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1er juin : lecture commune de "Un jour" - David Nicholls

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 23:01

 

Parce que je ne veux pas passer de temps sur internet alors que mon fils est à la maison après un mois et demi d’absence, je ferme la boutique pour une bonne semaine.     

 

Pas de vacances pour moi, au contraire, une fin de mois très speed.. mais dimanche, un évènement sympathique : Le festival du livre de Carhaix. Je vais y retrouver, comme chaque année, mes amis blogueurs bretons. C'est un rendez-vous qui nous est cher à tous.

 

Avis aux amateurs...

Cette année c'est Yvon qui coordonne la rencontre. Merci à lui ! 

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 23:14

 

Grasset 2010 - 343 pages

Valentine, ado déjantée et gosse de riches, a pris la poudre d’escampette.  Sa famille a collé à ses trousses deux détectives privées qui n’ont pas l’habitude de travailler ensemble : Lucie, mollassonne et sans grande personnalité » et « la hyène », qui porte bien son surnom. Nous suivons le périple de ce duo improbable sur les traces de la jeune fille, de Paris à Barcelone. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la vedette du roman n’est pas Valentine, mais plutôt « La hyène ». C’est elle qui mène la danse et fait avancer l’enquête, utilisant des méthodes plutôt musclées. Provocatrice et « rentre-dedans », on apprend au fil du roman qu’elle a subi une adolescence tourmentée. Dès que l’occasion se présente, elle fait l’apologie de l’homosexualité féminine. La brave Lucie, pourtant hétéro, finira par virer de bord. Et l’enquête dans tout cela, me direz-vous ? Elle est accessoire, mais finira par aboutir.

 

Je ne me suis pas ennuyée une seconde, entraînée par un rythme assez soutenu, mais le dénouement, peu crédible, m’a déçue. Par ailleurs, si je ne m’attendais pas à du « sexuellement correct » de la part de Virginie Despentes, il me semble tout de même qu’elle dépasse un peu les bornes (nous avons le droit à une "soirée" entre lesbiennes assez gratinée et dont je vous épargnerai les détails). Pas de doute, je suis plus sensible aux auteurs qui évoquent la sexualité de leurs personnages avec plus de délicatesse. Je ne suis pas certaine de relire de sitôt Virginie Despentes, même si au final ce livre m’a bien divertie et souvent amusée. Le petit monde décrit dans ce livre est bien éloigné du mien, en cela le dépaysement fut total. Certains passages sont assez truculents, d'autres d'une vulgarité très limite. Je voulais me faire une idée du style de l’auteur et du contenu de ses livres, ma curiosité est assouvie ! 

D'autres liens ici (nous sommes nombreux avoir lu ce livre)

PRICEMINISTER l'Achat - Vente GarantiLivre lu dans le cadre d'une offre de Price Minister  "Despentes contre Houllebecq ".

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 23:47

  

Rouergue 2009 (La Brune) -219 pages

Il s’appelle Pierre. On le découvre à la campagne, dans une maison qu’il a achetée une bouchée de pain car personne n’en voulait : le long d’une route, entre la Flèche et le Mans. Dès les premières pages, le lecteur se glisse dans les bottes de Pierre et s’y sent bien. Dans la maison, règne un bric-à-brac chaleureux. Pierre est brocanteur et fait quelques extras, dans une crêperie. Pour meubler sa vie, il recueille des animaux, rend visite à sa voisine Paulette et entreprend une biographie de Rosa Bonheur, une femme peintre du 19ème, qu’il admire pour ses choix de vie, très libres pour l’époque. De temps en temps, il reçoit les visites d’un homme qui fait battre son coeur, un certain R. Peu à peu, Pierre nous dévoile sa vie d’avant, quand il était mannequin pour gagner sa vie, et étudiant pour s’occuper l’esprit. Un jour, il a tout plaqué.

