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Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 23:53

Actes Sud août 2016 - 267 pages

Actes Sud août 2016 - 267 pages

Nous sommes dans les années 50, dans un village rural pas très loin de Paris. La famille Blanc tient "Le Balto"(le bistrot de la bourgade). Le père, Paulo, a fait de son café un lieu très vivant. Sa femme le seconde ainsi que leur fille aînée. La cadette, Mathilde, voudrait bien passer plus de temps au café mais elle est encore trop jeune. Véritable garçon manqué, elle fait les quatre cent coups pour épater son père qui rêvait d'un garçon. Le garçon finira par arriver, bien après ses deux sœurs. La famille avait tout pour être heureuse quand le malheur la frappe. Paulo attrape la tuberculose, suivi de sa femme Odile.

La famille se trouve face à de grandes difficultés. le statut de commerçant ne leur permet pas de bénéficier de la sécurité sociale et dans le village ils sont considérés comme des parias. Paulo, plus touché que sa femme va devoir rejoindre le sanatorium le plus proche, celui d'Aincourt. Odile le suivra quelques mois plus tard, ce qui se traduira par un éclatement de la famille. Mathilde va prendre les choses en main malgré son jeune âge. C'est sur elle que va désormais reposer la cohésion de la famille.

C'est un très beau personnage, cette jeune Mathilde. D'une énergie et d'une abnégation qui forcent l'admiration. Nous suivons les hauts et les bas de la famille et le combat quotidien de Mathilde pour sauver ce qui peut l'être. Je n'imaginais pas que dans les années cinquante certaines personnes pouvaient se trouver dépourvues de sécurité sociale. C'était le cas des commerçants s'ils ne cotisaient pas de leur côté. Les Blancs, peu prévoyants ne s'en étaient pas soucié. Plusieurs fois au cours de l'histoire, je les ai d'ailleurs trouvé défaillants, ces parents. Bien que très aimants, ils sont parfois à la limite de la désinvolture. La maladie n'excuse pas tout. 

Roman après roman, Valentine Goby se renouvelle et s'empare de thèmes plus passionnants les uns que les autres. Comme précédemment avec " Kinderzimmer", "Un paquebot dans les arbres" est né de la rencontre avec une femme qui a vécu une expérience très proche de celle de Mathilde. En dehors de l'histoire et des personnages, j'ai trouvé le côté "médico-historique" et bien documenté : la tuberculose, la vie dans les sanatoriums...

Un beau roman, que je vous recommande.

Ce roman fait partie des trois livres que j'ai proposés pour l'opération des matchs littéraires de la rentrée organisée par PriceMinister.

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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 23:38
Calmann Levy - août 2016 - 412 pages
Calmann Levy - août 2016 - 412 pages

James Bennet est un critique d'art très atypique. En effet, il est atteint de synesthésie (un phénomène neurologique par lequel deux ou plusieurs sens sont associés). Cette particularité est vécue par James tantôt comme un handicap, tantôt comme une richesse. L'autre personnage masculin du roman, Paul Engales, est un peintre argentin exilé à New York. C'est un génie qui attend son heure de gloire. Il vit dans un squat avec d'autres artistes méconnus. Les routes de James et de Paul vont finir par se croiser grâce à un tableau représentant Lucy, la muse de Paul. Leur rencontre va bouleverser le destin de chacun des trois protagonistes.

J'ai lu récemment un autre roman qui met en scène le milieu artistique new- yorkais. Il s'agit de "tout ce que j'aimais" de Siri Hustvedt. Dans les deux ouvrages, des critiques d'art font la pluie et le beau temps dans l'activité artisque de l'époque. Le roman de Molly Prentiss se situe dans les années 70, celui de Siri Hustvedt une dizaine d'années plus tard.

J'aime beaucoup les romans qui s'emparent du sujet de la création artistique. Celui-ci avait donc toutes les chances de me plaire. J'y ai trouvé de très beaux passages sur les affres de l'artiste mais aussi sur les difficultés de trouver l'inspiration quand on est critique d'art. Les personnages ne manquent pas d'originalité et les liens qu'ils tissent entre eux sont riches et complexes. J'ai eu quelques difficultés à entrer dans le roman, ce sera mon petit bémol mais une fois bien immergée dans l'histoire, j'ai passé un très bon moment.

