Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Chers visiteurs, bonjour !

Vous êtes sur le blog d'une lectrice passionnée qui aime partager ses lectures. N'hésitez pas à laisser un commentaire, que vous soyez vous-même blogueur ou pas. Vous pouvez aussi me contacter : sylir@orange.fr  ou aller faire un tour sur ma page Facebook : ici

 

Blogoclub

Le blogoclub a changé de mains mais pas d'adresse mail

lecturecommune@yahoo.f

 

 

24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 00:44

La fosse aux ours - 2010 - 142 pages

 

Il s’appelle Sébastien et nous écoutons sa confession, dans un commissariat…

 

Parce qu’il était différent de ses petits camarades de classe et que ses parents n’avaient pas de temps "à perdre" avec un enfant un peu spécial, Sébastien a été placé dans une institution pour enfants déficients mentaux. Mais Sébastien est loin d’être un idiot et possède même de grandes qualités humaines. Le seul être qui lui accorde un peu d’attention est son grand-père, un brave homme chez qui il se rend le week-end. Un jour, ce grand-père, handicapé physique, lui propose de l’accompagner à Paris où il doit se rendre à une rencontre « d’anciens d’Algérie ». Mais la rencontre ne se passe pas comme le grand-père l’avait rêvé…

 

Avec peu de mots, des courtes phrases et des silences, Jean-Pierre Spilmont nous offre un magnifique portrait d’enfant. Un enfant au grand cœur, confronté à la complexité de l’être humain, capable du meilleur comme du pire. Je ne sais comment vous dire à quel point ce livre m’a touchée, le dernier chapitre m’a littéralement chavirée. Je n’ai pas envie de vous en dire plus. Il faut prendre le temps d’écouter Sébastien, sans brûler les étapes.  

     A lire absolument !

 

D'autres que moi ont eu un coup de coeur pour ce livre : Babayaga - Midola Colette (Landibiblioblog)  -  

Affiche_2011.jpgLecture dans le cadre du Prix Cézam 2011

Repost 0
21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 21:53

Je voudrais vous faire découvrir (si ce n'est déjà fait), Une bretonne qui chante...en japonais ! Il s’agit de Cécile Corbel, une toute jeune chanteuse et harpiste bourrée de talent. J'adore !

 Source wikipédia :

« À l’occasion de la sortie de son album Songbook volume 2, elle envoie un exemplaire de celui-ci au Studio Ghibli pour les remercier de la source d’inspiration qu’ils représentent alors pour elle. Cet exemplaire parvient à Toshio Suzuki, le producteur en chef de « Arrietty, le petit monde des chapardeurs », au moment où son équipe cherche une musique pour ce film, alors en production. /.../Le 16 décembre 2009, le Studio Ghibli annonce officiellement que Cécile Corbel co-signe le thème musical de son film Arrietty la Chapardeuse, prévu pour une sortie à l’été 2010 au Japon/.../Les morceaux, d’inspiration bretonnes et orientales sont enregistrés à Paris avec une douzaine de musiciens"

Pour en savoir plus sur Cécile Corbel : son site

  (Elle y tient le journal de ses tournées, avec de magnifiques photos).

Elle raconte ici comment elle a été choisie pour écrire la musique de ce film (incroyable !)

 Mais surtout, il faut l'écouter (la bande annonce est plus nette, au niveau du son, que la première vidéo, mais c'est sympa de voir Cécile jouer et chanter)  :

 

Et la bande annonce du film (très prometteuse...)

 

 

Repost 0
Published by sylire - dans J'aime écouter
commenter cet article
19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 00:54

JBZ et Compagnie - Janvier 2011 - 286 pages   

Voilà un roman que j’ai eu un mal fou à ne pas lire d’une traite. Il ne s’agit pourtant pas d’un thriller, mais d’une histoire familiale presque banale. Suzanne, soixante dix ans, vient de mourir. Ses dernières heures sont racontées par l’une de ses filles, Gabrielle. Puis, nous remontons le temps pour faire la connaissance de la défunte. Avant qu’elle ne devienne une épouse puis très vite une mère, Suzanne a vécu une enfance tourmentée. Enfant non désirée d’une « fille-mère », elle a été recueillie par sa grand-mère et sa tante, auprès desquelles elle a vécu une petite enfance dorée. Mais hélas, cela n’a duré qu’un temps, elle a dû partir vivre chez sa mère. Les années qui ont suivi ont été pour Suzanne et son petit frère, né lui aussi « par erreur », un véritable cauchemar.

