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Prochaines sessions :

1er mars : une lecture au choix de l'écrivain "Emmanuel Carrère".

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http://www.sylire.com/article-26682108.html

 

6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 17:29

Phébus 2009 - traduit de l'afrikaans - 272 pages

Nous sommes en Afrique du Sud au début du XIXème siècle, dans la société Boer (pionniers blancs d’origine néerlandaise). Une femme attend la mort dans la ferme où est née, au fin fond du veld, dans le Karoo.

Roggeveld - Karoo par bart coessens 

Sa vie défile dans sa mémoire…

Qui était-elle ? Une enfant un peu sauvage, qui a grandi en marge d’une famille dirigée par une mère autoritaire et peu aimante. Son père tenait le second rôle, brave homme honnête et travailleur, sous la coupe d’une femme illettrée et complexée par des origines nomades. La ferme a prospéré sous l’impulsion de la maîtresse de maison mais le destin de ses enfants a échappé à la mère abusive…

 

Nous découvrons au fil des lignes, la vie de paysans blancs qui s’enrichissent au détriment des populations locales, dans une nature merveilleusement décrite par l’écrivain. La vieille femme analyse les comportements des uns et des autres avec un œil critique mais bienveillant. Les secrets de famille n’ont pas été levés du vivant de ceux qui les détenaient, elle doit mourir avec des suppositions et des quasi-certitudes. Son existence a été celle d’une vieille fille qui a vécu dans l’ombre des autres, par procuration. Au soir de sa vie, aucune aigreur ne vient altérer ses souvenirs. Sa vie contemplative l’a nourrie et enrichie.

"Pays pauvre, pays rude, pays chéri. Comment ai-je pu vivre ici toute ma vie sans jamais te regarder, ou si peu, me contentant de temps à autre de coups d’œil furtifs qui m’ont laissée inassouvie… Pays pauvre, terre aride, pays rude peuplé d’arbustes rabougris, de pierres, de cours asséchés et de sources stagnantes… Pays ou le pardon n’existe pas…"

 "J'ai trop de souvenirs, dit-elle. Toute ma vie, j'ai eu trop d'occasions de regarder, d'écouter, de voir, d'entendre et de me souvenir. Je n'ai pas fait exprès d'emmagasiner toutes ces connaissances et je n'ai pas demandé à les retenir mais aujourd'hui que me voici arrivée au soir de ma vie, je considère toute cette sagesse et je me rends soudain compte qu'elle est loin d'être vaine"    
   nullC'est un livre dépaysant d'où se dégage une grande sérénité.
 
Un très beau moment de lecture en compagnie d'une femme dont l'auteur nous offre un portrait particulièrement réussi.

Karel Schoeman a obtenu pour ce livre le plus grand prix littéraire d’Afrique du Sud : le Prix Herzog
 

 Un coup de coeur aussi pour Colette (Landibiblog)

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 16:33

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Je vous donnais il y a quelques jours, le résultat du vote des lecteurs pour le Prix 2009.

 

Comme convenu, voici la sélection 2010. Elle me parait particulièrement alléchante !

 

J'attraperai ta mort - Hervé COMMERE  (Ed Bernard Pascuito)

Des myrtilles dans la yourte - Sarah DARS  (Ed Philippe Picquier)

Le Testament caché - Sebastian BARRY  (Ed Joëlle Losfeld)

Avec tes mains - Ahmed KALOUAZ  (Ed du Rouergue)

L’Annonce - Marie-Hélène LAFON (Ed Buchet-Chastel)

Le cirque chaviré - Milena MAGNANI  (Ed Liana levi)

L'Origine de la violence - Fabrice HUMBERT  (Ed Le Passage)

La Partita  - Alberto ONGARO -  (Ed Anacharsis)

Petite allume un feu - Martin ŠMAUS  (Editions des Syrtes)

Terre des affranchis -Liliana LAZAR  (Ed Gaïa)

 

Parmi ces livres, j’ai lu et beaucoup aimé « l’origine la violence » (il figurait dans la sélection du Prix Landerneau).

Vous trouverez sur Landibiblog une présentation détaillée de ces livres.