 

Ce livre m’a totalement séduite. Je m’y suis sentie merveilleusement bien. Et quelle plume… Chaque phrase est un délice. Je ne me lasse pas d’en relire des passages.  Pierre est un être attachant. Comme chacun d’entre-nous, il a des faiblesses, qu’il livre avec sincérité et une pointe d’ironie, tournée vers lui-même. Il évoque aussi les blessures qui sont à l’origine de son mal-être. Ce livre est l’histoire de de son cheminement vers la sérénité. Je peux vous dire, sans trop dévoiler l’histoire, qu'on y trouve une belle histoire d’amour entre deux hommes. Cette histoire est abordée avec pudeur et sensualité, prouvant que les deux ne sont pas incompatibles (j’ai lu tout de suite après « Apocalypse bébé » de Virginie Despentes, quel contraste !).  Je pourrais aussi vous parler des nombreuses références musicales ou culturelles du roman mais je ne veux pas trop en dire...

 nullLisez « Bonheur fantôme », c’est un petit bijou d’intelligence et de délicatesse.

 

Juste quelques phrases :  

"Je vis en bordure du néant, en rat des champs. Comme dit ma mère, « marginal, mais pas méchant" .  

« Je voudrais bien, comme Paulette, me caler sur mon siège et attendre le grand déraillement final. Mais par les vitres de mon train, on aperçoit toujours la gare de départ. Je ne suis pas encore assez loin ».  

« On ne me saoule jamais, même pas d’histoires. Je tiens l’ennui comme d’autres tiennent l’alcool. Je ne contredis pas, je ne polémique pas, j’écoute ».  

Ils sont également très enthousiastes : Papillon ; Anne ; Incoldblog (avec en prime des questions posées à l'auteur); Aifelle ; Cathulu et sans doutes d'autres...

 

 

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 23:07

mon vieux grenier en bretagne

 

                                                   Coop Breizh 2001 - 199 pages

 

C’est sur les conseils d’Yvon (LE spécialiste parmi les blogueurs, de la littérature bretonne), que j’ai eu envie de lire ce recueil. J’essaye, chaque année, lors du salon régional du livre de Carhaix, de découvrir au moins un auteur breton ou publié par une maison d’édition bretonne. Après Hervé Bellec, Hervé Jaouen, Laurent Ségalen et Marie Le Drian, j’ai fait connaissance avec la plume de Louis Pouliquen. L’ouvrage se présente comme une suite de récits évoquant l’enfance de l’auteur dans un petit village du Bas Léon, Saint-Thégonnec. Je connais ce coin du Nord Finistère, ma famille maternelle étant originaire du canton. Durant ma lecture, j’ai souvent pensé à mes grands-parents et à l’enfance de ma mère, dans des lieux géographiquement très proches.

 

La Bretagne a évolué et je comprends la nostalgie de l’auteur qui a quitté la région à l’âge adulte et aimerait, quand il revient au pays, retrouver les lieux tels qu’il les a laissés. Mais il n’en est point ainsi : les jolis chemins creux se sont couverts de goudron pour faciliter le passage des voitures, les agriculteurs ont dû s’adapter au monde moderne... Comme les autres régions de France, avec un peu de retard, la campagne bretonne a changé. C’était cela ou la désertification. Peut-être aurait-on pu faire cette évolution de façon différente, moins agressive pour la nature ? On peut le penser.

 

La Bretagne d’avant et après-guerre, je ne l’ai pas connue, mais je l’ai devinée au travers des conversations de mes parents et grands-parents. Louis Pouliquen, avec sa force d’évocation, me l'a rendue vivante, l’espace de quelques soirées. Charmée par sa plume, J’ai parcouru avec lui les chemins creux, assisté à des veillées animées par sa mère, je l’ai accompagné sur les bancs de la petite école rurale de Sainte Brigitte et j’ai traversé avec lui les années si particulières de la guerre, dont parlaient volontiers mes grands parents, très marqués par ces années-là. J’ai respiré une Bretagne qui n’est plus, mais qui fait partie de mes racines et de mon patrimoine.

 

Le billet de Yvon.

(Sur son second blog, entièrement consacré à la littérature bretonne).

