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1er mars : une lecture au choix de l'écrivain "Emmanuel Carrère".

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http://www.sylire.com/article-26682108.html

 

21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 23:03

Dargaud - 2014 -56 pages

Que faire un dimanche après-midi de tempête, en guettant l'éclaircie qui permettra de mettre le nez dehors ? Se plonger dans une bonne BD et râler quand l'accalmie attendue arrivera plus vite que prévue.

Cela faisait un petit moment que j'avais cette BD sous le nez, je ne sais pas pourquoi j'ai tant attendu pour m'y plonger. J'avais pourtant beaucoup aimé le premier opus, sympathisant immédiatement avec ces p'tits vieux rigolos et un peu voyous, qui osent vivre leur vieillesse comme ils l'entendent.

Dans ce deuxième opus, nous retrouvons Antoine, Mimile, Pierrot et Juliette (sans oublier le bébé). Quand l'ex-amoureuse de Pierrot ressuscitera, suite à un malentendu, Juliette devra trouver une astuce pour "gérer" le Pierrot, complètement chamboulé. Pour arriver à ses fins, Juliette n'hésitera pas à utiliser les grands moyens. Le groupe des meuniers en fera les frais. Bien fait pour eux ! Ils n'avaient pas qu'à embrouiller les consommateurs avec leur stratégie de diversification de la baguette de pain.

Ah ah, si juste... (cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Ah ah, si juste... (cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Le dessin est aussi amusant que le texte. J'adore les visages des petits vieux, très expressifs et plus vrais que nature.

Une série qui connait un franc succès et c'est bien mérité !

Aujourd'hui, la BD de la semaine, c'est chez Mo

Les avis de Noukette - Jérôme

Antigone nous incite à baisser nos PAL (Piles à lire)

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 23:47

Audiolib (Grasset 2016) - 11 h 44

Nous commençons par la rencontre assez explosive entre un jeune architecte fauché à l'avenir prometteur et une jeune dessinatrice issue d'une famille richissime de New York. L'ambiance est légère, tout est possible ou presque dans le Manhattan de ces années là. 

Changement d'ambiance, nous sommes sous les bombes, à Dresde, en 1945. Une jeune femme très grièvement blessée met au monde un enfant avant de mourir. L'Allemagne est à feu et à sang et l'enfant, prénommé Verner, sera miraculeusement sauvé au terme d'un périlleux voyage.

Comme vous pouvez l'imaginer les deux histoires vont finir par se rejoindre.

"Le dernier des nôtres" est un roman foisonnant aux multiples facettes : roman d'amour et d'aventure, avec un fond historique qui pèse dans l'histoire. Il est question de l'héritage porté par les enfants de ceux et celles qui ont vécu la seconde guerre mondiale, dans un camp ou dans un autre. Pour Verner, qui n'a pas connu les siens, la confrontation avec ce passé est particulièrement  violente.

L'oeuvre est très romanesque, peut-être un peu trop à mon goût. J'ai pensé à "La femme de nos vies" de Didier Van Cauwelaert, roman qui m'avait procuré cette même impression "d'un peu trop romanesque" compte tenu du sujet traité. Je crois qu'avec certains faits historiques, comme la shoah, je préfère une certaine sobriété ou les témoignages.

Quoi qu'il en soit, j'ai passé un bon moment avec ce roman qui ne manque pas de rythme. J'ai bien aimé suivre les personnages dans leurs quêtes respectives. L'alternance des lieux et des époques est bien rendue par la version audio (notamment à Dresde, où le bruit des bombes marque le début des chapitres). Le livre audio se termine par un entretien avec l'auteur, bonus très appréciable.

Voilà un texte que j'ai pris plaisir à écouter (en dépit de mon bémol).

Un coup de coeur pour Sandrine - Lili a beaucoup aimé également - Valérie un peu moins.

 

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2017

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 05:00

Editions POL février 2016 - 546 pages

Depuis "Un roman russe" (ma première rencontre avec l'auteur), je lis systématiquement les ouvrages publiés par Emmanuel Carrère. Je suis fascinée par la plume de l'écrivain-journaliste, autant que par les thèmes qu'il évoque. Je me suis régalée à la lecture de "Il est avantageux d'avoir où aller", dans lequel il nous fait partager ses thèmes de prédilection.

