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Chers visiteurs, bonjour !

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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 00:06

J'ai Lu 1997 (Actes Sud 1994) - 152 pages

Après sept ans de veuvage, Eudoxie a décidé de se remarier avec Armand, veuf lui aussi. Tout se passe pour le mieux (ou presque) dans ce remariage mais il y a tout de même un "hic", le fils d'Armand. C'est un jeune homme un peu spécial qui vit dans le souvenir de sa mère et de sa tante décédées. Il ne fait aucun effort vis à vis de la nouvelle femme de son père.

Eudoxie, qui en a vu d'autres, ne se laisse pas impressionner par la bizarrerie de son beau-fils et fait comme si de rien n'était. La routine s'installe dans le trio jusqu'à ce que la guerre éclate et que le mari d'Eudoxie quitte cette terre, laissant sa femme et son fils dans un tête à tête qui durera quarante ans.Et ces deux là finiront par devenir inséparables...

Cette relation un peu étrange entre belle-mère et beau-fils est touchante et assez piquante. J'ai beaucoup aimé le personnage d'Eudoxie. Elle fait le bien autour d'elle tout naturellement et sait prendre la vie comme elle vient, avec ses joies et ses malheurs. 

 Une histoire un peu surranée mais très touchante, qui m'a permis de découvrir (enfin) la plume de Claude Pujade-Renaud

Une lecture commune avec Valérie

challenge_goncourt_des_lyc_ensCe livre a obtenu le prix Goncourt des Lycéens en 1994 

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 00:16

 

Je vais être moins présente la semaine prochaine sur la blogosphère afin de profiter du Festival de Poésie et d'Art d'aujourd'hui "Moi les mots" qui se tiendra à Landivisiau (Finistère).

Des spectacles et animations seront proposés toute la semaine, en journée et en soirée (Pour les animations proposées en journée, ce sera sans moi car je travaille).

 J'essayerai de vous faire un petit compte rendu de ce que j'aurai vu et entendu. A suivre donc...

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 07:01

N'oubliez pas "Les déferlantes", ce soir, sur Arte à 20 heures 50 ! (d'après le roman éponyme de Claudie Gallay). Je regarde peu la télévision mais ce soir je serai devant mon poste.

 

Pour en savoir plus le film (+ une interview de Sylvie Testud, qui joue le rôle principal) : Ici 

  

Mon avis de sur le livre :  

 

Crédit photo :

http://www.ouest-france.fr/les-deferlantes-en-tournage-dans-la-hague-146808

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 00:20

  Actes Sud 2013 - 445 pages 

 

Carole, la quarantaine, vient de débarquer dans son village natal, situé dans le massif de la Vanoise. Son père doit arriver un de ces jours, elle veut être là pour l'accueillir. C'est l'occasion pour elle de retrouver son frère Philippe et sa soeur Gaby, qui sont restés vivre au pays. Les journées de Carole sont rythmées par les repas pris dans "le bar à Frankie", les visites à sa soeur Gaby et les travaux de traduction qui la font vivre. Dans le village, elle côtoie aussi la môme, recueillie par Gaby et la baronne, qui tient un refuge pour chiens. Carole s'est installée dans un gite qui jouxte la scierie où travaille son ami d'enfance, Jean. Prenant part à la vie du village,  Carole apprécie également les moments de solitude qui lui permettent de songer à sa vie, présente et passée. Peu à peu, nous comprenons qu'un traumatisme de l'enfance, lié à un incendie, la hante et ternit les relations avec son frère et sa soeur. Le séjour prolongé de Carole auprès d'eux (le père ne se décide pas à arriver), permet à la fratrie de resserrer les liens distendus. 

Claudie Gallay est pour moi une valeur sûre. J'aime notamment ses personnages féminins esseulés, qui quittent leur quotidien pour se reconstruire ailleurs. Ici, ce n'est pas "ailleurs" que Carole vient se ressourcer mais dans son village natal. J'ai aimé l'accompagner dans ce retour aux sources. Je me suis sentie vraiment bien dans ce village de montagne en pleine mutation, mais qui tourne encore au ralenti. Je dois toutefois reconnaître que j'ai éprouvé, vers le milieu du roman, une petite lassitude. Il faut dire que les journées de Carole se suivent et se ressemblent... Le dernier quart du roman, plus vivant, m'a davantage captivée. J'ai beaucoup aimé la tournure que prennent les relations entre les deux soeurs. Quelques jours après avoir quitté Carole et son village natal, je ressens un manque. J'avais pris l'habitude, chaque soir, de retrouver Carole et l'atmosphère de ce village. 