Une plume originale et un premier roman de la rentrée qui mérite d'être découvert.

Eva, Antigone et Cathulu en ont fait un coup de cœur.

Le mois américain, c'est en septembre, et chez Titine
Le mois américain, c'est en septembre, et chez Titine

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challenge de la rentrée (5/18)
challenge de la rentrée (5/18)

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 20:33
Des oreilles pour lire 2014 (Buchet-Chastel) - 2 heures 25 - Lu par Elodie Huber
Des oreilles pour lire 2014 (Buchet-Chastel) - 2 heures 25 - Lu par Elodie Huber

Mei est une jeune chinoise de 17 ans, vive, intelligente et romantique. Coupée de sa famille, l'adolescente travaille comme une quasi-esclave dans une usine de textile. Grâce aux automatismes acquis, elle laisse parfois vagabonder ses pensées. Ces petites bulles de liberté lui permettent de tenir le coup.

Quelques semaines avant noël, seule période de l'année ou chaque ouvrière retrouve sa famille, Mei se fait punir pour un geste de rébellion. Sa punition sera de passer seule les fêtes au dortoir. Ces quelques jours, qu'elle appréhende tant, ne se passeront pas comme prévu.

Il ne faut pas trop en dire pour préserver le suspense mais sachez que Mei va vivre une histoire d'amour aussi merveilleuse qu'éphémère. Le cœur serré, nous pressentons que le retour à la réalité sera terrible. Mei en est consciente également mais choisit de vivre l'intensité du moment et nous la comprenons.

"La fabrique du monde" dénonce l'exploitation des jeunes chinoises dans les industries textiles. C'est également une bouleversante histoire d'amour qui m'a fait penser au chef-d'oeuvre de l'écrivain japonais Yasushi Inoué "Le fusil de chasse". On y retrouve la même intensité dramatique.

Le format audio convient parfaitement bien à ce court roman fort bien interprété par Elodie Huber.

La fabrique du monde - Sophie Van der Linden (audio)

Je remercie Audible et Babelio pour cette écoute.

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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 23:15
Actes Sud 2003 - 457 pages - traduit de l'américain par Christine Le Boeuf
Actes Sud 2003 - 457 pages - traduit de l'américain par Christine Le Boeuf

Une histoire que nous nous racontons sur nous même ne peut être que racontée au passé. Elle se déroule à l'envers à partir du lieu où nous nous trouvons, non plus acteurs dans l'histoire mais spectateurs qui ont choisi de parler".

L'histoire est celle deux couples de voisins et amis qui vivent dans le milieu artistique new-yorkais des années 70. Désormais âgé, l'un d'eux, Léo, revient sur son passé et analyse sa vie.

De l'histoire en elle-même et des liens entre les couples, je ne vous dirai pas grand chose. Il est préférable de découvrir les faits au rythme choisi par le narrateur. Je vous dirai simplement que chacun des couples aura un garçon et que les deux enfants seront, chacun à leur manière, au centre de l'histoire.

Siri Hustvedt, comme a son habitude, fait de longues digressions sur des sujets qui la passionnent, nous offrant un roman très érudit. Elle se penche notamment sur le sujet de la l'illustration artistique de la violence. J'avoue que j'ai sauté quelques pages de temps en temps.

En dépit de ce petit bémol, j'ai beaucoup aimé cette histoire et la façon de la raconter. L'analyse des événements à posteriori est passionnante. Je me suis attachée à Léo. J'ai admiré son humilité, sa force de caractère et la philosophie de vie qu'il a fini par acquérir, au fil des épreuves.

Si vous vous laissez tenter par la lecture de "tout ce que j'aimais" (ce que j'espère), j'ai deux conseils à vous donner : méfiez-vous de la quatrième de couverture qui en dit beaucoup de trop et soyez patients car l'histoire met un peu de temps à démarrer

C'est un roman, assez exigeant mais bouleversant. Je conseille !

Tout ce que j'amais - Siri Hustvedt (blogoclub)

Lu dans le cadre blogoclub du mois de septembre, consacré à Siri Hustvedt.

