Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Chers visiteurs, bonjour !

Vous êtes sur le blog d'une lectrice passionnée qui aime partager ses lectures. N'hésitez pas à laisser un commentaire, que vous soyez vous-même blogueur ou pas. Vous pouvez aussi me contacter : sylir@orange.fr  ou aller faire un tour sur ma page Facebook : ici

 

Blogoclub

Le blogoclub a changé de mains mais pas d'adresse mail

lecturecommune@yahoo.f

 

 

13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 11:40

Aujourd’hui je devais être à Rennes, Rue des Livres, avec mes amis blogueurs de l’Ouest. Participent à la rencontre : des fidèles (Yvon, Joëlle, Gambadou…), des petits nouveaux de la blogosphère (Clara, Gwenaëlle…) et d'autres blogueurs que je me faisais une joie de rencontrer pour la première fois (Géraldine, Canel...). Mais voilà, je n’y serai pas. Katell non plus d’ailleurs, à cause de l'eau,

comme moi.... Enfin, en quelque sorte. 


Lundi soir, j’ai glissé (chef ) sur le carrelage mouillé du couloir de mon bureau, où la femme de ménage venait de passer la serpillière (ça m’apprendra à vouloir à tout prix finir un travail urgent, tiens !). Je me suis retrouvée par terre sans avoir réalisé que je tombais  et hop, direction les urgences, où j’ai passé 3 heures à attendre mon tour. Je me suis même offert le luxe d’un petit malaise avant de partir (ben oui, avec toutes ces émotions et rien dans le ventre depuis le déjeuner). Résultat des courses : un bras immobilisé pour au moins une semaine, mais rien de cassé apparemment. 
 

Des tâches urgentes  m’attendent au bureau (pour l’urgence vous me direz, je devrais être vaccinée maintenant...). Et tout un tas de choses sympathiques que j’avais programmées me filent sous le nez.

 

 

Mais bon, mieux vaut en rire, hein Jean ?

Repost 0
12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 00:22

                            Robert Laffont 2010 (traduit de l'espagnol - 322 pages)

Au tout début du roman, dans un hôpital aux fins fonds du Sahara Occidental, Montse, une espagnole d’une quarantaine années reprend connaissance après plusieurs semaines passées entre la vie et la mort,  suite à une piqûre de scorpion. Que faisait-elle seule au milieu du désert ? Pourquoi n’est-elle recherchée par personne ? Après avoir fait la connaissance de Montse, c’est au tour de Santiago de nous être présenté. Changement d’époque, nous remontons vingt-cinq ans en arrière. Suite à un malentendu avec sa fiancée de l’époque, Santiago vient de s’engager dans la légion étrangère pour y défendre le Sahara espagnol. Mais il ne se retrouve pas dans la cause défendue par son pays et choisit le camp des sahraouis opprimés… Le livre retrace le parcours parallèle de Montse et de Santiago mais aussi leur rencontre dans les années 70, en Espagne. Se retrouveront-ils un jour ? 

 

La construction de ce roman est originale mais peut être déroutante. Il est donc préférable de lire la quatrième de couverture au préalable, afin de ne pas risquer de se perdre dans les lieux et les époques. C’est le petit reproche que je ferai au roman. En dehors de cela, c’est une lecture tout à fait dépaysante, avec en toile de fond un désert majestueux et inquiétant, et des habitants très attachants, les sahraouis, dont on connaît peu l’histoire et la culture. Je ne connaissais pas non plus cet épisode de l'histoire coloniale de l'Espagne. Le personnage de Montse m’a touchée. Meurtrie par des malheurs successifs, elle trouve le courage d’aller de l’avant en s’aidant des souvenirs du passé…
Lu dans le cadre d'un partenariat avec logotwitter que je remercie au passage !

Clara n'a
pas aimé. Elle commence son billet ainsi : "Avant d’entamer ce livre, je n’avais ni lu la quatrième de couverture ni la description de l’éditeur et je m’en suis mordue les doigts…"
Saxaoul et Cerisia sont au contraire ravies de cette lecture.
 

