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Ecoutons un livre

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Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 23:34

Editions Pataquès - 54 pages - 2019

De Fabcaro, j'avais lu eu, en 2017, un coup de coeur pour "Zaï zaï zaï zaï". Mon fils avait été emballé également. J'ai donc eu envie de lui offrir une autre BD de l'auteur. J'ai choisi "Open bar (première tournée)". Manque de chance, quelqu'un m'a précédée. Je me suis donc retrouvée avec l'ouvrage sur les bras. "Open Bar" a dormi quelques mois dans ma PAL (curieusement je n'avais plus envie de le lire). Je l'ai sorti un dimanche où j'avais besoin de légèreté.

Il ne s'agit pas d'une seule et même histoire (comme dans "Zaï zaï zaï zaï") mais d'une succession de gags. Fabcaro met en scène des moments de la vie quotidienne, en couple, en famille ou entre amis. Il se moque des tendances du moment et du "politiquement correct".

Un petit exemple :

En écrivant ce billet, je m’aperçois que je n'ai pas prêté attention au graphisme à la première lecture. J'ai lu les bulles sans me soucier vraiment des dessins. En m'y replongeant, je me rends compte que les dessins sont quasi-identiques pour une même histoire. Je trouve incroyable de ne pas l'avoir remarqué la première fois. 

Grâce à "Open Bar" j'ai oublié l'espace d'une heure que nous vivions une période difficile. Merci à Fabcaro pour ce moment de légèreté qui m'a fait le plus grand bien. Mon enthousiasme n'a toutefois pas été aussi flagrant qu'avec Zaï zaï zaï zaï", que j'avais trouvé excellent.

La BD de la semaine, c'est chez Stephie

 

L'objectif Pal c'est chez Antigone

 

 

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24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 19:40

Emil Ferris - Monsieur Toussaint Louverture - Tome 1 - 2018 - 416 pages

Depuis sa sortie, ce roman graphique fait l'objet de nombreux avis élogieux sur les blogs. Il est dans ma Pile à lire depuis un bon moment mais il me fallait de la disponibilité pour m'y plonger. J'ai choisi une semaine de vacances pour l'ouvrir et j'ai bien fait car il faut un peu du temps pour le parcourir, en raison du nombre de pages (plus de 400) mais aussi de la richesse des dessins qu'il contient.

Si l'histoire en elle-même est très intéressante, l'esthétique de l'album l'est plus encore. Je ne suis pas une spécialiste du genre mais je crois que cet ouvrage est absolument unique. Se présentant sous la forme d'un cahier à spirale très épais (avec lignes), l'ouvrage offre une multitude de dessins, réalisés avec des stylos billes ou des feutres. La police de caractère est soignée et très agréable à lire (je déteste les écritures "pattes de mouche").

 

Emil Ferris nous propose le journal d'une fillette qui se représente comme un monstre. Cela m'a surprise au départ mais je me suis laissée envoûter par le talent de l'autrice sans trop attacher d'importance à cette histoire de monstres.

Nous sommes à Chicago dans les années 60. Karen vit avec sa mère et son frère dans le sous-sol d'un immeuble. Dans un appartement du bâtiment, une femme est retrouvée morte dans sa chambre. Il s'agit d'Anka Silverberg, une rescapée de la shoah. Si la thèse du suicide est avancée, Karen n'y croit pas et se lance dans une enquête qui va lui faire découvrir un pan de l'histoire de l'Allemagne.

Cette enquête, tout à fait passionnante, retrace donc le passé d'Anka. Dans le même temps, nous découvrons le présent de la jeune Karen, dont la maman est atteinte d'un cancer. Le quotidien de Karen est perturbé par la maladie. Son frère Deeze, plus âgé, la prend sous son aile. Deeze n'est pas un personnage très net mais il déborde d'amour pour sa jeune sœur, qui ne ressemble pas vraiment aux autres petites filles. Karen a du mal à être acceptée pour ce qu'elle est.

 

Karen

 

Deeze, le frère de Karen

 

 

Nous découvrons, avec Karen, les bas quartiers de Chicago et la "faune" qui y vit. Nous croisons des drogués, des prostituées et des truands. Certains sont bienveillants, d'autres bien moins et Karen échappe parfois au pire. Avec son frère, elle parcourt les musées et s'intéresse à des peintres classiques (Goya, Delacroix...). Elle vit littéralement les scènes de ces tableaux et les représente.

