on sent que Laetitia Colombani, qui lit son texte, est comédienne). Si vous n'avez pas pas l'habitude de lire audio et que vous voulez vous lancer, ce livre est tout à fait adapté (ni trop long, ni trop complexe dans sa narration).

Une belle lecture de fin d'année.

Si vous voulez en savoir plus sur le Palais de la Femme, tel qu'il fonctionne aujourd'hui, je vous conseille de lire le témoignage d'un photojournaliste qui a fréquenté le Palais pendant un an (ici). Il s'agit de Vincent Gerbet. 

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25 décembre 2019 3 25 /12 /décembre /2019 10:45

 

Comme vous l'avez peut-être constaté, je suis moins présente ici ces temps derniers. Quelques jours de congés devraient me permettre de rédiger quelques billets. A très bientôt donc.

En attendant, je vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d'année.

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12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 00:34

Les escales - octobre 2019 - 389 pages

Traduit du portugais (Brésil) par Daniel Matias

L'histoire commence en 1944 en Pologne. Un homme quitte le pays avec un nourrisson qu'il a caché dans un panier, priant pour ne pas être repéré à la frontière. Pour calmer l'enfant, il fredonne une mélodie qui sera le fil conducteur du roman. Puis, nous faisons un bond dans le temps pour faire la connaissance d'Amalia, une jeune portugaise qui s'apprête à voir pour la première fois son arrière-grand-mère allemande, veuve depuis longtemps. Son  mari (l'arrière-grand-père d'Amalia) était nazi. La jeune femme découvre que l'histoire de la famille comporte des zones d'ombres que son aïeule n'a pas eu le courage d'explorer. Les confidences de cette dernière mènent Amalia au Brésil, où elle fait la connaissance d'une femme prénommée Haya. Peu à peu, la jeune portugaise reconstitue le puzzle familial et découvre le mystère de "la Sonate pour Haya".

J'ai été emportée immédiatement par ce récit, construit comme un thriller. Les pages se tournent toutes seules et, dans une période où ma concentration n'était pas optimale, c'est le genre de livre dont j'avais besoin. Pour autant, je ne peux pas dire que je sois complètement séduite par ce roman "un peu facile" bien que traitant d'un sujet qui ne l'est pas : celui de la shoah . J'aurais voulu en savoir plus sur le ressenti des personnages. J'aurais aimé que le roman suscite en moi une réflexion, des questionnements.

Je ne voudrais toutefois pas être trop sévère avec cette histoire bouleversante et assez extraordinaire, surtout quand on découvre qu'elle est inspirée d'un fait réel (ce qui m'a surprise tant l'histoire est incroyable et l'issue miraculeuse).

Un roman agréable à lire mais qui m'a laissée un peu sur ma faim.

Une lecture commune avec Antigone. Allons découvrir son billet !

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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 00:39

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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 00:05

 

"A cette époque, la prison n'était encore pour moi qu'un concept théorique, une facétie de jeux de dés vous enjoignant de passer votre tour enfermé dans la case pénitentiaire du Monopoly".

Nous faisons la connaissance de Paul Hansen dans une prison de Montréal où il purge une peine de prison de deux ans. Avant de savoir ce qui l'a conduit dans les murs de ce pénitencier, nous parcourons son existence en commençant par sa naissance, en France. Le couple formé par ses parents est détonnant. Son père est un pasteur d'origine danoise et sa mère gère une salle de cinéma avant-gardiste, voir subversive. Le couple explose à la fin de l'adolescence de Paul. Le pasteur va vivre au Québec, Paul le rejoint et vit de petits boulots, avant de trouver un poste d'intendant dans une résidence "standing". Un peu plus tard, il rencontre une jeune femme, pilote d'aéroplane. Paul passera vingt ans de sa vie à bichonner les habitants de sa résidence, jusqu'à ce qu'un nouveau chef lui impose une autre façon de travailler...