Repost 0
9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 11:50

Le livre de poche (grasset 2008) - 534 pages

Un homme, Pietro Palladini, sauve une femme de la noyade alors que sa propre femme meurt brutalement sous les yeux de leur fille … De retour de vacances, Pietro se retrouve seul avec l’enfant, attendant de s’effondrer. Mais il est comme anesthésié. Le jour de la rentrée des classes, il décide de rester jusqu’au soir en face de l’école de la petite, se sentant incapable de reprendre le cours normal de sa vie. Les jours suivants, il fait de même. La société dans laquelle il travaille est en pleine fusion financière. Compte tenu de sa situation personnelle, sa hiérarchie accepte cette lubie. Pietro gère toutefois les affaires courantes, recevant dans sa voiture les appels téléphoniques et visites de ses collègues.

 

Au fur et à mesure de cette expérience insolite, Pietro découvre sous un autre angle les gens qu’il fréquentait auparavant (collègues, connaissances, membres de sa famille…). Ses visiteurs s’autorisent même à lui faire des confidences. Après ce qu’il a vécu, il peut sans doute tout comprendre ? Pietro écoute et analyse. Son empathie pousse les gens à revenir. Mais le temps passant, l’entourage s’inquiète de son inertie, l'imaginant muré dans la douleur. Que se passe-t’il réellement dans la tête de Pietro et comment il se sortira-t’il de là ? Les dernières pages, très émouvantes, nous apportent la réponse.

 

J’ai adoré ce livre que l’on pourrait imaginer triste mais qui ne l’est pas vraiment. Plusieurs scènes tragi-comiques sont même particulièrement savoureuses (Pour ceux qui ont lu le livre,  je pense au sauvetage de la femme ou à la scène dans le jardin…). Le contexte d’une fusion entre sociétés me parle, vivant actuellement dans ma propre entreprise une mutation similaire. Pietro est un homme vrai et attachant, très humain. Nous vivons avec lui le « chaos calme » qu’il traverse, tentant de comprendre pourquoi la douleur attendue ne se manifeste pas. En second plan, il y a cette petite fille, qui fait face à la perte de sa maman. Est-ce par mimétisme ou pour protéger son papa ?

 

nullUn vrai coup de cœur pour un roman à la fois drôle, émouvant et profondément humain (oui, tout cela en même temps !)  

Les avis de : Florinette , Anne, CunéAntigone, Kathel, BelleSahi

Prix Strega en 2006
Prix Femina du roman étranger en 2008.

Adapté à l'écran (avec Nanni Moretti), le film a fait scandale en Italie - voir ici. Certes, une des scènes est "osée" mais l'humour prend le dessus à mon sens (dans le livre du moins, je n'ai pas vu le film).

Repost 0
6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 18:35


livrepull
Tout d’abord un lien vers le blog dAntigone qui raconte son éprouvante mésaventure au sujet d’un livre reçu en service de presse. Sidérant…
Antigone, J'adhère à ton manifeste de lectrice furibonde !
  


Plus amusant, la création par Calepin
des « blogroulettes ». Vraiment fort ce calepin ! 
 

Festival Rue des Livres 2010

Nouvelle réjouissante, les blogueurs de l'Ouest se retrouvent « Rue des livres », à Rennes, pour une journée qui s’annonce aussi sympathique que les précédentes. C'est Gambadou qui a lancé l'idée.




Petit coup de pub : pour les deux blogs de Gwenaëlle, nouvelle dans la blogosphère.


-         
Skiban :
Son blog d’écrivain public, dans lequel présente son métier et chronique des livres.

      -     La Tribunedefoncee 
     Elle lance quelques coups de griffes et attend vos réactions...
 

Repost 0
Published by sylire - dans Pêle-mêle
commenter cet article
4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 21:35

    Quadrature 2010 - 113 pages

« Court, noir, sans sucre » est une réédition (enrichie de deux nouvelles), d’un ouvrage publié initialement chez L’être minuscule. Emmanuelle Urien n’est pas une inconnue sur les blogs de lecteurs. Plusieurs de ses titres ont fait l’objet de billets pour la plupart élogieux. On peut citer "Tu devrais voir quelqu’un" (roman publié chez Gallimard), "La collecte des monstres"  (nouvelles publiées chez Gallimard), "Toute humanité mise à part" (nouvelles publiées chez Quadrature).

 

Court … Le recueil comporte quinze nouvelles, sur une centaine de pages. Des histoires très bien construites, avec des phrases courtes et percutantes ainsi qu’une chute souvent inattendue et fort bien vue.

