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Ecoutons un livre

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Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

29 juin 2021 2 29 /06 /juin /2021 23:05

La boite à bulles - 96 pages 

Après nous avoir proposé une incursion dans l'enfance de Mozart puis dans celle Léonard de Vinci, William Augel s'intéresse à Agatha Christie. De façon ludique, l'auteur propose au jeune lecteur de pénétrer dans l'univers de la reine du crime par de courtes histoires et saynètes mettant en scène l'enfance d'Agatha Christie. Nous découvrons une petite fille vive et malicieuse qui voit dans sa vie quotidienne des tas d'enquêtes à mener. La fillette revisite également des contes pour enfants en imaginant des variantes. Il ne faut pas s'attendre à lire une biographie. En effet, seules quelques informations sur l'autrice sont livrées à la fin de l'album. 

VOILA COMMENT EST NE LE CLUEDO...

L'ouvrage suscitera peut-être des vocations et donnera certainement à quelques enfants l'envie d'aller plus loin dans la découverte d'Agatha Christie. Au niveau de l'esthétisme de l'album, j'ai aimé la palette de couleurs utilisée mais moins le dessin, qui tend vers la caricature. Cette bande-dessinée est destiné à un public assez jeune. J'avoue que je m'attendais à un ouvrage plus documenté. 

A conseiller à de petits enquêteurs en herbe.

Lu dans le cadre d'une opération "Masse critique" de Babelio

La BD de la semaine, c'est chez Noukette

Et le mois anglais chez  Lou, Titine et Cryssilda

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22 juin 2021 2 22 /06 /juin /2021 23:36

Casterman 2021 - 181 pages

Cette superbe BD raconte la rencontre entre deux femmes, Mona et Monika. La première est une réfugiée syrienne qui vit dans une tente près de l'aéroport désaffecté d'Héraklion. La seconde est la sage-femme qui lui annonce qu'elle est enceinte. Entre les deux femmes nait immédiatement une forte complicité.
Nous les suivons toutes les deux dans leur quotidien. Mona la syrienne cherche un pays d'accueil pour élever son futur enfant pendant que Monika rêve d'une vie où elle et son mari auraient les moyens de prendre leur autonomie. En raison de la crise économique grecque, l'époux de la sage-femme n'a pas de travail. Incapables de subvenir à leurs propres besoins, ils sont contraints de vivre chez les beaux-parents,

Ce roman graphique a vu le jour suite à la participation de Sandrine Martin au projet ERC, une initiative qui a pour but de vulgariser en images les recherches scientifiques. La dessinatrice a suivi Vanessa Grotti, une anthropologue qui étudie la maternité des migrantes enceintes dans les régions frontalières de l'Europe. 
Le personnage de Mona, fictionnel, reprend les caractéristiques et expériences de différentes femmes suivies par l'anthropologue. Il en est de même pour Monika, qui symbolise la sage-femme confrontée à la précarité des femmes migrantes alors qu'elle-même peine à vivre décemment dans son pays en pleine crise économique. 

 


Je qualifierai cet ouvrage de docu-BD, un genre que j'affectionne tout particulièrement. le dessin fait passer beaucoup de messages et en dit plus long que n'importe quel discours. Nous suivons des femmes dans leur quotidien. Elles ont des noms et ne font plus partie de la foule anonyme dont nous déplorons le sort dans les journaux télévisés.


Sandrine Martin fait ressortir de son dessin, en bichromie bleu et rouge, beaucoup d'humanité. J'ai été touchée par la bienveillance de la sage-femme envers sa patiente. C'est une très belle profession qu'elle met en lumière et si importante pour toutes les femmes du monde ! Le dessin, très précis, porte un soin tout particulier aux décors, qui en disent beaucoup sur ce que vivent les personnages.

J'ai eu coup de cœur pour cette BD que j'ai déjà envie de relire.

La BD de le semaine c'est chez Moka

Lu dans le cadre d'une opération Masse critique de Babelio

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11 mai 2021 2 11 /05 /mai /2021 23:44

Delcourt 142 pages - 2017

L'album s'ouvre par un échange entre Rose, devenue âgée et sa petite fille Virginie. Ce jour-là, Virginie est venue confier ses émois amoureux à sa grand-mère, qui à son tour lui raconte ceux de sa jeunesse. Nous remontons en 1940 dans l'immeuble où vivait Rose. La France est occupée par les allemands et la situation des juifs est préoccupante. Sarah Ansburg et son jeune fils vivent dans la crainte quotidienne d'être découverts. Rose fait son possible pour leur venir en aide. Quand un jeune soldat allemand frappe à la porte des Ansburg c'est Rose qui ouvre et détourne l'attention du soldat. Le soldat n'est pas dupe mais il ferme les yeux. Il a un véritable coup de foudre pour la jeune femme et c'est réciproque...

