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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

22 novembre 2019 5 22 /11 /novembre /2019 08:49

Boréal compact - 248 pages

C'est l'histoire d'une famille qui habite l'île de la petite poule d'eau, située dans une région sauvage et reculée du Manitoba, au nord de Winnipeg.

Les enfants Tousignant ne connaissent pas l'école jusqu'à ce que Luzina, leur mère, ait l'idée de demander au gouvernement  une institutrice pour sa famille nombreuse (7 enfants en âge d'être scolarisés). La réponse est positive et trois étés de suite, les enfants de la petite poule d'eau auront un enseignant à leur disposition. Nous assistons à la fabrication de l'école, à l'accueil des trois enseignants qui se succéderont et à leur cohabitation avec la famille. Très sociable et désireuse d'éduquer ses enfants, Luzina est aux anges. Par la suite, pour continuer à apprendre, les enfants devront quitter l'île. Pour Luzina ce sera à la fois un déchirement et une grande fierté.

J'ai lu ce livre dans sa version papier, il y a une douzaine d'années. Quand j'ai vu que le titre était proposé en version audio sur le site de Radio-Canada, j'ai eu envie de le découvrir de nouveau et je dois dire que j'ai apprécié ma lecture tout autant que la première fois. Il faut dire que l'accent québécois apporte un plus à la version papier, nous mettant dans l'ambiance. L'interprétation est très réussie.

Comme la première fois, j'ai adoré imaginer la petite île verdoyante en pleine nature avec ses poules d'eau et ses moutons. Je me suis prise d'affection pour Luzina, si bienveillante et si gaie. Peut-être parce que je suis maintenant dans la tranche d'âge où les enfants ne sont plus à la maison, j'ai été plus sensible au le syndrome du nid vide qui gagne Luzina, même si je le gère plutôt bien.

Certains éléments de l'histoire sont autobiographiques. En effet, toute jeune institutrice, Gabrielle Roy a été nommée pour un été dans cette région reculée du Manitoba. Elle n'a pas eu la chance d'y côtoyer Luzina. A l'inverse, elle garde le souvenir de s'y être ennuyée à mourir. Son seul réconfort était la présence des enfants et l'observation des paysages magnifiques de la région.

Gabrielle Roy

Dans une dernière partie, quasi déconnectée de la première, Gabrielle Roy évoque un autre personnage, l’ecclésiastique qui rend visite à la famille de Luzina une fois par an. J'aurais préféré que cette partie soit intégrée différemment au récit. Ce sera mon bémol.

On pourrait trouver l'histoire mièvre mais ce n'est pas ainsi que je l'ai perçue. J'ai apprécié de lire un roman fort bien écrit qui prône la bienveillance dans les rapports humains. 

J'ai téléchargé ce livre audio (gratuitement) sur le site de Ici.Radio-Canada

Une bien jolie lecture, que je partage avec Enna (allons voir son avis).

En novembre, c'est le mois québécois sur les blogs, animé par Yueyin et Karine.

challenge "Écoutons un livre"

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19 novembre 2019 2 19 /11 /novembre /2019 00:10

152 pages - 2016

Michel Tremblay est un auteur québécois né à Montréal en 1952. Dans cet ouvrage d'inspiration autobiographique, l'auteur nous propose de courts récits tout à fait truculents, qui se présentent sous la forme de dialogues entre Michel Tremblay, enfant, et un membre de sa famille (mère, grand-mère ou une de ses tantes). Certains chapitres m'ont davantage plu que d'autres mais l'ensemble est très plaisant à lire.

Nous sommes dans les années 50. Michel Tremblay est un petit garçon curieux et malicieux qui pose question sur question, mettant souvent dans l'embarras ses interlocuteurs. Quand il s'agit de religion, par exemple, il prend au pied de la lettre ce qui est écrit dans la bible et met le doigt sur ce qui s'explique difficilement. Inutile de souligner que son institutrice (il fréquente un collège religieux) se méfie quand il lève le doigt. A la maison, il épuise sa mère tout en la faisant rire. Nous découvrons une famille gaie, aimante, qui ne manque pas de fantaisie.

