Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Chers visiteurs, bonjour !

Vous êtes sur le blog d'une lectrice passionnée qui aime partager ses lectures. N'hésitez pas à laisser un commentaire, que vous soyez vous-même blogueur ou pas. Vous pouvez aussi me contacter : sylir@orange.fr  ou aller faire un tour sur ma page Facebook : ici

 

Blogoclub

Le blogoclub a changé de mains mais pas d'adresse mail

lecturecommune@yahoo.f

 

 

15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 23:45

Audiolib 2013 (éditeur d'origine : Albin Michel)

Lu par François Montagut (36 heures d'écoute) - traduit de l'américain par Nadine Gassie

Quelle aventure mais q'elle aventure  !  J'ai passé trente six heures en compagnie d'un homme dont la mission ultime est d'empêcher l'assassinat de Kennedy, en 1963 (année toute particulière pour moi).

Ce livre est présenté comme une oeuvre de science-fiction voire fantastique mais une fois le postulat de départ accepté, à s'avoir qu'un homme parvient à se glisser dans une fissure spacio-temporelle, tout est crédible. Il n'est donc pas difficile de se laisser embarquer dans cette histoire aussi incroyable que passionnante. Nous remontons le temps pour nous retrouver à la fin des années 50, en compagnie de Jack Eppins, notre nouveau compagnon route pour plusieurs jours (3 semaines pour moi avec la version audio).

Jack est un professeur d'anglais on ne peut plus ordinaire jusqu'à ce  qu'un restaurateur nommé Al, le choisit pour prendre à son compte le projet fou qu'il a concocté : empêcher l'assassinat de Kennedy. Al est sur le point de mourir d'un cancer quand il confie à Jack qu'il a trouvé par hasard le moyen de remonter le temps. Il en a fait l'expérience pendant plusieurs années mais il a dû renoncer à aller au bout de son projet, compte tenu de sa maladie. 

Je ne peux pas évoquer les multiples rebondissements de l'histoire, ce serait trop loing, mais sachez que Jack va passer cinq ans dans le passé à préparer son projet. Il va tomber amoureux d'une jeune femme, Sadie, ce qui va lui compliquer sacrément la tâche. 

Entre l'histoire d'amour de Jack et sa filature de Lee Harvey Oswald (l'assassin de Kennedy), on ne voit pas le temps passer. Je dois toutefois vous avouer que j'ai eu un petit coup de mou au milieu du roman mais si petit qu'il n'a pas entaché mon plaisir de lecture. Un grand vide m'a envahi quand j'ai fini le roman. Je me suis demandée comment j'allais vivre sans Jack, dont j'étais peut-être tombée un peu amoureuse... La voix du lecteur (qui dans mon esprit est celle de Jack) a contribué pour beaucoup à mon plaisir de lecture. L'interprétation est irréprochable.

C'est un roman sur le thème de l'effet papillon. Chaque être humain a un rôle à jouer sur terre, comme le démontre l'auteur. Changer une trajectoire de vie a des incidences que nul n'imagine (sauf Stephen King).

Pour concocter cette histoire, l'auteur a dû faire travail un de recherche très important. La documentation sur les années 50 et sur le contexte de l'assassinat de Kennedy sont impressionnantes.

Un très bon Stephen King !

Lecture pour "Écoutons un livre" du mois de septembre

Ce sera mon pavé le l'été (qui me permet de participer la tête haute au pavé de l'été organisé par Brize avec mes 35 d'heures d'écoute (ce qui correspond à 1056 pages) !

C'est le mois Américain, chez Titine

Le livre était dans ma Pile à écouter depuis un bon moment. Il rentre donc dans le challenge d'Antigone.

 

Repost 0
12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 23:50

Audiolib août 2017 (Sonatine) - 11 h 08 - Lu par : Julien Chatelet - Clémentine Domptail - Ingrid Donnalieu - Marie-Eve Dufresne - Lola Naymark

"Il est des personnes qui sont attirées par l'eau, des personnes qui entretiennent avec elle un rapport presque primal. Je crois en faire partie".

