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Blogoclub

Le blogoclub a changé de mains mais pas d'adresse mail

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 18:10


C’est avec plaisir que je relaye une information qui, je l’espère, intéressera le maximum de lecteurs de ce blog :

Le Serpent à plumes publie le 18 février 2010, une revue dont les bénéfices iront à l'Hôpital de la Communauté Haïtienne. Elle sera vendue en librairie, 15 euros pour 176 pages.

 

Voici un extrait de la lettre de l’éditrice qui figure en préface de la revue :

 

Pourquoi publier un numéro hors-série du Serpent à Plumes ? Depuis sa création, Le Serpent à Plumes a su construire un superbe catalogue d’auteurs francophones. Il s’est étoffé au fil des ans d’auteurs étrangers et de tous bords, mais la littérature haïtienne y occupe une place à part. Dany Laferrière, Yanick Lahens, Émile Ollivier, Louis-Philippe Dalembert, tous ont publié dans cette maison d’édition. Une phrase de Dany Laferrière dans Le Monde, quelques jours à peine après le terrible séisme qui a ravagé Haïti, résonne encore à nos oreilles :
« Quand tout tombe, il reste la culture. Et la culture, c’est la seule chose qu’Haïti a produite. Ça va rester. Ce n’est pas une catastrophe qui va empêcher Haïti d’avancer sur le chemin de la culture. Et ce qui sauve cette ville, c’est le peuple. C’est lui qui fait la vie dans la rue,  qui crée cette vie. Il ne faut pas se laisser submerger par l’événement. » 


La table des matières :


Dany Laferrière :Le Cri des oiseaux fous, extrait de roman

David Damoison : Nuits noires et nuits blanches, photographies

Louis-Philippe Dalembert : Les dieux voyagent la nuit, extrait de roman ; Liens de sang, nouvelle

Yanick Lahens : Dans la maison du père, extrait de roman

Gary Victor : Banal Oubli, extrait de roman

Frankétienne :D’un pur silence inextinguible, extrait de roman

Fred Koenig : photographies

René Depestre : Frantz Leconte,

Depestre par lui-même : entretien

Thomas C. Spear : Lettre à Sergine

James Noël : Quelques mots lâchés en catastrophe, témoignage

Rodney Saint-Éloi : La tendresse et l’élégance nous sauveront du séisme

Hervé Télémaque : Voyage d’Hector Hyppolite en Afrique n°1, tableau

Évelyne Trouillot : L’Héritière et la mère, extrait de roman

Syto Cavé : Fatras-Bâton, nouvelle

Émile Ollivier : Mère-Solitude, extrait de roman ; Des nouvelles de son excellence, nouvelle ; La TripleMort de Salomon Lacroix, nouvelle


J’ai reçu la revue sous format PDF  et je peux vous assurer qu’elle est de grande qualité...
 

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 00:56

                                       Liana Levi - 200 pages - traduit de l'italien


Nous sommes dans un campement tzigane où vivent, dans une grande précarité, des gens d’origines diverses. Un homme vient de mourir, tué à l’arme blanche. Dans une sorte de flottement précédent son départ vers d’autres cieux,  il se remémore son arrivée au campement, un soir, avec son camion et dix cartons auxquels il tient particulièrement. Il n’a pas été accueilli les bras ouverts. On l’a regardé avec méfiance, surtout quand il a dévoilé le contenu de ses cartons : ce qu’il reste d’un cirque… Bien vite il a sympathisé avec les enfants du camp, s’est mis à leur raconter l’histoire de sa famille, indissociable de celle des précieux cartons.

 

On ne peut pas parler de ce livre sans évoquer son écriture, très particulière puisque s’insèrent dans le texte des phrases et des mots d’autres langues (hongroises, roumaines, albanaises). Des mots que nous ne connaissons pas mais qui ne gênent en rien la compréhension du texte et lui donnent une musicalité particulière.

 

Comme les enfants, le lecteur est suspendu aux lèvres du conteur qui relate peu à peu la l’histoire de la famille, déportée dans un camp de concentration durant la seconde guerre mondiale. Il y a beaucoup d’allers et retours entre le passé et le présent et ce n’est que peu à peu que nous reconstituons l’histoire de Branko et ce qui l’a amené à fuir son pays d’origine. Entre temps, nous découvrons la vie du camp, ou plutôt la survie car la misère et la pauvreté sont criantes. C’est une histoire triste mais pas désespérée. Branko n'a pas trahi les siens, il a fait ce qu'il considérait de son devoir et quitte ce monde apaisé. La fin nous montre que le cirque n'est pas mort avec lui... 