Nous suivons le quotidien des autres habitants : privation de liberté, rationnement alimentaire, actes de bravoure mais aussi magouilles en tous genre, délation et collaboration avec l'ennemi.  Quand arrive la fin de la guerre, c'est l'heure des règlements de compte. Hélas, ceux qui sont punis ne sont pas forcément ceux qui le méritent le plus. 

Voilà un livre que j'ai offert à l'un de mes enfants (il l'a beaucoup aimé). Je l'ai lu à mon tour me demandant, encore une fois, pourquoi je ne lis pas plus de BD ! Je ne vous cacherai pas toutefois que j'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire, confondant au départ les personnages féminins. Il y a pourtant des blondes et des brunes, des jeunes et moins jeunes. Passé ce temps d'adaptation, où j'ai dû revenir en arrière, j'ai été happée par l'histoire et la vie des habitants de l'immeuble.

On retrouve dans l'album des tonalités de vert et de beige. Le rouge symbolise la vie et l'amour : les tenues de Rose, les coeurs qui battent... A la fin de l'album, le rouge change de camp pour devenir la couleur de la haine et de la violence. Carole Maurel et Navie sont parvenues l'une par les dessins, l'autre par le texte à restituer l'ambiance d'une époque. 

A découvrir !

Cette semaine chez Moka

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13 janvier 2021 3 13 /01 /janvier /2021 00:58

La boite à bulles - 133 pages - Sept 2020

Hyppolyte, acteur fauché d'une troupe de théâtre, tombe amoureux d'une jeune fille appartenant à une ethnie voisine. Cette dernière lui demande une somme astronomique en échange de sa main. Elle ne le prend absolument pas au sérieux.

Rien n'arrête le jeune homme, qui a sept jours pour relever le défi. Il fait preuve d'imagination et fait fonctionner ses réseaux pour tenter de réunir la somme. Une de ses astuces est d'ouvrir un lieu de vie qu'il va nommer le Ting Tang Sap Sap. Il s'agira ensuite de le faire vivre et fructifier...

 

L'auteure (Anaële Hermans) fait la part belle au conte, par l'intermédiaire d'une "histoire dans l'histoire" particulièrement truculente (une des premières astuces d'Hyppolyte pour gagner de l'argent).

J'ai particulièrement apprécié l'humour qui se dégage de l'album. Il est fait référence, notamment, à une particularité africaine dont j'avais déjà entendu parler : "les parents à plaisanterie". La coutume veut qu'on se balance des noms d'oiseaux si l'on est "parents à plaisanterie". Ce véritable "sport national" ne manque pas de piquant.

Le lieu est fort bien restitué par des planches colorées qui décrivent avec moultes détails les décors. Nous sommes plongés dans l'ambiance d'un village africain dont les habitants, un peu nonchalants, sont toujours prêts à se rendre service. Les mœurs et le rythme de ce village sont si différents de ce que nous connaissons chez nous, que le dépaysement est complet.

Une lecture anti-morosité !

Lu dans le cadre d'une opération "Masse Critique" de Babelio

La bd de la semaine, c'est chez Noukette

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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 23:34

Editions Pataquès - 54 pages - 2019

De Fabcaro, j'avais lu eu, en 2017, un coup de coeur pour "Zaï zaï zaï zaï". Mon fils avait été emballé également. J'ai donc eu envie de lui offrir une autre BD de l'auteur. J'ai choisi "Open bar (première tournée)". Manque de chance, quelqu'un m'a précédée. Je me suis donc retrouvée avec l'ouvrage sur les bras. "Open Bar" a dormi quelques mois dans ma PAL (curieusement je n'avais plus envie de le lire). Je l'ai sorti un dimanche où j'avais besoin de légèreté.

Il ne s'agit pas d'une seule et même histoire (comme dans "Zaï zaï zaï zaï") mais d'une succession de gags. Fabcaro met en scène des moments de la vie quotidienne, en couple, en famille ou entre amis. Il se moque des tendances du moment et du "politiquement correct".