Il ne s'agit pas d'un roman (l'auteur a abandonné ce genre littéraire) mais d'un recueil d'articles de journaux parus entre 1990 et 2015. Ces articles se suivent mais ne se ressemblent pas. Le contraste est d'ailleurs parfois saisissant.  Un exemple : neuf chroniques érotiques pour un magasine italien sont suivies d'un article sur la mort d'enfants au Skri Lanka, lors du Tsunami de 2004. Tout un registre d'émotions nous traverse lors de la lecture de ce recueil. J'ai préféré étaler la lecture sur un mois, un lisant au maximum trois articles chaque jour.

Plusieurs billets sont en lien avec la Russie post-communiste. Il faut savoir que l'auteur a des racines russes et que sa mère, historienne, est une éminente spécialiste de l'URSS. Parmi  les articles "russes" on trouve un billet sur Limonov, personnage emblématique auquel l'auteur a consacré un roman. J'ai bien aimé également la note d'intention d'un projet de film russe, qui n'est pas allé jusqu'au bout, mais dont l'idée était intéressante. Dans le registre russe, il est également question d'un ancien prisonnier roumain de la seconde guerre mondiale qu'on a retrouvé dans un hospice russe, 50 ans après la fin de la guerre.

L'article qui m'a le plus marqué est celui consacré aux relations entre une photographe professionnelle et une jeune "paumée". La photographe a suivi la jeune femme dénommée Julie,  pendant de nombreuses années. Elle réalisait des clichés de Julie, qu'elle exposait. Emmanuel Carrère raconte la triste vie de la jeune femme et sa déchéance progressive. La photographe lui vient parfois en aide mais leur relation reste professionnelle. L'auteur fait ressortir ce que cette relation a de dérangeant. Il nous fait réfléchir à la question suivante : faut-il photographier la misère ?

Dans plusieurs articles, l'auteur évoque ses livres de chevets ou les auteurs qu'il admire. Parmi ces billets, j'ai adoré celui consacré à "L'homme Dé". Emmanuel Carrère a mené une enquête sur l'auteur de ce livre culte, enquête qui l'a conduit jusqu'au Etats-Unis. 

Vers la fin du roman, dans un article intitulé "Ressemblance" l'auteur nous éclaire sur son choix d'être "présent" dans ses récits. Partant du principe qu'il est impossible pour un auteur de non-fiction de de faire preuve d'une totale neutralité,  il trouve plus honnête de faire entendre sa voix et de livrer le "making off" du récit. Personnellement, j'apprécie cette démarche chez Emmanuel Carrère. Il parvient à créer avec le lecteur une sorte d'intimité très singulière. 

Je ne vais pas vous résumer chacun des articles de ce livre, il y en a 33...

Je suis triste d'avoir fini ce recueil mais impatiente de découvrir le prochain livre d'Emmanuel Carrère (dans quelle aventure va t'il nous embarquer ?)

Lu dans le cadre du blogoclub consacré à Emmanuel Carrère

Les billets des autres blogoparticipants :

D'autres vies que la mienne - Gambadou

La classe de neige  - Amandine

Limonov : Florence

Un roman russe : Praline

Ce livre est dans ma PAL depuis juin 2016, ce qui me pemet de participer au challenge d'Antigone.

 

 

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 19:48

Editions Don Quichotte - janvier 2017 - 285 pages

Tout commence par une fusillade à la terrasse d'un café parisien. Il s'agit d'un attentat dans lequel Karim perdra sa jeune femme et leur futur enfant. Le terroriste n'est autre qu'un garçon qui a fréquenté les mêmes bancs d'école que lui il y a tout juste quelques années.

Anéanti et désespéré, Karim a perdu le goût de vivre. Foutu pour foutu, il décide de se rendre en Syrie pour retrouver le commanditaire de l'attentat et venger sa femme. Il commence par "traîner" sur Facebook en se faisant passer pour un candidat au Djihad. Il ne met pas longtemps à se faire enrôler. Commence alors pour lui et quelques compagnons d'infortune, un voyage au bout de l'enfer.

Pascal Manoukian nous conduits dans une ville sans cesse bombardée, dans les camps d'entrainement des combattants de Daech puis, comble de l'horreur, au coeur d'un monstrueux film de propagande. Cette partie du roman est extrêmement éprouvante.