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 18:00

 Des Hommes Et Des Dieux

 

Synopsis (source allo-ciné.com) : Un monastère perché dans les montagnes du Maghreb, dans les années 1990. Huit moines chrétiens français vivent en harmonie avec leurs frères musulmans. Quand une équipe de travailleurs étrangers est massacrée par un groupe islamiste, la terreur s’installe dans la région. L'armée propose une protection aux moines, mais ceux-ci refusent. Doivent-ils partir ? Malgré les menaces grandissantes qui les entourent, la décision des moines de rester coûte que coûte, se concrétise jour après jour…

Ce film s’inspire librement de la vie des Moines Cisterciens de Tibhirine en Algérie de 1993 jusqu’à leur enlèvement en 1996.

 

Mon avis :

Gambadou, très partagée dans son ressenti, s’interroge sur les motivations du public dans le choix d’aller voir ce film. Si les critiques des professionnels sont dithyrambiques, celles des spectateurs sont plus nuancées. Personnellement, le côté positif prend le dessus, mais ce n’est pas un coup de cœur.

 

 Les points positifs :

-          -   Cet épisode de l’histoire algérienne méritait de ne pas tomber dans l’oubli.

 -           -   C’est un film très esthétique : les paysages des montagnes du Maghreb, les magnifiques expressions des visages des moines…

              -  Certaines scènes sont particulièrement émouvantes (je pense au dernier repas des moines, notamment).

 

Les points négatifs :

 -   Le gros point négatif à mes yeux est l’extrême lenteur du film. J’avoue m’être retenue de bailler durant la première partie.

-          -   La spiritualité du film ne m’a pas transportée, contrairement à d’autres personnes. Mais elle m’a interpellée, c’est déjà cela.

 

Quelques mots sur la décision des moines de rester coûte que coûte dans le monastère, et sans protection de l’armée. Plusieurs raisons sont mises en avant : la volonté de ne pas plier face aux menaces, de ne pas abandonner une population vulnérable, d’affirmer leur neutralité face au conflit… On ne peut qu’admirer ces hommes pour leur courage, leur tolérance vis à vis d'une autre religion, la fraternité qui les anime... Mais tels que j’ai ressenti les faits, on est à la limite du suicide collectif. Fallait-il aller jusque-là ? N’y a-t-il pas eu une sorte de conditionnement des moines par leur « chef », pour les faire adhérer à sa propre conviction, en jouant sur la corde sensible de leur engagement vis-à-vis de dieu ? Ces questions-là me mettent mal à l’aise et je me sens un peu seule dans ce ressenti.

 

Un film intéressant, mais d'une lenteur qui m'a semblé exagérée.

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Published by sylire - dans Films et DVD
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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 23:51

grandir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Robert Laffont - 144 pages - 2010

"On me demande comment je vais et je réponds comment va ma mère"

Les parents vieillissent et deviennent dépendants. Leurs enfants doivent s’oublier un peu pour faire face à cette nouvelle situation qui se présente parfois de façon brutale. La narratrice nous raconte les années qu’elle a consacrées à sa mère âgée. Des années difficiles, mais dont elle retire au final un grand bénéfice, estimant que cette expérience l’a grandie.  

La narratrice n’a eu pas d’enfants et je me suis demandée si cela n’avait pas influencé sa façon de vivre les choses. Pour la première fois, quelqu’un de fragile et de vulnérable dépendait d’elle. Pour l’instant, mes parents sont encore assez jeunes et n’ont pas besoin de moi. Je n’ai aucune idée de la façon dont je vivrai la situation quand je devrai leur venir en aide, mais comme tout le monde j'appréhende ce moment. Aurai-je le même ressenti que la narratrice, ayant pour ma part élevé trois enfants ? Saurai-je les voir avec un oeil nouveau, plus indulgent ?

 C’est un beau témoignage d’amour d’une fille pour sa mère, et un message d’espoir pour ceux qui ne sont pas encore passés par là. Un très bel hommage, également, au personnel soignant dont la disponibilité et la patience sont si précieuses aux personnes âgées et à leurs familles.