On pourrait parler de ce roman graphique pendant des heures tant cet OVNI littéraire est extraordinaire mais le mieux est de le découvrir par vous-même. En ce qui me concerne, j'attends avec impatience le tome 2 pour découvrir la suite des aventures de Karen et le dénouement de son enquête. 

Après avoir refermé l'ouvrage, j'ai fait des recherches sur Emil Ferris, dont l'histoire est assez extraordinaire. J'ai appris que l’existence de "Moi, ce que j'aime, c'est les monstres" tient du miracle. L'autrice a contracté, à l'âge de 40 ans, une méningo-encéphalite qui a failli la laisser paralysée. Ses proches, comprenant que dessiner était vital pour elle, lui fixaient un stylo sur la main avec des bandes adhésives. "Moi j'aime les monstres" a pris vie à ce moment-là. Il a mis six ans à devenir ce chef-d'oeuvre (je n'hésite pas à le qualifier ainsi).

Cela ne surprendra pas ceux qui l'ont lu, je classe cet ouvrage dans mes coups de coeur.

La BD de la semaine, c'est chez Noukette.

 

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26 février 2020 3 26 /02 /février /2020 00:34

 

Glénat - 72 pages - 2014

Cette superbe bande dessinée est consacrée au musicien Robert Johnson. Ce grand guitariste et chanteur de blues est né en 1911 (Missisipi) et mort 27 ans plus tard. Son nom ne me disait rien de prime abord mais je me suis aperçue, en faisant des recherches, que je connaissais plusieurs de ses titres (dont un repris par Eric Clapton).

Ce qui frappe en ouvrant l'album, c'est son esthétisme. Le dessin, en noir et blanc est très évocateur. La première page nous met dans l'ambiance. On voit le musicien jouant de la guitare, avec autour de lui trois femmes aux courbes généreuses. En arrière plan se trouve une bouteille. La musique, les femmes et l'alcool, voilà un résumé de la vie du musicien, développée dans cet ouvrage somptueux.

 

 

Robert Johnson s'est retrouvé très jeune sans père. Ce dernier a dû quitter son domicile, poursuivi par le propriétaire de la plantation dans laquelle il travaillait. La mère du petit Robert aura successivement deux autres compagnons, qui feront office de père mais auxquels Robert donnera du fil à retordre. La seule chose qui intéresse le garçon, c'est de jouer "de la musique du diable". Après des débuts laborieux, le jeune musicien fera une rencontre qui lui mettra le pied à l'étrier. En quelques mois, il apprendra la technique et deviendra un excellent guitariste. Ses progrès sont si spectaculaires qu'on le soupçonnera "d'avoir vendu son âme au diable" en échange de ce talent fulgurant. 

Dès les premières pages, j'ai été intriguée par le narrateur, qui ne se présente qu'à la toute fin,  sous la forme d'une devinette que l'on élucide sans trop de difficultés. J'ai aimé le ton décalé de ce narrateur mystère.

"Love in Vain" est une BD que j'ai eu envie de parcourir une deuxième fois, après avoir fait quelques recherches complémentaires sur ce génie qui fait encore référence dans l'univers du blues. Je ne résiste pas à vous faire écouter la reprise par Clapton du titre "Sweet Home Chicago".

A la fin de l'album, il nous est proposé de découvrir quelques paroles de chansons, superbement illustrées..

Une belle réussite, à tous points de vue !

 

J'ai lu cette Bd dans le cadre du challenge organisé par Enna

Mais aussi de la BD de la semaine, chez Moka

 

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22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 00:56

Futuropolis - nov 201) - 157 pages

J'ai choisi cette BD car je l'avais repérée sur un blog. Le contexte du roman, à savoir la réunification des deux Allemagne, est un sujet qui m'intéresse beaucoup. J'ai étudié l'Allemand au lycée (avant 90) et j'aimais beaucoup étudier des textes qui évoquaient la civilisation et l'histoire contemporaine de l'Allemagne. 