La langue, orale, est très imagée. En voici un aperçu :

"Les animaux, y se marisent-tu? Pas comme nous autres, là, je le sais, mais... y fondent-tu une famille, comme nous autres? Ça doit, même si le père de Bambi on le voit pas ben ben souvent. Je sais pas si la mère de Bambi se plaint, comme madame Lafortune, à côté de chez-nous, parce qu'à' voit jamais son mari... 

Et un autre :

-Mais pourquoi y faut que les tartes ça soit des surprises pour le temps des fêtes? J’comprends pas… (Michel)

-Une autre affaire que tu comprends pas. Des fois je me demande si j’ai pas mis au monde un nono qui comprend rien (la mère) 

-En tout cas, chus pas assez nono pour pas comprendre que tu réponds pas à ma question (Michel)

Si vous souhaitez découvrir la littérature québécoise, c'est un auteur incontournable.

En novembre, c'est le mois québécois sur les blogs, animé par Yueyin et Karine.

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16 novembre 2019 6 16 /11 /novembre /2019 00:27

Libretto 2015 (pour la version française) - 208 pages

« Mais toute cette histoire, puisqu'il me faut la raconter, a commencé avec le compas Nikolski. » 

Quand commence l'histoire, nous sommes en 1989. Trois jeunes gens prennent leur destin en main pour voler de leurs propres ailes. Deux d'entre-eux quittent leur famille (un garçon et une fille). Le narrateur, libraire, se retrouve seul après avoir perdu sa mère. Si les deux premiers jeunes gens sont de "vrais" voyageurs, le dernier ne voyage que dans les livres. Tous trois vont se croiser dans le tourbillon de la vie. 

Nikolski est un roman d'aventure qui nous fait voyager. Montréal est le lieu où se croisent les personnages mais nous voyageons à travers le continent. Le roman s'étale sur une bonne dizaine d'années et nous fait découvrir plusieurs univers parmi lesquels l'archéologie ou la piraterie des temps modernes.

« Peu à peu, l’ambition de perpétuer les traditions familiales s’insinua dans son esprit. Il lui semblait inconvenant que l’arrière-arrière-petite-fille d’Herménégilde Doucette consacrât sa vie à éviscérer des morues et faire des devoirs de sciences naturelles. Elle était destinée à devenir pirate, morbleu ! » 

Ce roman est ma troisième lecture audio pour le mois québécois J'ai entrepris cette écoute à un moment où les conditions n'étaient pas idéales : manque de temps et esprit occupé par tout autre chose. Or, cet ouvrage demande de la concentration. Plusieurs histoires se croisent sans liens apparents et de nouveaux personnages apparaissent au fil du récit. Je suis revenue plusieurs fois en arrière et pris quelques notes pour m'y retrouver. Bien que mon écoute ait été un peu laborieuse, j'y ai pris plaisir. J'ai aimé les personnages, le voyage dans le temps et dans l'espace mais aussi le ton du lecteur, très enjoué. Je n'ai saisi le lien entre les personnages qu'à la fin du roman (manque de concentration ?).

Nikolski est un premier roman original et foisonnant (sans doute un peu de trop). Compte tenu de sa construction alambiquée, je me demande si la version audio est la plus adaptée.

Une lecture commune avec Enna (allons voir ce qu'elle en a pensé !)

J'ai téléchargé ce livre audio (gratuitement) sur le site de Radio-Canada

En novembre, c'est le mois québécois sur les blogs, animé par Yueyin et Karine.

challenge "Écoutons un livre"

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13 novembre 2019 3 13 /11 /novembre /2019 00:47

Casterman 2009 - 133 pages

Voilà une BD que j'ai trouvé (c'est rare) dans une boite à lire. Je ne peux pas dire que la couverture m'ait attirée de prime abord (ce serait plutôt l'inverse) mais le nom de l'auteur m'était familier. Je l'ai donc rapportée à la maison, où elle est restée plus de six mois sur une étagère, avant que je me décide à l'ouvrir.

L'histoire commence par l'opération de séduction d'une jeune étudiante en lettres par le narrateur. Leur rencontre se passe à la bibliothèque. On sent de l'hésitation du côté de la jeune fille, par timidité, par peur de s'engager ? La sensualité est palpable, l'attirance est physique avant tout. Le premier baiser arrive, puis la première nuit...