Noir… Ces nouvelles sont toutes « noires », mais à des degrés différents. Elles abordent des sujets de société très variés (le couple, la famille, la guerre, la maladie…) avec un zeste de cruauté et une pincée d’humour (mais noir bien sûr !). Les personnages sont pour la plupart des marginaux ou des écorchés de la vie. On y croise notamment un simple d’esprit pas si bête qu’il n’y paraît, une infirmière au Rwanda amenée à commettre un meurtre, une femme que le chagrin mène à l’euthanasie…

Sans sucre… car c’est sa pointe d’amertume lui donne sa saveur bien particulière.

 

Les histoires sont vraiment homogènes tant au niveau du style que de la qualité, ce qui m’a agréablement surprise car c’est rarement le cas dans les recueils de nouvelles. C’est une des raisons qui me fait bouder un peu ce genre littéraire, je dois dire. La maison d’édition « Quadrature » me paraît sélectionner rigoureusement les ouvrages qu’elle publie en ne proposant que quatre recueils par an. A suivre...


Des nouvelles qui m’ont donné envie d’en lire d’autres.


Les billets de keisha ; Florinette ; Mango

Pour connaître le catalogue de Quadrature : http://www.editionsquadrature.be/
et pour en savoir plus sur Emmanuelle Urien : http://www.emmanuelle-urien.org

Repost 0
1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 00:11

blogoclub

Ce premier mars, deux titres au choix, sur le thème du rire et de la légerté :





Maudit karmaMaudit Karma 
de David SAFIER


Les billets de :  l'invité surprise de Grominou , Nina, Ori, Pascale , Nol, Armande, Catherine, Lisawakinasimba (alex), Thracinee, Loumina, Nico, Taylor ,Del

 














OU

SagaSaga - Tonino BENAQUISTA
 (sur lequel s'est porté mon choix)

 Une fois n’est pas coutume, je vous livre la quatrième de couverture, vous comprendrez ensuite pourquoi :

"Nous étions quatre : Louis avait usé sa vie à Cinecittá, Jérôme voulait conquérir Hollywood, Mathilde avait écrit en vain trente-deux romans d'amour, et moi, Marco, j'aurais
fait n'importe quoi - mais n'importe quoi ! - pour devenir scénariste. Même écrire un feuilleton que personne ne verrait jamais. «Saga», c'était le titre."

 Mon avis : Je n’ai réussi à me passionner ni pour la saga, ni pour les quatre compères et je les ai lâchement abandonnés à la page 80 avec leurs pizzas et leur feuilleton sans queue ni tête.  Je m’endormais au bout 5 pages, un excellent somnifère certes, mais ce n’est pas ce que j’en attendais !  Il faut dire que je n’aime pas les séries télévisées, je regarde d’ailleurs très peu la télévision de façon générale.  Ceci explique peut-être cela…  Pas de chance pour moi cette fois, mais je pense être un cas isolé car ce livre a rencontré beaucoup de succès à sa sortie.
 

   Les billets de : GrominouMarie, Gwenaelle, Mango, KeishaBookline, Gambadou, DenisCagireChristelle, Jumy, Diddy, Mammig , Lapinoursinette ,

  Autres billets sur le thème du rire et de la légerté : 
  Une liste de 10 livres pour rire chez 
Cocola
  Le guide du voyageur galactique chez
Kali
  Les ennuis de Sally West chez Titine
  L'erreur est humaine chez Nanne 
  Pourquoi j'ai mangé mon père chez Karine
  Expresso Tales chez
Kathel

    

  
Le 1er mai, notre lecture commune (sur le thème du "livre dans le livre) sera "l'affaire Jane Eyre"  de Jasper Fforde

   Pour le 1er avril, nous attendons les propositions des blogo-participants sur le thème de la littérature haitienne.
  

Repost 0
26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 00:41



Grasset janvier 2010 - traduit de l'anglais - 379 pages

Le décor de cette histoire est un quartier populaire et multiethnique au sud de Londres, Loughborough Junction. Un de ses habitants de longue date, Robert, envisage de vendre son pressing pour prendre sa retraite. Akeel, jeune homme d’origine pakistanaise, est le premier acquéreur potentiel. D’abord réticent, au fond il n’est plus si pressé de vendre, Robert finit par se laisser  séduire par la motivation et le sérieux du jeune homme. Il propose à Akeel de travailler en binôme avec lui pendant un an afin de lui transmettre son savoir, ce que le jeune homme accepte bien volontiers.