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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 23:04


Le livre de poche (Editions Pauvert) - 316 pages

Six personnages font vivre ce roman : trois jeunes hommes, trois jeunes filles. Côté garçons il y a d’abord Colin, personnage principal, qui aspire au début du roman à trouver l’âme sœur. Les deux autres personnages sont Chick, son meilleur ami, un ingénieur qui ne travaille pas beaucoup, accaparé par sa passion d'un auteur qu’il vénère : Jean-Sol Partre (admirez la contrepétrie). Le troisième larron est Nicolas, le cuisinier de Colin. Côté filles nous avons Alise (petite amie de Chick et sœur de Nicolas), Isis (l’amie de Nicolas) et enfin la douce et belle Chloé qui deviendra très vite la femme de Colin. Parler de l’histoire est assez difficile car elle est totalement loufoque. Disons que deux éléments font déraper la vie paisible de ces jeunes gens : Chloé tombe malade (un nénuphar lui pousse dans un poumon) menant Colin à la ruine financière car il doit lui fournir des fleurs dont le parfum la soulage. L’autre catastrophe est en relation avec Chick, que la passion dévorante pour Jean-Sol Partre conduit à de graves ennuis (c’est le moins que l’on puisse dire…)

 

Bien qu'originale et remplie de surprises, cette lecture m'a assez vite lassée. Curieusement, j'avais hâte d'arriver au bout. Je ne regrette pas de m’y être collée, ne serait-ce que pour ma culture personnelle. J’ai eu du mal à m’attacher aux personnages, vraiment trop irréels à mes yeux en raison du contexte surréaliste de l’histoire. Je salue toutefois la richesse du texte et l’inventivité de la langue. Le texte foisonne de jeux de mots, néologismes, contrepétries et métaphores (comme celle du nénuphar dans le poumon, pour le cancer du poumon par exemple). C’est un conte à la fois burlesque et désespéré : le travail n’apporte à l’homme qu’aliénation, les histoires d’amour finissent mal... A noter aussi la caricature terrible des gens d’église, uniquement motivés par l’appât du gain.  Le jazz occupe place de choix dans le roman mais je n’ai pas pu l’apprécier à sa juste valeur, ne connaissant pas grand-chose à ce genre musical.

 

Boris Vian a écrit ce roman à l’âge de 26 ans, une performance remarquable. C'est une oeuvre d’une très grande richesse mais dont la lecture ne m'a pas totalement emportée (trop différent de ce que je lis habituellement ?)
 

Pour conclure, une citation extraite du livre :

 
"Ce qui m'intéresse, ce n'est pas le bonheur de tous les hommes, c'est celui de chacun".



Cette session du blogoclub était une lecture libre de Boris Vian, mort à 39 ans d'une crise cardiaque, il y a 50 ans cette année.



Pour en savoir plus sur cet auteur qui a marqué son époque : le site officiel


Prochaine lecture commune
: "Si c'était un homme" de Primo Levi - le 1er janvier 2010

Les billets des participants :
L'écume des jours : Taylor - Sophie - aBeilleNinaLa féearilThalia - Cagire - Deliregirl - Christelle - La conteuse - Lisa -
Armande - Gambadou
L'arrache-coeur : Mirontaine - Grominou - Thais - Chaplum - Ori - Papillon - Alice - sarawasti
Conte de fées à l'usage des moyennes personnes : Stephie - Pimprenelle
L'herbe rouge : Keisha - Arlette
Le loup garou : Denis
Et on tuera tous les affreux : Karine et karine- Lisa - Lilly
j'irai cracher sur vos tombes : Loumina - Midola - Ankya - Jumy - Alex - Del -
Les morts ont tous la même peau : Nanne
Elles ne se rendent pas compte  : Thais - Martine C kathel
Le ratichon baigneur : Cocola
L'automne à Pékin - Soie
Un hommage en musique :
La complaine du progrès :
Mimi
Des biographies :
Boris Vian - Claire Julliard :
Nol Lisa
Boris Vian, le sourire créateur - Valère-Marie MARCHAND :
Brize
Un hommage en poésie :
Je mourrai d'un cancer de la colonne vertébrale -
Mango
 "Un poète c'est... "- Celsmoon
Cent sonnets : Jules
Elle a fait du "hors-piste" :
kali a lu un roman de
Simenon (on fête le 20ème anniversaire de sa disparition)

Surtout n'hésitez pas à vous manifester si je vous ai oublié !