En résumé, je dirai que j'ai aimé "Une part de ciel" en dépit de ses quelques longueurs. 

 

Les avis de : Gambadou - Un autre endroit - Saxaoul 

 Lu dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire organisés par Price Minister.

Ma note : 15/20

 

 

 

 

Rentrée littéraire 2013 (9/12)

 

 

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 00:09
     
Emma - Vidéos insolites
Découvert chez Listig 
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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 00:39

Ecouter lire Gallimard 2010 - 9 heures 30 d'écoute

Dans ce récit initiatique fortement autobiographique, Alain Mabanckou raconte l'enfance d'un garçon d'une dizaine d'années, dans le Congo-Brazaville des années 70. Michel (Alias Alain) vit à Pointe Noire avec sa Maman Pauline et son Papa Roger. Il est parfois gardé par Maman Martine, la première femme de Papa Roger, ce dernier étant bigame. Michel évoque sa vie quotidienne, bien différente de celle d'un petit français né dans les mêmes années, comme on peut s'en douter (je suis de la même génération qu'Alain Mabanckou, je n'ai pas pu m'empêcher de faire le parallèle). J'ai été sidérée, notamment, par la façon dont fonctionnait l'école, avec le bourrage de crâne dans l'enseignement du communisme. Le Congo de cette époque-là vit sa première décennie postcoloniale, sous le joug d'un régime marxiste. Michel, sans tout comprendre, vu son âge, n'est pas sans remarquer que l'idéologie communiste est parfois curieusement détournée. J'ai beaucoup aimé également l'analyse du jeune garçon sur les évènements mondiaux de l'époque et notamment sur ce qui se passe en France. 

Michel est un enfant plutôt heureux, choyé par les siens mais un poids pèse sur sa poitrine : la tristesse de Maman Pauline, qui ne parvient pas à avoir d'autres enfants. Maman Pauline et Papa Roger finissent par consulter un fétichiste qui leur annonce que Michel détient la clé de la fertilité de sa mère. Pauvre Michel, qui doit se débattre avec la culpabilité que lui cause cette annonce. Quand il n'est pas à l'école ou dans sa famille, Michel s'amuse avec son copain Lounès ou rêve de la soeur de ce dernier, la jolie Caroline avec laquelle il veut se marier, avoir deux enfants et un petit chien blanc. Il écoute aussi, sur un magnétophone, une seule et unique chanson "Auprès de mon arbre", du chanteur barbu (comme il l'appelle). Il s'interroge sur le sens de certaines paroles tout comme il s'intéresse au "Petit prince" et à Arthur Rimbaud.  

J'ai vraiment aimé écouter Alain Mabanckou raconter son enfance. Je pense que, dans le cas présent, la voix et notamment l'accent de Mabanckou apportent un énorme "plus" à l'histoire. C'est un texte rafraichissant, amusant, sérieux parfois. La fausse naiveté de Michel peut déranger. Il est évident que l'adulte qui a écrit ce livre se substitue parfois à l'enfant mais cela ne m'a pas perturbée plus que ça car j'avais acté le principe dès le départ.

 

   A écouter ! (free-road-trip-games-audio-bookou à lire, mais à mon avis, c'est moins bien !).

       

 Lecture commune avec Enna et Valérie dans le cadre de Ecoutons un livre, chez Valérie 

 

 

 

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 13:10

      Le prix Goncourt des lycéens 2013 est attribué à Sorj Chalandon pour "Le quatrième mur". Une raison de plus, en ce qui me concerne, pour le lire ! 

 

Je n'ai pas encore lu tous les livres qui ont obtenu le Prix Goncourt des Lycéens mais jusqu'ici je n'ai pas été déçue par leurs choix. Je me suis donc inscrite au challenge organisé par Enna avec l'objectif de découvrir ceux que je n'ai pas encore lus. Dans quelques jours, je vous présenterai "Belle-mère" de Claude Pujade-Renaud et comme j'ai "Instruments des ténèbres" dans ma PAL, il sortira un jour ou l'autre. 