Quand Julia  revient à Beckford, des années après avoir quitté son village natal, c'est dans des circonstances tragiques. Le corps de sa soeur a été retrouvé dans la rivière. Accident, suicide ou noyade ? Julia est bien incapable d'émettre la moindre hypothèse. Elle était en froid avec Nel depuis leur adolescence, ce que lui reproche sa nièce, la jeune Lena.

 "Au fond, tu as aimé cela" est la phrase que se repasse en boucle Julia, Ces quelques mots sont ceux qui ont causé la brouille entre sa soeur et elle il y a bien longtemps. Aurait-elle pu éviter le drame si elle avait renoué les liens, comme l'implorait Nel ces derniers temps ? Julia plonge dans ses souvenirs pour y voir plus clair et tente d'établir une relation avec sa nièce. Parallèlement, l'inspecteur Sean, qui connaissait bien Nel, mène l'enquête. Il est flanqué d'une jeune policière nommée Erin. Entre les rumeurs, les ragots et les vieilles histoires, il n'est pas simple de démêler le vrai du faux.

Nel n'est pas la première femme que l'on retrouve morte dans la rivière. Il se pourrait que toutes les disparitions soient liées mais dans quel ordre faut-il placer les pièces du puzzle pour qu'elles s’emboîtent ? La pièce maîtresse de la composition est sans nul doute la rivière. C'est un personnage à part entière mais également un décor. Livrera t'elle ses secrets ?

J'ai craint, au début de l'écoute, d'avoir du mal à différencier les personnages, d'autant qu'ils sont parfois nommés par leurs diminutifs. Mais grâce aux timbres de voix des différents interprètes (ils sont cinq), je m'y suis retrouvée assez aisément. L' alternance de voix donne du rythme au récit et personnalise les témoignages de chaque protagoniste. 

Ce roman est avant tout un bon thriller. Il offre en outre l'intérêt d'explorer de façon intéressante la période délicate que constitue l'adolescence chez les filles. C'est une écoute que j'ai beaucoup appréciée.

Je remercie Audiolib pour ce partenariat

Repost 0
9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 23:02

Fayard - Août 2017 - 205 pages - traduit de l'anglais (américain) par Pierre Brévignon

La narratrice, Lucy Barton, est hospitalisée pour plusieurs semaines dans un hôpital de New York. Mère de deux jeunes enfants, elle ne reçoit pas beaucoup de visites. Son mari est très occupé entre les enfants et son travail.

De sa propre initiative, la mère de la jeune femme décide de faire l'effort quasi surhumain de quitter sa petite ville de l'Illinois pour venir au chevet de sa fille. Les deux femmes ne se sont pas vues depuis longtemps. A peine adulte, Lucy a quitté sa famille, fuyant la misère de ce coin paumé de l'Amérique profonde. Quelques années plus tard, elle n'appartient plus au même monde que ces parents. Romancière, elle a fait de l'écriture son métier.

Un dialogue étrange va se renouer entre les deux femmes. L'essentiel n'est pas dans ce qu'elles se disent mais dans l'intimité générée par la situation. La mère de Lucy ne sait pas parler de ses sentiments. Elle raconte des histoires de voisinage, des anecdotes sans importance. Elle restera quelques jours assise près du lit de sa fille, sur une chaise, refusant le lit de camp qu'on lui propose.

L'auteur nous donne accès aux pensées intimes de Lucy, à ses souvenirs d'enfance. Le récit est fragmenté, comme l'est souvent la pensée. Au cours de ce séjour à l'hôpital, Lucy va faire un travail de résilience, aidée par la présence de sa mère à ses côtés. Elle va porter un autre regard sur son enfance et réaliser que l'amour n'a pas forcément besoin de mots pour exister;

C'est un très beau roman sur les blessures de l'enfance et sur les relations mère-fille. L'écriture est empreinte de douceur et de d'une grande délicatesse. La traduction sonne juste.

Une très belle découverte de la rentrée qui séduira les amateurs de romans intimistes.

Une lecture commune avec Enna (qui l'a lu en anglais)

Brize a beaucoup aimé cette lecture également.

Je remercie les éditions Fayard

En septembre, c'est le mois américain, chez Titine

Défi 50 états / 50 romans : L'illinois

5 / ?