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 23:32

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Editions Gallimard 2009 - 316 pages


  

Un extrait :

Au vrai, elle ne regretterait rien, immergée toute entière dans la réalité d'un présent atroce mais qu'elle pouvait se représenter avec clarté, auquel elle appliquait une réflexion pleine à la fois de pragmatisme et d'orgueil (elle n'éprouverait jamais de vaine honte, elle n'oublierait jamais la valeur de l'être humain qu'elle était, Khady Demba, honnête et vaillante) et que, surtout, elle imaginait transitoire, persuadée que ce temps de souffrance aurait une fin et qu'elle n'en serait certainement pas récompensée (elle ne pouvait penser qu'on lui devait quoi que ce fût pour avoir souffert) mais qu'elle passerait simplement à autre chose qu'elle ignorait encore mais qu'elle avait la curiosité de connaître.

 

Marie Ndiaye nous offre trois portraits de femmes absolument saisissants.  En toile de fond, le Sénégal….

 

A la demande de son père, Norah se rend au Sénégal, laissant en France sa fille et son compagnon. En arrivant sur place, elle ne retrouve pas le père qu’elle a connu. Il a perdu son arrogance dautrefois. Très vite elle comprend que la maison ne tourne pas rond. La découverte de ce qui s’est passé est une épreuve à laquelle elle ne s’attendait pas

 

Dans La seconde histoire, c’est à travers son compagnon, Rudy, que nous abordons Fanta, jeune sénégalaise. Le couple vivait en Afrique où ils enseignaient tous deux. Par la faute de Rudy, ils ont dû quitter l’Afrique avec leur enfant. Rudy n'a trouvé qu'un travail alimentaire et Fanta ne peut plus exercer son métier. Peu à peu nous découvrons les failles de la personnalité de Rudy qui ont amené le couple dans cette situation.

 

Le troisième portait est celui d’une jeune femme chassée du domicile de sa belle-famille après le décès de son mari. Contrainte à l’exil, la jeune Khady connaît une série de galères absolument terrifiantes, sans jamais se plaindre ni perdre confiance en elle… Elle ne parviendra pas à rejoindre la France. Cette dernière histoire est particulièrement poignante.

 

Les trois parties n’ont pas de lien entre elles mais on trouve dans chaque partie une femme dans une situation difficile qui se bat contre l’adversité et garde la tête haute. Les hommes n’ont pas la part belle : lâches, faibles ou malhonnêtes. Les trois histoires sont construites de façon à créer un suspense qui tient le lecteur en haleine. L’écriture est envoûtante, poétique, avec une touche de fantastique suffisamment légère pour ne pas mettre en péril la crédibilité des histoires. Un contrepoint réconfortant vient conclure chaque histoire, offrant un peu d’espoir et d’humanité là où on n’en voyait guère. J’ai beaucoup aimé cette façon originale de rebondir sur une note réconfortante.

 

Une très belle plume 

Les avis de :    Lily - Papillon -  Cathulu -

Lu dans le cadre du Goncourt des Lycéens
Challenge du 1% littéraire 2009

 




6/7 (j'approche du but...)

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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 23:10

Dimanche, pour la troisième année consécutive, je me suis rendue au salon du livre de Carhaix. J’y retrouvais d’autres blogueurs bretons : Katell, Pascal, Yvon, Joëlle et Mammig. C’est presque une tradition maintenant, nous déjeunons ensemble et nous faisons un tour du salon l’après-midi.

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Cette année j’étais plus matinale que d’habitude, ce qui m’a permis de faire un tour avant le déjeuner. Avec Katell, j'ai papoté pendant une bonne heure avec Fabienne Juhel, notamment de son dernier livre « A l’angle du renard » (Le Rouergue) que toutes deux avons beaucoup aimé. Ce moment d’échange nous a vraiment plu ! Fabienne est avenante et enjouée. Elle nous a appris qu’un nouveau livre sortirait à la rentrée 2010, qui nous conduira cette fois en bord de mer (ce qui n’est pas pour me déplaire).
Une question de Fabienne Juhel (à l'attention des blogueuses que nous sommes) nous a amusées. Elle fréquente un peu les blogs littéraires et se prend parfois la tête avec notre jargon. Sa question était la suivante : « Mais c’est quoi cette PAL dont tout le monde parle sans arrêt ? » (pour les non-initiés qui passeraient par là, une PAL est une pile à lire 
)