 

challenge_goncourt_des_lyc_ens 

 

Voici la liste des lauréats par année avec le liens vers ceux que j'ai déjà lus.

  • 2012 :  La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert, Joël Dicker
  • 2011 :  Du domaine des murmures, Carole Martinez
  • 2010 : Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants, Mathias Enard
  • 2009 : Le club des incorrigibles optimistes, Jean-Michel Guenassia
  • 2008 : Un brillant avenir, Catherine Cusset
  • 2007 : Le Rapport de Brodeck, Philippe Claudel
  • 2006 : Contours du jour qui vient, Léonora Miano,
  • 2005 :  Magnus, Sylvie Germain
  • 2004 : Un secret, Philippe Grimbert
  • 2003 : Farrago, Yann Apperry
  • 2002 : La mort du Roi Tsongor, Laurent Gaudé
  • 2001 : La Joueuse de Go, Shan Sa
  • 2000 : Allah n'est pas obligé, Ahmadou Kourouma
  • 1999 : Première Ligne, Jean-Marie Laclavetine
  • 1998 : Mille six cents ventres, Luc Lang
  • 1997 : Le Maître des paons, Jean-Pierre Milovanoff
  • 1996 : Instruments des ténèbres, Nancy Huston
  • 1995 : Le Testament français, Andrei Makine (lu avant le blog)
  • 1994 : Belle-mère, Claude Pujade-Renaud
  • 1993 : Canines, Anne Wiazemsky
  • 1992 : L'île du lézard vert, Eduardo Manet
  • 1991 : Les Filles du calvaire, Pierre Combescot
  • 1990 : Le petit prince cannibale, Françoise Lefèvre
  • 1989 : Un grand pas vers le bon dieu, Jean Vautrin
  • 1988 : L'Exposition coloniale, Erik Orsenna, Seuil (lu avant le blog)
  • Et vous, lesquels avez vous lus et aimés - ou pas ?   

 

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 00:08

Gallimard - août 2013 - 376 pages

 

Alors qu'elle attend Olivier, son mari, pour se rendre au cinéma, Juliette reçoit un coup de ce dernier, lui disant de but en blanc qu'il a une liaison depuis quelques mois, que sa maitresse fait une crise d'épilepsie et qu'il ne peut pas faire autrement que de rester avec elle. Sidérée, abattue, Juliette accuse le coup mais sans flancher. Bien vite, elle décide de se battre, de ne laisser aucune chance à cette femme de lui prendre son mari. Elle accepte de se remettre en question et réfléchit sur l'origine de la crise que traverse leur couple. Mais le hic, c'est que la maîtresse en question est hystérique et manipulatrice et qu'elle joue avec Olivier à un chantage amoureux dont il n'a pas la force de se sortir. Il faut dire que cet homme semble totalement inconscient du mal qu'il fait autour de lui et qu'il met beaucoup de temps à prendre une décision franche et définitive. 

J'ai eu un peu de mal, au début du roman, à accepter la position de Juliette que je trouvais un peu trop conciliante vis à vis de son mari. Bien vite j'ai admiré son sang froid et sa détermination à se battre pour que ses enfants ne soient jamais amenés à côtoyer cette demi-folle. Car il faut bien le dire, Victoire, la maîtresse, a un comportement totalement déplacé et son hystérie dépasse les bornes. Cette élue socialiste (que son mari a rencontrée dans le cadre de son travail de journaliste politique) est prête à tout pour briser le couple. Certaines scènes sont hallucinantes.

Un peu mal à l'aise au début du roman, au milieu de ce triangle amoureux dévastateur, j'ai été très vite happée par cette histoire qui prend peu à peu l'allure d'un thriller. J'ai beaucoup aimé la façon dont Nelly Alard analyse les relations de couple, le sentiment amoureux, la trahison et la reconstruction progressive du couple. La fin est un peu déstabilisante mais pas si surprenante que cela, au fond...

En 2010, j'avais eu un coup de coeur pour le précédent roman de Nelly Alard "le crieur de nuit-". Quand j'ai su qu'elle sortait un livre à l'occasion de cette rentrée littéraire, j'ai eu irrésistiblement envie de retrouver sa plume et je m'en félicite car c'est très bon roman, subtil et captivant.