 

Le roman retrace cette année charnière de la vie de Robert, une année où ses souvenirs remontent à la surface, où il doit mettre de l’ordre dans sa boutique mais aussi dans sa vie. Parallèlement, nous faisons connaissance avec quelques habitants du quartier, auxquels l’auteur consacre des chapitres complets : une jeune fille au pair amoureuse du maître de maison, deux clochards, une vieille femme dont la mémoire s’envole, un père de famille mafieux… Peu à peu nous nous familiarisons avec ce quartier populaire et grouillant de vie. Au terme d’une année, Robert aura la satisfaction non seulement d’avoir transmis son savoir, mais également d’avoir pu confier à son repreneur l’étonnant secret de la chambre des vies oubliées, qui n’est pas sans rapport avec la vie du quartier. La complicité qui s’instaure entre les deux hommes permettra à Robert de se soulager de son propre secret, peut être le plus lourd parmi ceux que referme sa mystérieuse chambre.

 

Dès les premières lignes, j’ai fait le rapprochement entre ce livre et celui de Paul Auster « Brooklyn Follies ». Les deux romanciers racontent le quartier d’une grande ville au travers du quotidien de ses habitants, que l’on découvre au fil des pages. Je n’irai pas jusqu’à dire que Stella Duffy a le talent d’un Paul Auster, la barre est placé bien haut, mais le roman est plutôt agréable à lire et les personnages attachants, notamment Robert, commerçant plein d’humanité et tourné vers les autres. Je connais très peu Londres, mais je pense que les gens qui connaissent la ville aimeront parcourir des lieux qu’ils connaissent et qu’ils verront peut-être sous un nouvel angle. Les autres lecteurs découvriront une ville bien différente de celle des cartes postales et impossible à appréhender pour le touriste qui ne sort pas des sentiers battus. 

 

                Lu dans le cadre d'un partenariat avec Ulike 
                    (en cliquant sur le lien, vous arrivez sur la fiche de l'auteur sur le site d'Ulike)

05_chronique_de_la_rentree_litteraire 

ulike logo

Repost 0
22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 14:04

 

                                  Buchet Chastel - 2009 - 195 pages

Une annonce dans un journal marque le point de départ d’une nouvelle vie pour Annette et son fils Eric. Voulant tirer un trait sur son passé et notamment sur un mariage raté, la jeune femme quitte le Nord de la France pour rejoindre Paul dans le Cantal. Quelques obstacles viennent s’interposer dans la vie couple : La sœur de Paul, célibataire endurcie et aigrie qui voit en la jeune femme une concurrente  et deux vieux oncles grincheux qui boudent chaque changement dans la ferme ancestrale. Mais Annette ne se laisse pas abattre, déterminée à savourer le bonheur simple que lui propose Paul, agriculteur bien dans sa tête et désireux de faire son bonheur.

 

Annette fait partie des gens contemplatifs qu’un lever de soleil ou la cueillette de fruits dans un verger suffisent à combler. Il ne se passe pas grand chose durant ces presque deux cent pages, du moins rien de spectaculaire mais je l’ai lu avec plaisir, apaisée par le bonheur tranquille de cette famille recomposée, une vie qui sans doute ne me comblerait pas autant qu’Annette, mais qu’il me plait d’imaginer. La dernière partie du livre est davantage tournée vers le jeune garçon, qui lui aussi s’adapte lui à merveille à sa nouvelle vie. Ne lui manque que sa grand-mère qu’il espère voir venir habiter le Cantal très bientôt. De très jolies pages sont consacrées à son amitié avec Lola, la chienne de la ferme.

 

J’ai apprécié de retrouver la plume très agréable de Marie-Hélène Lafon, que j’avais découverte avec « le soir du chien », autre histoire qui se passe dans le Cantal.  Cette romancière a le don de décrire fort justement la vie qui s’égrène paisiblement loin de l’agitation de nos villes.  Il devrait y avoir des amateurs parmi les lecteurs de ce blog…

   Les avis de : KeishaDasola ; Landibiblog ; CathuluCuné
  nullLu dans le cadre du Prix des lecteurs Inter comités d'entreprise (cézam) 2010

Challenge du 1% littéraire 2009 9/14


Repost 0
19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 17:49

     

le seuil - 2010 - 319 pages

Nous sommes en 1989 aux Etats-Unis. Joshua Hopper est chargé d’enquêter sur un chantier ferroviaire entrepris au Mexique dans les années 50 et qui n’a jamais abouti. Ce chantier a pourtant coûté des sommes phénoménales à la firme Pullman, initiatrice des travaux. Joshua ne retrouve qu’un seul témoin de l’époque, un ouvrier qui a travaillé sur ce chantier, en plein désert, pas très loin de la frontière avec les Etats-Unis. Cet homme, Gris Bandejo, le mène sur les traces de l’ingénieur français, Georges Bernache, chargé de diriger le chantier.