 

Un beau conte des temps modernes sur la mémoire et la transmission.

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Fait partie de la sélection du Prix inter-ce 2010
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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 00:30

 

                                   Folio (Gallimard 1993) - 203 pages

Nous sommes sur une route de Finlande, de nuit. Deux hommes rentrent de mission, l’un est journaliste l’autre photographe. Aucun des deux n’est emballé par la vie routinière qui l’attend, l’ambiance est donc assez morne quand tout à coup, la voiture heurte un lapin. Le journaliste, Vatanen, sort de la voiture pour porter secours à l’animal mais tarde à rejoindre le véhicule. Excédé, le photographe démarre en trombe et laisse son camarade derrière lui… Vatanen pense dans un premier temps faire du stop pour rejoindre son domicile mais frappé d’une sorte d’électrochoc il prend la poudre d’escampette avec le lièvre blessé et décide de mettre un terme à sa vie d’avant… Après quelques difficultés à se débarrasser de son entourage, il décide de ne plus se donner de contraintes, de travailler quand bon lui semblera, et d’utiliser ses bras plutôt que sa tête.  Nous le suivons dans sa nouvelle vie, riche de péripéties extravagantes et plutôt cocasses.

 

Un extrait :

"Quand Kurko voulu prouver son adresse de flotteur de bois et courut sur la chaîne de rondins de la rive, il tomba dans le fleuve et manqua de se noyer, car il ne savait pas nager. Vatanen tira le vieillard ivre du fleuve glacé et le porta dans la tente. Au matin, l'homme rudement éprouvé s'éveilla le crâne emperlé de douleur, ouvrit la bouche pour laisser échapper une plainte. On constata alors que son dentier était tombé le soir précédent dans le fleuve. La vie est parfois bien déprimante."

 

Quel plaisir de sillonner la Finlande avec Vatanen et son nouvel ami le lièvre ! Très vite j’ai fait le rapprochement avec les racontars de Jorn Riel. Les deux auteurs ont la même verve humoristique et sont amoureux des grands espaces blancs. Une carte de la Finlande nous permet de suivre le périple extraordinaire des deux compères. Bravant le froid, se débarrassant au passage d’un ours un peu collant ou d’un corbeau affreusement voleur, Vatanen et son lapin avancent tranquillement vers le cercle polaire en faisant des haltes de plusieurs mois dans des forets, où Vatanen où  loue ses bras. Il rencontre toutes sortes de personnages savoureux et profite de la nature de façon la plus simple du monde. Le lièvre suit le mouvement, compagnon agréable et peu encombrant.

 

« Le lièvre de Vatanen » est devenu un livre culte dans les pays nordique et s’est vendu à plus de 100 000 exemplaires en France. C’est un roman très facile d’accès, avec une philosophie de vie peut-être un peu simpliste mais qui met de si bonne humeur qu’on sort de la lecture requinqué. Génial, non ?


 Une lecture commune avec Bladelor

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 4/34 (pal ce jour : 48)
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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 21:02


Actes Sud 1998 - 65 pages

 

Quelques mots sur un petit recueil composé de deux nouvelles d’une trentaine de pages chacune.  L’auteur est une grande dame de la littérature hollandaise contemporaine. Je n’avais jamais eu l’occasion de la lire jusqu’ici.

 

Les personnages de chacune des nouvelles sont des femmes qui ne sont pas tout à fait épanouies dans leur intimité (pour des raisons différentes) et qui vont trouver,  grâce à la magie d’un lieu, une sorte de délivrance à leur mal-être. J’ai une petite préférence pour la première nouvelle, très originale. Une femme entre deux âges arrive pour la première fois dans sa nouvelle maison de vacances, construite près d' une forêt. Il manque à cette femme l’ épanouissement sexuel qu’elle n’a jamais pu trouver avec son mari, bien qu'il y ait beaucoup d’amour entre eux. Un déclic va se produire à la fin de l’été (mais pas tel qu’on l’imagine), après des recherches sur une étrange présence qu’elle ressent chaque fois qu’elle se promène dans la forêt avoisinante… Une histoire assez étrange et envoûtante, écrite dans une langue fluide que j’ai savourée (après l’argent, l’urgence j’avais besoin d’une écriture reposante).