 

L'avis de Clara - Cathulu

Rentrée littéraire 2013 (8/12)

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 00:29

Gallmeister 2012 - 335 pages - traduit de l'américain par François Happe

Abel Truman, vétéran de la guerre de sécession, vit sur la côte du Pacifique Nord-Ouest des USA. Il s'est installé face à la mer, dans une vieille cabane rafistolée, avec son fidèle compagnon, un vieux chien pas beaucoup plus en forme que lui. Le vieil homme n'a jamais réussi à oublier ce qu'il a vécu en Virginie pendant la guerre, trente ans auparavant. Les souvenirs de la terrible bataille de la forêt de Wilderness le hantent nuit et jour. La guerre n'est pas la seule plaie ouverte d'Abel. Il ne s'est jamais remis de la mort de sa fille et de sa femme, avant la guerre. Abel est un homme meurtri dans sa chair et dans son âme.

Les chapitres alternent le passé (1864) et le présent (1899). Au début de l'histoire, nous sommes en 1899 et Abel a dans l'idée d'entreprendre un ultime voyage pour revoir une dernière fois les lieux où il a été heureux autrefois, avant de perdre sa femme et sa fille. Mais il se fait voler son chien par des gens sans scrupules et dangereux, qui organisent des combats de chien. Abel se met à leur poursuite... 

Je vous ai résumé succinctement l'histoire, il me faut maintenant trouver des arguments pour vous convaincre de lire ce très beau roman. L'ouvrage est référencé dans la collection "nature writing" de Gallmeister mais ce classement ne doit pas effrayer les réfractaires à ce genre littéraire car, si la nature offre un cadre à l'histoire, elle n'est pas le personnage principal. Il  est avant tout  question de l'histoire d'un homme dans la tourmente de l'histoire. Abel est un personnage très intéressant, d'une grande humanité, avec ses faiblesses, comme tout un chacun. Son histoire est passionnante car liée à un épisode majeur de l'histoire des Etats-Unis, la guerre de sécession. La partie du livre qui évoque la bataille de Wilderness est très dure, je ne vous le cacherai pas, mais vraiment très bien écrite. On s'y croirait. Je ressors du livre bouleversée par la fin de l'histoire, que bien-entendu je ne vous raconterai pas.

    Un premier roman vraiment magnifique...

Un grand merci à Clara pour la découverte 

Cette lecture entre dans le cadre du Challenge Us, organisé par Noc Tembule Un nouveau logo :)

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 00:57

   

Elyzad 2013 - 149 pages

Quand j'ai choisi ce livre dans la sélection proposée par Libfly pour l'opération "La voix des indes" (dont le but est de promouvoir les maisons d'éditions peu médiatisées), j'avais au moins deux bonnes raisons de choisir "Tunisie Carnets d'incertitude". Le nom de la maison d'édition, dont j'avais entendu le plus grand bien et le nom de l'auteure, Cécile Oumhani, dont j'ai lu et beaucoup aimé plusieurs romans (avant d'ouvrir mon blog). 

Cécile Oumhani est née en Belgique et vit actuellement en France. Très ouverte sur les cultures méditérranéennes, elle entretient une relation privilégiée, depuis de nombreuses années, avec la Tunisie. Elle a vécu la révolution tunisienne intensément, prenant le temps de noter au cours de l'année 2011 le bonheur, l'euphorie puis la déception et l'inquiétude quand les résultats de l'élection d'octobre sont tombés. Elle a repris la plume en février 2013 pour exprimer sa peur quand la violence faisait rage en Tunisie.  

J'ai lu ces carnets l'espace d'une soirée et bien apprécié le regard à la fois proche et extérieur de Cécile Oumhani sur la révolution tunisienne. Par ailleurs, comme j'avais lu la chance de rencontrer l'écrivaine en 2005 à l'occasion de sa participation au Prix Cézam pour "Un jardin à la Marsa"(elle avait obtenu le Prix), j'ai eu un peu l'impression, en lisant ses carnets, de prendre de ses nouvelles.   

Une précision : le livre en tant qu'objet est très beau (une très belle qualité de papier notamment).     

 

Un grand merci aux Editions Elyzad et à Libfly Ce livre rentre dans le cadre du challenge 1 % - rentrée littéraire 2013 (7/12)

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