Fabien Vives n'avait que vingt-cinq ans quand l'ouvrage a été publié. Il a choisi comme thème celui d'une rencontre amoureuse, une rencontre assez quelconque, mais qu'il raconte assez joliment, en se mettant dans les yeux du narrateur, que l'on ne voit jamais. C'est la jeune femme que l'on suit, on ne verra pas le jeune homme. C'est la grande originalité de l'album.

Fabien Vives utilise des crayons de couleur, en privilégiant les couleurs chaudes. Le rouge prédomine. Au fil des pages, je me suis habituée au graphisme et au final je trouve que les dessins sont en phase avec le texte. La jeune femme aux cheveux roux est très féminine dans sa façon de se vêtir, dans ses expressions. On est sous le charme, tout comme le narrateur.

J'ai parcouru cet ouvrage avec plaisir mais je dois dire que la fin m'a déconcertée. J'ai peut-être raté quelque chose tant il me reste un goût d'inachevé. Ce sera mon bémol (avec la couverture que je trouve affreuse).

Une première approche de l'auteur intéressante mais je ne suis pas totalement conquise par cet album.

 La BD de la semaine, c'est chez Stephie

Le challenge "objectif PAL", c'est chez Antigone

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9 novembre 2019 6 09 /11 /novembre /2019 13:12

Lu par Pascale Montpetit - 8h 48 minutes

Avant de résumer l'histoire, il me faut vous présenter Bondrée, qui est un lieu mais aussi, sans nul doute, le personnage principal du livre. On appelle Bondrée, dans ce roman, la région de Boundary Park, au Québec. Il s'agit d'une zone forestière située à la frontière avec les Etats unis et dans laquelle se trouve un lac. A l'époque où se situe l'histoire, en 1967, Bondrée est fréquenté par des vacanciers qui possèdent, pour la plupart, un chalet dans lequel ils mènent des vacances simples et proches de la nature.

La narratrice passait ses vacances à Bondrée quand elle était enfant. Le dernier été où elle a séjourné dans le chalet familial, avec ses parents, un terrible drame est survenu. Ce drame qui a secoué le village entier a commencé par la mort, dans des circonstances troubles, de Zaza Mulligan, une très belle jeune fille. Zaza a été retrouvée morte dans la forêt, une jambe prise dans un piège à ours. Sa meilleure amie, Sissy Morgan, va mourir peu de temps après dans les mêmes circonstances, plongeant les vacanciers dans une psychose que l'on comprend aisément. Les deux jeunes filles n'étaient pas très appréciées dans le village : trop belles, trop court vêtues et  trop maquillées au goût de beaucoup mais on ne tue pas pour cela. Alors que s'est-il passé ?

Nous suivons l'évolution de l'enquête, menée un policier américain particulièrement humain et traumatisé par une affaire similaire non résolue. Sceptique dès le départ sur le fait qu'un accident soit à l'origine du décès de Zaza, il n'a plus de doute quand Sissy meurt à son tour. La narratrice nous raconte la façon dont elle a vécu les faits à hauteur d'enfant, décrivant l'atmosphère qui règne chez les vacanciers après le drame et la réaction des amis et voisins autour d'elle.

"Bondrée" est un très bon roman d'ambiance avec une intrigue bien menée. J'ai beaucoup aimé le style du roman et cette écriture qui mêle français, anglais et expressions québécoises. L'interprétation est parfaite et tout à fait en adéquation avec le roman. 

Une très belle découverte pour ce roman qui a obtenu en France le Prix du Polar SNCF 2019 et plusieurs prix au Québec.

Une lecture commune avec Enna - Valentine (et BlueGrey ?)

J'ai téléchargé ce livre audio (gratuitement) sur le site de Radio-Canada

En novembre, c'est le mois québécois sur les blogs, animé par Yueyin et Karine.