Les premières lignes de la nouvelle :

« Lorsqu’ils achetèrent le terrain, elle n’était pas très sûre que l’endroit lui plût. Quelque chose dans l’air la troublait. Bien que charmée, elle avait l’impression de transgresser un interdit. Sacer est le terme qui lui vint inconsciemment à l’esprit : sacré et maudit à la fois. »

 

Une très belle découverte, que je dois à katell (qui m’a offert ce recueil ainsi qu’un autre ouvrage de S Hella. Hasse « la source cachée » que je me fais un plaisir d’avoir dans ma PAL*) 

* pile à lire

objectif_pal 

 3/34 (sachant qu'aujourd'hui ma PAL contient 48 livres)
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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 18:35
 
   Pol 2006 - 170 pages

 

 Un extrait :
"Un immeuble de verre et de métal avec un nom de fleur (court). Deux vigiles (noirs). Des tourniquets (électroniques). Où est votre badge ? Comment ça vous n’avez pas de badge ? Qui c’est celle-là ? Présentez-vous à l’accueil ! Vous vous présentez. Plantée près d’un bouquet une jeune femme blonde vérifie votre identité. Vous interroge sévère. Vous fait répéter. Hésite. Insiste. Persévère (ça promet). Comme si vous aviez l’air de quelqu’une qui pourrait venir dans un tel endroit sans y être forcée (l’argent, l’urgence, la raison, etc.). Vexant. Et (préparez-vous) ça va être pareil tous les jours. Tant que vous n’aurez pas de badge. Même suspicion. Mêmes gestes. Même regard. Même blondeur près de nouvelles fleurs. Tous les jours. Ouvrables. Pendant des mois (bon courage). Qui c’est celle-là ? Comment ça pas de badge. Tout le monde a un badge. (Voyons !) Tout le monde veut un badge. (Voyons !) Qui c’est celle-là qui n’en veut pas ?"

J’ai souhaité lire ce roman suite aux billets élogieux de blogueuses dont je partage souvent les coups de cœur. Mais je n’ai pas pu aller au bout tant le style m’a déplu.
Sur quelques lignes, je fais un effort, je me concentre. Au bout d’une dizaine de pages je n’en peux plus, j’ai besoin de respirer et voilà... je décroche. Je crois que je suis définitivement hermétique à ce style haché qui use et abuse (selon moi) de la ponctuation. 
 

Je ne voudrais pas vous dissuader de tenter cette lecture. Voici quelques phrases extraites des billets de mes camarades blogueuses qui montent à quel point les avis sur ce livre sont contrastés :

Anne : "L'écriture de Louise Desbrusses est extraordinaire, et cet adjectif n'est même pas assez fort. Elle ne ressemble à aucune autre : phrases non construites qui deviennent nos propres pensées, entrecoupées de parenthèses qui sont comme la petite voix raisonnant en nous, quand on se ment."
Aifelle : Quel livre coup de poing ! J'ai été subjuguée par l'écriture qui rend à la perfection l'état dans lequel se retrouve la narratrice
Cathulu : Un récit hypnotique et salvateur simultanément.  Une écriture à découvrir de toute urgence
Antigone : Il entre de plein pied dans la catégorie des livres "qui font avancer", "réfléchir" et "se poser les bonnes questions".

Laure, en revanche (ouf je me sens moins seule) a abandonné à la page 45, pour les mêmes raisons que moi.
 

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 22:21


Pour ceux qui souhaitent lire ou relire Camus, Hambre propose un « Challenge Camus »

 

J’avais dit plus de challenge… mais bon, j’arriverai bien à lire au moins un titre sur 2010 (et ferai d’une pierre deux coups en le faisant coïncider avec le challenge « j’aime les classiques » )

 

Avis aux amateurs…


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Published by sylire - dans De ma blogo-vie
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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 22:34


                        
Le livre de poche 1966 (Gallimard 1957)


On a beaucoup parlé de Camus à l’occasion de la célébration du 50ème anniversaire de sa mort. De l’auteur étudié à l’école, j’avais presque tout oublié. Les films et reportages proposés par les médias pour l'occasion m’ont passionnée. Son histoire avec l’Algérie, sa passion pour le journalisme et bien d’autres aspects de sa vie m’ont donné envie de redécouvrir son oeuvre. J’ai choisi de replonger dans « l’étranger », roman dans lequel il fait passer ses idées sur la justice, la religion et l’absurdité de l’existence humaine.