Aux côté de Karim,  j'ai tremblé et blêmi, le coeur au bord des lèvres. Submergée par l'horreur et la tristesse, je ne parvenais pas à lire plus d'un à deux chapitres par soir et j'ai dû alterner cette lecture avec une autre, pour reprendre un peu de souffle.

Pascal Manoukian connaît son sujet, il est reporter de guerre. Cette lecture a été une épreuve mais je ne la regrette pas. Elle m'a permis de mieux comprendre cette machine infernale et inhumaine qu'est Daesh et l'absolue nécessité pour la population de fuir la Syrie.

A lire, même si ce n'est pas une partie de plaisir.

Les avis de Noukette - Stephie - Leilonna

 

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 23:14

Grasset - janvier 2017 - 175 pages

Vie de ma voisine est une oeuvre littéraire originale qui situe entre la biographie et le roman. Ce projet littéraire est venue à l'esprit de Geneviève Brisac après avoir échangé longuement avec sa nouvelle voisine, désormais amie, Jenny Plocki.  Au tout début de leur rencontre, c'est d'une autre femme qu'elles ont parlé : l'écrivaine Charlotte Delbo qui n'est plus de ce monde. Charlotte et Jenny étaient amies. Elles avaient entre autres comme point commun d'avoir subi, directement pour la première et indirectement pour la seconde, le traumatisme de la déportation des juifs durant la seconde guerre mondiale.

Née en 1925 de parents juifs polonais immigrés en France avant sa naissance, Jenny Plocky a perdu ses parents lors de la rafle du Vel'd'Hiv.  Se retrouvant seule à dix-sept ans avec son jeune frère, elle a dû faire face à la terrible absence de ses parents puis se résoudre à leur disparition définitive, quand elle a compris qu'ils ne reviendraient pas. Toute sa vie, elle a cherché à reconstituer ce qui s'est passé entre le moment où ses parents ont quitté le Vel'd'Hiv et celui où ils sont morts, ce qui ne l'a pas empêchée d'aller de l'avant.

Geneviève Brisac relate assez longuement l'enfance de Jenny. Une enfance pauvre mais heureuse. Entourée par un père très cultivé et une mère au grand sens pratique, Jenny a grandi dans un foyer uni qui tout fait  pour s'intégrer en France. Elle travaillait très bien à l'école et faisait la fierté de ses parents. Leur sérénité sera anéantie par la montée du nazisme. En 42, après la déportation de ces derniers, Jenny continuera à aller à l'école, soutenue par son amie de toujours et les parents de cette dernière. Elle deviendra institutrice. 

Sans le drame qui l'a touchée alors qu'elle était adolescente, Jenny aurait peut-être été une personne différente, moins engagée. Elle a milité toute sa vie contre les injustices et espéré un monde meilleur. Combative, elle n'a jamais baissé les bras. C'est une grande partie du siècle que nous balayons avec ce récit. Si la shoah occupe une grande place, il est question également de l'évolution des idées (mai 68, la place des femmes dans la société...).

La vie de Jenny Plocky méritait plus que le détour et Geneviève Brisac l'a couchée sur le papier avec originalité, mêlant ses propres réflexions à celles de sa nouvelle amie. Toutes deux ont en commun l'amour des livres et de la culture et cette complicité transparaît au travers des lignes de l'ouvrage. 

En faisant des recherches sur Jenny Plocky, j'ai trouvé un témoignage vidéo passionnant et bouleversant qui complète ce que l'on apprend dans le roman (ici). 

Une lecture émouvante et enrichissante.

L' avis de Eva (qui m'a donné envie de découvrir ce roman). Celui de Aifelle

 

 

 

 

 

 

Lu dans le cadre d'une opération "Masse critique" de Babelio

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 12:06

 

 

 

 

 

 

L'histoire est celle d'un jeune juif algérien appelé à faire la guerre en France. Nous sommes en 1940 et Jacob comprend vite ce qu'on attend de lui : tuer des allemands en risquant sa propre vie chaque jour. En Algérie, sa mère l'attend avec fébrilité. Elle ne peut imaginer perdre son "second Jacob".