 

"Plus jeune (ah mais l'inintelligence qu'on a parfois), je pensais que sa disparition me simplifierait la tâche. Je me trompais, tant mieux : c'est sa vieillesse qui me libère. C'est fini de lutter".

 

Les avis (également positifs) de Antigone ; Papillon ; Gambadou ; Aifelle ; Keisha

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 23:37

Le prix Nobel de Littérature 2010 est attribué au romancier et essayiste péruvien Mario Vargos Llosa : « pour sa cartographie des structures du pouvoir et ses images aiguisées de la résistance de l’individu, de sa révolte et de son échec» (communiqué de l'académie suédoise).   

Je n'ai pas encore lu cet auteur. En revanche, parmi les nominés, figuraient deux auteurs que j'aime beaucoup : Cormac Mc Carthy et Haruki Murakami. Je suis donc un peu déçue....mais je lirai Mario Vargos Llosa, un jour ou l'autre !  

  

Pour ceux qui voudraient se lancer dans la lecture des Lauréats du Prix Nobel de littérature, le blogoclub les a mis à l'honneur le 1er septembre 2010 (voir ici)  

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Published by sylire - dans Pêle-mêle
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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 23:07

Le Secret de Jasper Jones

Calmann-Levy - 380 pages - 2010  

 

Les héros de cette histoire sont deux jeunes garçons d’une petite ville minière d'Australie. Charlie, le narrateur, est le fils d’une famille respectable tandis que le Jasper vit en marge de la société, livré à lui-même. Une nuit, Jasper vient taper au volet de Charlie. Ce dernier, un peu effrayé, accepte de suivre son camarade qui veut partager avec lui la terrible découverte qu’il vient de faire. Les deux enfants se trouvent mêlés à une fâcheuse histoire qu’ils décident d’élucider eux-mêmes, aidé par l'une de leurs camarades qui n'est pas étrangère à l'affaire. Certaines personnalités de la ville n’en sortiront pas indemnes, les enfants non plus.

 

On peut trouver à ce roman quelques défauts : L’histoire n’est pas vraiment crédible et la traduction parait parfois un peu tirée par les cheveux. Par ailleurs les allusions fréquentes à « Tom Sawyer » et « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur », bien que plaisantes, paraissent un peu faciles. Quoi qu’il en soit, j’ai vibré avec les enfants et passé avec eux un très bon moment. Les jeunes aventuriers sont attachants, en particulier Charlie, enfant plutôt timide et intègre, avec lequel une empathie se crée dès le départ. Malgré ses petits défauts, c’est un livre enthousiasmant, que je conseille. Une classification « ado » aurait peut-être été plus appropriée ? 

 

Les avis (très divergents !) de Papillon et Antigone

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 23:01

 

1/ Allez faire un tour Chez  Géraldine  si ce n'est déjà fait... Elle a reçu un coup de téléphone assez inattendu... Un indice : 

 

 

2/ Un nouveau blog est né... Elle est bretonne, discrète,  et passionnée de livres. Son pseudo, c'est Fransoaz.

Le titre de son blog : Lenn ha dilenn (ce qui veut dire : lire ou choisir, en breton)

 

 

3/Pour les amoureux des livres, un site que beaucoup d'entre-vous connaissent, mais peut-être pas tout le monde :

Book lovers never go to bed Alone.

 Chaque jour, ce site propose une sélection de photos, souvent atypiques, autour de l'univers du livre : bibliothèques, librairies ou livres tout simplement.

Deux exemples :

 

(via creemakeslove) 

 

 

 

 

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 23:35

 

Je vous disais hier que je ne trouvais pas la couverture du dernier livre de Marie Sizun "Plage" en adéquation avec l'histoire. A l'inverse, cette illustration (Mère et enfant - Egon Schiele) colle parfaitement à l'histoire de cette femme qui, dans un geste irréfléchi, enlève un jeune enfant. J'en parle ici.

Un très bon thriller psychologique.

 

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