Un petit exemple :

En écrivant ce billet, je m’aperçois que je n'ai pas prêté attention au graphisme à la première lecture. J'ai lu les bulles sans me soucier vraiment des dessins. En m'y replongeant, je me rends compte que les dessins sont quasi-identiques pour une même histoire. Je trouve incroyable de ne pas l'avoir remarqué la première fois. 

Grâce à "Open Bar" j'ai oublié l'espace d'une heure que nous vivions une période difficile. Merci à Fabcaro pour ce moment de légèreté qui m'a fait le plus grand bien. Mon enthousiasme n'a toutefois pas été aussi flagrant qu'avec Zaï zaï zaï zaï", que j'avais trouvé excellent.

La BD de la semaine, c'est chez Stephie

 

L'objectif Pal c'est chez Antigone

 

 

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24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 19:40

Emil Ferris - Monsieur Toussaint Louverture - Tome 1 - 2018 - 416 pages

Depuis sa sortie, ce roman graphique fait l'objet de nombreux avis élogieux sur les blogs. Il est dans ma Pile à lire depuis un bon moment mais il me fallait de la disponibilité pour m'y plonger. J'ai choisi une semaine de vacances pour l'ouvrir et j'ai bien fait car il faut un peu du temps pour le parcourir, en raison du nombre de pages (plus de 400) mais aussi de la richesse des dessins qu'il contient.

Si l'histoire en elle-même est très intéressante, l'esthétique de l'album l'est plus encore. Je ne suis pas une spécialiste du genre mais je crois que cet ouvrage est absolument unique. Se présentant sous la forme d'un cahier à spirale très épais (avec lignes), l'ouvrage offre une multitude de dessins, réalisés avec des stylos billes ou des feutres. La police de caractère est soignée et très agréable à lire (je déteste les écritures "pattes de mouche").

 

Emil Ferris nous propose le journal d'une fillette qui se représente comme un monstre. Cela m'a surprise au départ mais je me suis laissée envoûter par le talent de l'autrice sans trop attacher d'importance à cette histoire de monstres.

Nous sommes à Chicago dans les années 60. Karen vit avec sa mère et son frère dans le sous-sol d'un immeuble. Dans un appartement du bâtiment, une femme est retrouvée morte dans sa chambre. Il s'agit d'Anka Silverberg, une rescapée de la shoah. Si la thèse du suicide est avancée, Karen n'y croit pas et se lance dans une enquête qui va lui faire découvrir un pan de l'histoire de l'Allemagne.

Cette enquête, tout à fait passionnante, retrace donc le passé d'Anka. Dans le même temps, nous découvrons le présent de la jeune Karen, dont la maman est atteinte d'un cancer. Le quotidien de Karen est perturbé par la maladie. Son frère Deeze, plus âgé, la prend sous son aile. Deeze n'est pas un personnage très net mais il déborde d'amour pour sa jeune sœur, qui ne ressemble pas vraiment aux autres petites filles. Karen a du mal à être acceptée pour ce qu'elle est.

 

Karen

 

Deeze, le frère de Karen

 

 

Nous découvrons, avec Karen, les bas quartiers de Chicago et la "faune" qui y vit. Nous croisons des drogués, des prostituées et des truands. Certains sont bienveillants, d'autres bien moins et Karen échappe parfois au pire. Avec son frère, elle parcourt les musées et s'intéresse à des peintres classiques (Goya, Delacroix...). Elle vit littéralement les scènes de ces tableaux et les représente.

On pourrait parler de ce roman graphique pendant des heures tant cet OVNI littéraire est extraordinaire mais le mieux est de le découvrir par vous-même. En ce qui me concerne, j'attends avec impatience le tome 2 pour découvrir la suite des aventures de Karen et le dénouement de son enquête. 

Après avoir refermé l'ouvrage, j'ai fait des recherches sur Emil Ferris, dont l'histoire est assez extraordinaire. J'ai appris que l’existence de "Moi, ce que j'aime, c'est les monstres" tient du miracle. L'autrice a contracté, à l'âge de 40 ans, une méningo-encéphalite qui a failli la laisser paralysée. Ses proches, comprenant que dessiner était vital pour elle, lui fixaient un stylo sur la main avec des bandes adhésives. "Moi j'aime les monstres" a pris vie à ce moment-là. Il a mis six ans à devenir ce chef-d'oeuvre (je n'hésite pas à le qualifier ainsi).