Les lectures des blogoparticipants :

Les yeux bandés (Gambadou)

La femme qui tremble (Laure)

L’envoûtement de Lilly Dahl (Claudialucia)

Un été sans les hommes (Claire Jeanne)

Un été sans les hommes (Itzamna)

Tout ce que j'aimais (Florence)

Pour le premier décembre, le livre choisi aura pour thème "L'amitié".

En septembre c'est le mois américain  (liens chez Titine)
En septembre c'est le mois américain (liens chez Titine)

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Tout ce que j'amais - Siri Hustvedt (blogoclub)

Cette lecture me permet d'ajouter un état dans ma liste de "50 romans, 50 états"

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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 23:03
Arléa - août 2016 - 307 pages
Arléa - août 2016 - 307 pages

"Il y a des histoires étranges dans les familles. Des secrets, des choses inavouables, inavouées, quelquefois terribles, sur lesquels les adultes se taisent, comme si le silence pouvait étouffer la réalité, et, qui sait, la faire disparaître. Mais il arrive que, malgré tout, des mots s'échappent, parviennent aux oreilles des enfants distraits, et même à demi, ils les entendent. Un jour, ces mots prennent sens et une histoire singulière se dessine".

Marie Sizun a écrit plusieurs histoires se déroulant durant la guerre 39-45, une période qui la fascine particulièrement. Dans "La gouvernante suédoise" la romancière change de contexte et d'époque en renouant avec ses ancêtres suédois du 19ème siècle.

Beaucoup de familles possèdent une histoire scandaleuse et non assumée qu'elles tentent de cacher aux générations suivantes. Etant enfant, Marie Sizun avait mis le doigt sur un secret de ce type mais ce n'est que bien plus tard qu'elle en saisira toutes les subtilités, grâce au journal intime de son arrière-grand-mère suédoise.

Cette arrière-grand-mère, Hulda, était morte à l'âge de 27 ans en France, laissant derrière elle quatre jeunes enfants. Son mari, Léonard Sézeneau, était bien plus âgé qu'elle. Ils s'étaient rencontrés en Suède où Léonard enseignait le français. Des enfants étaient arrivés très rapidement après leur mariage et Hulda s'était sentie dépassée par son rôle mère. Léonard avait donc embauché une gouvernante, Livia, pour soulager sa jeune épouse.

Qui était cette femme dont on parlait à demi-mots dans la famille de Marie Sizun et quelle était la nature de ses relations avec les différents membres de la famille Sézeneau ? Nous découvrons au fil des pages qu'elle n'était pas qu'une simple gouvernante.

Avec beaucoup de subtilité, Marie Sizun détricote l'histoire de sa famille suédoise. Il est question d'amour maternel, d'amitié féminine et de passion amoureuse. L'auteure a le don de restituer avec minutie les ambiances et les époques. J'ai aimé imaginer les hivers à Stockholm, dans le bel appartement bourgeois des Sézeneau avant de les retrouver à Medon, dans un tout autre décor.

"La gouvernante suédoise" est un beau roman intimiste qui séduira les amateurs du genre.

Merci Arléa et Marie Sizun :-)

La gouvernante suédoise est sorti en librairie le 25 août.

Challenge de la rentrée (2/18 - catégorie "Touche à tout") .
Challenge de la rentrée (2/18 - catégorie "Touche à tout") .

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 23:17
Gallimard août 2016 - 352 pages - traduit de l'Hébreu par Sylvie Cohen
Gallimard août 2016 - 352 pages - traduit de l'Hébreu par Sylvie Cohen

"Toute la puissance du monde ne suffirait pas à transformer la haine en amour. On peut changer un adversaire en esclave, mais pas en ami. Tout le pouvoir du monde serait impuissant à faire d'un fanatique un modéré. Tels sont les problèmes existentiels de l'Etat d'Israël: convertir un ennemi en amant, un fanatique en tolérant, un vengeur en allié. Ai-je dit que la puissance militaire était inutile ? Le ciel nous en préserve ! Une telle ineptie ne me serait jamais venue à l'idée. Je sais comme vous que c'est la force, notre puissance militaire, qui s'interpose entre nous et la mort, à tout moment, même maintenant, pendant que nous parlons. En attendant, user de la force peut nous éviter d'être exterminés, à condition que nous nous rappelions toujours, à chaque instant, qu'elle n'est qu'un moyen de dissuasion. Elle ne réglera ni ne résoudra rien. Elle ne pourra que différer provisoirement la catastrophe".