 

J’ai beaucoup de tendresse et de compassion pour Suzanne, malheureuse dans son couple et pourtant incapable de quitter un mari volage, tyrannique et égoïste. Elle était si fière d’avoir fondé une famille, contrairement à sa mère qui cumulait les amants et délaissait ses enfants, qu’elle ne peut mettre une croix sur cet idéal et partir vers l’inconnu avec ses deux filles. Le manque de confiance en elle, entretenu par son mari, la tétanise. Alors elle courbe le dos et vit par procuration, s’accrochant à ses filles en tentant de leur apporter toute la tendresse et la stabilité qu’elle n’a pas eues. Je dois aussi évoquer l’amour des filles pour leur mère, leur tristesse face à son sort peu enviable. On sent dans le récit de Gabrielle toute la tendresse qu'elle ressent pour sa mère et la tristesse face à sa disparition. A noter l'utilisation de la deuxième personne du singulier, qui donne au texte une intensité supplémentaire.



« … Courber l’échine. Supporter l’insupportable. Tu ne voulais pas briser ce fragile équilibre. Renoncer à ta cellule familiale. Mettre tes filles en péril. Et tu n’as jamais eu assez confiance en toi pour imaginer que tu serais capable de voler de tes propres ailes. Tu aurais dû t’enfuir, tu aurais dû… »

  

Fabienne Bertaud fait ici une analyse très fine de ces femmes qui ne quittent pas le foyer, en dépit de souffrances endurées pendant de longues années. C'est une histoire qui m'a remuée et particulièrement touchée. Suzanne est un personnage que je n'oublierai pas de sîtot.

   Les avis très enthousiastes de : Pimprenelle - Clara - Jostein

bz.jpgUn grand merci à  BOB et aux Editions JBZ et Compagnie

 

Repost 0
17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 00:54

Pour commencer la semaine joyeusement, je vous propose "Saint-Jean-Du doigt" de Thomas Fersen, une chanson un peu paillarde qui ne manque pas d'humour. Ce titre est extrait de l'album : "Pièce montée des grands jours" - Année de sortie : 2003. 

 

 

Pour ceux qui ne le sauraient pas, Saint-Jean-Du-Doigt est un petit village du Nord-Finistère. Il se situe tout près du village dans lequel j'ai passé mon enfance. La côte est restée très sauvage et l'été les touristes ne s'y bousculent pas. Mais, ne cherchez pas de rapport entre les paroles de la chanson et le village de Saint-Jean-Du-Doigt, en dehors des falaises, citées dans le texte, je n'en ai pas trouvé. M ais ça fait un titre sympa ! 

Repost 0
Published by sylire - dans J'aime écouter
commenter cet article
14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 21:09

zweig

 Editions stock - 2009

De Stephan Zweig, j’avais lu avec fièvre il y a quelques années, « Vingt-quatre heures de la vie d’une femme ». J’ai retrouvé dans « Lettre d’une inconnue », écrit par l’auteur en 1927,  la même intensité de lecture. Il ne s’agit pas cette fois d’une passion fulgurante, mais tout son contraire puisque cette vénération, unilatérale, durera de longues années.  Le prolongement de cet amour est l’enfant que la jeune femme aura de l'homme, un écrivain, lors d’une nuit passée à ses côtés et dont il ne gardera même pas le souvenir.  Aimer à la folie et toute une vie un être qui ne vous accorde pas la moindre importance ne peut épanouir quiconque et pourtant, paradoxalement, cet amour comblera notre inconnue autant qu’il la fera souffrir.

 La lettre qu'elle écrit à l'écrivain et dans laquelle elle se dévoile, pour la première et dernière fois, commence ainsi : « Mon enfant est mort hier... ». 

C'est un texte déchirant qui se prête merveilleusement bien à être écouté. La lecture ne dure qu’une heure quarante et il préférable de ne pas avoir à l'interrompre pour ne pas perdre en intensité. J'ai fait une deuxième lecture par petits bouts, en vacant à quelques tâches quotidiennes qui n’occupent pas l’esprit. La langue est magnifique et Léa Drucker a le juste ton pour porter la voix de cette belle inconnue, à la bien triste destinée. 

Une très belle lecture que je dois à Géraldine, que je remercie. Elle a aussi beaucoup aimé ce texte.  