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Autre moment intéressant, l’échange avec Marie Le Gall dont j’ai beaucoup aimé « la peine du Menuisier » publié chez Phébus. Marie Le Gall est une femme plutôt discrète et réservée. Son livre étant très poignant et autobiographique, j’ai trouvé assez délicat d’en parler avec elle. Elle est en cours d’écriture d’un nouveau roman, autobiographique également, une suite de son premier roman mais qui pourra se lire
indépendamment du premier.
 

 

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Yvon m’a présenté un des auteurs bretons qu’il affectionne : « Louis Pouliquen », un homme charmant avec lequel j’ai pris plaisir à converser quelques minutes. J’ai acheté son récit publié en 2001 et intitulé « Mon vieux grenier en Bretagne ». J’essaye chaque année de lire au moins un auteur régional que je ne connais pas encore.




Pour une visite plus complète du salon, rendez-vous chez Yvon
.

Mammig vous propose également une visite du salon

[Copie+de+3171722564_3510e4cf9c.jpg] Le challenge personnel de Katell à découvrir absolument !
(admirez le superbe logo !)





(c'est amusant de lire le ressenti de chacun sur le même évènement)

 

Photo 1 : Gérard Alle et Fabienne Juhel 
Photo 2 : Marie Le Gall et Hervé Bellec

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 23:26

Depuis quelques années, je participe au Prix Des Lecteurs Inter-CE (cézam). Il s’adresse prioritairement aux salariés des comités d’entreprises mais des bibliothèques municipales peuvent proposer à leurs lecteurs la sélection. Travaillant dans un organisme qui ne possède pas de comité d’entreprise, c’est en tant que lectrice de bibliothèque que je participe.

 

Ce prix nous permet de recevoir des auteurs au sein de la bibliothèque mais aussi de participer aux rencontres organisées par les communes et villes voisines. J’ai fait ainsi de belles rencontres (Maissa Bey, Marie Sizun, Martine Sonnet, Maylis de Kerangal et bien d'autres).


 

 

Afficher l'image en taille réelleEn 2009, j’ai rencontré entre autres, Marie-Sabine Roger (en comité restreint - j’en parle ici) pour « La tête en friche » 

Elle vient d’obtenir le prix national ainsi que le prix des lecteurs de ma région (Nord Finistère). Je la félicite !

A noter que son livre a été retenu par Jean Becker pour une adaptation cinématographique. Le tournage se déroule en ce moment même à Pons, en Charente Maritime (quelques échos du tournage).  Le rôle principal est tenu par Gérard Depardieu. Le film sortira en 2010…

 

D’ici quelques jours, je vous présenterai les livres retenus pour la session 2010 (ça s'annonce bien...)

Pour en savoir plus sur le Prix : http://www.cezam.fr/prix_litteraire.asp

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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 12:57

Tout le monde est certain de l'atteindre celui-là.. Mais oui, mais oui....

Il s'appelle "le challenge pour tous"

Allez plutôt faire un tour chez Loula   

Bien-entendu, je me suis inscrite


Free challenge

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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 15:11

Suite à mon billet d'hier, j’ai la joie de vous donner quelques nouvelles de Gaelle Nohant. Je lui avais envoyé un petit mail à l’adresse mentionnée sur son blog, "le café de Gaëlle" (blog qui n’est plus alimenté depuis un bon moment) et j’ai reçu une réponse hier. Avec son accord je vous livre un extrait de son mail :
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«
je suis dans l'écriture d'un deuxième roman (après un détour par l'écriture d'un livre de rugby sacré exercice car je ne connaissais rien au rugby avant...) et vraiment je peine... c'est un roman qui va se passer dans les années 1890 à Paris et parler des femmes. »



Nous ne pouvons qu' encourager vivement Gaëlle à perséverer, le premier roman est la preuve qu'elle a un réel talent pour l'écriture.