 

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4 novembre 2019 1 04 /11 /novembre /2019 00:31

Editions "Le cheval d'août" - Lu par Emmanuelle Lussier-Martinez et Karelle Tremblay - 2 h20

Nous suivons, l'espace d'un été et le début de l'automne, deux jeunes filles qui ont décidé de passer leurs vacances dans un chalet familial isolé au milieu de la forêt. Toutes deux ont des blessures à l'âme. Chloé sort d'une clinique dans laquelle elle était soignée pour anorexie et Clara vit un chagrin d'amour. Dans le chalet, les filles coulent des jours tranquilles et se rapprochent l'une de l'autre. Vers le milieu du séjour, pour tromper un peu leur solitude, elles invitent des amis, le temps d'un week-end. Leur équilibre, tout juste retrouvé, se met à vaciller de nouveau dangereusement. La fin de l'été arrive et les blessures ne sont pas refermées...

"Les filles bleues de l'été" est un roman à deux voix sur les troubles de l'adolescence. J'aurais aimé vous dire que j'ai été touchée par Chloé et Clara mais ce n'est malheureusement pas le cas. Je ne me suis pas attachée à ces jeunes filles et je me suis ennuyée en leur compagnie. Pourtant, le roman est trop court pour souffrir de longueurs et le thème était susceptible de m'intéresser.

J'ai trouvé l'interprétation assez quelconque pour ne pas dire monotone. Je pourrais même dire qu'elle est en accord avec l'ambiance du roman, assez plombante. Par ailleurs, j'ai eu du mal à distinguer, tout au long de l'écoute, laquelle des deux jeunes filles s'exprimait. Je pense que la version papier est plus claire à ce niveau. Comme vous pouvez le constater, je n'arrive pas à vous donner un élément positif concernant cette écoute, Peut-être aurais-je davantage aimé la version papier ?

 

Une déception...

Enna, en revanche, a apprécié cette lecture audio (lecture commune). 

J'ai téléchargé ce livre audio (gratuitement) sur le site de Radio-Canada

En novembre, c'est le mois québécois sur les blogs, animé par Yueyin et Karine.

 

challenge "Écoutons un livre"

 

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29 octobre 2019 2 29 /10 /octobre /2019 20:41

 

Comme chaque année, je participe au mois québécois organisé par Karine et Yueyin.

Cette fois-ci, comme j'ai anticipé, je suis capable de vous donner les titres que j'ai prévu de présenter. Je ne m'interdis pas d'en ajouter.

 

- le 4/11 : Les filles bleues de l'été de Mikella Nicol, sur le thème : "du Québec dans nos oreilles" /Lecture commune avec Enna

 

- le 10/11 : Bondrée de Andrée A. Michaud  pour le thème : "un polar" / LC avec Enna - le cri du lézard - Valentine

 

- le 16/11 : Nikolski de Nicolas Dickner sur le thème "autour de N Dickner" /  LC avec Enna et Isabelle

 

- le 19/11 : Conversations avec un enfant curieux de Michel Tremblay pour le thème "autour de M. Tremblay"

 

- 24/11 : la petite poule d'eau de Gabrielle Royune lecture commune avec Enna

 

- le 28/11 : Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon de Jean-Paul Dubois pour le thème : "regard d'ailleurs"

Vive le

!

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28 octobre 2019 1 28 /10 /octobre /2019 00:57

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27 octobre 2019 7 27 /10 /octobre /2019 10:41

Editions La table ronde (quai Voltaire) - 329 pages - août 2019 

traduit de l'anglais (irlande) par Cécile Arnaud

"C'était l'époque, se justifient les gens, mais moi je dis que l'époque est faite par ceux qui la vivent. Parce que je ne suis pas prête à pardonner, pas même après tout ce temps".

Dans ce roman polyphonique, Paula Mc Grath nous transporte en Irlande en 1982 et en 2012. A la fin du roman, nous reviendrons dans les années 60, quand commence l'histoire qui relie les femmes de ce roman. Avant d'arriver à ce moment crucial du roman, nous faisons la connaissance, en 2012, d'une gynécologue qui rend visite à sa mère dans une maison de retraite. Le chapitre suivant, toujours en 2012, c'est une jeune fille que nous suivons. Elle vient de perdre sa mère et se voit confiée à des grands parents qu'elle ne connait pas. Le personnage d'après, celui que nous suivrons le plus longtemps, est une autre jeune fille. Elle se prénomme Jasmine et vient de quitter le domicile de sa mère alcoolique, qu'elle ne supporte plus. Après un passage à Londres, qui ne lui réussit pas, elle rejoint Dublin où le hasard des rencontres la mène dans un club de boxe. Ce sport deviendra vite sa passion et lui permettra de trouver une motivation pour avancer dans la vie.