Cela ne surprendra pas ceux qui l'ont lu, je classe cet ouvrage dans mes coups de coeur.

La BD de la semaine, c'est chez Noukette.

 

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26 février 2020 3 26 /02 /février /2020 00:34

 

Glénat - 72 pages - 2014

Cette superbe bande dessinée est consacrée au musicien Robert Johnson. Ce grand guitariste et chanteur de blues est né en 1911 (Missisipi) et mort 27 ans plus tard. Son nom ne me disait rien de prime abord mais je me suis aperçue, en faisant des recherches, que je connaissais plusieurs de ses titres (dont un repris par Eric Clapton).

Ce qui frappe en ouvrant l'album, c'est son esthétisme. Le dessin, en noir et blanc est très évocateur. La première page nous met dans l'ambiance. On voit le musicien jouant de la guitare, avec autour de lui trois femmes aux courbes généreuses. En arrière plan se trouve une bouteille. La musique, les femmes et l'alcool, voilà un résumé de la vie du musicien, développée dans cet ouvrage somptueux.

 

 

Robert Johnson s'est retrouvé très jeune sans père. Ce dernier a dû quitter son domicile, poursuivi par le propriétaire de la plantation dans laquelle il travaillait. La mère du petit Robert aura successivement deux autres compagnons, qui feront office de père mais auxquels Robert donnera du fil à retordre. La seule chose qui intéresse le garçon, c'est de jouer "de la musique du diable". Après des débuts laborieux, le jeune musicien fera une rencontre qui lui mettra le pied à l'étrier. En quelques mois, il apprendra la technique et deviendra un excellent guitariste. Ses progrès sont si spectaculaires qu'on le soupçonnera "d'avoir vendu son âme au diable" en échange de ce talent fulgurant. 

Dès les premières pages, j'ai été intriguée par le narrateur, qui ne se présente qu'à la toute fin,  sous la forme d'une devinette que l'on élucide sans trop de difficultés. J'ai aimé le ton décalé de ce narrateur mystère.

"Love in Vain" est une BD que j'ai eu envie de parcourir une deuxième fois, après avoir fait quelques recherches complémentaires sur ce génie qui fait encore référence dans l'univers du blues. Je ne résiste pas à vous faire écouter la reprise par Clapton du titre "Sweet Home Chicago".

A la fin de l'album, il nous est proposé de découvrir quelques paroles de chansons, superbement illustrées..

Une belle réussite, à tous points de vue !

 

J'ai lu cette Bd dans le cadre du challenge organisé par Enna

Mais aussi de la BD de la semaine, chez Moka

 

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22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 00:56

Futuropolis - nov 201) - 157 pages

J'ai choisi cette BD car je l'avais repérée sur un blog. Le contexte du roman, à savoir la réunification des deux Allemagne, est un sujet qui m'intéresse beaucoup. J'ai étudié l'Allemand au lycée (avant 90) et j'aimais beaucoup étudier des textes qui évoquaient la civilisation et l'histoire contemporaine de l'Allemagne. 

Nous suivons, dans son quotidien, une jeune rameuse de l'Ouest prénommée Wiebke. Le sport occupe une grande partie de son temps mais ce n'est pas vraiment une passion. Elle suit sa sœur aînée, douée pour l'aviron. Au bout d'un certain temps, les deux sœurs ne rament plus ensemble. La nouvelle partenaire de Wiebke est une jeune fille "anciennement de l'Est". Nous sommes dans les années 90. La réunification vient tout juste d'avoir lieu et ne se fait pas sans peine. Après une si longue séparation, il n'est pas aisé de ne faire qu'un, du jour au lendemain. Les divergences entre l'Est et l'Ouest se retrouvent aussi dans le sport. L’Allemagne de l'Est (comme tous les pays de l'Est) avait une culture sportive très développée. Il n'en est pas de même pour l'Allemagne de l'Ouest, plus "cool" dans les entraînements.

Si le sport intéresse la jeune femme, le sujet des garçons occupe également son esprit. Nous suivons les aventures amoureuses et sexuelles de Wiebke que j'ai trouvé assez libérée pour l'époque, notamment dans la façon d'évoquer le sujet avec ses parents.

Quelques planches sont strictement documentaires afin de nous donner quelques éléments de compréhension des thèmes évoques. Les planches qui traitent de la technique de l'aviron ne m'ont pas particulièrement passionnée, je l'avoue, contrairement à celles qui traitent de la réunification allemande.