Ma concentration n'était pas optimum quand j'ai écouté ce livre audio mais c'est assurément un beau roman, dans lequel Valérie Zenatti rend un hommage très émouvant à sa famille (Jacob était le frère de son grand-père). L'auteure parvient avec brio à opposer la douceur de Jacob et la cruauté de la guerre. Le personnage de la mère m'a particulièrement touchée. 

CsL Editions - Lu par Eric Génovèse - 3 h 40 

Des avis : le beau billet de Violette

Jacob est le troisième en partant de la gauche (crédit photo : figaro.fr)

Jacob est le troisième en partant de la gauche (crédit photo : figaro.fr)

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 23:47

Audiolib  -  1 heure - nov 2016 - entretien réalisé par Jean-Luc Hess

"Audiolib" propose une nouvelle collection regroupant des entretiens avec des écrivains. J'ai écouté l'opus consacré à Sorj Chalandon. 

C'est un auteur que j'apprécie particulièrement et que je connais plutôt bien. J'ai eu la chance, dans des salons du livre, de l'écouter parler de ses écrits. J'ai retrouvé, dans l'entretien accordé à audiolib, l'essentiel de ce que j'avais appris lors de ces rencontres et notamment la genèse de ses romans. En évoquant "le quatrième mur", Sorj Chalandon revient par exemple sur la guerre du Liban qu'il a couverte en tant que journaliste et dont il est revenu complètement chamboulé. Dans "Mon traître" et "Retour à Killibegs" il est question d'un homme qu'il a rencontré en Irlande et qui a fortement marqué sa vie.

La partie de l'entretien qui m'a le plus intéressée est celle dans laquelle il s'exprime sur son rapport à l'écriture. Sorj Chalandon n'envisage pas le métier de journaliste et celui d'écrivain de la même façon. Dans un article de journal, il ne s'autorise pas à livrer son propre ressenti sur les faits qu'il relate. En revanche, dans un roman, il laisse ses émotions le guider. 

Il évoque, au début de l'entretien, son premier roman "Le petit Bonzi" dans lequel il livre ses difficultés d'enfant bègue. Il revient  aussi, au cours de l'entretien, sur un autre aspect de sa vie privée : les rapports compliqués qu'il entretenait avec son père. C'est le sujet de son tout dernier roman "Profession du père". 

Sorj Chalandon ne se voit pas aujourd'hui écrire de la fiction pure. Pour qu'il ait envie d'écrire, il faut qu'un sujet qui le concerne s'impose à lui.

Connaissant déjà bien Sorj Chalandon, je n'ai vraiment découvert d'éléments nouveaux dans cet entretien mais j'ai apprécié de l'écouter une nouvelle fois (je ne m'en lasse pas). 

Merci à Audiolib pour la découverte de cette collection.

 

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 23:59

 

Les Editions Noir sur Blanc- 318 pages - août 2016 - traduit du suédois par Hélène Hervieu

Le personnage que nous suivons tout au long de ce roman s'appelle Tom. Dès les premières lignes, le décor est planté, nous sommes à l'hôpital. La femme de Tom, enceinte, vient d'être hospitalisée en urgence. Dans les jours qui vont suivre, son état va se dégrader. Il faut sauver l'enfant au plus vite. La petite Livia vient au monde et Tom partage son temps entre le service de réanimation et la maternité. Nous vivons avec lui les moments d'angoisse, quand il est au chevet de son épouse, et les petits instants de bonheur quand il rend visite à Livia. 

Tom nous livre son quotidien à l'hôpital mais aussi de retour à la maison, quelques semaines plus tard. Une nouvelle étape l'attend, compliquée et douloureuse. De Karin nous ne saurons que ce que nous livre Tom. Il ne nous est pas donné de la connaître directement. Elle figure en creux dans le roman, lointaine et pourtant omniprésente. Ce roman ne bascule à aucun moment dans le pathos. L'écriture est factuelle, sans être froide. J'ai pensé à "Réparer les vivants", bien que le contexte soit différent. 

Je ne suis pas certaine d'avoir choisi le meilleur moment pour publier ce billet et pourtant... Si l'histoire est infiniment triste, c'est bien de la vie dont il est question, cette vie qui s'impose à nous même quand le pire s'invite dans notre quotidien.

La traduction m'a semblé d'une grande justesse. 

Un roman très fort qui porte bien son titre "A tout moment la vie".