En alternance avec sa vie d'avant, nous découvrons la vie de Paul à la prison. Ce sont les passages du roman que j'ai préférés. La façon dont Paul parle de son co-détenu est à la fois cocasse et amicale. Il y a une vrai complicité entre ces deux-là en dépit de leurs différences. Leur promiscuité pourrait être insupportable si Paul n'était pas l'homme bienveillant et tolérant qu'il est. 

Si j'ai beaucoup aimé les passages concernant Paul, j'ai trouvé trop longs certains passages du roman, et notamment ceux concernant la vie du pasteur, que je trouve exagérément détaillée. J'ai eu par ailleurs un peu de mal à croire au personnage de la compagne de Paul, vraiment très atypique (cela suffisait peut-être de doter Paul d'un père et une mère hors du commun...). Les personnages sont assez caricaturaux mais très attachants. Ils sont nés pour vivre dans un autre monde que le notre, plus humain, plus tolérant. 

"Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon" est un bon roman mais qui ne m'a pas transportée autant que je l'aurais imaginé.

J'ai lu ce livre avant qu'il décroche ne le Goncourt et je dois dire que j'ai été surprise par le choix du jury.

En novembre, c'est le mois québécois sur les blogs, animé par Yueyin et Karine.

 

9/12

 

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26 novembre 2019 2 26 /11 /novembre /2019 00:16

Les escales - octobre 2019 - 324 pages

Je ne savais pas à quoi m'attendre en commençant ce livre, qui est arrivé dans boite aux lettres sans crier gare. Peut-être en raison de la couverture et du titre, j'ai pensé dans un premier temps qu'il pouvait s'agir d'un roman "à l'eau de rose". Je faisais route ! Ce livre est un récit autobiographique qui relate l'histoire d'Elisabeth, la grand-mère de l'autrice. Le point de départ du récit est un carnet regroupant des  listes (un peu comme un bullet-journal). Ce carnet, qui a appartenu à Elisabeth, a été transmis à Lulah Ellender par sa mère (la fille d'Elisabeth), atteinte d'un cancer. En lui donnant le carnet comme on tend un fil, voici ce que la mère de Lulah lui a dit :  "Tiens-le, suis-le. Ne le lâche pas. Tu en auras besoin".

L'autrice se lance alors avec passion dans cette véritable enquête familiale, dont le carnet constitue le fil conducteur. Elle consulte notamment les archives de la famille (journaux intimes, lettres, photos...). Au fil de la lecture, nous découvrons quelques exemples de listes mais aussi des photos. Elisabeth a beaucoup voyagé dans sa vie. Lulah Ellender prend soin de nous situer le contexte historique, géographie et culturel des pays traversés.

Vous vous demandez certainement qui était Elisabeth et s'il y avait matière à lui consacrer un roman. Je vous répondrai sans hésitation que oui. Née en 1915, fille de diplomate puis femme d'ambassadeur, Elisabeth a eu une vie mouvementée. Nous la suivons en Chine, à Beyrouth, à Rio et à Paris. Nous découvrons quel était le rôle d'une femme d'ambassadeur, délicate mission, non reconnue et pourtant exigeante. Son carnet de listes permet à Elisabeth de structurer sa vie quotidienne, les réceptions, les nombreux déménagements. Nous découvrons au fil du récit, les failles de cette femme sujette aux dépressions post-partum mais aussi son courage à affronter les difficultés et malheurs qui la touchent.

Tant par la forme que par le fond, "les listes d'Elisabeth" est un récit original et passionnant. C'est un beau portrait de femme qui nous fait voyager à travers le monde. C'est aussi une réflexion sur transmission, sur l'importance de connaître son histoire. Ce qui m'a beaucoup plu, également, c'est la méthodologie utilisée par l'autrice pour réaliser ce portrait. La démarche est organisée, presque scientifique (j'ai pensé à Annie Ernaux). Pour autant, le portrait n'a rien de froid. L'autrice exprime ses émotions, des doutes, son empathie pour son aïeule. La fin du récit est à la fois triste et réconfortante.

Une très belle découverte.

 

Une lecture avec Antigone, qui partage mon coup de coeur.

8/12

 

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