Sans évoquer précisément ce qui relie ces personnages féminins très attachants, je peux vous dire qu'elles seront toutes, à un moment de leur vie, voire plusieurs, confrontées à la violence ou à la discrimination en raison de leur sexe. Le fait que l'histoire se passe en Irlande n'est pas sans importance quand on connait la forte pression de la religion sur l'évolution des mœurs et le retard pris par ce pays dans l'émancipation des femmes. "La fuite en héritage" est aussi un roman sur la transmission entre mère et fille. Que transmet-on à nos filles, consciemment ou inconsciemment ? Quel est l'impact des non-dits de nos mères dans nos vies ?

Cet ouvrage de l'irlandaise Paula Mc Grath est très agréable à lire. J'avais hâte, chaque soir de retrouver les personnages, notamment Jasmine, en 1982, à Dublin. La dernière partie, très addictive, se lit d'une traite. La construction est intéressante. L'alternance entre les personnages et époques n'est pas linéaire, ce qui donne un rythme original au roman.

A découvrir !

Lu dans le cadre d'une opération MASSE CRITIQUE organisée par BABELIO

 

7/12

 

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19 octobre 2019 6 19 /10 /octobre /2019 23:27

Audiolib 2019 ( Sabine Wespieser ) - lu par l'autrice et par Jacques Chaussepied - 3 h 14

Léonor de Recondo nous propose, au travers de cet ouvrage, de revivre les dernières heures de son père Félix. Accompagnée par sa mère, elle se rend en pleine nuit au chevet de son père mourant. Toutes deux attendent de longues heures avant qu'il ne rende son dernière souffle. Léonor se remémore la vie de Félix, marquée par la mort de trois de ses enfants. Par alternance avec le récit de cette nuit, nous sommes conviés à écouter le dialogue imaginaire entre l'écrivain Ernesto Hemingway et Félix, le père de l’autrice. Tous deux sont espagnols. Ils ont aimé la vie et les femmes. La guerre d’Espagne les a fortement marqués.

J'ai lu plusieurs ouvrages de Léonor de Recondo. Chaque fois, elle parvient à m'embarquer, quel que soit le thème abordé. Avec ce récit, toutefois, je suis restée en un peu en retrait. Je n'ai pas vraiment adhéré au dialogue imaginaire, il ne m'a pas captivée. J'ai été plus sensible au récit, tristement réaliste, de la nuit à l'hôpital. Avec beaucoup de pudeur, Léonor de Recondo rend un bel hommage à ce père qui lui manque déjà, alors qu'il respire encore.

"Ma bouche contre ton oreille, je te dis des mots qui ne s'écrivent pas. Des mots qui exigent la voix. Des mots de toi à moi, les derniers prononcés qui traversent ta peau devenue froide, qui parcourent tes oreilles, ton cerveau, tes veines et tout ton squelette pour rejoindre ton souffle, si ténu soit-il. Des mots d'amour, de gratitude, alors que déjà se profile l'incertitude de ne pouvoir jamais vivre sans toi".

Les voix de ce récit sont celles de Léonor de Recondo (pour la narration intimiste) et celle de Jacques Chaussepied (pour le dialogue entre Félix et Ernesto). Je n'ai rien à reprocher au lecteur mais comme je n'ai pas adhéré au dialogue, la voix a fini par m'agacer. En revanche, j'ai aimé l'interprétation par l'autrice de son texte ainsi l'interview qu'elle donne à la fin du CD.

Comme vous avez pu le constater, mon avis est partagé.

Vous pouvez écouter un extrait : ici

Allons voir ce qu'en pense Enna (avec qui j'ai entrepris cette lecture commune).

http://www.sylire.com/2018/08/recapitulatif-ecoutons-un-livre.html
Lu dans le cadre du challenge "Écoutons un livre"

 

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