J'ai beaucoup aimé l'esthétique de la BD, très soignée. Le noir et blanc prime sur la couleur mais sans austérité. Le trait est précis, les visages expressifs. Dans les bulles, la taille des caractères aurait peut-être pu être un peu plus grande.

Bien que je ne sois pas une grande sportive, j'ai bien aimé suivre les entraînements et le championnat du monde, dernier épisode de ce roman graphique. Je dois dire toutefois que ce sont les aspects culturels et historiques qui m'ont intéressée le plus.

Une BD assez originale. Je conseille !

L'avis d'Antigone

Lu dans le cadre d'une opération Masse Critique de Babelio

La BD du mercredi c'est chez Noukette

 

 

 

 

 

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11 juin 2019 2 11 /06 /juin /2019 23:01

Allary Editions - 2016 - 54 pages

Esther est la fille d'amis de Riad Sattouf. Il échange régulièrement avec la fillette et s'intéresse à sa vie quotidienne. L'idée lui est venu de mettre sa vie en bulles. 

Esther est une petite fille comme beaucoup d'autres. Son univers tourne autour de la famille, les copines et l'école. Les garçons sont tous bêtes à ses yeux (surtout son frère). Elle adore son papa, aime plus que tout la nourriture et rêve d'avoir un iphone 6. Elle ne saisit pas forcément tout ce qui touche au monde des adultes mais s'en fait une idée malgré tout.  Avec beaucoup d'humour, au travers de 50 petites histoires illustrées, Riad Sattouf nous présente Esther et bien vite on l'adore et on en redemande.

Riad Sattouf parvient à restituer la candeur de la fillette et son univers. J'ai pris beaucoup de plaisir à parcourir l'album et j'ai parfois retrouvé ma plus jeune fille au même âge (notamment dans la case ci-dessous).  

 

 

Dans le rapport d'Esther son  avec frère, c'est plutôt mes 10 ans que j'ai retrouvés...  (nous étions comme chien et chat, mon frère et moi).

 

 

Ce qui frappe chez Esther et les enfants de cet âge, c'est la cruauté qu'ils peuvent manifester les uns avec les autres (notamment dans la cour d'école). On rit jaune...

 

 

Que ce soit dans l'Arabe du futur ou dans les cahiers d'Esther, Riad Sattouf réussit le pari de se mettre dans la peau d'un enfant et de décrire le monde à travers ses yeux.  Les dessins sont parfaitement en phase avec le texte. On retrouve tout à fait le style de l'arabe du futur.

Une BD à découvrir si ce n'est déjà fait. Quant à moi, j'ai très envie suivre Esther dans les tomes suivants. L'auteur en est au quatrième tome et son intention est de suivre Esther jusqu'à ses 18 ans. Quelle belle idée ! 

 

La BD de la semaine, c'est chez Stephie

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7 mai 2019 2 07 /05 /mai /2019 23:44

Le tripode - avril 2019 - 96 pages

Cet ouvrage n'est pas vraiment une BD mais plutôt un recueil illustré de saynètes de la vie ordinaire (couple, famille, travail...). Il est aussi question de sujets de société (écologie, réseaux sociaux...). L'ouvrage peut se parcourir en une petite heure, ce que j'ai fait. On peut aussi picorer quelques planches de temps à autre.

Grâce à un humour caustique, Germain Huby nous fait sourire (parfois rire) plutôt "jaune". En effet, les situations décrites sont à la fois drôles et cruelles, parfois absurdes. Le regard décalé sur notre société m'a beaucoup plu, me faisant penser à celui de Fabcaro. Je ne connaissais par du tout Germain Huby, artiste plasticien français et touche à tout (vidéo, photo, dessin, texte). Son oeuvre la plus connue est paraît-il la série "Germain fait la télé", que je ne connais pas (je suis totalement ignare en matière de séries).

Dans le recueil, le texte prend plus de place que le dessin, qui vient en appui aux dialogues. L'objet-livre est très soigné. Le grain de papier est agréable à l’œil et au toucher. Les bulles sont bien lisibles et le choix des couleurs harmonieux. ll faut dire que j'adore le turquoise, qui prédomine dans l'ouvrage.

C'est un recueil à laisser sur la table du salon pour en faire profiter les amis et la famille (ce que je vais m'empresser de faire).

Voici une des planches :

A découvrir !

La BD de la semaine, c'est chez Moka

 

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