Anne a un tout autre ressenti, et je ne peux m'empêcher de la citer : "Je n'ai pas pu (ou pas su) être une lectrice empathique ou compatissante. Quelquefois même j'ai frôlé l'agacement. Comme une envie de la secouer, de lui ouvrir les yeux à cette amoureuse transie !" Je peux comprendre ton ressenti, Anne, mais moi j'ai plutôt eu pitié d'elle, la plaignant d'être à ce point prisonnière de ses sentiments ! 

Repost 0
12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 00:34

BoutDuMonde.jpg 

Flammarion - 509 pages (collection tribal)

 

Au moment où j’écris ce billet, je viens de quitter Malo, Jul et Solam, les personnages si attachants du dernier roman de Maud Lethielleux et je suis un peu triste à l’idée de ne pas les retrouver ce soir…

 

Tous trois sont hébergés par Marlène, dont on découvre au fil du roman qu’un grand malheur a brisé la vie. Cette femme sans âge accueille des jeunes qui rencontrent des difficultés familiales, dans une ancienne ferme isolée, « au bout du monde ». Chez Marlène, il faut mettre la main à la pâte (préparation des repas et restauration d’une grange). Il y a aussi un temps consacré à l’écriture. Plus ou moins de bonne grâce, du moins au début, les jeunes couchent sur le papier leur vie quotidienne et leurs pensées les plus intimes.  Le roman est constitué des écrits des trois pensionnaires, que l’on découvre par alternance… Peu à peu, chacun chemine vers le bout du tunnel, encouragé par une entraide qui se met en place dans la maisonnée. Marlène écrit aussi, mais nous ne savons d’elle, que ce que ses pensionnaires nous livrent. L’hôtesse reste dans l’ombre et garde sa part de mystère.

 

Maud Lethielleux a un style bien à elle, qu’elle maîtrise à merveille. Son « truc », est de donner la parole à ses personnages, en utilisant leurs mots à eux, pas les siens. Autre particularité, la romancière prend le parti de ne jamais faire de larmoyant. Dans son univers, chacun finit par s’en sortir, par trouver le chemin du bonheur. A la campagne ou dans la rue, il a matière à rêver, à inventer un monde meilleur. Un mode utopique que celui de Maud ? Oui, sans doute, mais c’est si bon de rêver avec elle…   

A noter que la collection Tribal s’adresse tout particulièrement aux adolescents.

Merci à Clara pour le prêt !

Déjà beaucoup d'avis sur la blogosphère que vous trouverez , par exemple..

Repost 0
10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 00:01

Une super idée si vous avez une âme d'artiste... (ce qui n'est pas franchement mon cas !)

crédit photo : http://bookshelves.tumblr.com/post/2643276590

 

 Painting on Books

                    

Repost 0
Published by sylire - dans Pêle-mêle
commenter cet article
7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 00:02

Voilà plus de trois semaines que je n’ai pas rédigé de billets sur mes lectures. Je vous propose donc un billet récapitulatif, comme je l’avais fait après ma pause d’été. 

 

La centrale – Elisabeth Filhol (Editions POL - 2010 - 140 pages)

Impossible pour moi d’entrer dans ce roman, qui évoque le monde des centrales nucléaires, à travers le récit d’un intérimaire en mission dans l’une d’entre elles. C’est certainement un livre intéressant mais j’ai déclaré forfait très rapidement, ce qui est rare. Je crois qu’un reportage télévisé sur le sujet m’aurait davantage convenu.

Les avis très positif de Keisha ; Brize ; Yv  (beaucoup plus positifs que le mien)

 

En attendant la montée des eaux – Maryse Condé (JC Lattès - 2010 - 364 pages)

Babakar a du fuir le Mali en pleine guerre civile. En Guadeloupe, accompagné de l’esprit de sa mère défunte, il vit paisiblement jusqu’à ce que le destin mette entre ses mains la vie d’une petite orpheline d’origine haïtienne. Soudainement rejeté par la population, il choisit de partir pour Haïti, sur les traces de la famille de la petite.

J’ai aimé ce roman foisonnant et envoûtant qui m’a fait voyager entre l’Afrique, la Guadeloupe et Haïti. Un petit regret : j’aurais préféré que l’histoire se concentre sur Babakar et que les personnages secondaires prennent moins de place dans le récit. Cela dit, d’un point de vue géopolitique, le roman est passionnant. Bien que ce livre soit présenté comme une fiction, le rapprochement avec certains faits est troublant. La plume est vive et colorée. C’est une intéressante découverte, que je dois à Clara (merci !)