Repost 0
22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 23:22

Gallimard août 2017- 411 pages

"les prétendus grands hommes sont des criminels et les tueurs qui se sont un jour retrouvés du bon côté de l'histoire sont devenus des héros".

Tristan Rivière est un adolescent comme tant d'autres jusqu'au jour (qui va déterminer le reste de sa vie) où son professeur de boxe se fait agresser, dans le métro, par une bande de voyous. Pétrifié, Tristan fait profil bas, laissant son professeur aux mains des fous furieux. Seul contre une bande de costauds, l'adolescent ne pouvait guère agir sauf à se faire tabasser lui-aussi mais quand son père le traite de lâche,Tristan accepte le verdict.

Quelques années plus tard, parce que les circonstances lui sont cette fois favorables, Tristan a l'opportunité de se conduire en héros. Il se marie avec la jeune femme qu'il sauve des griffes de ses agresseurs, fait des enfants et mène une vie normale sans se défaire totalement de l'étiquette de lâche qu'on lui a collé adolescent. Il s'efforce d'avoir "zéro faute" sur tous les plans, notamment professionnel, afin de ne pas perdre ce qu'il a de plus précieux, l'estime de soi. Hélas pour notre héros, la vie, qui a plus d'un tour dans son sac, va lui jouer de vilains tours.

Avec brio, Fabrice Humbert nous donne à réfléchir sur les "possibles" que nous offre l'existence. Les chemins que l'on choisit de suivre ont ils plus de chances de mener au bonheur que ceux vers lesquels on se laisse dériver ? Comment peut-on être certain que la voie que l'on s'obstine à suivre est la bonne ? 

Ces questions philosophiques (et d'autres) sont soulevées par l'auteur au fur et à mesure qu'il déroule l'histoire de Tristan. Fabrice  Humbert nous montre que la logique du monde, s'il y en existe une, est indéchiffrable. Nous sommes sans cesse confrontés à des contradictions et concilier les différentes composantes de notre vie est un casse-tête inextricable. Sans parler des aléas, qui viennent dévier notre ligne de conduite. 

Si les questions philosophiques ne vous passionnent pas habituellement, ne faites pas l'impasse sur ce roman pour autant. L'histoire de Tristan est pleine de rebondissements et le ton décalé et humoristique de l'auteur rendent la lecture très distrayante. Tristan est si attachant et si humain qu'il serait dommage de ne pas faire sa connaissance.

Voilà un roman à la fois drôle et intelligent (ce n'est pas si fréquent).

Comme pour le livre de Sorj Chalandon, je me laisse un peu de temps pour le classer ou pas dans mes coups de coeur mais ce qui est certain c'est que j'ai passé un excellent moment de lecture

 

 

Un grand merci à Babelio et Gallimard, qui m'ont permis de découvrir cet ouvrage de la rentrée littéraire en avant première

2 / ?

Repost 0
19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 09:09

Grasset - 16 août 2017 - 336 pages

"J'allais venger mon frère, mort en ouvrier. Venger mon père, mort en paysan. Venger ma mère, morte en esseulée. J'allais tous nous venger de la mine. Nous laver des Houillères, des crapules qui n'avaient jamais payé leurs crimes. J'allais rendre leur dignité aux sacrifiés de la fosse 3bis"

Le 27 décembre 1974 est une date à jamais ancrée dans la mémoire des habitants de Liévin, dans le Pas-De-Calais. Ce jour-là, une quarantaine ouvriers de la mine sont morts suite à un coup de grisou. On a appris plus tard que la catastrophe aurait pu être évitée, des failles dans la sécurité du site sont ressorties. Cinquante ans plus tard, Sorj Chalandon imagine "le jour d'avant" pour la famille d'un mineur de la fosse 3 bis mais aussi les jours, les semaines et les années qui ont suivi le drame.

Le narrateur, Michel, a perdu son frère aîné, ouvrier à la mine. Michel avait seize ans au moment des faits. Il était fasciné par le métier de son frère, qu'il vénérait comme un dieu. Il rêvait de l'accompagner un jour au fond la mine, de faire partie de cette fratrie d'ouvriers. Mais Michel ne deviendra pas mineur. Dès qu'il le pourra, il quittera la région et sa famille disloquée pour tenter de se reconstruire ailleurs.