 

Lu dans le cadre de "Décembre Nordique" organisé par  Cryssilda

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 23:51

Ecoutez-lire (Gallimard) - Lu par Marina Moncade

Quand commence le roman, Elena et Lila sont deux petites filles inséparables vivant dans un quartier pauvre de la ville de Naples. Nous sommes dans les années 50. Lila, la plus éveillée des deux, exerce une fascination irrésistible sur ses camarades de classe et notamment sur Elena. Sans s'en rendre compte, Lila entraîne son amie à se surpasser, notamment à l'école. Mais quand l'institutrice leur propose de rejoindre l'école secondaire, les parents de la jeune fille la plus brillante, ne sont pas d'accord. Lila rentrera dans la vie active, comme quasiment tous ses camarades. Les parents d'Elena, en revanche, se laisseront convaincre de laisser leur fille étudier...

J'ai eu, moi aussi, quand j'étais enfant, une amie brillante, vive et cultivée qui me tirait vers le haut. Peu à peu, l'écart entre nous s'est estompé. J'ai continué mes études après le bac et elle a fait le choix d'entrer dans la vie active. Le parallèle entre les deux amies et ma propre histoire s'arrête-là mais grâce à ce roman, j'ai revisité certains ressentis et certaines situations de mon enfance et adolescence.

La description de la vie à Naples dans les années 50 est également une facette du roman qui m'a beaucoup intéressée. La vie est rude, les parents travaillent sans relâche et se montrent impatients d'avoir une bouche de moins à nourrir. Les disputes entre voisins sont fréquentes et les plus riches font la loi. Ce qui est également très bien mis en avant dans ce roman, c'est la (petite) place accordée aux filles dans la société. Surprotégées par leurs frères et leurs mères qui exercent sur elles une pression étouffante, elles doivent se battre pour exister par elles-mêmes.

A la fin de la première partie, Lila et Elena sont adolescentes. Leur destinées semblent prendre des chemins très différents mais le roman se termine sur une scène qui pourrait remettre en question pas mal de choses. Je suis très impatiente de lire la suite ! Ce roman est en effet le premier opus d'une série. 

Le choix de la version audio ne m'a pas déçue, si ce n'est qu'il faut être concentré pour le pas mélanger les prénoms italiens qui finissent tous par "A" pour les filles et "O" pour les garçons.

L'écriture est peut-être un peu plate mais l'histoire, passionnante, compense ce petit bémol.

Lu dans le cadre du blogoclub (thème de l'amitié)

Les avis de : Titine - Helène - Ellettres - Claudialucia - Christelle

Flo analyse les couvertures des différentes versions.

                               Amandine a lu "Poupée volée"

La lecture du 1er mars est en cours de vote... A suivre !

 

Rentre dans le challenge "Italie" de Eimelle

 

 

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 23:06

 

Grand angle - mai 2016 - 66 pages

Tout commence par un tremblement de terre au Pérou qui fait de nombreuses victimes. Puis nous assistons à l'arrivée en France d'une petite fille nommée Qinaya. Elle est accueillie par une famille adoptive qui l'attend à l'aéroport, les bras ouverts. Après des années de traitements infructueux, ce couple va enfin devenir parents. 

Les nouveaux grands-parents de la petite, Lynette et Gabriel, sont sollicités pour garder, de temps à autre, leur nouvelle petite fille. Si Lynette est très heureuse de son nouveau rôle de mamie et le fait savoir, Gabriel joue au vieux ronchon blasé. Pourtant, peu à peu la petite va faire craquer son papi et tous deux finiront par devenir les meilleurs amis du monde.

Cette BD se lit le sourire aux lèvres et ne présente pas de grande originalité durant une grande partie de l'histoire. Tout bascule à la fin, véritable douche froide. Les auteurs nous conduisent à reconsidérer l'histoire d'une toute autre façon. Je suis impatiente de lire le second volet de ce diptyque pour découvrir ce que les auteurs ont imaginé comme suite. J'ai ma petite idée...

Le dessin est en parfaite harmonie avec le texte. J'ai particulièrement aimé les représentations de la petite péruvienne, tout à fait craquante avec sa tête de poupée et ses yeux ronds. 

Vivement la suite ! 

Les avis de : Violette - Stephie - Canel - Noukette - Jérôme - Saxaoul

La BD de la semaine, c'est chez Mo

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