J'ai découvert Amos OZ en 2012 en parcourant son chef d'oeuvre "Une histoire d'amour et de ténèbres". J'avais été très impressionnée par ce récit très érudit dans lequel l'écrivain israélien évoque ses racines familiales et son enfance à Jérusalem. Cette lecture m'avait permis de mieux comprendre le contexte de la création de l'état d’Israël.

Dans "Judas", il est de nouveau question de la création d’Israël mais le sujet est abordé sous l'angle romanesque. L'intrigue se situe en 1959 à Jérusalem. Le jeune Shmuel Asch se fait embaucher comme garçon de compagnie chez Gershom Wald, un vieil original qui partage sa maison avec une très belle femme qui a l'âge d'être sa fille. Il faudra un peu de temps au jeune homme pour comprendre le lien qui unit ces deux personnes. Bien que le vieil homme dissuade Shmuel se rapprocher d'elle, le jeune homme ne pourra résister à sa troublante beauté.

La principale fonction du jeune homme consiste à discuter à bâtons rompus avec le vieil homme afin d'atténuer sa solitude. Leurs passionnantes conversations tournent autour de l’inépuisable sujet de la cohabitation des juifs et des arabes en Israël mais également du thème de mémoire qu'avait entamé Shmuel avant de renoncer à ses études de théologie : "la question de Jésus dans la tradition juive". Peu à peu, en confiance, le vieil homme accepte d'évoquer son passé et la mort de son fils unique, dont il ne s'est jamais consolé.

L'auteur parvient adroitement à faire le lien entre les opposants à la création unilatérale d’Israël, taxés de traîtres, et la figure de Judas (dont il propose une autre vision, celle d'un homme incompris qui aimait Jésus et voulait le faire connaitre de tous). Il faut savoir qu'Amos Oz milite, depuis la création d’Israël, pour la recherche d'un compromis entre palestiniens et israéliens. Comme Judas, il a été taxé de traître par les siens et s'est senti incompris.

"Judas" est une lecture assez exigeante mais passionnante pour qui s'intéresse aux thèmes évoqués : la création d’Israël, la naissance du Christianisme, le poids des religions dans la société...

Pour mieux comprendre la genèse de ce livre, voici une interview très intéressante d'Amos OZ.

Challenge de la rentrée (1/18 - catégorie "Touche à tout") .
Challenge de la rentrée (1/18 - catégorie "Touche à tout") .

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Judas - Amos Oz (rentrée 08-2016)

"Judas" sort aujourd'hui, 18 août, en librairie et je me réjouis d'avoir pu le lire en avant première grâce à une opération "Masse Critique" de Babelio.

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 23:21
19 heures d'écoute - lu par Lionel Bouguet - Traduit de l'anglais par Florianne Vidal
19 heures d'écoute - lu par Lionel Bouguet - Traduit de l'anglais par Florianne Vidal

Robert Galbraith n'est autre que JK. Rowling, la célèbre créatrice d'Harry Potter. L'écrivaine publie sous ce pseudo masculin les aventures du détective Cormoran Strike et de sa collaboratrice Robin Ellacott. La carrière du mal est le 3ème ouvrage de la série.

Si je n'avais pas tant aimé le premier opus (je n'ai pas lu le deuxième), je n'aurais certainement pas lu celui-ci dont la quatrième de couverture avait tout pour me faire fuir. J'ai horreur du gore et le point de départ de l'histoire est la réception par l'agence de détectives d'un paquet contenant la jambe tranchée d'une femme. Nous découvrons bien vite que ce paquet a été déposé par un mystérieux tueur psychopathe et fétichiste. La police mène l'enquête mais les deux détectives ne leur font pas vraiment confiance et préfèrent se lancer également dans les recherches.