Jusqu'à la mort de sa femme, l'existence de Michel sera d'apparence normale mais au fond de lui-même l'homme reste obsédé par un passé qui ne cesse de le tourmenter. Une fois sa femme disparue, n'ayant plus rien à perdre, il décide de revenir sur les lieux de son enfance pour se venger de celui qu'il estime être le responsable du ratage de sa vie. Il  s'installe dans le village et concocte sa vengeance. Je vous laisse découvrir la suite par vous-même.

Je mets toujours la barre très haut quand je lis cet auteur, j'attends qu'il me surprenne, qu'il me bouscule. Durant une bonne partie du roman, j'ai cru que j'allais être déçue car je ne reconnaissais pas totalement la patte de l'auteur. Puis soudainement, au moment où je m'y attendais le moins, j'ai retrouvé le Chalandon que j'aime.

J'ai été éblouie par l'habilité de l'auteur à jouer avec son lecteur, à le déstabiliser. En faisant du narrateur un personnage plus complexe qu'il n'y paraît au premier abord, Sorj Chalandon donne à son roman une dimension supplémentaire. Il offre aux mineurs de Liévin un hommage original et bouleversant que le lecteur n'est pas prêt d'oublier..

N'hésitez pas, lisez-le !

Et ce n'est pas Leiloona et Saxaoul qui diront le contraire.

Eva a été un peu déçue. Je peux comprendre son bémol. J'en ai un petit également, mais pas du même ordre. Je n'ai pas pu me défaire totalement de la petite déception de ma lecture des deux premiers tiers du roman, ce qui est sans doute idiot car c'est la construction du roman qui en est la cause, une construction que j'ai finalement trouvée très habile. C'est donc un presque coup de coeur pour moi...

 

1 / ?

Je participe encore cette année au challenge organisé par Hérisson. 

Repost 0
15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 23:21

Audiolib 2017 -  11 h 03 - lu par Lila Tamazit

La narratrice, d'origine iranienne, patiente dans la salle d'attente d'un hôpital parisien. Pour tromper l'ennui mais aussi parce que les circonstances s'y prêtent (nous comprendrons pourquoi par la suite), Kimiâ laisse s'envoler ses pensées vers l'Iran, son pays de naissance. Elle songe à ses ancêtres, des personnages haut en couleur et revisite son enfance dorée avant que les circonstances politiques ne contraigne sa famille à s'exiler en France.

Ce roman revêt la forme d'un conte quand la narratrice parle de ses ancêtres. C'est aussi un roman historique qui nous plonge dans l'histoire de l'Iran depuis un siècle. J'y ai vu également un roman d'apprentissage. La jeune exilée, un peu rebelle, doit trouver sa place dans une société dont la culture est aux antipodes de celle de son pays d'origine. D'autres thèmes sont abordés, que je tairai pour préserver le suspense. 

Il faut s'accrocher, au début du roman, car les personnages sont nombreux : des oncles, des tantes, des voisins et voisines... Les noms ne sont pas simples à retenir, surtout en audio mais heureusement, une liste nous est proposée à l'intérieur de la pochette du CD. C'est la première fois que je vois cela, c'est une heureuse initiative. Habituellement, je fais moi-même une liste, quand les personnages sont nombreux et (ou) à consonance étrangère.

Comme souvent chez Audiolib, un entretien fort intéressant nous est proposé en fin de CD. L'auteure nous éclaire sur sa démarche d'écriture ainsi que sur les aspects autobiographiques (partiels) du roman. Comme Kimiâ, Négar Djavadi a fui l'iran pour la France en traversant à cheval, avec sa mère et sa soeur, les montagnes du Kurdistan.

Sans être tout à fait un coup de coeur, c'est une lecture que j'ai beaucoup appréciée. Le talent de l'auteure est de parvenir à faire cohabiter harmonieusement les nombreux sujets abordés tout en soignant la forme, très originale. Ce n'est pas pour rien qu'elle a obtenu "le prix du style"

Ce roman sera certainement bien placé dans mon classement pour le prix audiolib.

 

 

Une lecture commune avec Valérie et Enna pour "Ecoutons un livre"

Repost 0
4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 23:21

2016 - Gallimard - 553 pages

"Le nouveau nom" est le deuxième tome de la quadrilogie d'Elena Ferrante "L'amie prodigieuse". 