Nous suivons, dans son quotidien, une jeune rameuse de l'Ouest prénommée Wiebke. Le sport occupe une grande partie de son temps mais ce n'est pas vraiment une passion. Elle suit sa sœur aînée, douée pour l'aviron. Au bout d'un certain temps, les deux sœurs ne rament plus ensemble. La nouvelle partenaire de Wiebke est une jeune fille "anciennement de l'Est". Nous sommes dans les années 90. La réunification vient tout juste d'avoir lieu et ne se fait pas sans peine. Après une si longue séparation, il n'est pas aisé de ne faire qu'un, du jour au lendemain. Les divergences entre l'Est et l'Ouest se retrouvent aussi dans le sport. L’Allemagne de l'Est (comme tous les pays de l'Est) avait une culture sportive très développée. Il n'en est pas de même pour l'Allemagne de l'Ouest, plus "cool" dans les entraînements.

Si le sport intéresse la jeune femme, le sujet des garçons occupe également son esprit. Nous suivons les aventures amoureuses et sexuelles de Wiebke que j'ai trouvé assez libérée pour l'époque, notamment dans la façon d'évoquer le sujet avec ses parents.

Quelques planches sont strictement documentaires afin de nous donner quelques éléments de compréhension des thèmes évoques. Les planches qui traitent de la technique de l'aviron ne m'ont pas particulièrement passionnée, je l'avoue, contrairement à celles qui traitent de la réunification allemande.

J'ai beaucoup aimé l'esthétique de la BD, très soignée. Le noir et blanc prime sur la couleur mais sans austérité. Le trait est précis, les visages expressifs. Dans les bulles, la taille des caractères aurait peut-être pu être un peu plus grande.

Bien que je ne sois pas une grande sportive, j'ai bien aimé suivre les entraînements et le championnat du monde, dernier épisode de ce roman graphique. Je dois dire toutefois que ce sont les aspects culturels et historiques qui m'ont intéressée le plus.

Une BD assez originale. Je conseille !

L'avis d'Antigone

Lu dans le cadre d'une opération Masse Critique de Babelio

La BD du mercredi c'est chez Noukette

 

 

 

 

 

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11 juin 2019 2 11 /06 /juin /2019 23:01

Allary Editions - 2016 - 54 pages

Esther est la fille d'amis de Riad Sattouf. Il échange régulièrement avec la fillette et s'intéresse à sa vie quotidienne. L'idée lui est venu de mettre sa vie en bulles. 

Esther est une petite fille comme beaucoup d'autres. Son univers tourne autour de la famille, les copines et l'école. Les garçons sont tous bêtes à ses yeux (surtout son frère). Elle adore son papa, aime plus que tout la nourriture et rêve d'avoir un iphone 6. Elle ne saisit pas forcément tout ce qui touche au monde des adultes mais s'en fait une idée malgré tout.  Avec beaucoup d'humour, au travers de 50 petites histoires illustrées, Riad Sattouf nous présente Esther et bien vite on l'adore et on en redemande.

Riad Sattouf parvient à restituer la candeur de la fillette et son univers. J'ai pris beaucoup de plaisir à parcourir l'album et j'ai parfois retrouvé ma plus jeune fille au même âge (notamment dans la case ci-dessous).  

 

 

Dans le rapport d'Esther son  avec frère, c'est plutôt mes 10 ans que j'ai retrouvés...  (nous étions comme chien et chat, mon frère et moi).

 

 

Ce qui frappe chez Esther et les enfants de cet âge, c'est la cruauté qu'ils peuvent manifester les uns avec les autres (notamment dans la cour d'école). On rit jaune...

 

 

Que ce soit dans l'Arabe du futur ou dans les cahiers d'Esther, Riad Sattouf réussit le pari de se mettre dans la peau d'un enfant et de décrire le monde à travers ses yeux.  Les dessins sont parfaitement en phase avec le texte. On retrouve tout à fait le style de l'arabe du futur.

Une BD à découvrir si ce n'est déjà fait. Quant à moi, j'ai très envie suivre Esther dans les tomes suivants. L'auteur en est au quatrième tome et son intention est de suivre Esther jusqu'à ses 18 ans. Quelle belle idée ! 

 

La BD de la semaine, c'est chez Stephie

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7 mai 2019 2 07 /05 /mai /2019 23:44

Le tripode - avril 2019 - 96 pages

Cet ouvrage n'est pas vraiment une BD mais plutôt un recueil illustré de saynètes de la vie ordinaire (couple, famille, travail...). Il est aussi question de sujets de société (écologie, réseaux sociaux...). L'ouvrage peut se parcourir en une petite heure, ce que j'ai fait. On peut aussi picorer quelques planches de temps à autre.