 

L’histoire se passe à Alger, la ville natale de l’auteur. Le roman commence par ces phrases :  Aujourd'hui, maman est morte. Où peut-être hier, je ne sais pas. J'ai reçu un télégramme de l'asile : "Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués." Cela ne veut rien dire. C'était peut-être hier. Nous comprenons vite que le narrateur, Meursault,  n’est pas très affecté par la mort de sa mère, il ne s’en cache guère. Ce n’est son genre de jouer la comédie. Après avoir enterré sa mère, Meursault reprend le cours de son existence de jeune célibataire et profite tranquillement de la vie. Mais un jour, parce qu’il fait trop chaud et qu’il y a trop de lumière (mobiles étonnants) il tue un homme.  S’en suivent une arrestation et un procès. Mais peut-on appeler cela un procès ?

 

Meursault est un homme qui ne ment pas, ni à lui-même, ni aux autres. En cela, il est très attachant. Mais c’est un personnage que l’on ne peut aimer à cent pour cent. On peut notamment lui reprocher son indifférence vis-à-vis d’autrui, d’où probablement le titre du roman « l’étranger ». Par ailleurs, on voudrait le voir plus combatif, moins fataliste. Mais l’homme reste fidèle à sa ligne de conduite, y compris dans un procès où il joue sa peau. Je dois dire qu’il m’a mise mal à l’aise par sa distance avec les évènements, ce qui ne m’a pas empêchée d’être de tout cœur avec lui durant le procès. Comment ne pas être révolté par le comportement d’un tribunal qui juge un homme avec si peu d’éthique ?


Pour finir, quelques mots de Camus évoquant son livre, plusieurs années après l'avoir écrit. Qui, mieux que lui peut nous éclairer sur le personnage de Meursault ? :


« J'ai résumé L'Étranger, il y a longtemps, par une phrase dont je reconnais qu'elle est très paradoxale : “Dans notre société tout homme qui ne pleure pas à l'enterrement de sa mère risque d'être condamné à mort.” Je voulais dire seulement que le héros du livre est condamné parce qu'il ne joue pas le jeu. En ce sens, il est étranger à la société où il vit, où il erre, en marge, dans les faubourgs de la vie privée, solitaire, sensuelle. Et c'est pourquoi des lecteurs ont été tentés de le considérer comme une épave. On aura cependant une idée plus exacte du personnage, plus conforme en tout cas aux intentions de son auteur,si l'on se demande en quoi Meursault ne joue pas le jeu. La réponse est simple : il refuse de mentir. »
(...)
 

 

Si l’on entre aisément dans ce livre, on en sort moins facilement…

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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 22:34

Martin Dressler, ou le roman d'un rêveur américain

Le livre de poche (Albin Michel 2000) - 286 pages - traduit de l'anglais (Etats-unis)

Nous sommes à New York à la fin du XIXème siècle, une époque où tout homme qui a le sens des affaires peut faire fortune. Martin Dressler est le fils d’un marchand de cigares. Très tôt il manifeste de grandes dispositions pour le commerce. Engagé dans un hôtel comme chasseur, il gravit presque tous les échelons, jusqu’à ce que l’envie d’avoir sa propre affaire se manifeste. Travailleur infatigable, il est insatiable et visionnaire. Quand il réussit à monter une chaîne de restaurants, il se lance très vite dans la rénovation puis dans la construction d’un hôtel, puis d’un deuxième… Nous suivons parallèlement sa vie privée et notamment son mariage avec un "ensemble" constitué de 2 sœurs et de leur mère. Une des sœurs (la plus belle) est celle qu'il a épousée mais elle est ennuyeuse à mourir. La seconde femme lui apporte une aide efficace dans ses affaires, quant à la mère, elle est incontournable.

 new-york.jpg


 La première partie du roman m’a captivée : la progression de Martin dans le contexte euphorique d’un New York qui se développe à vue d’œil est très prenante. J’ai aimé imaginer les rues se dessiner et les constructions prendre forme pour devenir le New York que nous connaissons aujourd’hui. Mais dans la deuxième partie, la description des hôtels imaginés par Martin (aussi extraordinaires soient-ils)  m’a semblée bien trop détaillée et lassante. Par ailleurs sa vie sentimentale s’enlise, la léthargie de sa femme étant incurable. La fin du roman nous montre que du côté des affaires, il traverse également une mauvaise passe...