Le lecteur suit l'avancée de l'enquête tout en observant, impuissant, les agissements du tueur psychopathe. Attendant le moment opportun pour s'en prendre à Robin, le tueur fait d'autres victimes. Si cet aspect du roman tient en haleine, ce que j'ai particulièrement apprécié, c'est de retrouver Cormoran et Robin, qui ont sacrément évolué. Dans le premier ouvrage, Cormoran se remettait difficilement d'une liaison amoureuse et se consolait avec une autre femme. De son côté, Robin était fiancée à un jeune homme ambitieux et assez rigide, qui n'était pas enchanté du choix professionnel de sa future femme. Robin occupait le poste de secrétaire, elle a désormais le statut d'associée. Une attirance mutuelle se fait sentir entre les deux deux détectives mais tous deux tiennent à ce que leurs relations restent professionnelles, d'autant plus que Robin est sur le point de se marier.

Comme toujours, la psychologie des personnages est très fouillée, qu'il s'agisse des suspects ou des détectives. Je ne vous dirai pas comment se termine le roman, bien entendu, mais je suis impatiente de lire le quatrième opus car l'auteure laisse planer un doute dans la toute dernière phrase qu'il me tarde de lever (mais je vais devoir attendre !).

J'espère qu'Audiolib gardera le même lecteur, j'associe désormais sa voix à la série.

Voilà un pavé addictif que je ne peux que vous conseiller.

La Carrière du mal - Robert Galbraith (Audio)

Je remercie Audiolib pour ce partenariat.

Lu dans le cadre du rendez-vous mensuel : "Écoutons un livre"

La Carrière du mal - Robert Galbraith (Audio)

Avec cette lecture (608 pages en format papier - 19 heures en audio), je participe au challenge du pavé de l'été organisé par Brize. Je ne sais pas encore si j'en lirai d'autres mais je suis contente d'avoir participé, comme chaque année.

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 23:26
Sixtrid -  6 heures 20 - Lu par Marie-Christine Letort
Sixtrid - 6 heures 20 - Lu par Marie-Christine Letort

D'origine espagnole, la mère de la narratrice, nommée Montsé, a partiellement perdu la mémoire mais se souvient parfaitement de l'été de ses quinze ans. Le temps d'une nuit, Montsé avait vécu un amour aussi beau que fugitif avec un soldat français qu'elle n'a jamais revu. Neuf mois plus tard, un enfant était né de cette union. Nous sommes alors au tout début de la guerre civile espagnole mais la jeune fille est tellement absorbée par les conséquences de sa folle nuit qu'elle ne mesure pas vraiment se qui se trame autour d'elle. Dans les mois qui vont suivre, sa vie et celle de sa famille seront pourtant bouleversées par les conséquences de cette guerre fratricide.

L'auteure fait régulièrement s'exprimer Montsé en fragnol (mélange de français et d'espagnol) ce qui rend la narration vivante et souvent amusante. On ressent tout l'amour de Lydie Salvayre pour sa mère. L'auteure s’appuie également sur les écrits de l'écrivain Georges Bernanos sur la guerre d'Espagne et notamment sur le rôle accablant des évêques dans le massacre d'innocents. Ces écrits complètent et éclairent l'histoire familiale de Lydie Salvayre.

On a beaucoup parlé de ce livre dans les médias quand il a obtenu le Prix Goncourt en 2014 et un détail m'avait un peu refroidie : les phrases en espagnol que l'auteur distille au fil de son récit. J'avais tort. Je ne comprends pas cette langue mais je n'ai pas été gênée. Les phrases en espagnol ne sont pas essentielles à la compréhension du texte.

J'ai écouté ce livre à l'occasion de mon séjour à Barcelone. C'était un bon choix pour appréhender ce pan de l'histoire espagnole. Le texte se prête à la forme audio et l'interprétation est parfaite.

Un roman original par sa forme et passionnant d'un point vue historique.

Pas pleurer - Lydie Salvayre (audio)

Lu dans le cadre de Écoutons un livre.