 

Nous comprenons bien vite que l’histoire du chantier est mêlée de façon très surprenante à l’histoire non moins étonnante de l’ingénieur français et de sa famille.  Dans une ambiance envoûtante liée à la présence du désert et à l’histoire ancestrale du Mexique, nous avançons pas à pas dans la construction d’un mystérieux tunnel où travaillent des « hommes couleurs », personnages assez inquiétants. Aux portes du chantier, dans une belle maison, grandissent les enfants Bernache. Deux d’entre eux se trouvent mêlés successivement à l’histoire du chantier, pour le malheur de leurs parents…

 

La véritable finalité du chantier et son détournement nous donnent quelques clés pour comprendre le Mexique de ces années-là. De ce point de vue, le roman est assez passionnant. Malheureusement, je suis restée extérieure à l’histoire de la famille Bernache, comme si les personnages étaient insaisissables, à l’instar du chantier qu’ils dirigent. C’est peut-être voulu par l’auteur, pour conforter le côté étrange de l’histoire, mais je dois dire que cela m’a un peu frustrée. Il n’en reste pas moins que ce premier roman est très ambitieux et pour le moins original.



Repost 0
15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 00:56
Laura Willowes

 

Préface de Geneviève Brisac
Editions Joelle Losfeld - 2006 - 212 pages

Voilà une quinzaine de jours que j’ai terminé ce livre et mon billet est resté en souffrance… comme souvent quand je ressors d’une lecture un peu déçue. J’ai beaucoup aimé les deux premières parties mais j’ai décroché à la troisième. Je vais tenter de vous expliquer pourquoi.

Nous sommes en Angleterre au début du siècle, dans une famille bourgeoise. Laura est une jeune femme de vingt-huit ans qui n’a pas voulu se marier. A la mort de son père, que la jeune femme aimait beaucoup, la famille décide qu'elle vivra désormais chez son frère et sa belle sœur à  Londres. Docile, Laura s’exécute sans grand enthousiasme, mais sans le faire savoir. Elle devient la « tante Dolly », gentillette, serviable, un peu excentrique parfois, mais si peu… Vingt ans plus tard, soudainement, elle s’affirme enfin en décidant de quitter le domicile de son frère pour aller vivre de ses maigres rentes à la campagne. La famille s’offusque mais c’est peine perdue, Laura est déterminée.
 

Je me réjouissais de voir Laura voler de ses propres ailes et j’avais hâte de voir ce qu’elle allait faire d’une liberté enfin conquise (à quarante-sept ans, il était temps...)  mais la déception m’a vite gagnée car le livre change de dimension en basculant dans le surnaturel, au pays des sorcières et du diable. Je n’ai pas réussi à faire équipe avec cette nouvelle Laura mi-femme, mi sorcière et j’ai fini ma lecture en diagonale, assez déçue je dois dire. Je m’attendais si peu à ce que l’histoire prenne cette tournure que le charme s’est rompu brutalement,  c'est dommage. Que la sorcellerie mène à l'émancipation me laisse perplexe. La métaphore me dépasse, sans doute...
 
Il me restera toutefois de cette lecture la découverte d’une plume très élégante. Je garderai aussi en mémoire le portrait assez piquant d’une jeune personne qui ne rentre pas dans le cadre étriqué et codifié de la bourgeoise britannique de l’époque.

On imagine assez une Laura ressemblant trait pour trait à sa créatrice (voir photo ci-dessous). 




Laura Willowes est le premier roman de l’écrivain et musicienne anglaise Sylvia Townsend Warner (1893-1978). Il a été publié pour la première fois en 1926.










defi_classique.jpgobjectif_pal


 5/34 ( et 51 ce jour)

Repost 0