Nous retrouvons les deux amies après le mariage qui clôture le premier tome. Comme on peut s'y attendre (la journée de mariage a été désastreuse), l'union entre Lila et Stephano ne commence pas sur de bonnes bases. Stephano, très macho, veut dompter son épouse rebelle mais, bien entendu, cette dernière ne se laisse pas faire. 

L'été qui suivra le mariage sera l'occasion, pour les amies, de se retrouver pendant deux mois dans une station balnéaire, sans le mari de Lila. Sans scrupules, la jeune mariée se permettra de flirter avec un garçon, Nino, sur lequel Elena avait secrètement des vues. A la fin de l'été, Lila n'hésitera pas à faire voler en éclat son mariage pour s'installer avec Nino.

Elena continue ses études, alternant les périodes ou elle voit Lina et celles ou elle s'en éloigne. Elle suit avec détermination la route qu'elle s'est tracée. Comme dans le précédent tome, les relations entre les deux amies sont faites d'attirance mutuelle et de rejet. Elles semblent se nourrir l'une de l'autre alors que leurs parcours sont aux antipodes. Si Lila nous ensorcelle par sa forte personnalité, j'ai un penchant pour Elena qui tente de se détacher de son amie "prodigieuse" pour trouver sa propre voie. 

Le "nouveau nom" fait partie de ces romans que j'avais hâte de retrouver chaque soir et dont les personnages m'accompagnaient en journée. Dans ce deuxième opus, les sentiments et émotions des deux amies sont décrits avec tant de réalisme et de finesse que j'avais l'impression, en refermant l'ouvrage, de les connaître intimement. 

Je vous parlerai du troisième tome (mon préféré jusqu'ici) avant la fin du mois de mai.

Lu dans le cadre du Mois italien organisé par Martine

Le nouveau nom - Elena Ferrante
Repost 0
22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 23:14

Audiolib 2017 (Sarbacane 2015) - Lu par Rachel Arditi - 6 h 15

Je lis très peu de littérature jeunesse mais je n'ai rien contre la lecture d'un roman ado de temps en temps, surtout si c'est une pépite. Ce livre s'est présenté à moi par l'intermédiaire d'Audiolib, qui lance sa collection de livres audio pour la jeunesse.

Le début de l'histoire est cruel. Trois jeunes adolescentes sont élues "boudins du collège", lors d'une élection organisée sur les réseaux sociaux. Mireille, qui faisait déjà partie des "gagnantes" l'an passé, a cessé de se rendre malade pour son physique. Elle décide d'entraîner ses deux malheureuses co-boudins (et le grand-frère de l'une d'entre elles) dans un road-trip à vélo, jusqu'à Paris. Les trois filles ont l'idée, pour subventionner leur voyage, de vendre des boudins sur le bord de la route. Les médias s'intéressent à leur projet et elles deviennent populaires. Le but ultime de ce voyage est de participer à la Garden-party de L'Elysée (cette participation motive les quatre voyageurs, pour des raisons différentes).

J'ai pris beaucoup de plaisir à écouter ce texte qui, en dépit d'un sujet qui ne prête pas à rire, ne manque pas d'humour. Mireille, la meneuse du groupe, est très marrante et bourrée de peps. Pas revancharde pour deux sous, elle va pourtant donner une bonne leçon (mais de courage et d'intelligence) à son copain de maternelle qui a organisé le concours. 

La lectrice module sa voix en fonction de la personnalité de chacune des jeunes filles. Son interprétation est très vivante. Une petite musique entraînante sépare les chapitres. Ce roman s'adresse à des adolescents mais je ne me suis pas ennuyée une seconde. La couverture est très girly, espérons que cela ne dissuade pas trop les garçons de le lire.

Un très bon roman ado !