Grâce à un humour caustique, Germain Huby nous fait sourire (parfois rire) plutôt "jaune". En effet, les situations décrites sont à la fois drôles et cruelles, parfois absurdes. Le regard décalé sur notre société m'a beaucoup plu, me faisant penser à celui de Fabcaro. Je ne connaissais par du tout Germain Huby, artiste plasticien français et touche à tout (vidéo, photo, dessin, texte). Son oeuvre la plus connue est paraît-il la série "Germain fait la télé", que je ne connais pas (je suis totalement ignare en matière de séries).

Dans le recueil, le texte prend plus de place que le dessin, qui vient en appui aux dialogues. L'objet-livre est très soigné. Le grain de papier est agréable à l’œil et au toucher. Les bulles sont bien lisibles et le choix des couleurs harmonieux. ll faut dire que j'adore le turquoise, qui prédomine dans l'ouvrage.

C'est un recueil à laisser sur la table du salon pour en faire profiter les amis et la famille (ce que je vais m'empresser de faire).

Voici une des planches :

A découvrir !

La BD de la semaine, c'est chez Moka

 

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30 avril 2019 2 30 /04 /avril /2019 23:52

Dupuis 2016 - 116 pages

En 1958, en pleine guerre d'Algérie, douze membres de l'équipe de France de Football quittent clandestinement la France pour rejoindre le FLN. Ils ont dans l'idée de créer une équipe de foot algérienne et de faire le tour de monde pour défendre l'indépendance de leur pays. 

Je n'aime pas le foot et en dehors de la finale de la coupe du monde je ne regarde jamais un match. Alors pourquoi ai-je aimé cette BD ? Parce qu'il est question avant tout d'une aventure humaine. Si compétition il y a, c'est dans le but faire avancer un idéal. Et quand un ballon rond remplace les armes, je dis bravo !

Rey, Gallic et Kris nous relatent une page d'histoire passionnante que je ne connaissais absolument pas. Nous voyageons à travers le monde tout en suivant les joies et les peines de ces jeunes gens. Ils ont su se serrer les coudes pour un idéal commun, mettant entre parenthèses une brillante carrière pour aller vers l'inconnu. Nous découvrons que l'épopée n'est pas un long fleuve tranquille, loin des familles et d'un avenir tout tracé.

Je connaissais déjà le dessin de Javi Rey (découvert dans Intempérie). J'ai retrouvé dans "un maillot pour l'Algérie" la même justesse dans la représentation des visages, très expressifs. 

A découvrir, même si vous n'êtes pas pas un fan de foot !

La BD de la semaine, c'est chez Stephie

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16 avril 2019 2 16 /04 /avril /2019 23:21

Futuropolis - 79 pages - 2018

Si vous avez besoin d'une brassée de bonne humeur, montez sur le tracteur de Didier et vous m'en direz des nouvelles.  L'histoire se passe à la campagne et serait intemporelle sans le rôle joué par "Meetic.fr". En effet, le site de rencontre vient perturber quelque peu la vie bien huilée de Didier et de sa sœur Soazic.  Didier est un rêveur, bon vivant et d'une gentillesse sans limites (ou presque). Pas trop courageux, il se repose sur sa frangine qui a de l'énergie à revendre et dirige la ferme d'une main de maître. Je n'ai pas envie d'en dire plus car il faut vraiment se laisser surprendre. Voici ce qui met le feu aux poudres :

J'ai lu la première page (juste pour voir) avant de me coucher et j'ai été happée par l'histoire sans m'en rendre compte. Ce n'est qu'une fois arrivée à la fin, que je me suis rappelée que je ne voulais lire que le début (et zut pour les cernes du lendemain) !

Voici une petite idée de l'allure de Didier et de sa sœur (le type sur la roue du tracteur n'est pas mal non plus, dans son genre) . Ils sont craquants, non ? 

 

Sur un ton gentiment moqueur et décalé, cette BD nous offre une version drôle et poétique de l'amour à la campagne (pour ne pas dire dans le pré). Le texte et les dessins s'accordent si bien qu'on a peine à croire que deux personnes ont travaillé sur l'album. 

J'ai eu la chance de rencontrer le dessinateur, François Ravard, à salon du livre de Binic et j'ai été conquise par sa gentillesse et sa bonne humeur (à l'image de ses personnages). J'espère bien qu'ils continueront, Rabaté et lui, à travailler en duo sur d'autres albums. Celui-ci est une vraie réussite.