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 11:10

le Diable Vauvert - 162 pages - avril 2016

Cette biographie, issue de la collection du Diable Vauvert "A 20 ans", se penche sur la jeunesse de Charlotte, Emily et Anne Brontë. Nées dans le Yorkshire dans la première moitié du 19ème siècle, les trois filles du Pasteur de Haworth ont écrit des chefs d'oeuvre de la littérature anglaise qui ont traversé les époques : "Jane Eyre" pour Charlotte, "les hauts de hurlevent" pour Emily et "Agnes Grey" pour Anne.

Comment ces jeunes filles sont-elles passées de l'anonymat à la postérité ? Tout d'abord parce qu'elles étaient brillantes et atypiques. Orphelines de mère, elles ont été été élevées par un père cultivé, à l'esprit ouvert. Bien qu'ayant été confrontées très jeunes à la dureté de la vie, les trois sœurs n'ont cessé, avec leur frère Branwell, de fabriquer des mondes imaginaires, suscitant entre frère et soeurs une émulation créatrice. Les années que les filles ont passées dans des pensionnats plus ou moins sordides ou plus tard comme gouvernantes ou institutrices les ont marquées profondément. Elles en racontent des épisodes dans leurs chefs d’œuvres respectifs.

Les trois soeurs dessinées par leur frère

Crédit photo *

En 160 pages, Stéphane Labre nous présente les points communs entre les sœurs mais également leurs différences. Au terme de la lecture, on ne peut plus les confondre : Charlotte, orgueilleuse et passionnée, Emily, sauvage et secrète et Anne, douce et fragile. Nous découvrons également la personnalité de Branwell, le décevant fils Brontë.

Cette biographie offre l'intérêt de réunir l'essentiel de la vie des soeurs Brontë. Tout s'est joué pour elles avant trente ans. Elles sont mortes (trop) jeunes, nous laissant en héritage des œuvres d'une grande originalité et d'une maîtrise littéraire époustouflante.

A la fin de l'ouvrage, il nous est proposé un résumé chronologique des événements marquants de la vie des trois sœurs ainsi qu'une liste des nombreux ouvrages et films qui leur ont été consacrés.

Cet ouvrage est une bonne base pour découvrir la vie des soeurs Brontë dont je ne me lasse pas d'explorer l'univers, au fil des années.

Merci à l'agence Agnès Chalnot de m'avoir permis de découvrir cette collection qui regroupe la jeunesse d'un certain nombre d'auteurs (George Sand, Camus, Flaubert...).

Je vous mets le lien vers La page facebook : "Les soeurs Brontë à 20 ans",

* Le tableau dans cet article est un collage de Louise Sanfaçon pour son entête de blogue https://soeursbronte.wordpress.com/, à partir du portrait des trois sœurs réalisé en 1834 par Branwell Brontë et d'un tableau de John William Inchbold (Moorland, 1855)

Le mois anglais, c'est chez Cryssilda et Lou

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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 23:48
Dargaud 2015 - 120 pages
Dargaud 2015 - 120 pages

Des seins, dessins, desseins... un jeu de mots et de couleurs pour cette BD très féminine et pourtant écrite par un homme.

Olivier Pont nous propose sept portraits de femmes qui font face à leur destin avec courage et détermination. Ces portraits ont un point commun : mettre à l'honneur des seins. Nous sommes dans la vraie vie, pas dans un magazine féminin. Ces femmes ne correspondent pas forcément aux canons actuels de la beauté mais qu'importe. Elles assument leur corps et ne veulent pas être réduites à leur apparence.

Fanny (cliquez pour agrandir)
Fanny (cliquez pour agrandir)

Mes trois portraits préférés :

Sylvia : Où l'on découvre que les seins peuvent se montrer un peu étouffants. Une histoire tragiquement drôle.

Fanny : C'est le cœur serré que l'on comprend pourquoi Fanny s'est présentée comme modèle dans un atelier de dessin.

Fleur : La dentelle embellit et donne confiance comme le démontre cette histoire de solidarité féminine qui réchauffe le cœur.

Bravo à Olivier Pont pour sa délicatesse et sa pudeur. C'est un bel hommage aux femmes.

Les avis de Jérôme, Jacques, Noukette

L'interview de l'auteur par Jacques

DesSeins - Olivier Pont (BD)

La BD de la semaine, c'est chez Stephie ce mercredi.

DesSeins - Olivier Pont (BD)

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