 

 

Repost 0
15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 23:14

Audiolib 2016 (Albin Michel) - 6 h 21 - Lu par Philippe Torreton

Le romancier nous entraîne dans un petit village de province entouré de forêts, où tout le monde se connait. Quand le petit Rémi, six ans, disparaît une heure ou deux, ses parents imaginent dans un premier temps qu'il joue avec un camarade. Ils finissent toutefois par s'inquiéter et interrogent le voisinage. Mais personne n'a vu Rémi sauf le jeune Antoine, qui ne s'en vante pas. En tant que lecteur, nous savons qu'il a une bonne raison de se taire. Antoine a en effet tué le garçonnet, pas tout à fait par accident. Cette scène se produit dès le début du roman. Il n'y a donc pas de suspens concernant le meurtrier. Pourtant, l'auteur parvient à nous garder sous pression jusqu'au bout.

Ce qui fait l'intérêt de ce roman, outre le suspens qui nous tient en haleine, c'est qu'il nous place dans la peau d'un jeune meurtrier rongé par la culpabilité, qui attend dans l'angoisse que les policiers trouvent l'indice qui le démasquera (ou pas). J'ai bien aimé également l'étude des mœurs assez féroce de ce village de province.

Je pensais me contenter d'extraits de la version audio pour le Prix audiolib, car j'avais déjà lu le roman en version papier, mais j'ai été embarquée par l'interprétation de Philippe Torreton. J'ai écouté l'intégralité du CD avec beaucoup d'intérêt. Il faut dire que je ne me souvenais plus précisément des détails de l'histoire. J'ai pris beaucoup de plaisir à les redécouvrir. Au final, je me demande si je n'ai pas encore plus apprécié la version audio que la version papier.

Un bonus très appréciable nous est offert à la fin du CD. Il s'agit d'une conversion entre Pierre Lemaitre et le comédien.

J'attends maintenant le prochain roman de Pierre Lemaitre (et surtout la suite de "Au revoir là haut").

Les avis de : Enna - Sandrine - Estelle - Pascal - Meuraie - Angélique - Claire

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2017

Lu dans le cadre de "Ecoutons un livre"

 

Repost 0
11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 23:37

Septembre 2016

Ce roman graphique fait partie d'une série d'ouvrages que l'auteur Emmanuel Guibert a consacré à son ami américain, Alan Cope. Je n'ai pas lu la première série en trois tomes "La guerre d'Alan" mais j'ai beaucoup aimé "L'enfance d'Alan", qui raconte l'enfance de cet ami américain, né en Californie en 1925. Outre l'histoire personnelle d'Alan, le contexte historique m'avait intéressée. 

Dans "Martha et Alan", nous restons dans l'enfance de l'américain, au travers de l'évocation d'une amitié qui a beaucoup compté pour lui, celle qui le liait avec Martha, une camarade de classe. A l'âge de 12 ans ils se perdront de vue mais il parviendra à obtenir de ses nouvelles quelques années plus tard. Vers l'âge de 60 ans,  il retrouvera de nouveau sa trace et commencera avec elle une relation épistolaire qui durera plusieurs années.

Ce roman graphique se lit rapidement. Il est moins complet que "l'enfance d'Alan" mais les deux ouvrages se complètent bien. S'il ne se passe pas grand chose d'exceptionnel au niveau de l'histoire, les dessins sont vraiment très agréables à regarder.  On ressent toute la nostalgie de l'enfance et l'importance pour Alan de cette amitié semi-amoureuse qui s'apparente à un premier amour.

Cliquez sur le dessin pour l'agrandir

Cliquez sur le dessin pour l'agrandir

L'auteur explique, dans la vidéo ci-dessous, le choix qu'il a fait de s'affranchir des codes de la BD. Comme nous le voyons dans le dessin ci-dessus, par exemple, certains dessins occupent une double page. Emmanuel Guibert a voulu rester dans la continuité de "l'enfance d'Alan" tout en offrant à son lecteur un dessin différent (dans l'enfance d'Alan, il avait utilisé le noir et blanc et le sépia alors qu'ici toutes les planches sont en couleur). J'ai lu par ailleurs dans une autre interview que l'auteur s'était inspiré d'un peintre chinois découvert lors d'un voyage en Asie. 

Un très joli roman graphique.

Il faut lire en complément (avant ou après) "l'enfance d'Alan".

Lu dans le cadre de La BD fait son Festival 2017

 (note : 16/20)

Lien vers la page BD du site Priceminister

Aujourd'hui, la BD de la semaine, c'est chez Noukette !

Repost 0