Au final c’est donc un avis un peu mitigé qui se dégage de ma lecture.

 L'avis de Keisha - Cuné - Diddy -

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 20:23
  


Le titre de l'article : Les amazones de la blogosphère.

Aifelle a relayé l’info et Véro propose la lecture de l’article sur son blog. Quelques blogueuses sont citées (j’en fais partie ) et d’autres témoignent.
 

L’article présente bien la blogosphère littéraire mais aurait peut-être pu évoquer un peu plus la diversité qui fait sa richesse. Quelques exemples :

-                           -  J’aurais bien aimé que les challenges, swap, lectures communes… soient évoqués.

-                           - Toutes les blogueuses ne sont pas enseignantes, bibliothécaires ou femmes au foyer (mêmes si ces catégories sont bien représentées). Certaines sont aides-soignantes, comptables, informaticiennes…
                   -  Si certaines blogueuses lisent 20 livres par mois, d’autres en lisent 5 ou 6.

Ceci dit, l'article est intéressant et c'est chouette que l'on s'intéresse à nous ! Un petit clin d’œil aux messieurs de la blogosphère littéraire : Et oui... parfois le féminin l’emporte sur le masculin  

Le décryptage de Ficelle
 

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Published by sylire - dans De ma blogo-vie
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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 17:46

 

Stock 2009 - 208 pages 

Laura a dix-sept ans. Nous faisons sa connaissance à la sortie du train qui la mène à Bergen, où elle est attendue comme jeune fille au pair dans une famille allemande. Très vite nous comprenons que la jeune fille est mal dans sa peau depuis un drame qui a déchiré sa famille et que ce séjour en Allemagne a pour but principal de fuir son domicile. Mais l’éloignement ne l’empêche pas de revivre, dans sa tête, les derniers mois passés en France. L’ambiance chez les Bergen ne contribue pas à faire revenir la joie dans son esprit. Il se passe quelque chose d’étrange dans cette famille, les choses ne tournent pas rond. Laura mettra quelque temps à comprendre quoi… Elle se raccroche aux tâches ménagères, qui l’occupent plus ou moins, entreprend de lire Thomas Mann et plus surprenant,  « Mein Kampf » découvert chez le grand-père Bergen. Peu à peu elle crée des liens avec les membres de la famille, assez laborieusement en raison de la barrière de la langue. Les mystères de la famille se dévoilent et l’on se dit qu’elle n’est pas tombée dans la famille idéale pour reprendre goût à la vie.  

J’aime beaucoup Brigitte Giraud et j’ai presque tout aimé ce que j’ai lu d’elle (seul « l’amour est très surestimé » m’avait un peu déçue).  Ici, point de déception, je suis entrée très facilement dans ce roman et l’ambiance plombante ne m’a pas découragée. Je n’ai pas été fille au pair en Allemagne, mais j’ai fait quelques séjours chez des correspondants allemands, à la même époque. Je me suis remémorée quelques sensations décrites par la narratrice. Fort heureusement pour moi, les familles d’accueil étaient moins perturbées. Ce roman, c’est donc l’évocation d’une époque et un lieu (les années 80 en Allemagne, avant la chute du mur) mais aussi une sorte de roman initiatique qui décrit le passage de l’adolescence à l’âge adulte. La fin est un peu dérangeante pour nous lecteurs (en tout cas pour moi), mais curieusement semble aider Laura à sortir de sa léthargie...

 

Laure et Clarabel soulignent à juste titre qu’il ne faut pas lire la quatrième de couverture…

  L'avis de Landibiblog et d'Antigone

  Challenge du 1% littéraire 2009

challenge 2 % : 8/14
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