Je me suis bien amusée avec Didier et compagnie. Une belle parenthèse humoristique !

 

La BD de la semaine, c'est chez Stephie

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2 avril 2019 2 02 /04 /avril /2019 23:14

Dargaud 2018 - 59 pages

J'ai lu le premier tome de cette série en 2007.  Dans mon billet de l'époque, je me promettais de lire les opus suivants mais il m'aura fallu douze ans et quelques rides pour renouer avec ce chat un peu particulier puisqu'il est doté de la parole. J'ai retrouvé avec plaisir la langue bien pendue du félin et son impertinence bien ciblée quand il s'agit de se moquer les humains. La religion (juive) est le domaine dans lequel il déploie le mieux son art. L'histoire n'est au fond qu'un prétexte pour pointer du doigt l'absurdité des relations entre l'homme et la religion, quelle qu'elle soit.

La fille du rabbin a pour mission d'éduquer une jeune catholique qui doit se marier avec un juif. La fiancée met du cœur à l'ouvrage pour s'approprier les rites de son futur mari mais mais elle n'est pas soutenue par grand monde (pas même par son fiancé).  Le chat va mettre les pieds dans le plat et dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Le félin va également semer la zizanie en s'arrangeant pour que l'intérêt que porte le fiancé à une autre jeune femme soit connu de tous (notamment de la fiancée).

Le dessin est plus efficace qu'esthétique. Il ne s'agit pas de faire joli mais de croquer au mieux les personnages en mettant en évidence leurs traits de de caractère. Les dialogues sont assez drôles et l'ouvrage se parcourt avec plaisir, même si l'écriture demande un petit effort de déchiffrage. 

Je conseille de lire au moins un opus car ce chat philosophe et moqueur est un personnage qu'il serait dommage de ne pas connaitre. Pour autant, je ne me précipiterai pas sur un autre tome immédiatement car il me semble que tous les opus se ressemblent plus ou moins.

Une série à connaître (même si on se limite à un ou deux tomes).

La BD de la semaine - chez Noukette

Lu grâce une opération organisée par Rakuten "La BD fait son festival"

 

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20 mars 2019 3 20 /03 /mars /2019 00:53

Dargaud - 2000 - Tome 1

Tous les personnages de cet album sont anthropomorphes mais tous ne rendent pas hommage à l'espèce humaine... Dès la première page, nous découvrons une scène de crime. Une jeune femme a été assassinée dans son lit. Blacksad (un détective privé à l'apparence de chat) est sur les lieux ainsi que le commissaire chargé de l'affaire. La jeune femme, une actrice de cinéma, est l'une de ses anciennes conquêtes.  Blacksad est prié de ne pas s'occuper de l'enquête mais, bien-entendu, il va s'empresser de faire le contraire en se jetant à corps perdu à la recherche du coupable. 

On ne sait pas quel est le passé du détective mais visiblement, il n'est plus l'homme qu'il était jadis :

Quand il s'agit de venger son ex et que l'enquête le mène dans les plus hautes sphères de la société, Blacksad est à son affaire. Il ne prive pas de rabattre le caquet de celui qui se croit tout permis sous prétexte qu'il a le pouvoir et l'argent. Et comme il finit par avoir la bénédiction du commissaire (qui ne peut pas agir par lui-même vu le contexte), le détective n'hésite pas à jouer les justiciers.

 

Cette BD, dont je vous présente aujourd'hui le premier tome, est une série culte que j'ai croisée plusieurs fois sur les blogs et que j'avais très envie de découvrir. Voilà chose faite et c'est vrai un coup de coeur. J'ai autant aimé le graphisme que le scénario, digne d'un bon polar. A peine terminé, j'ai relu l'ouvrage dans la foulée, m'arrêtant cette fois plus attentivement sur l'expression des visages (je n'ai pas envie de dire les gueules) mais aussi sur les décors, très soignés. L'histoire se passe dans une ville des Etat-Unis (New-York je suppose).

Sans nul doute, j'irai à la découverte les opus suivants. Il me tarde de retrouver le séduisant détective et ce chouette commissaire à la tête de chien. L'un comme l'autre possèdent ce qui fait la différence entre l'homme et l'animal, une conscience.

Un coup de coeur !

Lu grâce une opération organisée par Rakuten "La BD fait son festival"

Aujourd'hui c'est

La BD de la semaine, c'est chez Stephie

 

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