Les avis de : Stephie - Midola - Sandrine

Les yeux bleus de Mistassini – Jacques Poulin (Actes Sud - 2002 - 187 pages)

Les yeux bleus de mistassini

Jack Waterman est écrivain et libraire dans le Vieux Québec. Sa mémoire commence à lui jouer de sérieux tours et il souhaite passer le relais. Il jette son dévolu sur le jeune Jimmy (souvent accompagné de sa sœur Mistassini). Nous suivons le parcours initiatique du jeune homme qui comporte entre autres un séjour à Paris. Jimmy doit prendre progressivement les rênes de la librairie, une librairie atypique où il est autorisé de voler des livres !

Un petit bémol dans ma lecture, mais accessoire à l’histoire : j’ai trouvé assez surprenante que la relation presque incestueuse de Jimmy avec sa jeune sœur soit présentée comme naturelle. Toutefois, quel bonheur de retrouver la jolie plume de cet auteur québécois et son univers peuplé de chats, d’écrivains et d’amoureux de la littérature !

Les avis de Cathe  - Laure - Alice

Le cœur régulier – Olivier Adam (Editions De l'Olivier - 2010 - 231 pages)

 Sarah a perdu son frère et s’est réfugiée au Japon, quittant mari et enfants pour une durée indéterminée. Depuis le décès de son frère, la culpabilité ronge la jeune femme et la met face à ce qu’elle est devenue : une autre qu’elle-même. Le Japon est le voyage de la dernière chance, celui qui l’achèvera ou la fera renaître . Ce n’est pas une destination  au hasard. Son frère y avait séjourné et créé des liens, que Sarah va découvrir…

Pour différentes raisons, je me suis sentie proche du personnage de Sarah, j’ai aimé l’accompagner dans ce voyage au cœur d’elle-même. Olivier Adam a le don de décrire avec une grande justesse les tourments les plus intimes de l’être humain et les ambiances de bord de mer, que j'aime tant. Depuis « falaises », je n’avais rien lu Olivier Adam. Ce que j’entendais au sujet de ses derniers livres me laissait penser qu’il écrivait toujours un peu le même roman, aussi déprimant et noir que le précédent. C’est un auteur que j’avais écarté un peu vite, à tort.

Les avis de : Clara - Alain - Géraldine

Repost 0
5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 22:09

  LA BOUCHERIE DES AMANTS - GAETANO BOLAN  (Le livre de poche - 90 pages)

 

C'est un de mes gros coups de coeur, un livre publié en 2005 par "la dragonne", sans faire grand bruit. Je ne pensais pas qu'il sortirait un jour en poche. C'est une seconde vie pour ce petit bijou qui saura séduire, j'en suis certaine, beaucoup d'autres lecteurs.

         J'en parle ici.  

 La Boucherie des amants 

Repost 0
Published by sylire - dans Pêle-mêle
commenter cet article
2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 22:20

Mes deux gros coups de cœur de l’année :

Démon – Thierry Hesse (2009) : à noter qu'il est sorti en poche...

Bonheur fantôme – Anne Percin (2009)

 

D’autres lectures marquantes :

Littérature française :

Le cri des oiseaux fous – Dany Laferrière (2000)

La mer noire – Kéthévane Davrichawy (2010)

Où j’ai laissé mon âme – Jérôme Ferrari (2010)

Littérature étrangère :

Sukkand Island - David Vann(2010)

Si c’est un homme – Primo Levi (1947)

Chaos calme – Sandro Veronesi (2008)

Un premier roman :

Le crieur de nuit – Nelly Alard (2010)

Une BD :

Le cœur enclume – Jérôme Ruillier (2009)

Vous trouverez, dans la catégorie  « livres beaucoup aimés » les autres lectures qui ont enchanté mon année….

 

Deux petits chiffres pour compléter ce petit bilan : J’ai lu cette année 68 livres (essentiellement des romans) dont un peu plus de 70 % de littérature française. Je suis très stable dans mes lectures au niveau quantitatif, les années se suivent et se ressemblent. Heureusement, et c’est l’essentiel, je pars chaque année à l’aventure dans le choix des titres !

Je vais peut-être essayer cette année de lire un peu plus de littérature étrangère…

Pas de challenge, ni d’objectif quelconque pour moi sur 2011, je ne veux aucune pression sur mes épaules de lectrice-blogueuse. J’en ai assez par ailleurs !  (mais Nulle crainte pour les participants du blogoclub, je continuerai à y participer et à le co-animer avec grand plaisir !)

 

A très bientôt pour un billet récap’ de quelques livres lus ces derniers temps.

Bonnes lectures 2011 à vous tous !

Repost 0