 

Gaelle va rouvrir son blog la semaine prochaine et publier un billet...

   http://cafedegaelle.blogspot.com/
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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 22:11

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Robert Laffont - 2007 - 380 pages
 

Nous sommes sur la côte Bretonne, du côté de Dinard. Les quatre enfants des Guéridel, des garçons nommés Benoît, Lunaire, Guinoux et Simon, sont en proie chaque nuit à de violents cauchemars. Enogat, leur maman leur interdit de s’approcher de la mer, étrange… Lunaire, le plus audacieux, décide de percer le mystère de son rêve qui le mène, chaque nuit, sur le pont d’un bateau où il se passe des choses épouvantables. Il décide de noter au réveil les détails de son cauchemar, d’une précision étonnante (le nom de membres de l’équipage, par exemple).  Avec ces éléments, il se lance dans une véritable enquête et rencontre des personnes qui lui permettent, peu à peu, de dénouer les fils de son propre rêve, mais aussi ceux de ses frères. Je n’en dirai pas plus…

 

Voilà un roman original et captivant ! Roman d’initiation et d’aventure, avec une touche de fantastique, l’ancre des rêves comporte aussi une dimension historique : l’enquête de Lunaire nous mène dans l’univers des marins pécheurs de Terre-neuve à la fin du XIXème. Par l’immersion dans le rêve de Guinoux, nous vivons également un épisode terrible de la grande guerre. On ne s’ennuie pas une seconde dans ce roman foisonnant aux multiples personnages. Attention toutefois de ne pas s’égarer ! J’ai presque regretté de ne pas avoir noté au fur et à mesure le nom des personnages et leur filiation car il m’a fallu revenir plusieurs fois en arrière pendant ma lecture. C’est un roman qui aborde principalement la problématique du secret de famille qui se transmet de génération en génération et par des moyens détournés si on tente de le dissimuler.

 

J’ai ce roman dans ma bibliothèque depuis deux ans environ. Je l’avais acheté suite à de nombreux billets élogieux sur les blogs. Gaëlle Nohant tenait à l’époque un blog « le café littéraire de Gaëlle ». Le blog n’est plus alimenté depuis fin 2007. Je ne sais pas si quelqu’un a de ses nouvelles ? C’est grâce à Bladelire que ce très bon premier roman est sorti de ma PAL. Mais pourquoi y était-il resté si longtemps ?

 

Lecture commune avec Kali et Bladelor

    objectif_pal







1/34 (je démarre enfin...)

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 16:20

Dans la luge d’Arthur Schopenhauer

Le livre de poche 2007 (Albin Michel) - 88 pages

La philosophie est un lointain souvenir pour moi … J’aimais cela et, si je me souviens de quelques noms de philosophes, je ne sais plus en revanche à qui attribuer telle ou telle théorie. Pour tenter de comprendre quelque chose à ce livre, je me suis un peu documentée sur les théories évoquées ici : celle de Spinoza qui, pour résumer à l’extrême (je vais me faire taper sur les doigts par les spécialistes), représente la joie et celle de Schopenhauer, le pessimisme.
  

Le personnage central de ce livre est un philosophe, spécialiste de Spinoza, qui sombre dans une profonde dépression, embarqué « Dans la luge de Schopenhauer » et reniant en quelque sorte son maître à penser. Quatre personnages de l’entourage de cet homme (dont son psychiatre) prennent la parole tour à tour pour nous livrer leur vision de la vie.  

Je ne sais que penser de ce court texte que je qualifierai de burlesque. Qu’a voulu faire passer l’auteur comme message : l’absurdité de la vie, peut-être ? On y trouve des réflexions comme celles-ci, qui effectivement donnent matière à réfléchir :  

« Beaucoup de choses peuvent avoir du sens et de la pertinence, c'est la vie qui n'en a pas, le tout n'a aucun sens mais chacune des parties en a. » 

« La vie conjugale nous a tués, comme elle tue tout le monde, et ce n'est pas la philosophie croyez-moi qui vous donne un coup de main dans la vie conjugale, d'ailleurs je ne vois rien qui puisse vous sortir la tête de cette embarcation maudite, surtout pas la philosophie qui en gros, sous des allures plus ou moins provocantes, s'est toujours attachée à calmer les esprits, à réduire la bête sauvage, notre meilleure part [...]" 
Un texte que j’ai lu sans déplaisir, mais qui me laisse perplexe. Je ne suis pas certaine d’avoir tout compris

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